La chanteuse Jacqueline Sigaut reprend chez elle deux films qu'elle a déjà projetés dans le cadre de ses invitations à domicile... Mes fidèles lecteurs, que j'abandonne un peu trop ces jours-ci (pour cause d'agenda ultra-chargé à Buenos Aires et bientôt dans trois provinces du Far-West argentin), connaissent la formule. Il faut s'inscrire d'avance (tout est écrit sur l'affiche ci-dessus).
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vendredi 12 août 2016
Jacqueline Sigaut continue son cinéma [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
samedi 11 juin 2016
Hommage sur grand écran aux Maestros disparus chez Jacqueline Sigaut [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Demain dimanche 12 juin
2016, à 17h, la chanteuse argentine Jacqueline Sigaut propose, chez elle dans le quartier de Palermo, à Buenos Aires, une nouvelle soirée de sa série Cine Tango y Amigos et la dédie cette semaine aux trois
maîtres du tango récemment disparus : le bandonéoniste et
compositeur Ernesto Baffa d'une part (voir mon article d'avril 2016) et les deux chanteurs Alberto
Podestá (voir mon article de décembre 2015) et Juan Carlos Godoy (voir mon article de février 2016) de l'autre.
La projection sera
accompagnée d'une bonne petite collation maison (et vous pouvez être
sûrs que ce sera succulent et roboratif !) et d'une rencontre
avec les deux réalisateurs, Daniel Tonelli et Marcelo Turrisi.
Pour participer, il faut
s'inscrire auprès de l'organisatrice par email et en espagnol. Tout
est indiqué sur le visuel...
samedi 13 février 2016
Décès de Juan Carlos Godoy [Actu]
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Denise Anne CLAVILIER
![]() |
| Photo d'archives (La Nación) |
Le chanteur Juan Carlos Godoy est
décédé hier, à l'âge vénérable de 93 ans. Avec lui et avec
Alberto Podestá, décédé il y exactement deux mois (et dont la
carrière était plus significative), ce sont les derniers grands
chanteurs de l'époque dorée du tango, la época de oro,
c'est-à-dire les années 1940-1950 à Buenos Aires, qui s'en va. Il
avait débuté en 1950, à la toute fin de cette période faste du
genre, avant la grande crise qui commença après le renversement de
Perón en 1955.
En 2008, Juan Carlos Godoy avait
participé au film de Gustavo Santaolalla et Miguel Kohan, Café de los Maestros, qui
l'avait ramené sous les feux des projecteurs.
Sa disparition intervient en même
temps que celle d'un ancien ministre de Carlos Menem, de dix ans son
cadet et dont la mort occupe bien davantage la presse argentine
aujourd'hui que celle de ce vieux chanteur de tango, à la moue souvent hautaine et à l'âme faubourienne.
![]() |
| Juan Carlos Godoy, à la Academia Nacional del Tango, du temps de Horacio Ferrer (sans doute une photo transmise par Cecilia Orillo à Télam) |
Ce n'est pas le plus grand des artistes
de sa génération. Dans les années 1950, il fut un chanteur
d'orchestre parmi d'autres, et pour des orchestres de second ordre
mais dans un monde tanguero où la qualité était généralement
très élevée, où il était par conséquent très difficile de se
faire une place au soleil comme ont pu le faire Castillo, Julio Sosa
ou Goyeneche. Ceci ne l'a pas empêché de connaître un succès
considérable en Colombie, dont la radio nationale lui rend
aujourd'hui hommage avec plus d'empressement que ne le font les
médias argentins. Il s'était même établi en Colombie dans les
années 1980, ne rentrant dans son pays natal qu'en 2004. On ne peut
pas dire qu'il ait eu une très grande influence dans le milieu
artistique mais son âge en faisait l'un des rares témoins
privilégiés de ce moment que nous traversons et où les tangueros
cherchent depuis un peu plus de vingt ans à renouer les fils de la
tradition, à retracer l'histoire du genre, à rattraper le temps
perdu par la rupture des années 60 à 80 qui a cassé la
transmission et l'enseignement entre les générations. C'est ainsi
que Gabriel Soria, actuel président de la Academia Nacional del
Tango, et son épouse d'alors, Cecilia Orillo, lui ont fait
enregistrer son premier disque comme soliste en 2010, Canchero, selon
le titre d'un tango et en clin d'œil à sa passion pour les courses
de chevaux (le "canchero", c'est le turfiste invétéré, celui qui est
toujours dans les gradins des hippodromes). Il y a deux ans, Cecilia
a produit, seule cette fois, son second disque, Obsesión, et le lui
fait présenter au Festival de Buenos Aires, pour célébrer ses
quatre-vingt-dix printemps. Et c'est encore elle hier qui a informé la presse de son décès, après la cérémonie des obsèques, qui s'est réalisée dans l'intimité de la famille et des amis proches.
