Actualité culturelle argentine, là-bas à Buenos Aires et sur le Río de la Plata, et ici, en Europe francophone.
Actualidad cultural, allá en Buenos Aires y su zona y acá en nuestras ciudades europeas franco-hablantes. Noticias en español si te gusta más así...
Cultural current affairs, there in Buenos Aires area and here, in French-speaking Europe. Depending on your demand...
La
Orquesta La Vidú se produira demain soir, vendredi 12 juin 2015, à
22h, à l'Espace Culturel Benigno, avenida Chiclana 3045, dans le
quartier de Parque Patricios.
Le
lendemain, samedi 13 juin, l'auteur-compositeur interprète Juan
Seren et ses partenaires habituels, Los Púa Abajo ainsi que le
chanteur Choco Ciocchini investiront la salle pour un autre concert,
à la même heure.
Cet
espace culturel est un lieu d'apprentissage et de spectacle, ainsi
qu'un café, comme c'est le cas dans presque tous les lieux de
culture à Buenos Aires.
Samedi
prochain, le 15 juin 2013, à 22h, le chanteur Cucuza (entendez la caboche), bien
connu de mes lecteurs, après un mois de mai passé
au CC Torquato Tasso, revient au Bar El Faro, son quartier-général
à la limite de Villa Urquiza, Villa Pueyrredón et
Parque Chas, esquina Constituyentes y La Pampa, pour une soirée
musicale différente du rendez-vous habituel dont il a pris
l'initiative il y a bientôt six ans (El Tango vuelve al
Barrio).
Cette
fois-ci, la soirée porte le titre de Menesunda (ce que je
m'avance un peu en traduisant par Mêli-Mêlo ou Macédoine
) (1) et rappelle, avec une bonne dose de culot, la pochette d'un
disque historique de Luis Alberto Spinetta, avec son groupe Almendra,
un disque sorti en 1970 et illustré par un dessin quelque peu
neurasthénique du musicien lui-même, dont l'illustration
ci-dessus remplace le visage original (2) pour celui de Enrique
Santos Discépolo, le poète désespéré
de Esta noche me emborracho(3).
Samedi,
la fine équipe composée autour de Cucuza par Sebastián
Zasali (bandonéon), Noelia Sinkunas (piano) et Mateo Castiello
(guitarre) (4), une belle brochette de chanteurs invités
(Antonio Birabent, Pablo Dacal, Martín Elizalde, Mariano
Fernández et Dolores Solá), un compositeur invité
qui n'est autre que Acho Estol (le compagnon de Dolores Solá),
des instrumentistes (le Dúo Púa Abajo, les guitaristes
Julio Sleiman et Nicolás Pascuzzo) et le récitant
Martin “El Pitu” Frontera. Une bonne partie de la crème de
la movida tanguera la plus originale et la plus éclatante de la Buenos Aires actuelle.
Belle soirée en perspective.
Cucuza et Moscato (à la guitare), sur la scène de la Academia Nacional del Tango
Droit
au spectacle : 50 $. Comptez les consommations en plus (El Faro
propose une carte spéciale pour les soirées musicales,
courte mais appétissante et roborative, surtout par ces temps
frisquets où l'hiver pointe son nez).
(1)
Menesunda a deux sens principaux, dont un désigne les
stupéfiants qui font tout à fait quitter le monde réél.
Dans les années 70, il est à peu près certain
que ce sens-là était dans l'esprit de tous. Aujourd'hui
et vu la liste des participants, je pencherai plutôt pour le
second.
(2)
Curieusement, cette pochette ultra-connue en Argentine n'est que peu
disponible sur Internet. Cependant la rédaction de Página/12
s'en était servi le 9 février 2012 pour annoncer à
sa une le décès du grand rockeur. Cliquez sur le lien
pour accéder à cette première page du quotidien
et cette nécrologie admirative.
(3)
Cette nuit, je me soûle.
(4)
Mateo est le fils de Cucuza. Et c'est déjà un excellent
musicien, si j'en crois sa prestation aux côtés de son
père au Festival de Tango en 2011 dont je garde un souvenir
ébloui.
