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jeudi 17 octobre 2024

Musique classique au bandonéon : le nouveau récital de Julio Coviello [à l’affiche]

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Ce soir, jeudi 17 octobre 2024, à 21 h, le bandonéoniste et compositeur Julio Coviello se lance à La Tierra Invisible, l’espace musical qu’il dirige dans le quartier excentré de Parque Chacabuco, dans l’ouest de Buenos Aires, dans une série de concerts consacrés au bandonéon comme instrument de musique classique, une pratique régulière dans les conservatoires argentins mais rare, pour ne pas dire inconnue, sur scène, en public.

Ces compositeurs ont en effet été introduits dans les programmes des études musicales pour faire découvrir et travailler la richesse polyphonique du bandonéon à ses futurs interprètes professionnels.

Au programme de ce soir : des œuvres de Scarlatti.

Entrée : 6 000 $ (par personne). Ce prix traduit l’inflation terrible qui règne depuis juin 2018 et qui n’a cessé d’augmenter depuis (1).

Julio Coviello a accordé une interview à Página/12 qui a inséré dans son article en ligne un enregistrement public de son interprétation d’un prélude et d’une fugue en fa mineur de Bach. A écouter. Cela vaut le coup.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :



(1) Aujourd’hui, l’inflation continue de grimper à un rythme qui certes ralentit un peu mais pour une seule raison : depuis janvier, la politique économique du gouvernement a tout simplement asséché la demande dans tous les domaines. Les prix de vente se calment donc partiellement. En Argentine, les nouvelles continuent à être toutes plus démoralisantes les unes que les autres : l’université publique est en danger de disparaître malgré les manifestations en sa faveur de la communauté universitaire dans tout le pays. Un hôpital psychiatrique renommé de Buenos Aires, el Hospital Laura Bonaparte (du nom d'une mère de la Place de Mai, elle-même médecin), a été fermé (les salariés l’occupent actuellement pour éviter le pire). Un musée prend le même chemin, celui du costume (el Museo del Traje), dont les réserves conservent environ deux milles vêtements dont les plus anciens remontent à l’époque napoléonienne. Cela correspond à la mode sous la Révolution de Mai 1810 et toute la période indépendantiste. C’est dire la valeur patrimoniale et symbolique de ce trésor qui ne sera plus exposé et dont on ignore s’il sera même préservé.
Le gouvernement a annoncé son intention de privatiser les routes nationales (ce qui pourrait bien signifier un péage or ces routes structurent et assurent la continuité territoriale du pays) et celle de vendre, pour la seconde fois de son histoire, la compagnie aérienne nationale Aerolíneas Argentinas. Il va également déréguler les liaisons par car longue distance, qui ont elles-mêmes remplacé les lignes ferroviaires privatisées puis fermées dans les années 1990, sous la présidence Menem, et n’a pas l’intention pour autant de doter l’État des moyens de contrôler le respect des normes de sécurité. C’était jusqu’à présent un moyen assez sûr de voyager dans tout le pays à des prix raisonnables (je l'ai moi-même fait avec plaisir) alors que l’avion restait et reste hors de prix pour beaucoup. Il est donc à craindre qu'on ne puisse plus ni voyager dans sa propre voiture sans dépenser une fortune ni en car longue distance sans risquer sa peau.

Qui plus est, pour conserver un pays vivable où la prospérité soit un objectif atteignable avec un peu d'effort et d'organisation collectifs, les Argentins ne peuvent plus compter sur les parlementaires qu’ils ont élus il y a un an sur un programme assurant le maintien et le développement d’un État social et régulateur, alors même que ces élus nationaux constituent l'écrasante majorité du Congrès : Mileí a acheté un certain nombre d’entre eux, le nombre dont il avait besoin pour avaliser toutes ses décisions discrétionnaires. Ils votent désormais dans le sens qu’il souhaite, en trahissant leurs mandants ouvertement et tous les jours !
Dans trois ans, à la fin de cette présidence, l’Argentine sera à genoux, si elle ne l’est pas déjà, et elle mettra plusieurs décennies à se relever.

jeudi 19 septembre 2024

Festival Osvaldo Ruggiero en ligne et en public [à l’affiche]

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Ce soir, jeudi 19 septembre 2024, commence à Buenos Aires le deuxième festival Osvaldo Ruggiero consacré au bandonéon. L’événement porte le nom d’un des plus célèbres bandonéonistes de l’orchestre de Osvaldo Pugliese (1905-1995).

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La Fábrica Argentina de Tango a ouvert les festivités hier soir sur sa chaîne Youtube (tango.fabrica) tandis que ce soir et demain, tout le monde est invité à venir écouter les artistes à la Academia Nacional del Tango, sur Avenida de Mayo, dans le quartier de San Nicolás.

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Samedi, on change de lieu : concert au CAFF, au milieu de l’Abasto, le quartier de Gardel et de Troilo !

© Denise Anne Clavilier

mardi 6 mars 2018

Piano tanguero mendocin au Café Vinilo [Disques & Livres]



La pianiste, parolière et compositrice Elbi Olalla (Altertango), l'une des excellentes représentantes du tango qui se vit à Mendoza, au pied des Andes, une grande ville qui a accueilli le tango depuis un siècle et l'a adopté dans son patrimoine, à côté de la tonada et de la cueca rurales, se produira le 9 mars 2018, avec son partenaire musical, le chanteur Alejandro Guyot, lui aussi parolier et compositeur de tango (34 Puñaladas), au Café Vinilo, Gorriti 3780, dans le quartier de Palermo.

Ils y présenteront leur disque, Piano Canción, sorti, de manière virtuelle, en janvier. Ce sera le début d'une tournée d'une huitaine de jours qui les conduira à Mendoza, à Santiago du Chili et à Valparaíso.

A Buenos Aires, ils seront accompagnés par Diego Vainer, pour des interventions sonores, Edgardo González à la guitare, Julio Coviello au bandonéon, Gonza Lesta au violon, Vio García au violoncelle, Natalia Lagos (chant) et Bruno Guintini.

Présentation de la tournée
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Ce nouvel album est un mélange de pièces du répertoire et de morceaux nouveaux.

Altertango et 34 Puñaladas sont deux formations de tango underground qui rencontrent un succès mérité notamment à Buenos Aires. Les deux musiciens ont d'ailleurs enregistré leur disque dans la capitale fédérale, dans le quartier de Almagro, en août dernier.

Página/12 propose ce matin un article sur la pianiste et les deux disques qu'elle a récemment sortis.

Elbi Olalla dispose d'une page Facebook sur laquelle vous trouverez le détail de la tournée à venir dans les deux prochaines semaines.

Ajouts du 9 mars 2018 :
lire ce nouvel article de Página/12
lire cet article de La Nación

vendredi 13 mars 2015

Ouverture du 7ème Festival de Tango Indépendant à Boedo [à l'affiche]


Demain, samedi 14 mars 2015, à 17h, s'ouvrira esquina San Juan y Boedo, dans le quartier homonyme, le septième festival de tango indépendant, organisé par Fractura Expuesta et l'Union des Orchestres Typiques (UOT).

Méga-concert en plein air et gratuit pour commencer une semaine festive, en compagne de la Orquesta Típica Almagro, Amores Tangos, Yira, Los Habitués (des murgueros qui chantent le tango), la Orquesta Típica La Vidú, Marcapiel de Alan Haksten, Julio Coviello et ses musiciens (en format quatuor et trio), le Quinteto Negro La Boca et d'autres encore.