Il devait son nom de scène, qu'il
n'aimait pas, au compositeur et chef d'orchestre Ricardo Tanturi, qui
voulait qu'il y ait un accent tonique, que ne possédait pas son nom
d'état-civil.
Sa mort n'a que peu d'écho dans la
presse de cet été austral. Seuls Página/12 et La Nación lui
rendent hommage aujourd'hui, parmi les grands quotidiens nationaux. Divers titres de la presse provinciale reviennent toutefois sur l'événement...
Pour aller plus loin :
lire la dépêche de Télam
consulter sa page sur l'encyclopédie en ligne Todo Tango (on peut y écouter sa voix)
consulter la fiche du film Café de los Maestros sur le site Internet Cine Nacional.
vendredi 15 novembre 2013
Le Museo Casa Carlos Gardel vous invite à l'anniversaire de El Banderín [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Belle
affiche pour les 90 ans de ce café de Billinghurst y Guardia
Vieja que Carlos Gardel aura connu dans son quartier de l'Abasto :
Decarísimo (un nom en hommage à Julio De Caro, le grand
rénovateur du tango dans les années 20, considéré
comme le chef de file de la Guardia Nueva... dans la rue Guardia Vieja, c'est-y-pas beau, ça ?), Patricia Malanca, le
duo chanteur-guitare que vous connaissez bien du Chino Laborde et de
Dipi Kvitko (qui viennent quasiment en voisins depuis le CAFF, à
quelques centaines de mètres de là), la chanteuse
Lucrecia Merico, le chanteur Juan Carlos Godoy qui a l'âge du
café (si, si !) et enfin le chanteur Esteban Riera, un habitué
du musée du 735 rue Jean Jaurés...
Cette
somptueuse distribution est rassemblée là, ce soir,
vendredi 15 novembre 2013 à 19h, par le Museo Casa Carlos
Gardel, situé à quelques encâblures (Jean Jaurés
735), qui a commémoré il y a peu les 80 ans du départ
de Carlos Gardel pour ce qui allait devenir sa dernière
tournée (voir mon article du 29 octobre dernier).
Tous
ces chanteurs seront aussi accompagnés par un brillant trio de
guitaristes (la guitare, c'était l'instrument de prédilection
de Gardel qui en jouait à merveille) : Román Vergagni,
Pablo Alessia et Joaquín Althabe.
Entrée
libre et gratuite. Consommations à prévoir.
vendredi 7 décembre 2012
Dernier récital de l'année pour Luis Filipelli au Café Homero [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Le
chanteur Luis Filipelli donnera son dernier récital de la
saison 2012 au Café Homero, Cabrera 4946, dans le quartier de
Palermo, le samedi 15 décembre, à 21h30.
Il a
invité pour l'occasion un grand ancien, Juan Carlos Godoy, et
une de ses consœurs, la chanteuse Jacqueline Sigaut.
Il
présentera son dernier disque, Utopía, le cinquième
qu'il ait sorti, sous la direction musicale du guitariste Julián
Hermida.
Les
chanteurs seront accompagnés par les guitaristes Román
Vergagni et Joaquín Athabe, partenaires habituels de
Filipelli.