Dans son habit chamarré de carnaval, le
murguero Ariel Prat que mes lecteurs commencent à connaître
sera ce soir au Bar El Faro qu'il appelle "el
legendario Bar de la Triple Frontera"(1).
Le
spectacle de ce soir s'intitule Carnaval de Mi Barrio, c'est un
concert de murga, la petite sœur bâtardillonne du tango. Ariel
Prat, auteur-compositeur interprète, sera accompagné
par Alejandro Caraballo au bombo (un tambour spécialement
utilisé dans les défilés de carnaval et tout
droit venu d'Afrique) et Miguel Suárez à la guitare.
Ci-dessus, un pot-pourri du spectacle que Ariel a donné en 2011 pendant le carnaval au Torquato Tasso, à San Telmo.
En
invités d'honneur, Ariel Prat nous annonce le duo Púa
Abajo (ce qu'on pourrait traduire par "Crosse
en l'air" ou "Baissez
vos armes" et vous pouvez
l'entendre dans tous les sens, jusqu'au douzième degré
si ça vous chante).
Droit
au spectacle : 50 $ (c'est dix de plus que d'habitude à cette
adresse, mais Ariel Prat est une pointure et comme il se partage
entre l'Espagne et l'Argentine, ses concerts là-bas sont
rares).
Ce
soir, vendredi 1er mars 2013, 21h30, El Faro, esquina
Constituyentes y La Pampa, côté Villa Pueyrredón
pour ce qui est du quartier.
Ariel Prat, La Murga del Flako, en hommage au Président Néstor Kirchner que mes fidèles lecteurs ont tout de suite reconnu... El Flaco (orthographe normale), c'était son surnom (terme d'affection intraduisible en français).
Ce montage sur la murga de Prat est sous-titré (texte original intégral).
Pour bien comprendre les images choisies par le réalisateur, mieux vaut avoir suivi d'un peu près les évènements (ou être un lecteur de Barrio de Tango depuis plusieurs années. Reportez-vous à mes articles sur Kirchner et le traumatisme qu'a été son décès brutal en octobre 2010.)
Et pour ceux qui voudront se faire une autre idée, voilà la même murga ultra-engagée interprétée au CC Torquato Tasso le 5 juillet 2011 par son auteur.
(1)
Si vous ne vous souvenez pas d'où vient cette idée de
triple frontière, vous devriez trouver la solution en allant
consulter les autres articles sur les spectacles proposés
régulièrement par cet établissement. Il vous
suffit pour cela de cliquer sur son nom dans le bloc Pour chercher,
para buscar, to search, ci-dessus. Par ailleurs, quand on parle de
Triple quelque chose en Argentine et qu'on est murguero en période
post-carnavalesque, l'association d'idées immédiate se
fait avec la Triple A, une police parallèle fondée par
Isabel Perón lors de sa déplorable présidence
juste avant le coup d'Etat de Videla. La Triple A avait pour mission de traquer et le cas échéant d'assassiner les militants
communistes ou apparentés (en fait tous les anti-péronistes),
une milice qui a beaucoup de meurtres sur la conscience, si toutefois
ses membres en eurent jamais une...
En novembre 2011, la Sala Osvaldo Pugliese continuera à accueillir la série de concerts Tango de Miércoles, à 20h30, au prix de 30$ l'entrée.
Mercredi 16 novembre, ce sera un concert du Cuesta Arriba Trío ("sur la pente remontante", à rebours d'un célèbre tango de Carlos Gardel, Cuesta Abajo, de mal en pis) pour un spectacle de tangos classiques et modernes avec des compositions originales du trio ou d'autres musiciens d'aujourd'hui : Mariano Gil à la guitare, Juan Fracchi à la contrebasse et Ezequiel Uhart au bandonéon.
Le 23 novembre, revient une parodie de conférence absolument hilarante à condition
1) de bien comprendre le portègne parlé dans le texte et à la bonne vitesse
2) d'avoir une bonne expérience d'un certain discours pompeux et académique tel qu'on peut le pratiquer dans les universités argentines et les colloques scientifiques ou à prétention scientifique.