La manifestation comporte une dimension politique, sociale et solidaire et s'ancre dans le terreau local...

Un concert de l'année dernière

Le programme de la manifestation se trouve sur la page Facebook du festival, qui est soutenu par le ministère de la Culture national.

Pendant la durée du salon du livre du Montargois, je ne serai sans doute pas en mesure de rendre compte, ce week-end, du déroulé de la manifestation.

mercredi 18 juin 2014

Caracol et le quarteto Julio Coviello pour Pichuco à la radio [à l'affiche]


Le chanteur Caracol et le quatuor dirigé par le bandonéoniste et compositeur Julio Coviello partageront ce soir, mercredi 18 juin 2014, à 20h, la scène du grand auditorium de Radio Nacional, Maipú 555, à Monserrat, pour rendre hommage à Aníbal Troilo en cette année de son centenaire.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Attention : cette salle est plus petite que les Européens s'y attendent, habitués qu'ils sont aux grands auditoriums dont sont dotées nos respectives sociétés radiophoniques publiques (et même les grands antennes privées).

Il est possible que l'on puisse voir tout ou partie de ce concert sur le site de la radio, mais celui-ci est en pleine reconfiguration et bugue dans tous les sens. Alors à la grâce de Dieu !

vendredi 14 septembre 2012

La vie continue... [à l'affiche]



Ce soir, vendredi 14 septembre 2012, le Cuarteto Julio Coviello se produira comme prévu au Bar Notable El Faro, esquina Constituyentes y La Pampa, à partir de 22h.

Droit au spectacle : 35 $.

Pour l'occasion, le quatuor, qui sera accompagné de son chanteur, Mariano Mazzei, a invité le local de l'étape, le chanteur Cucuza, celui-là même qui a lancé, il y a cinq ans, ces soirées tangueras de quartier dans ce café-restaurant typique, fondé en 1931 (autrement dit, l'antiquité pour l'Argentine).

Le lendemain, El Faro accueillera un récital du chanteur Osvaldo Peredo, accompagné par le guitariste Leandro Nikitoff, avec pour invité au bandonéon, Martín Sued. Ce sera à 21h30. 30 $ pour le droit au spectacle.

En sus, vous comptez les consommations : une grande pizza qui nourrit largement 3 personnes est à 50 $, l'empanada est à 8 $ l'unité et la bouteille de vin de 75 cl à 45 $. De quoi faire un repas tout à fait correct sans casser sa tirelire...

jeudi 17 novembre 2011

34 Puñaladas présente disque et DVD au CAFF [à l'affiche]

Le groupe 34 Puñaladas fête cette année les 13 ans de son existence et sort pour l'occasion un disque accompagné d'un DVD enregistré en public. Demain, vendredi 18, et la semaine suivante, vendredi 25 novembre 2011, à 22h, le groupe présentera les deux lors d'un concert donné au CAFF, Club Atlético Fernández Fierro, Sánchez de Bustamante 764, avec pour invité le premier bandonéoniste de la Orquesta Típica Fernández Fierro, Julio Coviello.

A cette occasion, ce matin, le quotidien Página/12 publiait un article-interview des musiciens dans ses pages culturelles.

Le travail à réaliser avant un week-end que je passerai à rencontrer le public au Salon L'Autre Livre, à Paris, ne me permet pas de vous en donner des extraits traduits comme à mon habitude. Vous trouverez dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) dans la partie basse de la Colonne de droite un lien vers le traducteur en ligne Reverso, qui pourra vous aider à apprécier l'article de Karina Micheletto.

Pour aller plus loin :

lundi 17 octobre 2011

La OTFF en tournée européenne [ici]

Affiche diffusée par les artistes

La Orquesta Típica Fernández Fierro (OTFF, comme on l'appelle volontiers dans son quartier de l'Abasto à Buenos Aires) se trouve actuellement en Europe et plus précisément en France.

Après un concert à Cenon, dans la banlieue nord de Bordeaux (très beau concert, la salle, très grande, était pleine vendredi soir !), et à Créteil, dans la banlieue est de Paris, samedi dernier, ils seront au Festival Translatines de Bayonne, le 21 octobre 2011.

Ils s'en vont ensuite en Scandinavie, en Suède puis au Danemark, avant de conclure à nouveau à Paris, dans l'une des milongas de la capitale française, le 29 octobre 201.

Ce sera à la milonga El Corazón des Abesses, 22 rue André Antoine, Paris 18, à la crypte de l'église des Abbesses, de 17h à 22h.


Entrée : 15 € (ce prix correspond à un pack comprenant le concert et les deux milongas du samedi et du dimanche).

En attendant Bayonne, le premier bandonéon, Julio Coviello, reste à Paris et me fait l'amitié d'apporter une contribution gracieuse à ma conférence de demain soir, mardi 18 octobre 2011, à 19h30, à la librairie Atout-Livre, 203 bis avenue Daumesnil, entrée libre et gratuite. Il illustrera en direct la partie de ma causerie où j'évoquerai l'actualité du genre, après en avoir exposé la genèse dans la Buenos Aires du 19ème siècle.

Pour en savoir plus sur ces artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-desssus pour faire remonter en page d'accueil tous les articles que je leur ai consacrés dans ce blog depuis son lancement, le 19 juillet 2008.

mercredi 5 octobre 2011

Ma prochaine conférence à Paris : le tango, sa genèse et son actualité [ici]

Pour une meilleure résolution, cliquez sur l'image

Ma prochaine conférence à Paris aura lieu le mardi 18 octobre 2011, à 19h30, à la librairie Atout-Livre, située 203 bis avenue Daumesnil, dans le 12ème arrondissement, M° Daumesnil (ou, un peu plus loin, Dugommier ou Michel Bizot).

Entrée libre et gratuite.

La causerie portera sur l'histoire du tango, depuis sa genèse, dans la Buenos Aires du 19ème siècle, dans les premiers temps de l'indépendance de l'Argentine, jusqu'à l'explosion actuelle de talents si divers, dans un cadre qui laissera une large place aux échanges avec la salle, comme à mon habitude. Des illustrations sonores sont prévues au programme ainsi qu'un verre de l'amitié à l'issue de la causerie.

Attention : le musicien Julio COVIELLO, premier bandonéon de la OTFF et fondateur du Cuarteto de Julio Coviello, sera présent à cette manifestation et jouera en exclusivité pour le public ainsi rassemblé quelques morceaux de sa composition et peut-être un ou deux classiques du répertoire... Nous profitons ainsi de la tournée européenne actuelle de cet orchestre de l'Abasto (à Buenos Aires) qui fête cette année ses 10 ans d'existence. Pour en savoir plus sur l'artiste, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de cet article.

Mes deux anthologies déjà publiées seront en vente sur place, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, édité aux Editions du Jasmin, et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine culturel du tango, édité chez Tarabuste Editions, dans le cadre de la revue Triages, dont c'était le numéro spécial pour l'année 2010.

