samedi 15 septembre 2012

Présentation d'un nouvel essai à la Academia Nacional del Tango [Disques & Livres]


Lundi prochain, 17 septembre 2012, à 19h30, comme à chaque fois, la Academia Nacional del Tango propose une séance académique qui s'ouvrira sur le tango rituel Protocoleando, de et enregistré par Osvaldo Pugliese et son orchestre.

La séance sera consacrée à la présentation d'un nouvel ouvrage sur l'histoire du tango, intitulé Tango y Sociedad, la epopeya del tango y la sociedad argentina, de Roberto Martínez et Alejandro Molinari, tous deux membres de la Academia, sorti chez Editorial de la Cultura Urbana, dans une collection, La Cultura National, dirigée par Natalio Etchegaray, qui est lui aussi académicien de la même institution.

La pianise et chanteuse Sonia Ursini occupera l'espace artistique qui clôt traditionnellement un Plenario.

Entrée libre et gratuite.
Avenida de Mayo 833, 1er étage.

Nouvelle soirée au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]



Comme tous les lundis de l'année, la fin d'après-midi se célèbrera en chansons, en guitare et en bandonéon au Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, dans le quartier de El Abasto, avec une distribution inhabituelle pour une fois : un trio de guitares avec percussion (El Remanye), un bandonéoniste solo (Bruno Tedesco) et enfin une chorale, Pscicoral (c'est la première fois si mes souvenirs sont bons qu'un choeur se produit dans le cadre de Mis tardes con Gardel).

Le concert est gratuit comme toujours.

Susana Rinaldi revient à Clásica y Moderna [à l'affiche]


La chanteuse Susana Rinaldi reviendra ces trois derniers samedis du mois de septembre au Bar Notable Clásica y Moderna, Callao 892, l'une de ses salles fétiches dans Buenos Aires. Depuis décembre dernier, Susana Rinaldi a ajouté à ses fonctions de vice-présidente de l'AADI (la société des interprètes argentins) une fonction politique puisqu'elle est députée socialiste à la Legislatura de Buenos Aires, dans l'opposition locale par conséquent, et ce n'est pas le travail qui doit lui manquer vu le nombre de conflits politiques qui se succèdent dans la Ville autonome depuis le début de la nouvelle mandature (occupation des terrains limitrophes de l'hôpital Borda où Mauricio Macri, chef du Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, veut monter sa nouvelle cité administrative, patate chaude de la gestion du métro que la Justice a obligé Macri à accepter, multiples contentieux dans le monde scolaire, sans parler des problèmes récurrents de délaissement systématique de tout le secteur non-marchand, santé, enseignement public, culture, patrimoine, urbanisme...)

Laissant au vestiaire ses soucis politiques (sauf dans ces commentaires entre deux chansons sans doute), elle interprètera les 15, 22 et 29 septembre 2012 à 22h, un récital composé des titres classiques de son répertoire. Elle sera accompagnée par ses musiciens habituels : Abel Rogantini au piano, Mariano Cigna au bandonéon, Tomás Falasca à la basse et Juan Carlos Cuacci, à la guitarre, comme toujours son directeur musical.

Réservation indispensable auprès de l'établissement (resto@clasicaymoderna.com).

vendredi 14 septembre 2012

La vie continue... [à l'affiche]



Ce soir, vendredi 14 septembre 2012, le Cuarteto Julio Coviello se produira comme prévu au Bar Notable El Faro, esquina Constituyentes y La Pampa, à partir de 22h.

Droit au spectacle : 35 $.

Pour l'occasion, le quatuor, qui sera accompagné de son chanteur, Mariano Mazzei, a invité le local de l'étape, le chanteur Cucuza, celui-là même qui a lancé, il y a cinq ans, ces soirées tangueras de quartier dans ce café-restaurant typique, fondé en 1931 (autrement dit, l'antiquité pour l'Argentine).

Le lendemain, El Faro accueillera un récital du chanteur Osvaldo Peredo, accompagné par le guitariste Leandro Nikitoff, avec pour invité au bandonéon, Martín Sued. Ce sera à 21h30. 30 $ pour le droit au spectacle.