Entrée
: 70 $.
jeudi 30 août 2012
ETvaB souffle ses 5 bougies ce week-end à... El Faro [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Ce vendredi 31 août, à 21h3, et samedi 1er septembre, à 22h (comptez une bonne heure de retard dans les deux cas très probablement), Cucuza Castiello et Moscato Luna fêtent les 5 ans de leur cycle de concerts El Tango vuelve al Barrio (le tango est de retour dans le quartier), qu'ils animent essentiellement au Café El Faro, situé à l'angle des avenues La Pampa et Constituyentes, à la limite des quartiers Villa Urquiza, Villa Pueyrredón et le très récent Parque Chas (une scission du quartier d'Agronomia en 2008).
Invité d'honneur ce vendredi : Juan Carlos Godoy et ses 90 printemps, avec le (beaucoup plus jeune) bandonéoniste Sebastián Zasali.
Invitée d'honneur samedi : Francis Andreu.
Droit au spectacle chaque soir : 30 $.
dimanche 19 août 2012
A 90 ans, Juan Carlos Godoy sort un nouveau disque [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Après un hommage qui lui a été rendu il y a deux semaines à la Academia Nacional del Tango, c'est maintenant au Festival de Tango de Buenos Aires, au Centre d'Exposition, à la Recoleta, que se tiendra en fin d'après-midi à 18h une nouvelle présentation de ce nouveau disque du chanteur Juan Carlos Godoy, l'une des vedettes du documentaire Café de los Maestros dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler dans ces colonnes.
Pour l'occasion, Página/12 consacre une assez longue interview au vénérable artiste, qui ne boude pas son plaisir de revenir ainsi périodiquement sur le devant de la scène à un âge ma foi avancé.
Pour aller plus loin :
Hier, à l'amphitéâtre Eva Perón du Parque del Centenario, le Festival rendait hommage à Alorsa, grâce au concours de deux des musiciens du groupe La Guardia Hereje (1), et de quelques chanteurs amis parmi lesquels on retrouvait Lucio Arce, Cucuza et Juan Pablo Villareal. La maman d'Alorsa avait fait le voyage depuis La Plata pour être présente. Malheureusement, l'heure un peu trop précoce pour un samedi après-midi (15h) et les 10 jours de pluie exceptionnels jusqu'à vendredi inclus avaient découragé beaucoup de gens de venir se risquer sur des gradins trop exposés aux récentes intempéries... Quel dommage car sans faire grand soleil, il n'est pas tombé une goutte d'eau de l'après-midi et il faisait raisonnablement bon, même pour de Portègnes, surtout avec le maté en pogne et la thermos à portée de main.
(1) L'un des deux guitaristes de la Guardia Hereje a temporairement raccroché son instrument après la mort d'Alorsa il y a trois ans. Il le reprendra un jour parce que la musique lui manque trop. J'ai pu longuement en parler avec lui après le concert. Chacun se remet comme il peut de ce drame...
mardi 7 août 2012
Tango a Tres Bandas revient au Café Homero [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Le trio de chanteurs Hernán Genovese, Esteban Riera et Jesús Hidalgo, qui s'était formé il y a quelques mois au Café 36 Billares, revient se produire tous les samedis d'août au Café Homero, Cabrera 4946, passant ainsi de Monserrat à Palermo, à 21h30.
Cette semaine-ci, ils auront pour invité le bandonéoniste Julio Pane, l'un des artistes qui sera en vedette au Festival de Tango qui s'ouvre lundi prochain, et comme invité de luxe, ils accueilleront le vieux maître Juan Carlos Godoy, super-vedette du prochain Festival à 90 ans d'ici quelques jours.
La communication ne précise pas le prix de l'entrée mais ici, cela m'étonnerait que ça cache un loup. Ce n'est pas leur genre (ni leur intérêt d'ailleurs !).
dimanche 5 août 2012
Les Plenarios reprennent à la Academia [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Après cette longue interruption de ses activités due à des travaux de restauration de son siège social, le Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, la Academia Nacional del Tango renoue avec sa tradition des actes académiques (Plenario) du premier et troisième lundi du mois demain, 6 août 2012, à l'heure traditionnelle (19h30), pour un hommage rendu au chanteur Juan Carlos Godoy, vedette des années d'après-guerre.