Atout-Livre disposera aussi d'un choix de qualité, inédit en France, de disques de tango de deux labels indépendants argentins, Melopea Discos et Pichuco Records, respectivement dirigés par l'auteur-compositeur interprète Litto Nebbia et le producteur Francisco Torné, qui est aussi le petit-fils de Zita de Troilo, qui fut l'amour de toute une vie de Pichucho, d'où le nom de sa maison de production (je garde en réserve un Retour en Images qui nous concerne tous les deux ensemble, Francisco et moi... Vivement que je trouve le temps de le publier). Ce 18 octobre sera donc pour le public parisien une occasion unique offerte par des libraires qui connaissent leur métier et qui l'exercent avec une passion contagieuse. Ce sont des gens avec lesquels il est formidable de travailler, pour nous, les auteurs. Ces libraires-là sont pour nous des partenaires et pour les lecteurs de véritables conseillers...

Atout-Livre, une adresse discrète et à connaître...

Pour aller plus loin :
visitez le site Internet de la librairie.

mercredi 16 février 2011

Le 1er Festival Tango de Radio CAFF [à l'affiche]


Radio CAFF est la radio en ligne que vient de lancer, peu avant la fin de l'année dernière, le Club Atlético Fernández Fierro, la salle de concert de la Orquesta Típica Fernández Fierro (OTFF pour les intimes) (voir mon article du 16 décembre 2010 à ce sujet). Elle organise son premier festival de tango sur plusieurs semaines, avec trois concerts, demain, après-demain et samedi.

Le concert de jeudi sera retransmis en direct par streaming sur Radio CAFF et sur La Voz de las Madres, par voie hertzeienne, à 22h, en coproduction entre Radio CAFF et Fractura Expuesta.

Les concerts de vendredi et samedi seront retransmis en direct sur le streaming de Radio CAFF et sur celui du site de Fractura Expuesta.

Au programme :

Jeudi 17 février 2011 à 22h : Cuarteto Julio Coviello (pour rappel : Julio Coviello est aussi le premier bandonéoniste de la OTT) et 34 Puñaladas
entrée 35 $ (en cas d'achat anticipé avec paiement comptant), 40 $ (en cas de simple réservation et d'achat le jour-même à la caisse du CAFF)

Vendredi 18 février 2011 à 22h : les groupes Rascasuelos (un jeu de mot : gratte-sol, en lieu et place de gratte-ciel, rascacielos) et Violentango
Entrée : 30 $ (achat anticipé), 35 $ (réservation et le jour même)

Samedi 19 février 2011 à 22h : Dema y la orquesta Petitera et la Orquesta Típica Fernández Fierro
Entrée : 35 $ (achat anticipé), 40 $ (réservation et le jour même)

Le CAFF se situe rue Sánchez de Bustamente, au numéro 734 (à quelques centaines de mètres derrière le Centre commercial El Abasto).
Pour acheter vos billets d'avance, il faut vous adresser au Café Musetta, Billinghurst 894, qui fait l'angle avec la Avenida Tucumán.

Pour écouter les concerts hors de Buenos Aires, connectez-vous aux sites internet de Radio CAFF et Fractura Expuesta, que vous trouverez dans la rubrique Ecouter de ce blog, dans la partie inférieure de la Colonne de droite. Attention aux horaires : ceux donnés ci-dessus sont à l'heure locale. Il faut ajouter quatre heures en ce moment pour obtenir l'heure du fuseau horaire de l'Europe atlantique.

mardi 24 août 2010

L'affiche à venir d'ici la fin de la semaine [à l'affiche]

Bien entendu, il ne s'agit que d'un choix tout à fait subjectif de ma part et en plus presque entièrement extérieur au Festival de tango de Buenos Aires qui se tient en ce moment...

Demain (pour moi, qui écris ces lignes à 22h40, heure de BsAs), Lucio Arce et le Alan Haskten Grupp partagent la soirée du restaurant La Paila à 21 h, dans le quartier de Palermo. Je vais enfin voir Lucio Arce sur scène et découvrir l'ensemble de Alan Haksten que je connais de réputation (excellente, bien entendu).

Mercredi soir, au CCC, sur Avenida Corrientes, la chanteuse Dolores Espeja au CCC, sala Osvaldo Pugliese, dans le cadre, très réduit ce mois-ci, du Tango del Miércoles (21 h). Je ne pourrai pas y être, je suis invitée par Juan Vattuone au Torcuato Tasso à 22h, dans le quartier de San Telmo (qui commence à 2 cuadras de l'immeuble où je loge cette année).  Juan partagera la soirée avec le quintette de Angel Pulice et Ruth de Vicenzo. Vous connaissez très bien tous ces lieux (et ces artistes) pour les avoir déjà vus cent fois passer dans mes articles (vous savez donc jouer avec le  moteur de recherche, en haut à gauche, et le bloc Pour chercher, para buscar, to search, pour retrouver les adresses dans les précédents billets).

Jeudi, Victoria de los Angeles reprend son show d'hommage à la chanteuse Libertad Lamarque, à la Casona del Teatro, avenue Corrientes (quelques cuadras plus à l'ouest que le CCC), à 20h30 (prix : 15$). Et au Musetta Café, dans le quartier de Almagro, le Cuarteto Julio Coviello se produit à 21 h (c'est là que je serai, en compagnie du peintre Chilo Tulissi, et de son épouse. Pour les lecteurs de mon anthologie, Barrio de Tango, celle des Editions du Jasmin, Chilo est l'auteur des tableaux que vous trouverez à la page 167 et à la page 171, qui est une esquina et je vous laisse aller regarder de quoi elle parle).

Samedi, le chanteur Hernan Genovese se présentera au Punto de Encuentro qui se de quartier général exigu au Festival à 17h, pour un concert gratuit (je vais m'efforcer d'y être), et à 20, au Centro Cultural Marco del Pont, Patricia Barone et Javier Gonzalez, que vous connaissez bien eux aussi, se produiront dans le quartier de Flores...

Et ce n'est là qu'un faible échantillon de ce que cette ville propose en ce moment même où le spectacle d'Alfredo Arias fait salle comble et je n'aurai pas eu l'occasion de le voir dans sa version en espagnol (snif !)

Et pardon pour la pauvreté de la rédaction : moyens techniques limités ! Les illustrations et les articles plus développés seront de retour lors que Aerolineas Argentinas m'aura ramenée sur le vieux continent...
Autre limite technique : les 200 signes du bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Je ne peux donc pas ajouter le mot-clé Chroniques de Buenos Aires, que j'attribue d'ordinaire à tous les articles rédigés dans cette ville. Pour retrouver ces chroniques, voilà le lien interne (il ne vous reste plus qu'à cliquer).

vendredi 23 juillet 2010

Le Cuarteto Julio Coviello dans les colonnes de Página/12 [Disques & Livres]

“El nombre del Cuarteto es para que me lleguen los juicios a mí”, es el chiste, “pero la manera de laburar tiene que ver con lo grupal. Está bueno trabajar con gente diferente. Que cada uno aporte su visión y nutra el proyecto. No creo en eso de ‘lo’ solista.”
Julio Coviello, Página/12

Le nom du Quatuor c’est pour que les jugements tombent sur moi, dit-il en plaisantant, mais la manière de bosser a à voir avec le collectif. C’est bien de travailler avec d’autres gens. Parce que chacun contribue avec sa vision et nourrit le projet. Je ne crois dans ce truc du soliste.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

C’est ainsi que débute l’interview que Cristian Vitale publie ce matin du bandonéoniste et compositeur Julio Coviello dans les pages culturelles de Página/12 à l’occasion dela présentation ce soir au CAFF du premier disque de la jeune formation qui porte son nom : Cuarteto Julio Coviello (sur ce concert et ce disque, voir mon article d’hier).