Si vous possédez tout ça, là, vous allez franchement vous marrer en écoutant ce conférencier tête à claque, le Licenciado Eugenio Rataplán (titulaire d'un Master pour le dire en français), dont le nom à lui tout seul résonne déjà comme un roulement de tambour... Tout cela est de la pure fantaisie, qui peut partir en vrille dans un délire total, avec quelques pastiches succulents de tangos célèbres. A mourir de rire !
Et le dernier mercredi du mois, le 30, ce sera le tour de Suerte Negra, avec l'auteur-compositeur interprète Juan Seren et les Púa Abajo.
Enfin dans un autre cadre, le CCC participera au Festival du Tango Queer par une nuit de danse et de théâtre dans la salle Solidaridad, le mercredi 16 novembre à 19h (entrée : 30 $).
Vous trouverez le site Internet du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543, dans la Colonne de droite de ce blog, dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), dans la partie inférieure.
Ce mercredi 21 septembre 2011, à 20h30, Hernán Cucuza Castiello, accompagné par le pianiste et bandonéoniste Sebastián Zasali, occupera, pour la troisième fois, la petite scène de la Sala Osvaldo Pugliese pour la troisième édition de son spectacle Con-vivencia Tanguera qui mêle des morceaux du répertoire classiques à des créations plus récentes, appartenant à ce que les Argentins appellent le Tango Nuevo (1). Con-vivencia Tanguera est une soirée musicale partagée qui prend place depuis plus de deux ans dans le cadre des soirées Tango del Miércoles au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543.
Entrée : 30 $.
Pour l'occasion, Cucuza a décidé de s'entourer, comme à son habitude, de très nombreux artistes, qui sont aussi ses amis : le guitariste et compositeur Acho Estol, le duo Dema-Sampaolli, le chanteur Hernán Genovese, le guitariste Maximiliano Moscato Luna, qui est son partenaire habituel dans le cycle El Tango vuelve al Barrio (EtvaB), l'auteur-compositeur-interprète Juan Seren avec le duo Púa Abajo, l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce, la pianiste Noelia Sinkunas et le jeune guitariste Mateo Castiello, son propre fils, 13 ans et des doigts d'or sur les cordes d'une guitare (le jeune musicien avait récolté une ovation remarquable en jouant au Festival de Buenos Aires avec Moscato, fin août : il nous avait tous bluffés).
(1)Tango nuevo : à ne pas confondre avec la danse très en vogue en France et qui mélange le tango et la salsa, sous le même nom. Inconnu au bataillon à Buenos Aires, où l'on apprécie guère que les Européens cherchent à l'imposer et empruntent ce nom de tango. Dans Barrio de Tango (ce blog), l'expression tango nuevo fait référence à la nouvelle vague musicale du tango, qui est apparue au début des années 1990, comme une véritable renaissance du genre, après la grande crise qu'il a traversée entre la chute de Perón et la fin de la Dictature (soit de 1955 à 1983).
La fête revient au Bar El Faro à la limite entre Villa Urquiza et Villa Pueyrredón pour les 80 ans de sa fondation, ce vendredi 1er avril 2011. En Argentine, un pays jeune, on n'attend pas le siècle pour faire la fête. La plupart des chiffres ronds donnent lieu à célébration et c'est comme ça que peu à peu, se construit une identité nationale. C'est à force de créer des repères dans l'histoire au plus près de la vie des gens.
Depuis l'arrêt contraint, forcé et administrativo-corrompu, il y aura bientôt un an, des concerts traditionnels que Cucuza et Moscato y avaient installés sous le titre de El Tango vuelve al Barrio (ETvaB, pour les intimes) et qui ont permis à l'établissement de se faire reconnaître comme Bar Notable (établissement classé) en février 2010, c'est seulement la deuxième fois que les deux musiciens parvienent à y organiser à nouveau une fête artistique. Ils ont invité à les rejoindre pour l'occasion Juan Seren, le Dúo Púa Abajo, Juan Pablo Villareal, A Punto Fijo et le poète Raimundo Rosales(1), qui est presque toujours de la partie dans la salle...