Le tango rituel choisi pour l'occasion est Quien tiene tu amor, de Leopoldo Días Vélez, interprété par Alfredo De Angelis et son orchestre, avec bien entendu Juan Carlos Godoy au micro, qui fêtera le 21 août prochain son 90ème anniversaire.
Ce sera l'occasion de le nommer Académicien honoris causa au sein de la jeune institution (elle a été fondée en juin 1990).
Pour en savoir plus sur la Academia, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Et ainsi de suite avec tous les mots-clés attachés à cet article.
vendredi 27 avril 2012
Deux cents ans de musique à la Casa del Bicentenario [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Création de l'hymne national argentin en 1811 ou 1813 chez doña Mariquita Sánchez de Thompson
(scène reconstituée a posteriori)
Museo Histórico Nacional, le musée consacré à la constitution de l'imagerie nationale
Música Argentina, 200 Años, tel est le titre de l'exposition qui vient de s'ouvrir à la Casa del Bicentenario, Riobamba 985, dans le quartier de Palermo. Cette exposition retrace les 200 ans, et en fait beaucoup plus, de la musique nationale, en remontant jusqu'à l'époque pré-colombienne, avec des instruments datant d'avant la découverte de Christophe Colomb.
Une part importante de l'exposition est en effet consacrée aux musiques indiennes (originaires, disent maintenant les Argentins), notamment celles des peuples du sud, les Mapuches, dont la vie culturelle est de plus en plus mise en lumière après avoir été niée et ignorée très longtemps (seuls les Guaranis avaient droit à un semblant d'intérêt).
Dans le décor rouge ponceau qui marqua cette époque (1835-1852), une salle est consacrée au candombe noir du temps de Rosas, dans lequel le tango prend une partie de ses racines (voir le Vade-mecum historique dans la rubrique Petites Chronologies de la Colonne de Droite, dans sa partie médiane). Une autre l'est à la musique patriotique (illustration ci-dessus), révolutionnaire et fédérale des années 1810-1830 (les premiers temps de l'indépendance suivis de la guerre civile entre unitaires et fédéraux à partir de 1820). Le premier étage est consacré à la musique du 20ème siècle, dans laquelle le tango tient toute sa place. Le musée de la SADAIC (la société des auteurs et compositeurs) a prêté quelques unes de ses pièces, comme les guitares de Gardel et Razzano, la machine à écrire du poète Homero Expósito (1), le bandonéon du compositeur Eduardo Arolas... Les autres musiques populaires sont elles aussi présentes, comme le folclore, le jazz et le rock argentins. Tout comme la musique de film, la musique classique, la musique religieuse et l'opéra (le Colón a été, à de nombreuses époques, l'une des plus prestigieuses salles lyriques du monde, avant que la crise économique de 2001 lui vole ce beau titre de gloire). Les 7 ans qu'a duré la dernière dictature militaire (1876-1983) est représentée par une pièce obscure et silencieuse où on ne trouve que la liste des morceaux de musique qui étaient alors censurés, pour des raisons variées et souvent assez incompréhensibles...
L'exposition fait aussi la place à la musique vivante avec plusieurs concerts le week-end. Côté tango, sont au programme Juan Carlos Godoy (ce soir vendredi à 19h), Hugo Marcel (demain à 18h), le Sexteto Mayor (ce dimanche à 18 h, lui aussi). Guillermo Fernández et Brian Chambouleyron sont au programme de la semaine prochaine.
L'exposition est ouverte jusqu'au dimanche 6 mai, du mardi au dimanche, de 15h à 21h, et l'entrée est libre et gratuite.