En sus, vous comptez les consommations : une grande pizza qui nourrit largement 3 personnes est à 50 $, l'empanada est à 8 $ l'unité et la bouteille de vin de 75 cl à 45 $. De quoi faire un repas tout à fait correct sans casser sa tirelire...

mercredi 12 septembre 2012

Adieu à Chilo Tulissi



L'artiste peintre Chilo Tulissi, qui n'était pas seulement un grand artiste, qui était avant tout un homme passionnant, et un puits de science, en matière de tango et pas uniquement de peinture, nous a quittés hier matin, à Buenos Aires, où il avait été hospitalisé il y a dix jours en phase finale d'un cancer du fumeur. Du passé italien d'un arrière-grand-père monté par hasard dans un bateau pour fuir une vendetta au sud de la Botte, il n'avait pour toute trace matérielle qu'une pipe, qu'il m'avait montrée dès notre première rencontre en 2007.

De lui, je garderai des montagnes de souvenirs et en particulier cette visite du museo de Bellas Artes de la Boca Benito Quinquela Martín, cette virée en voiture dans les quartiers sud de la ville où j'ai pris la photo qui sert d'enseigne et d'emblème à ce blog, cette soirée chez lui avec un locro monstre qu'il avait mis deux jours à préparer, ces ruedas de mate que nous avons partagées en devisant tous les trois avec Teresa sa femme, cette autre promenade il y a trois ans, à la Réserve Ecologique, sous un ciel bas, le long d'un fleuve gris...

Pour moi, Chilo était un ami précieux. Il laisse derrière lui une famille durement éprouvée, sa femme à qui j'ai pu parler ce matin, avant les funérailles qui ont lieu au moment où je publie, une mère très âgée que je ne connais pas, un fils et une fille et un gendre bandonéoniste avec lequel il avait une belle complicité masculine et artistique, Julio Coviello, le premier bando de la Fernández Fierro et le directeur du Cuarteto qui porte son nom.

Julio devait se produire au Faro vendredi prochain, après-demain, dans le cadre de El Tango vuelve al Barrio, une soirée dont je n'avais pas encore parlé, en ce douloureux retour de Buenos Aires.

Le Chilo que j'ai vu cette année à la mi-août ne m'avait pas fait l'effet d'un mourant. Je savais sa maladie depuis une quinzaine de jours et il n'allait pas bien mais il parlait avec la même fougue que d'ordinaire et le même air un peu bougon que vous lui voyez sur cette photo prise en août 2007 à Nueva Pompeya et sous lequel il cachait sa sensibilité extrême. Avec ses tempes à peine émaciées, il avait bon espoir de retrouver la santé. Si bien qu'il m'avait donné le change malgré tout ce que je savais et aurais pu deviner et que je l'avais quitté persuadée de le revoir encore avant mon départ. Espoir qui s'est envolé aux premiers jours de ce mois. Pour une fois, dans cette salle à manger aux murs couverts de tableaux, nous avions surtout parlé de San Martín plutôt que de Homero Manzi et Enrique Santos Discépolo, ses deux sujets favoris avec moi. Je l'ai vu touché que mon intérêt pour sa culture aille jusqu'à ces sujets historiques. Je l'ai vu découvrir quelques textes de San Martín que j'avais rassemblés pour les besoins de mon travail et qu'il ignorait et je l'ai vu apprécier du fond du cœur ces traces de profonde humanité que je lui apportais, d'un pays aussi improbable que la France, au sujet d'un héros de son propre pays, que l'histoire officielle avait défiguré et dénaturé pendant plus d'un siècle. Lui voulait nettoyer l'Argentine de tous les oripeaux dont elle avait été recouverte à la fin du 19ème siècle, il en vomissait les responsables, Rivadavia, Sarmiento et Roca, les hommes de cette partie de l'oligarchie qui n'avait cessé d'opprimer un peuple qu'il aimait de toutes ses forces. Né le 31 décembre 1947, il est mort en ce début du printemps et à l'aube de la fête du maître d'école (día del Maestro), qui n'est autre pourtant que le jour anniversaire de la mort de Sarmiento !