Si le temps le permet (vous avez compris qu'au printemps, en été et à l'automne comme maintenant, il pleut souvent, et fort à Buenos Aires), des tables seront installées sur le trottoir.
Le spectacle est gratuit. Il commence à 21h30 (arrivez avant pour pouvoir commander et dîner avant le spectacle. Pas de bruit de fourchette pour accompagner la musique !).
Il faut impérativement réserver (El Faro, esquina La Pampa y Constituyentes) et pensez bien que tous les habitants du coin vont se précipiter (cela fait si longtemps qu'ils sont privés de leurs artistes !). Ceci dit, si vous pouvez encore trouver le bout d'un tabouret, ça vaut le coup. Et mille pardons à mes lecteurs qui sont à Buenos Aires et qui m'en voudront beaucoup de ne pas les avoir informés suffisamment à l'avance : mon ordinateur et moi avons des scènes de ménage épiques depuis une semaine. Les noms d'oiseaux volent entre nous !
(1) Raimundo Rosales est l'un des poètes dont je présente une dizaine de letras et de poèmes, dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, supplément 2010 de la revue Triages, Tarabuste Editions, janvier 2011 (Tarabuste Editions, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît du Sault). Raimundo est un poète très marqué par la poésie espagnole et par l'effervescence artistique, socialement et politiquement fortement engagée, qui existait à Buenos Aires dans les annéees 60 et 70 avec le surgissement du rock nacional (grâce à Litto Nebbia et Luis Alberto Spinetta, dont je vous parlais avant hier à propos d'un disque de berceuses très particulier, voir mon article du 28 mars 2011) et la seconde révolution piazzollienne, celle qui démarre en 1968 (eh oui !) avec le début du partenariat entre Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, autre poète présent dans Deux cents ans après, un duo créateur auquel Raimundo a souvent rendu hommage, notamment à travers Palabras para Astor, p 42, et Las manos de Horacio, p 55 (que vous pouvez écouter sur la liste d'écoute Deux cents ans après sur ma page Myspace). Il a aussi écrit un très beau Elogio de la duda (éloge du doute), sur le vécu des adultes que sont devenus aujourd'hui les enfants volés à leurs parents pendant la Dictature, un régime que Raimundo a fui en se réfugiant en Espagne (p 53). Face à Elogio de la Duda, le volume présente División de bienes, un tango sur un couple qui divorce et partage ses biens (Qui garde quelle partie de quoi ? / Et comment se conclut cette idylle / La pluie à la fenêtre / Et ce petit matin / Qui nous lit les lettres de l'exil [...]), autre morceau que vous pouvez entendre sur la liste d'écoute. Milonga de los arroyos et Soy cantor sont aussi dans l'ouvrage comme dans la liste d'écoute. Et il y a encore dans le recueil d'autres textes, dont je n'ai pas trouvé les versions enregistrées sur le réseau Myspace. Un poète à découvrir, doublé d'un chic type, aussi attachant que talentueux. C'est un grand ami de Cucuza qui n'hésite pas à inscrire ses tangos, ses valses et ses milongas à son répertoire. Pour mieux connaître leurs activités à l'un et à l'autre, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
L'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce regroupe une nouvelle fois ses amis, dont il mélange allègrement les noms, les surnoms et les titres dans le mail qu'il vient de nous envoyer et sur l'affiche qu'il diffuse, pour un tour de chant partagé avec ses propres chansons.
Cet auto-hommage lui sera rendu au restaurant de Palermo La Paila, rue Costa Rica au numéro 4848, demain, mardi 22 mars 2011, à 21h (arrivez vers 20h pour dîner et éviter les bruits de fourchette pendant le spectacle).
Entrée : 25 $ (ajoutez le coût, très modique, du repas, avec une carte de gastronomie du nord de l'Argentine. C'est très bon, essayez !).