Pour aller plus loin :
visiter le site Internet de la Casa del Bicentenario
(1) dont j'ai traduit une demi-douzaine de tangos, de valses et de milongas parmi les plus célèbres dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, ed. du Jasmin, comme Flor de Lino, Azabache, Tristeza de la calle Corrientes ou Yuyo verde...
vendredi 4 novembre 2011
Le Tango Cantado aux Séminaires de Culture Tanguera [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
En ce mois de novembre, la Academia Nacional del Tango organise ses séminaires de culture tanguera autour du tango chanté, tous les mardis, de 19h30 à 21h30, au prix habituel de 250 $ pour le mois complet.
Le 1er novembre, c'était Raúl Lavié qui planchait.
Viendront derrière lui par ordre chronologique : Juan Carlos Godoy, Hugo Marcel, Osvaldo Ribo et Néstor Fabián.
Rencontres informelles où les maîtres racontent leurs souvenirs, leurs carrières et partagent leurs analyses avec un public très motivé...
Les séances ont lieu au premier étage, au siège de l'Académie, Avenida de Mayo, 833.
lundi 20 décembre 2010
Juan Carlos Godoy à la Parakultural mardi soir [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Le chanteur Juan Carlos Godoy, bien connu pour avoir été la voix de l'orchestre de Alfredo de Angelis et que le film Café de los Maestros (voir mon article du 30 juillet 2008 sur ce documentaire) a remis sur le devant de la scène, se produira demain soir, mardi 21 décembre 2010, à 23h, à la milonga Parakultural du Salón Caning, Scalabrini Ortiz 1331.
La Parakultural (voir son site sous le lien) est l'une des grandes milongas de Buenos Aires et la soirée s'annonce prestigieuse...
A voir, si vous êtes là-bas.
lundi 12 juillet 2010
Le Festival de Tango de La Falda (1) [à l’affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Le Festival de Tango de La Falda est le plus vieux festival de tango au monde. Il fêtera cette année, du 16 au 25 juillet, sa 27ème édition, avec parmi les artistes invités Madame Nelly Omar qui a fêté en février ses 99 ans.
Le programme a été présenté officiellement le 4 juillet dernier.
A l’auditorium Carlos Gardel, on pourra donc voir, entendre et applaudir :
Le samedi 17 juillet à 20h, l’actrice et nouvellement chanteuse Soledad Villamil, une grande vedette du grand et petit écran qui attire toujours la foule, la chanteuse María Graña (1), la chanteur Ariel Ardit (ex-Arranque) et son orchestre, le pianiste Cristian Zárate et son sextuor, et la Compagnie Ballet José Hernández qui sera de toutes les soirées, sauf la nuit de clôture le 25 juillet.
Le dimanche 18 juillet, le spectacle commencera à 19h. Y participeront : le chanteur mais aussi compositeur et auteur Guillermo Fernández avec son orchestre, le Sexteto Mayor, les chanteurs Juan Carlos Godoy et Lalo Martel qui reviennent après le succès de l’année dernière dans le spectacle Cantores de Típica, monté et réalisé par le couple Gabriel Soria et Cecilia Orrillo (voir mon article du 7 juillet 2009), les jeunes chanteuses María José Rojas et Lucila Juárez, la fille aînée de Rubén Juárez, qui vient de nous quitter le 31 mai dernier et la Orquesta estable del Festival, le propre orchestre du Festival de la Falda.
Le nombre de caractères pouvant être inclus dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, étant limité, je suis contrainte de déployer cette présentation sur deux articles, eu égard à la multitude des artistes invités.
Pour en savoir plus :
Consultez le site du festival de La Falda.
(1) que vous pouvez entendre dans le disque Melopea offert avec mon livre, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, éditions du Jasmin, mai 2010. Elle y interprète Chiquilín de Bachín, de Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, avec le poète lui-même récitant la glosa de présentation qu’il a écrite pour cette valse très célèbre datant de 1968 et traduite à la page 156.
dimanche 26 juillet 2009
Quelques rendez-vous festivaliers [à l'affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
Intérieur de Harrods en août 2008 pendant le 10ème Festival de Tango de Buenos AiresLe duo de tango à l'humour triste (comme ils l'appellent eux-mêmes), los Hermanos Butaca (ce qu'on pourrait traduire par Les Frères Fauteuils ou les Frères Appui-tête) se produira au Centre Culturel Konex (Ciudad Cultural Konex), Sarmiento 3131, dans le quartier de Balvanera, le 20 août prochain, dans le cadre du 11ème Festival de Tango à Buenos Aires.