Teresa, tout à l'heure, m'a demandé de lui écrire un beau texte sur Barrio de Tango. Mais c'est elle qui a rédigé hier soir le plus délicat et le plus juste des hommages qu'on peut lui rendre. Le voici :

Madrugando, pa' no perder la costumbre, y en el día del Maestro, Chilo Tulissi partió a pintar otros horizontes...
Este tipo no pasó por el mundo así no más, dejó huellas, y si alguno todavía tiene alguna duda pregúnteselo a cualquiera de sus amigo/as (miles, por cierto)
Ahora nos queda mirar el cielo, que allí debe haber fiesta de colores...

Mañana, miércoles 12 de Septiembre a las 9hs. estaremos en la Capilla de la Chacarita, despidiendo sus restos.
Teresa de Tulissi

Dès potron-minet, pour ne pas manquer à ses habitudes, et en cette fête du Maître, Chilo Tulissi est parti peindre d'autres horizons...
Ce bonhomme n'est pas passé dans le monde, comme ça, à la légère, il a laissé des empreintes et si quelqu'un a encore le moindre doute là-dessus, qu'il pose la question à n'importe lequel de ses ami(e)s (des milliers, c'est sûr).
Maintenant il nous reste à regarder le ciel, car là-haut il doit y avoir une fête en couleurs...

Demain, mercredi 12 septembre, à 9h, nous serons à la Chapelle de la Chacarita pour saluer ses restes une dernière fois.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

jeudi 6 septembre 2012

Luis Alposta et Lulú à Che Lulú samedi prochain [à l'affiche]


Che Lulú, le lieu qu'a choisi d'investir la chanteuse Lulú, a changé d'adresse. Sa tanguería éphémère s'est installée dans un café qui ne paye pas de mine mais qui tient toujours ses portes grandes ouvertes pour les vrais artistes de cœur. Il y a plus de trois ans, le patron avait déjà accueilli les prestations portègnes, une fois par mois, de Alorsa, qui s'en venait ainsi le samedi depuis La Plata avec sa Guardia Hereje.

Ce café est situé dans le quartier de Almagro, rue Perón au numéro 3649. On s'y nourrit de la cuisine simple et joviale du chef, à des prix plus que raisonnables : tamales (une spécialité qui vient du nord), assiette de charcuteries variées (picadas), empanadas et autres pizzas avec par-dessus une couche de muzzarella épaisse comme un doigt et qui fait des tonnes de fils lorsque vous portez la part dans une assiette. Bref, de quoi se restaurer chaudement, en ces jours de fin d'hiver où la froidure a refait son apparition dans la capitale argentine. Un lieu où je ne désespère pas emmener un jour ceux de mes lecteurs qui apprécient assez ce que j'écris pour se risquer à faire le voyage au-delà de l'Atlantique.... J'ai ma petite idée en vous disant ça !

Ce samedi 8 septembre 2012, Lulú recevra dans ce havre du tango la poète Luis Alposta, grand ami que nous avons en commun, elle et moi. Avec Luis Alposta, ce sera un flot d'anecdotes de toutes sortes sur toute cette grande période du tango qu'il lui a été donné de vivre aux côtés de grands artistes au premier rang desquels il met toujours la chanteuse et compositrice Rosita Quiroga et le chanteur, lui aussi compositeur, Edmundo Rivero, dont il a vu rééditer l'année dernière la biographie qu'il lui avait consacrée (ed. Corregidor).

Droit au spectacle : 25 $.

Cette soirée sera la sixième tenue dans ces nouveaux locaux.

Pour en savoir plus sur Lulú :
visitez son site Internet (et écoutez-la chanter avec toute la gouaille canyengue qu'elle a parfaitement su rajeunir en évitant le piège que peu de chanteuses évitent, celui d'imiter Tita Merello)
Pour en savoir un peu plus sur Luis Alposta (en dehors de mes propres livres) :
visitez son blog, Mosaicos Porteños.

mercredi 5 septembre 2012

C'est du Tango, un nouveau spectacle de poésie de Raimundo Rosales [à l'affiche]


Será de Tango, tel est le titre du nouveau spectacle où le poète Raimundo Rosales (1) présente quelques unes de ses œuvres avec la voix d'une des chanteuses qu'il admire le plus dans l'actuel paysage tanguero portègne, María Estela Monti, qui sera accompagnée par le pianiste Alejandro Manzoni.

Le show est intégré dans la programmation du CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, Miércoles de Tango.