Pour en savoir plus sur ce spectacle (dont le titre est une blague, vous l'aviez compris au premier regard sur l'affiche, n'est-ce pas ?), voir mon article du 19 février 2011 sur sa première représentation.
Pour voir de quoi a l'air Lucio lorsqu'il chante à La Paila, voir mon article du 17 octobre 2010 dans lequel je vous ai livré un retour sur image sur une soirée d'août à laquelle il avait eu la gentillesse de m'inviter.
C'est à un récital un peu particulier que nous invite l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce à l'Hostel Cultural Terrasa, Corrientes 3594, vendredi 25 février 2011 à 21h30, a la gorra(1).
Affiche diffusée par Lucio Arce (cliquez dessus pour une meilleure résolution)
Le spectacle s'appelle modestement Tributo a mí mismo (ce qui se comprend assez facilement, surtout avec les pitreries auxquelles se livre l'ami Lucio sur cette affiche plutôt marrante, à moins que vous ne soyez désespérément allergique à l'humour argentin et à l'humour en général, de quelque pays que ce soit).
Il a invité autour de lui un certain nombre d'artistes amis qui tous chanteront ses chansons (avec des intervertions sur l'affiche) :
Facundo Radice et Bruma Ottavianelli
Santiago Alvarez (harmonica)
le Dúo Púa Abajo et le Dr Romero (harmonica aussi).
Si vous êtes à Buenos Aires, il ne faut pas rater un truc pareil (Lucio parle parfaitemnet l'anglais des Etats-Unis et comprend assez bien le français : donc vous pourrez le saluer de ma part).
Ajout du 22 février 2011 : Lucio Arce fait savoir qu'il y a un changement de lieu. On passe de Almagro à San Cristobal. Le concert sera donné au Teatro Orlando Goñi (du nom d'un des grands pianistes de Troilo), situé Cochabamba 2536, une rue coincée entre Avenida San Juan et l'Autoroute 25 de Mayo. D'où un changement de photo, ci-dessus, aujourd'hui.
Pas d'autre article aujourd'hui : à 18h, j'anime un nouveau Rendez-vous littéraire Tangos d'hier et d'aujourd'hui, à l'Académie Esprit Tango, 3 rue des Vignoles, Paris 20ème (M° Avron), autour de la letra de Toda mi vida et, si on a le temps, de Como dos extraños, deux textes de José María Contursi, sur une musique l'un de Aníbal Troilo, l'autre de Pedro Laurenz, deux grands bandonéonistes devant l'Eternel, à la suite du premier rendez-vous, le 5 février dernier, où nous avions scruté Mi noche triste, du papa, Pascual Contursi, letra historique sur laquelle je reviendrai, au Café littéraire qui s'ouvrira le mardi 1er mars, à 20h, toujours à Paris, mais cette fois-ci à l'Espace Tango Negro (voir mon article d'hier à ce sujet). Ce soir, on saute à la génération suivante, tout en continuant d'explorer la même thématique littéraire, l'amour déçu et malheureux (voir mon article du 7 février 2011 sur ce deuxième Rendez-vous parisien).
(1)a la gorra : l'expression se trouve traduite dans la Trousse lexicale d'urgence, que j'ai mise à disposition dans la partie médiane de la Colonne de droite.
ETvaB est l'anagramme d'une phrase-slogan : El Tango vuelve al Barrio (le tango revient dans le quartier). C'est le titre d'une série de concerts de tango animés par le chanteur Cucuza et le guitariste Moscato, deux musiciens parfaitement connus des internautes qui fréquentent ce blog francophone consacré à l'actualité du tango argentin et au contexte socio-politique dans lequel il se développe.
Affiche diffusée par les artistes. Cliquez dessus pour l'agrandir.