Dans cet article, Julio Coviello, 26 ans, s’explique sur son aventure hors de l’orchestre et sur son rapport au rock et au tango ainsi qu’au travail orchestral proprement dit... Extraits :

Quien conozca a la Fierro escuchará algunos tintes de la Orquesta en este Cuarteto. Pero de lo que me agarraron ganas el año pasado fue de escribir y experimentar algunas cosas dirigiendo y tomándome más licencias que las que tengo en la Orquesta, que está muy firme con una personalidad que se funde con el rock.
Julio Coviello, Página/12

Qui connaîtrait la Fierro entendrait quelques échos de l’Orchestre dans ce Quatuor. Mais ce qui m’a donné envie l’année dernière, ça a été d’écrire et d’expérimenter quelques trucs en assurant la direction musicale et en prenant plus de libertés que celles que j’ai dans l’Orchestre, qui est bien stable dans une personnalité qui se fonde sur le rock.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Au sujet du style plein de rage et de fureur, qui rappelle par bien des points la OTFF :

Sí, pero hay diferencias. Hoy por hoy, con la Fierro estamos buscando un repertorio cantado, muy relacionado con la cultura rockera. Ahí, insisto, la rockeo con todo, mientras aquí la búsqueda es más interna.
Julio Coviello, Página/12

Oui, mais il y a des différences. Au jour d’aujourd’hui, avec la Fierro, nous cherchons un répertoire chanté, très en relation avec la culture rock. Là-bas [avec la OTFF], j’insiste, je fais du rock avec tout tandis qu’ici [dans le disque et avec le quatuor], la recherche est plus intérieure.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

- ¿Abrir el disco con un arreglo de “Lo que vendrá” implica que el aura principal del disco es Piazzolla o se trata apenas de un detalle que se funde en otro todo?
- Yo diría que el músico que sobrevuele el disco se va a encontrar con algo de Troilo, de Piazzolla, de Pugliese... En fin, no es fácil de clasificar, porque todos los sonidos que encuentra el Cuarteto son en masa. No es cuatro solistas y un cantante, es un grupo-masa que avanza con temas cortos, algo que, ya que lo mencionamos, tiene poco que ver con el desarrollo a la Piazzolla.
Julio Coviello, Página/12

- Commencer le disque avec un arrangement de Lo que vendrá [de Astor Piazzolla] implique-t-il que l’aura principal du disque soit de Piazzolla ou s’agit-il seulement d’un détail qui se fonde sur tout autre chose ?
- Moi, je dirais que le musicien qui survole le disque va trouver quelque chose de Troilo, de Piazzolla, de Pugliese... Mais, bon, ce n’est pas facile de faire une classification parce que tous les sons que trouve le Quatuor forment une pâte. Ce n’est pas quatre solistes et un chanteur, c’est un groupe-pâte qui avance avec des morceaux courts, quelque chose qui, nous l’avons déjà mentionné, n’a pas grand-chose à voir avec ce qui se développe à la manière de Piazzolla.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Quelques lignes plus loin, le journaliste veut qu’il s’explique sur la brièveté des morceaux puisque l’ensemble du disque avec ses 14 pistes ne dépasse pas la demi-heure d’audition.

“Es como la búsqueda de una síntesis, como una trompada bien pensada [...] Digamos que después de hacer todo un proceso mental, vos podés decir una frase que sintetice todo de una manera clara. Son tangos cortos y sin vueltas, porque los temas muy largos me distraen. Los entiendo con el oído del músico, sí, pero la idea de poder escuchar música sin tener un background de erudición musical también está buena. Apunto a que la primera impresión impacte.
Julio Coviello, Página/12

C’est comme la recherche d’une synthèse, comme un coup de gourdin bien imaginée [...] Disons qu’après avoir suivi tout un processus mental, tu peux dire une phrase qui synthétise tout d’une manière claire. Ce sont des tangos courts et qui ne tournent pas autour du pot, parce que les morceaux très longs me procurent des distractions. Je les comprends avec l’oreille du musicien, bien sûr, mais l’idée de pouvoir écouter de la musique sans avoir une érudition musicale en background, ça aussi, c’est bien. Je vise à ce que ça fasse de l’effet à la première impression.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

L’interview se termine sur la version de Milonga triste dont il a gommé la tristesse habituelle pour un relookage rock, âpre, pas commode comme les 13 autres morceaux. Ce qui donne une version pour le moins décoiffante et déconcertante, inattendue. Dans ce dernier paragraphe, il explique que pour lui, la musique passant par son corps, il voulait donner une structure rythmique assez soutenue à cette milonga et éviter qu’elle ressemble à "une crème renversée sans rythme en perpétuel effondrement".

Et toc ! C’est à prendre ou à laisser... Une interview qui ne donne pas dans la demi-mesure mais qui cogne. Comme sa musique. A découvrir donc, ne serait-ce que par petits morceaux sur le site de Zivals (voir le lien dans la Colonne de droite de ce blog) avant d’acheter le disque ou, si vous êtes à Buenos Aires, de vous précipiter au CAFF ce soir (22h30) pour aller les écouter en vivo (1).

Pour en savoir plus :

(1) en vivo : veut dire à la fois "en public" et "en direct".

jeudi 22 juillet 2010

Le Cuarteto Julio Coviello au CAFF demain soir [à l'affiche]

Le bandonéoniste Julio Coviello, qui est depuis de nombreuses années le premier bandonéon de la Orquesta Típica Fernandez Fierro, se produit avec son quatuor demain, vendredi 23 juillet 2010, au CAFF (Sánchez de Bustamante 764), la salle de l'orchestre dans le quartier emblématique et populaire de l'Abasto, à 22h30, pour présenter le premier disque de sa formation.

Entrée : 25 $ en prévente au Musetta Café (Billinghurst 894) et 30$ le soir même à la caisse du CAFF.

Le disque, intitulé Catorce (14), parce qu'il compte 14 morceaux, s'organise selon la grande tradition léguée par Osvaldo Pugliese : des arrangements du chef (Julio Coviello), de la musique originale du chef (5 morceaux, plus que sur les disques de Pugliese qui n'en mettait que 2 de lui, jamais plus) et d'autres compositeurs de la OTFF (2 morceaux, il a inversé les proportions pugliesiennes), des versions propres de classiques (Pa' que bailen los muchachos de Aníbal Troilo et Enrique Cadícamo, Milonga triste de Sebastián Piana et Homero Manzi, Lo que vendrá de Astor Piazzolla, Canción de Ausencia de Roberto Pansera et Victor Lambertucci) et, chose que ne faisait pas du tout Pugliese, une bossa brésilienne, Retrato em branco e preto de Antonio Victor Jobim et une chacarera (1) de Julio Coviello lui-même, revue et corrigée par la sensibilité citadine du grand monstre urbain qu'est Buenos Aires.

Le disque est déjà disponible sur la boutique en ligne de Zivals, le grand disquaire portègne (cliquez sur le lien pour visiter la page du disque (2), écouter les 45 premières secondes de chaque plage et découvrir le style âpre, sombre et orageux dans la ligne du travail développé par la OTFF mais sans en être une copie).