Prix d'entrée : 30 $

(1) Raimundo Rosales est l'un des 10 auteurs dont j'ai présenté une petite sélection d'œuvres dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine du tango, paru en janvier 2011 chez Tarabuste Editions, comme numéro spécial 2010 de la revue Triages. Peut être commandé (au prix de 20 €) directement chez l'éditeur (rue du Fort, 36170 Saint Benoît du Sault) ou chez un bon artisan libraire français amoureux de son métier (et ne vend pas des livres comme des biens de consommation quelconques...) Je ne sais pas si, en Belgique ou en Suisse, c'est techniquement si facile que ça pour un libraire d'accéder à cette maison d'édition associative.

Alberto Podestá sort un nouveau disque [Disques & Livres]


A 87 ans, le chanteur Alberto Podestá sort un nouveau disque ! Il s'intitule Alta Gama (haute gamme). A cette occasion, Página/12 a interviewé l'artiste qui n'en revient de chanter encore à un âge aussi avancé et de pouvoir toujours rencontré un public enthousiaste pour lequel il chante maintenant selon son inspiration et pour le plaisir (il n'a plus rien à prouver)...

A son âge, il parcourt encore le monde et se produit dans de modestes milongas, invité par des animateurs très calés en répertoire discographique.

Hier, 4 septembre 2012, il présentait ce nouveau disque au Velma Café, à Buenos Aires.

Seule la charge d'un agenda en perpétuel mouvement m'a empêché d'aller l'écouter et aujourd'hui encore de faire plus que vous renvoyer à cette interview sur la version en ligne de Página/12 (vous pouvez utiliser le traducteur en ligne Reverso pour soutenir votre compréhension de ce qu'il dit, Reverso est en lien permanent dans la Colonne de droite).

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 de lundi dernier.

La Petitera au CAFF le 14 septembre [à l'affiche]



La formation musicale La Petitera, que mes lecteurs réguliers connaissent bien, se produira au CAFF, Sánchez de Bustamante 764, dans le quartier de el Abasto.
Le concert est prévu à 23h (et il est rare que ça commence vraiment à l'heure).
Entrée : 40 $.

En légende de l'image toujours parfaitement décalée, un jeu linguistico-pictural : "des marguerites pour les cochons" peut s'entendre aussi comme la citation évangélique "des perles (margaritas) pour les cochons" avec exactement le même sens que la même expression en français.

dimanche 2 septembre 2012

Autre conférence sur la discographie de Gardel [à l'affiche]



Dans un peu plus d'une heure, le Museo Casa Carlos Gardel, dans le cadre de sa programmation de onférences, organise une rencontre autour des débuts discographiques du grand artiste argentin à Paris, où il enregistra dès 1928. La conférence sera suivie d'un concert, chanteur et guitariste, comme il est de tradition pour les concerts organisés dans ce musée...

La conférence est libre et gratuite, elle se tient dans le patio de la maison, désormais abrité des éléments par une marquise en verre (mais il fait bon et chaud à Buenos Aires aujourd'hui), à 17h (comptez 30 minutes de retard pour la prise de parole de l'orateur), au 735 Jean Jaurès dans le quartier de el Abasto...

Mon interview en espagnol disponible sur le site de Radio Nacional-RAE [à l'affiche]



Capture d'écran (iinactive) du site Internet Radio Nacional

Il y a quelques jours, j'ai donné une interview à Leonardo Liberman, journaliste à Radiodifusión Argentina al Exterior (RAE) et à la AM 870 (la station généraliste du groupe) où il présente, avec beaucoup de passion et de savoir, des émissions culturelles et musicales.

L'interview, enregistrée un soir de la semaine dernière, sur un créneau où le studio était libre, est désormais montée et disponible, en écoute à la demande et en téléchargement gratuit, sur le site Internet du groupe radiophonique public argentin. J'y évoque mon travail sur ce blog, Barrio de Tango, qui continue d'impressionner beaucoup Leonardo, mes prochains livres dont le sujet a beaucoup interpellé l'ensemble de mes interlocuteurs tout au long de mon séjour cette année (1) et le voyage à Buenos Aires que je vous présenterai très bientôt sur ce même blog (2), dès que l'agence de voyage qui en sera l'opératrice à Paris m'aura donné le feu vert (3)... J'ai tout de même vendu la mèche sur les ondes de Radio Nacional en espagnol....