Juan Vattuone, quant à lui, chantera le lundi 24 août à 19h sur la scène installée au rez de chaussée de l'ancien magasin Harrods, situé dans la rue Florida, au numéro 877. Le concert devrait être gratuit, comme la quasi-totalité des manifestations proposées par le Festival.
Cet ancien grand-magasin, qui a fermé depuis de très nombreuses années en tant que tel, fut très longtemps la seule surcursale étrangère de la célèbre enseigne londonienne. Cette succursale fut inaugurée le 31 mars 1914 ou 1912 (les sources se contredisent sur ce point)... Aujourd'hui le bâtiment porte toujours le nom de Harrods (la justice a autorisé les nouveaux propriétaires à maintenir le nom, en dépit des réclamations en sens contraire des propriétaires anglais qui ont dû vendre le nom avec les murs). Le Harrods de Buenos Aires n'appartient donc plus au groupe du magasin londonien, propriété de l'homme d'affaires égyptien Mohammed Al-Fayed. Son actuel propriétaire l'a laissé en l'état en attente d'une reprise d'activité qui commencera peut-être par du commerce en ligne. Une trentaine d'employés entretient (très bien) les lieux. Et, de temps à autre, Harrods devient l'écrin luxueux de manifestations exceptionnelles et prestigieuses comme le Festival. Depuis l'année dernière, Harrods a pris la place occupée pendant les neuf premières éditions du Festival par le Predio Ferial de la Rural, un hall d'exposition très excentré, situé à Palermo, qui abrite la Feria del Libro de Buenos Aires (en mai) et accueille cette semaine le Salon de l'Agriculture argentin. Harrods est, lui, en plein centre ville, dans le quartier de San Nicolás, admirablement bien desservi par les transports en commun.
Et le 16 août, Gabriel Soria et Cecilia Orrillo, présenteront à 21h, au Teatro Avenida, le très beau théâtre à l'italienne de la avenida de Mayo, au numéro 1212, entre San Nicolás au nord et Monserrat au sud, leur nouveau spectacle d'archéologie musicale : Cantores de Típica, dont j'ai déjà parlé à l'occasion de la création du spectacle au Festival de La Falda, il y a quelques jours (lire l'article).
Pour aller plus loin :
visitez fréquemment le site du Festival de Tango sur le Portail de la Ville de Buenos Aires. Le programme du Festival n'est pas encore paru. Seule l'édition de 2008 est consultable pour le moment. Le contenu du programme devrait être présenté à la presse par Mauricio Macri et/ou Hernán Lombardi, assistés par le Maestro Gustavo Mozzi, Directeur du Festival depuis l'année dernière.
Visiter le site de la Ciudad Cultural Konex.
mardi 7 juillet 2009
Après Las cancionistas, le tour des Cantores de Típica [à l’affiche]
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Denise Anne CLAVILIER
C’est un autre travail de sauvegarde et de restauration du patrimoine vivant et quasi-familial qu’est celui du tango argentin. Un art qui, à Buenos Aires, prend tout son sens lorsqu’il est transmis de génération en génération. Et le tango n’en finit pas de réparer la terrible rupture générationnelle dont il a souffert pendant les années 70. Voir l’autre article de ce jour portant sur cette même préoccupation, au sujet d’une page consacrée par Página/12 au labeur archéo-discologique de TangoVía Buenos Aires.