Le Cuarteto Julio Coviello rassemble Julio Coviello (bandonéon, arrangement et direction), Nicolás Di Lorenzo (piano), Mariano Bustos (contrebasse), Eduardo Lucente (guitare électrique) et Mariano Mazzei (chant).

Vous pouvez aussi découvrir le groupe sur la page Myspace de Julio Coviello.

(1) Chacarera : musique et danse folklorique typique du nord de l'Argentine.
(2) où vous découvrirez une petite erreur : Pa' que bailen los muchachos est répété deux fois, il y a sûrement une erreur de saisie et un titre qui manque sur les 14 morceaux qui composent le CD.

mercredi 5 mai 2010

Joli moi de mai pour le CCC [à l'affiche]

Affiche officielle du CCC
(cliquez sur l'image pour l'obtenir en meilleure résolution)

Outre le sextette Angel Pulice et Ruth de Vicenzo qui se produit ce soir, 5 mai 2010, vous voyez que le Centro Cultural de la Cooperación prépare un joli programme pour cette première partie du mois du Bicentenaire (le feu d'artifice étant réservée à l'affiche, d'ailleurs très jolie aussi).

Vous connaissez déjà un peu le quatuor de Julio Coviello, qui fut jusqu'à il y a peu le premier bandonéoniste de la Orquesta Típica Fernandez Fierro, et le Alan Haksten Grupp. Les trois premiers programmés de ce mois particulier sont tous des artistes qui ont participé en mars au 1er Festival de Tango Indépendant (voir mes articles sur ce nouveau festival).

Pour mieux connaître les artistes, cliquez sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous pourrez ainsi lire tous les articles que je leur ai déjà consacrés dans ce blog.

samedi 6 mars 2010

Le Festival de Tango indépendant fait la une du supplément culturel de Página/12 [à l'affiche]

Une du supplément culturel de Página/12 de ce matin

Après le bandonéoniste franco-argentin Juan José Mosalini la semaine dernière (voir mon article de ce jour), c'est le 1er Festival de Tango Indépendant qui a les honneurs de la une du supplément Espectaculos y Cultura du quotidien Página/12 ce matin.

Un festival organisé par la UOT, Unión de Orquestas Típicas, présidé par Ildefonso Pereyra (1), Fractura Expuesta, avec le co-animateur de l'émission, Germán Marcos, le CCC où la Ciudad del Tango est coordonnée par Walter Alegre, et plusieurs bars et salles, comme El Faro, Musetta ou Sanata, c'est-à-dire dans différents quartiers de la capitale argentine.

Un festival qui s'ouvre ce soir avec une grande milonga gratuite en plein air, esquina San Juan y Boedo, dans le quartier de Boedo (voir mon article de présentation générale du 22 février 2010).

Un festival où se retrouveront des artistes originaux et très talentueux, très souvent oubliés de ce genre de manifestation parce qu'ils se veulent eux-mêmes hors système.

En l'occurrence, le journaliste Cristián Vitale a choisi de rassembler huit des participants pour une interview collective où ils ne prennent pas tous la parole et qui est difficilement résumable dans le format de ce blog.
Allez donc découvrir tout cela directement dans l'article de Página/12 : cela vaut la peine de faire l'effort linguistique qui s'impose.

Verbatim (par définition insatisfaisant) :

“Dar visibilidad a una movida del tango que está entre nosotros y no tiene difusión”, resume, escueto y exacto, Germán Marcos, periodista, productor y coorganizador del encuentro junto a la gente de la Unión de Orquestas Típicas. Lo rodean, entre sandwiches de milanesas, aguas minerales, instrumentos y cafés, Julio Coviello (2), Alan Haksten, Cucuza Castiello, Angel Pulice, Ruth de Vicenzo, Pablo Bernaba y el inefable Moscato Luna, algunos de los músicos que le pondrán sustancia a lo que, en esencia, huele a bocanada de aire fresco en medio de un movimiento que suele contaminarse con el bendito for export. Tango under, en mejores palabras. “Este festival implica la articulación de espacios muy distintos a la tanguería adonde vas y tenés que tocar sí o sí determinado repertorio, y ya... esa cuestión bien for export, o tango de cliché, ¿no? La independencia de poder elegir repertorio y espacio es un punto en común en esta cuestión estético-política que impulsa el festival. Después, hay estéticas muy diferentes que, obvio, son bienvenidas, porque las diferencias fortalecen más que las similitudes, si se las sabe articular”, extiende Bernava, integrante del Proyecto L.C.B y del Quinteto Negro La Boca.
Página/12

"Donner de la visibilité à une tendance du tango qui est là au milieu de nous et qui n'a aucune diffusion", résume en peu de mots et avec exactitude Germán Marcos, journaliste, producteur et coorganisateur de la rencontre avec la UOT. L'entourent, au milieu des sandwichs de milanesas (3), des eaux minérales, des instruments et des cafés, Julio Coviello (2), Alan Haksten, Cucuza Castiello, Angel Pulice, Ruth de Vicenzo, Pablo Bernaba et l'ineffable Moscato Luna (4), quelques uns des musiciens qui donneront de la substance à ce qui, par définition, sent la bouffée d'air frais au milieu d'une mouvance qui a l'habitude de se laisser polluer par le ravi de la crèche du For export. Du Tango underground, pour le dire plus gentiment. Ce festival implique l'articulation d'espaces très différents de la tanguería où tu vas et où tu dois jouer tel ou tel répertoire déterminé et... bon ! toute cette histoire du tango for export ou du tango cliché, d'accord ? L'indépendance de pouvoir choisir le répertoire et le lieu est un point commun sur cette question esthético-politique qui donne son impulsion au festival. Après, il y a des esthétiques très différentes qui, bien entendu, sont les bienvenues, parce que les différences renforcent plus que les ressemblances, si on sait les articuler, complète Bernaba, membre du Proyecto LCB et du Quinteto Negro La Boca.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Nos necesitamos entre todos, por eso estamos acá. Algunos de nosotros recién nos conocemos, pero ya hay un espíritu común”, arriesga Bernaba, y Julio Coviello [...] amplifica el concepto. “Sí... lo que nos une es que somos músicos de tango que no esperamos que alguien nos contrate para organizar nuestra movida artística, sino que lo generamos desde nosotros.” “Una de las razones –engancha Haksten– es que muchos turistas vienen al país y se van con la idea de que el tango es una postal del hombre con gomina, y eso... está bien como postal, pero no es lo que pasa hoy.”
Página/12

"Nous avons besoin les uns des autres au milieu de tous, c'est pour cela que nous sommes ici. Certains d'entre nous venons de nous rencontrer mais il y a un esprit commun", se risque Bernaba. Et Julio Coviello élargit l'idée : "Voilà, ce qui nous unit, c'est que nous sommes des musiciens de tango qui n'attendons pas que quelqu'un nous embauche pour organiser notre mouvement artistique mais que nous le créons nous-mêmes". "Une des raisons, enchaîne Haksten, c'est que beaucoup de touristes viennent dans ce pays et s'en retournent avec l'idée que le tango est une carte postale montrant un homme gominé et ça, c'est très bien pour une carte postale mais ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui." (5)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“De reivindicar el barrio, la cotidianidad, y no depender sólo de lo exportable”, completa Marcos, también conductor de la otra pata organizadora: el programa de la Radio de las Madres, Fractura Expuesta. “Ojo, no decimos que somos el otro tango, somos un tango que existe, que gana espacios, que genera su público, su circuito... no queremos sacar a nadie de ningún lado. El tango es uno que convive entre varios y, en nuestro caso, nos une el hecho de autogenerarnos trabajo sin que nadie nos contrate.”
Página/12

[Il s'agit] "de revendiquer le quartier, la quotidienneté, et ne pas dépendre seulement de ce qui est exportable, ajoute Marcos, qui est aussi animateur de l'autre patte organisatrice, l'émission de la Radio de las Madres, Fractura Expuesta. Attention, hein ! nous ne disons pas que nous sommes l'autre tango (6), nous sommes un tango qui existe, qui prend sa place, qui crée son public, son circuit... Nous ne voulons virer personne de nulle part (6 bis). Le tango est quelque chose d'unique qui vit au milieu de beaucoup d'autres et, dans notre cas, ce qui nous unit c'est le fait de nous autogénérer du travail sans que personne ne nous embauche."
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le reste doit se lire en VO. C'est indispensable.
Sinon je glisse sur la pente dangereuse de la trahison en esprit.