Le concert qui doit avoir lieu en plein air vendredi prochain, 17 décembre 2010, à 20h (pourvu que la pluie ne vienne pas gâcher la fête comme samedi dernier !), sera le dernier de la série pour cette année. Rendez-vous avec des tas de musiciens, d'instrumentistes et de chanteurs, dont vous avez la liste sur l'affiche diffusée par Cucuza, à l'angle des avenues La Pampa et Constituyentes à la limite entre les quartiers Villa Urquiza et Villa Pueyrredón (côté Pueyrredón), sur le trottoir du café-restaurant El Faro, une pizzeria de quartier qui a été inscrite sur la liste des Bares Notables de la Ville Autonome de Buenos Aires en février dernier (voir mon article du 11 février 2010 à ce sujet) et qui a perdu en juin le droit d'organiser dans ses murs des concerts de musique vivante. Un véritable scandale dont personne n'a compris les soubassements logiques mais qui semble participer d'une profonde corruption existant au sein de la Direction des Habilitations des locaux recevant du public dépendant du Gouvernement de la Ville. C'est pour cette raison que la manifestation se fera dehors, sur le trottoir, sur lequel on sortira les tables et les chaises... pour profiter de l'ombre des arbres à la nuit tombante.
La soirée commencera en plein jour avec un cours de tango danse ouvert à tous et gratuit à 18h par deux couples de professeurs du Club Morán, qui a accueilli plusieurs fois Cucuza et Moscato au cours de cette année 2010. Il y aura une tombola avec tirage au sort, des murgas et une milonga ainsi qu'un chanteur invité fantôme (je vous avoue que je ne sais pas du tout ce que ça cache, sauf que ça ressemble bigrement à une bonne blague de l'ami Cucuza).
L'ensemble de la manifestation est à entrée libre et gratuite. En cette période de fêtes de fin d'année et en guise de contribution, les organisateurs demandent donc au public d'apporter des denrées non périssables et des fournitures scolaires qui seront acheminés vers une école du nord du pays (en Argentine, les cantines scolaires fonctionnent en effet tout le temps, y compris pendant les vacances, pour nourrir gratuitement, le matin et le midi, parfois aussi à l'heure du goûter, les enfants pauvres qui y sont inscrits et dont le niveau de vie du foyer ne permet pas à la famille de partir en vacances).
Depuis le 5 décembre et jusqu'au 30 de ce mois, tous les jours de 14 à 21h, se tient la traditionnelle Feria del Libro Lunfardo y Tanguero au siège de la Academia Porteña del Lunfardo, Estados Unidos 1379 (dans le quartier de Constitución).
Toutes les activités sont libres et gratuites. Des hommages sont prévus à plusieurs artistes, dont l'acteur, chanteur et danseur Tito Lusiardo (une grande vedette des années 30 et 40) et le poète Evaristo Carriego (qui n'a pourtant que fort peu employé le lunfardo en tant que tel, qu'il a d'ailleurs peu connu, puisqu'il est décédé en 1912, une trentaine d'années seulement après l'apparition de ce phénomène linguistique propre au Río de la Plata et surtout aux faubourgs de Buenos Aires).
Ventes de livres, CD et DVD. Projections de films. Présentations d'ouvrages divers et variés. Et quelques spectacles dans le salon Nicolás Olivari.
Bonus commercial : pour toute dépense supérieure à 100$ (le même jour), il sera remis un cadeau (un livre ou un CD).
Dimanche prochain à 18h, le 19 décembre, il y aura en particulier un concert où vous pourrez retrouver (si vous vous trouvez à Buenos Aires en ce moment) plusieurs des artistes dont ce blog vous parle souvent : le duo Púa abajo (composé par les guitaristes Leandro Coratella et Angel Colacilli) et l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce...
Je fais quoi : je vous explique tout de suite ou je vous laisse le plaisir de cliquer sur la photo, de la regarder de près et de trouver tout seul la blague qu'elle contient ? (1)
(La solution est dans la note en bas de l'article)
Le chanteur Cucuza (Hernán Castiello) et le guitariste Moscato (Maximiliano Luna) reprennent le vendredi 29 janvier à 21h30 leur série de concerts au Bar El Faro, esquina Constituyentes y Pampa, à la limite entre les quartiers de Villa Pueyrredón et Villa Urquiza.