L'interview en français, conduite par Magdalena Arnoux, ne devrait pas tarder à apparaître elle aussi sur le site de Radio Nacional.

Pour écouter l'émission animée par Leonardo Liberman ou l'enregistrer, cliquez ici.

Au moment où je rédige cet article, j'écoute, sur la AM 870, une émission dont l'invité est l'auteur-compositeur interprète Juan Vattuone, émission qui devrait donc prochainement rejoindre la médiathèque du groupe public.
Si vous parlez espagnol, et même si le langage de Juan est lunfardesque en diable, n'hésitez pas à aller y faire un tour d'oreille. Il est bien lui-même à ce micro !
A la suite de cette émission, une plage 100% tango, avec Astor Piazzolla, Horacio Ferrer, Leonardo Suárez Paz, Néstor Marconi et beaucoup d'autres encore. Une belle matinée dominicale de musique et de culture populaire.... C'est en plus, pour des auditeurs francophones (ou non hispanophones) une excellente occasion et une agréable manière de faire des progrès en espagnol d'Argentine que d'utiliser toutes ces ressources offertes par les radios du pays qui nous donnent ainsi accès à leurs documents audio sans limite de temps et malgré les décalages horaires de tous ordres.
Rappel : vous trouvez dans la Colonne de droite, à la rubrique Actu, dans la partie basse, un lien permanent avec le site Internet de Radio Nacional.

(1) En Argentine, San Martín, c'est un personnage fondateur, légendaire, mal connu (ô combien!) et très aimé néanmoins, comme si la réalité historique de cette personnalité avait pu survivre souterrainement dans le souvenir populaire, malgré tout ce que ses opposants contre-révolutionnaires et réactionnaires ont fait pour le discréditer aux yeux de tous et le dépouiller de la pureté de son métal.
(2) Je le ferai aussi sur ma page Myspace et sur mon espace personnel du réseau professionnel Viadeo.
(3) dans une quinzaine de jours environ.

vendredi 31 août 2012

Tout le monde au Congrès se lève pour Quino [Actu]



Le papa de Mafalda, adorable petite fille insolente de San Telmo, a 80 ans. A cette occasion, le Congrès argentin lui a rendu hommage hier, en séance plénière, toute différence politique abolie, ce qui n'est pas si fréquent même si peu à peu les élus s'adaptent à ce vivre ensemble qui, en général, demande une certaine tradition démocratique.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 que je vous ai présélectionné (ou aller voir ce qui se passe dans les autres journaux que mon agenda du jour ne me permet pas d'aller feuilleter, même sur la toile. Tous les quotidiens sont en lien permanent dans la rubrique Actu de la Colonne de droite, en partie inférieure).

L'usage des cartes de crédit, c'est Big Brother ! [Actu]

Tout au long de cette année, l'administration fiscale argentine, l'AFIP, s'est rendu compte qu'un bon nombre de petits malins, qui déclaraient des revenus modestes ou relativement modérés, effectuaient chaque année plusieurs voyages à l'étranger, ce qui est un premier signe extérieur de richesse en Argentine. Or, au cours de ces voyages, ces messieurs-dames font chauffer la carte de crédit pour un peu tout et n'importe quoi. Les relevés de banque, voyez jusqu'où va le croisement des fichiers informatiques, y compris en Argentine !, ont permis au fisc argentin, décidément bien agressif ces derniers temps, de comprendre que les achats concernaient des biens de consommation à haute valeur ajoutée : matériel Hi-Fi ou informatique, services divers et variés que ces contribuables pourraient tout aussi bien acheter ou consommer dans leur pays, faisant ainsi mieux tourner le marché local de l'offre et la demande.

L'AFIP en a conclut qu'il s'agissait le plus souvent d'opérations visant à échapper à l'impôt (ce en quoi elle a sans doute raison sur la majeure partie des cas répertoriés) et constituait aussi un vaste système de sortie de devises au noir, ce qui, bien entendu, perturbe le modèle monétaire national et ralentit le rétablissement à terme de la convertibilité du peso sur les marchés étrangers, convertibilité abandonnée depuis décembre 2001, à cause de la retentissante faillite du pays.