Pour aller plus loin :
Lire l'article de Página/12
Pour mieux connaître les artistes dont il est question plus haut, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre de l'article, ou dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite (partie haute). Vous accéderez ainsi aux articles que je leur ai consacrés (en français) dans ce blog.
Alan Haksten n'a pas encore de raccourci dans la Colonne (il a eu son premier article dans Barrio de Tango, à l'occasion de la nuit des musées de Buenos Aires, en octobre 2009, lorsqu'il a été invité à la Academia Nacional del Tango).
Cet article est le premier de Barrio de Tango qui cite Bernaba.

(1) Ildefonso Pereyra fait partie de ces vrais porteurs de culture qui, à Buenos Aires, se battent sans compter pour que la culture authentique soit accessible à tous et qu'elle puisse enrichir la vie du plus grand nombre. Sujet hautement politique dans un pays comme l'Argentine où l'Etat Providence n'existe pas et l'accès à l'alimentation, à la santé et au savoir n'est pas encore garanti à tous dans les faits (il l'est en droit). Ildefonso fait partie de cette poignée d'intellectuels et d'artistes qui se sont opposés avec ardeur et persistent, sans en démordre, à s'opposer violemment à l'inscription du tango au patrimoine de l'humanité, une polémique à laquelle fait allusion Juan José Mosalini dans l'interview de la semaine dernière que j'ai partiellement traduite dans un autre article paru aujourd'hui, 6 mars 2010. Je n'ai moi-même pas fait allusion à ce contentieux hyperpolitisé jusqu'à présent dans Barrio de Tango parce que je trouve les arguments déployés par les adversaires de cette déclaration de l'UNESCO fort peu convaincants et l'énergie, pourtant si précieuse, fort mal employée dans ce combat là. Cette énergie qu'Ildefonso investit avec plus de fruits sans aucun doute dans l'organisation de ce festival. Les arguments des opposants à la déclaration internationale pourraient se résumer ainsi (en très gros traits) : cette déclaration ne servirait en fait que les intérêts économiques des grands groupes capitalistes qui exploitent le tango for export, donc déforme la culture tanguera authentique en la vidant de sa substance, pour en faire un ragoût insipide et inodore destiné au grand public international et aux touristes étrangers qui n'y connaissent rien et s'approprient le tango pour le consommer chacun à leur façon à l'étranger, en privant ainsi les artistes authentiques de leurs droits moraux et financiers légitimes. Tout n'est pas faux dans ce portrait au vitriol de la situation. Il n'est que de se reporter à l'article que Litto Nebbia a récemment publié dans ce même quotidien Página/12 (voir mon article du 1er mars 2010) ou de relire la lettre ouverte du poète Héctor Negro au Ministre portègne de l'Education l'année dernière (voir mon article du 30 mars 2009) pour se convaincre qu'il y a bel et bien en Argentine un combat homérique et inévitable entre les puissances d'argent et les artistes qui ont des choses à dire et auquel les premières ne laissent pas beaucoup d'espace pour s'exprimer. Mais croire ou dire que la déclaration va renforcer cette tendance prédatrice qui existe depuis que le tango est tango me paraît personnellement et depuis l'Europe où je réside, une vue de l'esprit et le fruit d'une analyse défaitiste et manichéenne de la situation, quelque dure que la réalité soit à vivre au jour le jour. Selon cette théorie du complot capitaliste, la déclaration serait l'initiative de Mauricio Macri, Chef du Gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires et grand tenant de l'ultra-libéralisme en Argentine, y compris dans le domaine culturel. Elle n'aurait qu'un but : transformer le tango en une juteuse source de profit sans éthique au bénéfice de quelques uns et au détriment des artistes (et du public). Or l'initiative de poser la candidature du tango à l'UNESCO a été soutenue conjointement par les deux capitales voisines, Buenos Aires et Montevideo, politiquement à l'opposée l'une de l'autre. Qui plus est, du côté argentin, l'idée a été lancée non par Mauricio Macri (qui se l'est appropiée, ô combien) mais par son prédécesseur, Jorge Telerman, péroniste pur et dur, incontestablement de gauche et dont la politique culturelle n'est pas contestée. Bref, la déclaration unesquienne est et sera ce que les acteurs du secteur en Argentine et en Uruguay en feront. Quant aux majors et aux entreprises de tango for export, elles n'ont pas attendu cette inscription pour faire n'importe quoi avec le tango comme avec le reste, c'est à dire tout sauf de la qualité et du sens. Ce n'est pas une inscription au patrimoine de l'humanité qui leur permettra d'en tirer plus ou moins d'argent mais la crétinisation du public à laquelle elles s'emploient de toutes leurs forces depuis que le tango est né ou peu s'en faut, pour mieux vendre n'importe quoi à des acheteurs au discernement esthétique et intellectuel le plus amoindri possible. Et c'est à la tâche inverse, celle de promouvoir la vraie culture du tango et de donner au public la bonne information, y compris en dehors de l'aire linguistique hispanophone, que nous nous attelons, et nous sommes nombreux à le faire, sur toute la surface du globe. Aussi me paraît-il plus judicieux de mettre toutes nos forces dans ces actions-là que de les dépenser à nous battre contre ce que de vilains méchants affreux capitalistes pourraient faire d'une déclaration officielle ou d'une autre. Voilà un siècle que le pouvoir de l'argent essaye d'avoir la peau du tango et jusqu'à preuve du contraire, il ne l'a pas eue et il n'est pas prêt de l'avoir... Et ce Festival le démontre si tant est qu'il en soit besoin.
(2) Julio Coviello qui est aussi le premier bandonéon de la Orquesta Típica Fernández Fierro, vient de lancer en parallèle son propre quatuor. Il en a fait plusieurs essais au cours de l'année dernière, notamment au Sanata Bar (voir mes articles sur lui en cliquant sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, sous le titre de l'article).
(3) Milanesa : tranche généreusement panée et pôélée, de viande (boeuf ou génisse), de jambon, d'aubergine ou de fromage. Les Argentins adorent s'en faire de gros casse-croûtes très nourrissants, même si la tranche de viande (carne, qui ne désigne que la viande rouge), de jambon ou de fromage à l'intérieur est aussi fine que du papier à cigarette. Ce qui a donné l'expression idiomatique : la verdad de la milanesa (la vérité de la milanesa), une expression dont on se sert pour dénoncer les mensonges et les embrouilles en tout genre.
(4) le guitariste, bien connu des lecteurs de Barrio de Tango, pour ses prestations auprès du chanteur Cucuza le vendredi soir au Bar el Faro ou dans le groupe Guitarra Negra, conduit par Alfredo Piro, n'a pas pipé mot de toute l'interview.
(5) J'espère que les fidèles lecteurs de ce blog n'avaient pas besoin de cette précision pour avoir conscience de ce phénomène et qu'ils reviennent chez eux en ayant une idée du tango complètement différente.
(6) Si, si, ils le disent tout de même un petit peu, en tout cas au micro de Fractura Expuesta, sur la scène du CCC, au sein de la UOT... En tout cas, je l'ai entendu à plusieurs reprises, parole d'auditrice fidèle mais non argentine.
(6 bis) Cela, si, c'est vrai. Ils prennent bien soin de ne nuire à personne et s'auto-produisent en permanence sans s'appuyer sur le système. Et Dieu sait que ce n'est pas facile.