Les lecteurs assidus de ce blog connaissent bien ce cycle de shows de tango (comme on appelle là-bas tous les spectacles, y compris et surtout les plus authentiques, comme c’est le cas de celui-ci) et connaissent bien aussi cette pizzeria de proximité, el Faro, où il fait bon manger un morceau, à la fortune du pot, avant l’entrée des artistes...
Pour ce retour après la rupture estivale, Cucuza et Moscato ont invité le chanteur El Negro Falotico et le guitariste Aníbal Corniglio qui l’accompagnera et le duo de guitaristes Púa Abajo à qui se joindra le joueur d’harmonica Javier Romero (surnommé el Doctor Romero).
Vous avez déjà entendu parlé dans Barrio de Tango (ce blog) de Aníbal Corniglio, de Javier Romero et de Púa Abajo. Et de Cucuza et Moscato aussi (en cliquant sur leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre, vous accéderez donc à l’ensemble des articles qui leur consacrés dans ce blog. C’est en revanche la première fois que je mentionne El negro Falotico et pour l’heure, le clic sur leur nom ne renvoie qu’au présent article. D’autres viendront sans doute plus tard....
Je vous invite d’ici là à découvrir tous ces musiciens sur leurs pages Myspace respectives.
Cucuza et Moscato sont déjà présents dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
(1) Cucuza (le crâne rasé) et Moscato (le grand sourire à droite) sont en compagnie de Francisco Fiorentino à la guitare (en tout cas, il me semble bien le reconnaître) et de Roberto Goyeneche, el Polaco (là, je n'ai pas l'ombre d'une hésitation sur son identité). Deux immenses chanteurs qui firent leurs armes chez Troilo. Et tous les deux morts depuis belle lurette. J'aime beaucoup ce mélange de respect des maîtres et d'irrévence complète à leur égard. C'est l'humour portègne dans toute sa splendeur... Un coup de chapeau au grafiste qui a fait ce chef-d'oeuvre !
Comme en fait foi l'affiche reçue aujourd'hui de Cucuza (tercero beso del día), le Cycle El Tango vuelve al Barrio recevra vendredi prochain un show de Cucuza et Moscato, les musiciens résidents, si j'ose dire, avec comme invités la chanteuse Jacqueline Sigaut (un beso también) et le duo de guitaristes que je n'ai pas encore eu le plaisir d'écouter là-bas, Púa Abajo (aiguille en bas, comme sur une platine pour vyniles, un pick-up ou un gramophone... ou une arme blanche, et dans ce cas-là, cela veut dire "pointe à terre") que nous pouvons entendre sur leur page My space et voir en vidéos amateurs (videos caseras) sur leur blog.
Le reste, l'affiche le dit si bien queje ne vois pas trop quoi ajouter. En plus, si vous partez là-bas pour les vacances de Noël, emportez-la avec vous, ça vous permettra de reconnaître la pizzeria quand le taxi vous déposera devant.
Jacqueline a un site. Cucuza a une page My space et un article sur Todo Tango (une consécration de plus avec le prix Hugo del Carril de l'année dernière) et même un enregistrement (un tango de sa composition, Tibieza, Tiédeur) sur cette même page...
Cours du peso (ARS) : 1 € = 41 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centavos) Décalage horaire (Paris) : - 5 h Population BsAs : 3 millions Superficie BsAs : 202,4 km2 Pop. Gran BsAs : 12,5 millions Superficie Gran BsAs : 3833 km2
Population totale : 47 327 407 hab (mai 2022) Superficie Argentine : 2.780.400 km2
MONTEVIDEO : infos pratiques
Cours du peso (UYU) : 1 € = 37 $ au 01.11.18 (1 $ = 100 centesimos) Décalage horaire (Paris) : -5 h Pop. Montevideo : 1,3 million Superficie Montevideo : 193 km2 Pop. région Capitale : 2 millions Sup. région Capitale : 525,54 km2 Pop. Uruguay : 3,4 millions Superficie Uruguay : 176 220 km2
Asado : barbecue (du genre monstre, même en petit comité)
Baires : apocope de Buenos Aires
Boliche : tout établissement qui permet de se rencontrer autour d'une consommation solide ou liquide
Bombilla : pipette métalique ou végétale dont on se sert pour boire le mate (voir ce mot) en évitant d'avaler la poussière de yerba mate (voir ce mot). Lorsque le mate est partagé entre plusieurs convives, tous boivent à la même bombilla.