Le nouvel instrument fiscal mis en place par l'AFIP est radical (peut-être un peu trop, d'ailleurs, et il ne va pas manquer de soulever beaucoup de rogne dans les jours, les semaines ou les mois à venir) : tout Argentin qui fera à l'étranger un paiement par carte de crédit (à ne pas confondre avec une simple carte de paiement, à débit immédiat ou différé à la fin du mois) se verra prélever un surplus de 15% de la somme payée, que la banque ou l'organisme de crédit (American Express par exemple) versera au fisc, au titre d'une avance sur impôt. A la fin de l'exercice fiscal, le système devrait être en mesure de rembourser au contribuable l'éventuel trop-perçu si le montant de son impôt est légalement inférieur à ce qu'il aura déjà payé par ce prélèvement à la source.

Les Argentins n'ayant une confiance démesurée ni envers les banques ni envers les organismes d'Etat, la mesure risque d'être assez rapidement très impopulaire (même si elle ne touche qu'une minorité de toute manière assez privilégiée pour pouvoir voyager et bénéficier d'une carte de crédit internationale), à moins que le discours officiel se fasse très agressif vis-à-vis des riches, au prix, le cas échéant, d'une assimilation démagogique et excessive entre ces derniers et les fraudeurs...

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 (dont le ton est ici très mesuré et très analytique, au lieu d'être comme d'ordinaire passablement militant)
Les autres titres de la presse doivent présenter des analyses ou des non-analyses des plus instructives sur la manière dont l'intelligentsia va prendre la mesure mais mon agenda un peu trop chargé pour aujourd'hui ne me permet guère d'en faire état.

jeudi 30 août 2012

ETvaB souffle ses 5 bougies ce week-end à... El Faro [à l'affiche]


Ce vendredi 31 août, à 21h3, et samedi 1er septembre, à 22h (comptez une bonne heure de retard dans les deux cas très probablement), Cucuza Castiello et Moscato Luna fêtent les 5 ans de leur cycle de concerts El Tango vuelve al Barrio (le tango est de retour dans le quartier), qu'ils animent essentiellement au Café El Faro, situé à l'angle des avenues La Pampa et Constituyentes, à la limite des quartiers Villa Urquiza, Villa Pueyrredón et le très récent Parque Chas (une scission du quartier d'Agronomia en 2008).

Invité d'honneur ce vendredi : Juan Carlos Godoy et ses 90 printemps, avec le (beaucoup plus jeune) bandonéoniste Sebastián Zasali.
Invitée d'honneur samedi : Francis Andreu.

Droit au spectacle chaque soir : 30 $.

Cristina annonce la création d'une cité du cinéma à Puerto Madero [Actu]


La présidente argentine a annoncé hier la création d'une grande infrastructure de 120 000 mètres carrés sur l'île Demarchi, près des quais du quartier super-branché de Puerto Madero, le long du Río de la Plata, à Buenos Aires, à côté du lieu d'amarrage du Casino Flotante.

Cette grande infrastructure accueillera des tournages de longs, moyens et courts métrages. L'annonce en a été faite hier à midi à la Casa Rosada devant un parterre de 1300 personnalités du monde audiovisuel argentin.

Par ailleurs, la présidente a aussi annoncé le relèvement des subventions que l'institut national de l'audiovisuel (INCAA) distribuera désormais aux productions nationales.

Comme on s'en doute, le discours a soulevé l'enthousiasme de l'assistance. Il faut dire que Cristina Kirchner revient de Venise, où elle est allée inaugurer un pavillon permanent argentin sur un plateau d'exposition internationale. Cinecitta à l'argentine...

Comme elle l'a dit elle-même, "à l'heure où le monde entier fait machine arrière sur tous les plans [ajoutons en aparte, notamment celui de la culture], l'Argentine continue, quant à elle, à aller de l'avant et à investir pour son avenir".

Mon agenda un peu bousculé de tous ces jours-ci m'empêche d'aller très loin dans ma lecture des réactions de la presse. Je vous laisse lire celle, toujours très favorable, de Página/12. Mais vous disposez comme toujours de liens vers les sites Internet des autres journaux dans la rubrique Actu de la Colonne de droite où les autres quotidiens ne manqueront pas de vous donner tous les arguments contre la décision présidentielle.