lundi 22 février 2010

1er Festival de tango indépendant du 6 au 14 mars [à l'affiche]

C'est une initiative conjointe de la Unión de las Orquestas Típicas et de l'émission de radio Fractura Expuesta que vous connaissez déjà bien pour les podcast hebdomaires dont ils nous régalent.
Vous retrouverez dans le programme de nombreux artistes et groupes déjà connus des lecteurs de ce blog :
le chanteur Cucuza et son alter ego musical, le guitariste, Moscato, le Cuarteto Julio Coviello, la orquesta El Afronte, la orquesta La Vidú, Alan Haksten, Analia Sirio, Angel Pulice et Ruth de Vicenzo, Dema et la Petitera, Tape Rubin et Juan Tata Cedrón.

Vous voyez aussi apparaître des lieux que vous connaissez déjà bien : la Esquina Homero Manzi, le Sanata Bar, le Bar El Faro, diverses milongas comme Gardel de Medellín ou La Viruta.

Parmi les conférenciers, le célèbre historien très engagé dans le mouvement péroniste, Norberto Galasso (la UOT et Fractura Expuesta, ce sont des partisans du tango résolument engagé à gauche toute). Il faut aller les écouter si vous vous trouvez à Buenos Aires cette semaine-là. Il est passionnant.



Le Festival s'ouvrira sur une grande milonga gratuite le 6 à partir de 18h, à ciel ouvert, dans la plus célèbre esquina chantée par le tango, la esquina San Juan y Boedo, celle qui ouvre la letra de Sur, de Homero Manzi et Aníbal Troilo, celle que je citais encore il y a quelques jours seulement au sujet des inondations que la capitale argentine a subies au cours de la semaine dernière.

Pour connaître le programme de ce festival hors norme et surtout complètement off par rapport au Gouvernement portègne, il faut consulter le site de l'UOT, dont vous trouverez le lien dans la Colonne de droite, dans la rubrique Grillons, zorzales et autre cigales.

vendredi 13 novembre 2009

Présentation du nouveau disque de la Fernández Fierro ce soir [Disques & Livres]

Hier soir et ce soir au CAFF, à 23h, Sánchez de Bustamante 764, la OTFF (1) présente son nouveau disque, intitulé simplement Fernández Fierro et auto-produit, comme d'habitude avec ce groupe qui tient à rester hors du système (entendez hors de portée des griffes des majors).
Entrée à 20$ sans table et 30$ avec.

Jacquette du disque (extraite du site de la OTFF)

Le nouvel album (2) compte 8 pistes, dont deux (Bluses de Boedo, avec le chanteur attitré du groupe, Chino Laborde, et Avenida Desmayo) sont en audition sur le site Web de l'orchestre (vous trouverez le lien dans la Colonne de droite, en partie basse, dans la rubrique Zorzales, grillons et autres cigales). Trois autres morceaux sont en audition sur la page Myspace et la page Facebook du groupe. Huit morceaux originaux, dont trois du contrebassiste Yuri Venturin, qui est aussi le directeur musical du groupe, qui fonctionne en coopérative. Deux autres sont de Alfredo "Tape" Rubin, un autre est signé du premier bandonéon de l'orchestre, Julio Coviello (dont je vous ai parlé dans un ou deux articles au sujet de ses shows à la tête de sa propre formation, au Bar Sanata, à Almagro) et un autre d'un autre des bandonéonistes, Pablo Gignoli. Tout cela suit assez bien l'exemple de Osvaldo Pugliese (3).

Les musiciens de la OTFF saluent eux aussi le Bicentenaire avec le nouveau morceau, Avenida desmayo. Vous captez le jeu de mot ? (4)

Le nouveau disque, enregistré les 11 et 12 mai dernier, montre l'évolution du groupe vers un style de plus en plus oppresant, une dénonciation du sordide et une colère qui laisse de plus en plus voir. A Buenos Aires, je suis passée devant leur salle mais je n'ai pas eu l'occasion d'aller les écouter. Mais au New Morning, à Paris, lorsqu'ils sont passés en avril (voir mon article), j'avais été frappée par cette évolution très nette tant dans la composition et les arrangements que dans le développement de la sonorité et du volume sonore de l'orchestre.

Aujourd'hui, la sortie de ce disque, le 6ème du groupe, donne lieu à une interview de Yuri Venturin dans Página/12 par Cristian Vitale. Les premières lignes posent le musicien : un poster des Beatles, une bouteille de Fernet Blanca (5) vidée déjà à moitié, une salle à manger austère, un portrait de Bob Marley et une photo où Pugliese et Goyeneche se donnent l'accolade. "C'est ça la synthèse", dit-il en jouant avec deux disques 33 tours, l'un des Ramonas (du rock) et l'autre de Gardel. Lui-même revendique pour son orchestre un tango de rebellion et de rupture, comme Julián Peralta, qui a quitté il y a plusieurs années la OTFF pour fonder son propre groupe, de tango de rupture et de rebellion lui aussi, Astillero...
“Una cosa infernal, esa orquesta. Agresiva, impresionante, de una masculinidad exaltada, diría”, define
(Extrait de l'article de Página/12)

Quelque chose d'infernal, cet orchestre (6). Agresif, impresionnant, d'une masculinité exaltée, je dirais, selon la définition qu'il [Yuri Venturin] en donne.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Le reste est à lire en VO sur le site du quotidien (l'article est sous ce lien).