Après avoir fait remonter sur scène trois grandes cancionistas (chanteuses populaires) des années 40 et 50, aux Festivals de La Falda en juillet 2008 et de Buenos Aires en août 2008 (lire à ce sujet mon article du 23 août 2008), le couple Soria-Orrillo fait revivre l’art du chant tanguero orchestral des grands orchestres qui dominèrent le paysage artistique des années 40 et 50, ceux de Miguel Caló, Pedro Laurénz, Ricardo Tanturi et Angel D’Agostino. Et ces chanteurs, témoins toujours vivants de cette époque mythique, s’appellent Alberto Podestá, Osvaldo Ribó, Rubén Cané, Lalo Martel et Juan Carlos Godoy. Certains d’entre eux d’ailleurs ont participé au film, célèbre désormais, de Gustavo Santaolalla, el Café de los Maestros (dont Barrio de Tango s’est plusieurs fois fait l’écho, voir cet article du 30 juillet 2008 et cet autre du 28 mars 2009).
Le travail de Cecilia Orrillo (dont je ne vous ai jamais vraiment parlé jusqu’à aujourd’hui) et de Gabriel Soria (lui, si, je vous en ai déjà parlé et plus d’une fois) à consister à restaurer le style d’interprétation et d’exécution musicale de ces orchestres, en détaillant les enregistrements par un démixage en pistes individuelles, instrument par instrument, pour restituer les orchestrations, les arrangements et les spécificités techniques. On a en fait peu de traces écrites de ce que jouaient ces orchestres. Ce qui nous est parvenu, ce sont les enregistrements. Car les partitions qui servaient aux répétitions et aussi, parfois, aux exécutions en public (quand il y avait des partitions) n’étaient considérées comme dignes d’un quelconque intérêt historique par personne en ce temps-là. Elles ont donc rarement été conservées par les musiciens, qui y voyaient surtout des brouillons de travail. Sans parler d’une tradition très importante dans l’histoire du tango et de ses orchestres : le jeu a la parilla, c’est-à-dire le jeu sans partition, en forme d’improvisation collective, qui fait authentiquement partie du génie même de cette musique et permet de comprendre sa vitalité et sa variété stylistiques.
Cecilia et Gabriel ont donc reconstitué ainsi, note après note, morceaux après morceaux, des pans entiers de la tradition qu’il s’agit à présent de transmettre aux générations présentes (et futures) avec, autant qu’il sera possible, le concours des grands anciens. Et ces chanteurs, à présent d’âge respectable, sont le maillon indispensable à cette transmission dans le respect de ce qui a été.
Le travail de Cecilia Orrillo et de Gabriel Soria, qui gagnent leur vie tous deux dans les médias, elle comme attachée de presse, lui comme journaliste, conférencier et animateur radio, a donc abouti, comme l’année dernière, à un spectacle, qui s’intitule Cantores de Típica. Ce spectacle est programmé à deux occasions : au Festival de tango de La Falda, le 17 juillet prochain, en formation trio de chanteurs (Podestá, Ribó et Cané) -ce sera sa création- et le 16 août prochain (je vais tâcher de ne pas le rater, celui-là), dans le cadre du Festival de Tango de Buenos Aires, en formation de quintette (Podestá, Ribó, Cané, Martel et Godoy, comme sur la photo).
A La Falda, le spectacle doit se donner dans l’Amphithéâtre Carlos Gardel, avec l’orchestre de Roberto Siri pour accompagner les trois chanteurs.
Bien sûr, la situation actuelle m’oblige à signaler que les manifestations du festival de La Falda sont susceptibles d’être annulées d’un jour à l’autre, vu que le Festival a lieu en période culminante d’épidémie hivernale. C’est malheureusement le sort en ce moment même de tous les spectacles et concerts que j’annonce dans Barrio de Tango. Hier l’hommage à Piazzolla n’a finalement pas eu lieu, à la Academia Nacional del Tango, parce que l'un des intervenants est tombé malade. Et aujourd’hui même, ce sont les théâtres eux-mêmes qui viennent de décider de baisser le rideau pour une dizaine de jours, le temps que le gros de l’épidémie soit passé, avec les jours les plus froids de l’année...
Pour en savoir plus sur le spectacle, il faut consulter le site créé à cet effet.
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