Pour aller plus loin :
Vous connecter à la page Myspace de la OTFF
Vous connecter à la page Facebook de la OTFF

(1) Je traduis pour les nouveaux lecteurs qui débarquent sur ce blog : CAFF, c'est le Club Atlético Fernández Fierro (rien à voir avec le sport en fait, c'est la salle de concert de la OTFF). OTFF : Orquesta Típica Fernández Fierro, un orchestre traditionnel de tango argentin qui joue du répertoire et crée de plus en plus de la musique contemporaine.
(2) La photo de couverture, très belle, est de Alejandro Tulissi. C'est du travail en famille. Le premier bandonéon est le gendre du peintre Chilo Tulissi et son épouse, Teresa, dont je vous ai donné mercredi une recette d'empanada de carne à damner un saint (
voir l'article). La photo représente l'entrée du CAFF dans la rue Sánchez de Bustamante, dans le quartier de l'Abasto, telle que vous pouvez la voir en vous promenant dans cette rue, avec l'insulte graffitée sur la porte et les ordures qui traînent sur le trottoir d'un quartier qu'habita Carlos Gardel mais qui reste peu soigné, un coin paradoxalement anti-touristique (mais il est vrai que les touristes s'aventurent rarement dans cette rue jusqu'à cette hauteur).
(3) A ceci près que sur un disque d'Osvaldo Pugliese, il y avait un seul morceau de lui, cinq à sept morceaux des musiciens de l'orchestre et deux ou trois de compositeurs extérieurs à l'orchestre (D'Arienzo, Arolas, Bardi, Troilo, Piazzolla, Di Sarli, Salgán...)
(4) Avenida de Mayo est l'avenue qui relie le Congrès de la Nation à la Plaza de Mayo qui va buter sur le palais présidentiel, la Casa Rosada. Desmayo : c'est l'évanouissement.
(5) Voir
mon article sur l'apéro des Portègnes, qui vient aussi d'une soirée chez les Tulissi, comme la recette d'empanada. Je vous fais tout le repas de ce soir-là tout au long de la semaine. On termine dimanche par la recette du locro.
(6) La difficulté de traduction de cette phrase, c'est qu'en espagnol, orquesta est un substantif féminin et non pas masculin comme en français
.

lundi 12 octobre 2009

Dernier concert du mois pour le Cuarteto Julio Coviello à Tucumán y Billinghurst [à l'affiche]

Affiche diffusée par Julio Coviello


Demain soir, 13 octobre, à 20h, dernier concert d'octobre du Cuarteto Julio Coviello, une toute nouvelle formation autour du 1er bandonéon de la Orquesta Típica Fernández Fierro, avec pianiste, contrebasse et guitare électrique (Di Lorenzo, Bustos et Lucente). Le chanteur Mariano Mazzei se joint à eux pour ce nouveau concert.
Cela se passe au café situé esquina Tucumán y Billinghurst à Almagro. Entrée : 10 $.
Vous pouvez retrouver la musique de Julio Coviello en visitant sa page myspace.

jeudi 24 septembre 2009

Julio Coviello en quatuor au Musetta Café ce soir [à l’affiche]

Affiche diffusée par Julio Coviello

Julio Coviello est le premier bandonéon de la Orquesta Típica Fernández Fierro. Il donne ce soir, à Almagro, esquina Billinghurst y Tucumán, un concert en formation de quatuor, dans un café, le Musetta.

L’accompagnent un pianiste, un contrebassiste, un guitariste (guitare électrique) et un chanteur, Mariano Mazzei.
L’affiche annonce un tango à tempo réduit (corto), qui ne tourne pas autour du pot (sin vueltas) et qui ne mâche pas ses mots (crudo)...

A voir, à 20h (c’est tôt et ce n’est pas cher : 10 $).
En plus, l’affiche est très originale.

vendredi 3 avril 2009

La Orquesta Típica Fernández Fierro à Paris et en Europe [ici]

Ajout du 17 avril : l'OTFF joue à Genève, le 22 avril (au CAS) (voir article)
La OTFF au théâtre de la Bastille à Paris en 2005
(extraite de leur page My Space)




La Orquesta Típica Fernández Fierro, OTFF de son petit nom, prépare une grande tournée intensive dans toute l’Europe dans la dernière quinzaine d’avril. La seule ville francophone dans laquelle cet ensemble de 11 musiciens + 1 chanteur (1) s’arrêtera sera Paris, le 27 avril au New Morning, célèbre club de jazz de la capitale française.

Pas très loin de la francophonie, la OTFF donnera aussi un concert à Berne, la capitale germanophone de la Confédération helvétique. Ce sera le 20 avril prochain pour les Bernois.



Le new Morning se trouve dans le 10ème arrondissement de Paris, au 7-9 rue des Petites Ecuries. Le concert du 27 avril commence à 21h et il faut réserver à l’avance (au plus tard 4 jours avant le spectacle). La salle ouvre ses portes à 20h. Prix de la place : 20 €.

Pour réserver, rendez-vous sur le site du New Morning, ouvrez la fenêtre Ce mois-ci dans l’espace A l'Affiche, Les Concerts. Cherchez la date qui vous intéresse et cliquez sur le mot Réservation dans la marge à sa hauteur. On vous demandera d'envoyer votre chèque dans les jours qui suivent (avec un numéro de commande) et vos places vous attendent le soir du concert à l'accueil du New Morning.
Mais dépêchez-vous, ça se remplit très vite. Presque tous les concerts d'avril sont pleins...

Le reste de la tournée :

Le 14 avril à Londres, au Barbican
Le 15 avril à Warwick, au Warwick Arts Center
Le 16 avril, à Drammen, en Norvège (Union Scene)
Le 17 avril à Malmö en Suède au Palladium Teatern
Le 18 avril à Göteberg, toujours en Suède, au Konserthuset Götaplatsen
Le 19 avril à Stockholm, au Södern Teatern
Le 21 avril à Berne, en Suisse, au Mühle Hunziken
Le 24 avril à Wuppertal en Allemagne au Café ADA
Le 25 avril à Amsterdam au Bimhuis
Le 26 avril à Utrecht, toujours aux Pays-Bas, au Rasa
Le 27 avril à Paris (voir ci-dessus)
Le 30 avril retour en Norvège à Bergen pour le Festival de Bergen (Bergen Fest)
Et le 1er mai, fête du travail, eux bosseront à Hannover, en Allemagne, dans le cadre de Tango Impuls.

Après, ils auront bien mérité de se reposer un peu, non ? Eh bien, pas du tout. Le 6 mai, à peine remis du froid et du décalage horaire (5 heures en cette saison), ils remettent le couvert sur leur scène, chez eux, bien au chaud au fin fond de l’automne porteño, au CAFF, rue Sánchez de Bustamente, vous savez ? Derrière l’Abasto...

Pour la tournée européenne, vous pouvez aller chercher sur leur site et leur page My Space toutes les infos pratiques et les liens vers ceux des salles où ils doivent se produire, ce site que, depuis le temps que vous venez prendre de leurs nouvelles dans Barrio de Tango, vous connaissez par coeur, avec son célèbtre gramophone cracheur de feu. Même que vous savez trouver tout seuls le lien dans la Colonne de droite, rubrique Grillons, Zorzales et autres cigales (comme on ne dit surtout pas en français correct ! Je recommence en bon français : vous savez parfaitement y aller tout seuls... Les puristes de notre langue apprécieront).

D'autant que je sais très bien que vous n’avez pas besoin que je vous le répète à chaque fois ! Mais qu'est-ce que vous voulez ? Il y a aussi des gens qui débarquent de nulle part pour la première fois sur ce blog en ce moment même. C’est pour leur souhaiter la bienvenue que je mets les petits plats dans les grands...




(1) Quatre bandonéons (avec un chef de pupitre, fila en argentin, qui s'appelle Julio Coviello et que je salue, il sait pourquoi !), trois violons, un alto (qu’on appelle viola en Argentine, et qui ne doit donc pas se traduire par viole, comme c’est souvent le cas sur l’arrière des disques), un piano, un violoncelle, une contrebasse et un chanteur (qui commence à être assez célèbre et sur lequel vous avez déjà lu plusieurs articles dans Barrio de Tango : Walter Laborde dit Chino Laborde).