BsAs (ou BA) : initiales de Buenos Aires
Cambalache : Sens premier : dépôt-vente, brocante, voire mont-de-piété. D’où bazar, souk, bric-à-brac.
Candombe : musique d'origine afro-sud-américaine conçue pour les défilés festifs sans doute au 19e siècle au moment de la fin de l’esclavage. Cette musique est restée très populaire en Uruguay où elle est présente tout le temps.
Canyengue : caractéristique des faubourgs
Charla : conférence, causerie
Confitería : café-salon de thé et/ou pâtisserie-traiteur
Cuadra : portion de voie publique entre deux esquinas. Une cuadra faisant la plupart du temps 100 m, elle sert de mesure des distances dans la ville. Tel lieu se trouve à tant de cuadras de tel autre.
Empanada : chausson fourré à déguster chaud
Esquina : croisement de deux voies publiques (rues, avenues...) qui constitue un point de repère fixe dans la ville. On donne une adresse en indiquant sa cuadra (entre telle et telle rue) et sa distance par rapport à la esquina
GCBA : anagramme de Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires (Gouvernement de la Ville de Buenos Aires)
Gorra (a la) : littéralement "à la casquette". En français, "au chapeau". Il s'agit d'un mode de rémunération artistique traditionnel dans toute la région du Rio de la Plata
Guampa : récipient pour préparer, boire et partager le tereré (voir ce mot) quand on n'utilise pas un mate classique (voir ce mot). Le guampa est creusé dans une corne de vache.
Guita : l'argent en lunfardo. Désigne aussi la devise nationale (la guita nacional)
Legislatura : nom de l’assemblée législative unicamérale de la Ville Autonome de Buenos Aires
Mate : 1. boisson nationale argentine, uruguayenne, chilienne et paraguayenne, très appréciée aussi dans le sud du Brésil. La boisson est produite par l'infusion de la yerba maté. En Bolivie et dans certaines zones du Pérou, on boit un mate de coca. 2. récipient de toute forme, de toute matière et de différentes contenances dans lequel le mate se prépare, se boit et se partage. (Voir ce mot)
Milonga : 1- musique qui a précédé le tango, toujours très vivante (caractérisée de nos jours par un rythme vif et allègre quand bien même les paroles raconteraient un drame) ; 2- bal de tango argentin
Milonguero : l´homme qui vit la nuit dans le monde dominé par le tango. Contrairement à ce que pensent les Français, le mot ne sert que rarement à désigner le danseur de tango en tant que tel. Attention quand vous employez le mot au féminin : il a longtemps désigné une réalité sociale disparue à la fin des années 50, la cocotte qui dansait dans les cabarets et se faisait entretenir. Danseur se dit la plupart du temps bailarin (bailarina au féminin)
Murga : musique festive de défilé de carnaval et autres grandes fêtes collectives.
Orquesta típica : ensemble musical comprenant au minimum 1 piano, 1 violon, 1 bandonéon et 1 contrebasse.
Peso : devise nationale (non convertible). Sigle : $
Picada : assortiment de fromages et/ou de charcuterie
Plenario : réunions académiques que les Academias organisent dans le cadre de leurs activités culturelles publiques
Porteño : gentilé de Buenos Aires. Se dit de toute personne née à BsAs. Nul n’est jamais vraiment porteño s’il est né hors de la Ville. Sauf à s’appeller Carlos Gardel, et ce quel que soit le lieu de sa naissance.
Show : tout concert, récital, tour de chant, spectacle. Le mot n’est pas réservé aux spectacles de revue ni aux grand événements ultra-marketés drainant des milliers de spectateurs.
Tango baile : le tango dans sa dimension dansée, une dimension parmi d’autres.
Tango salón : tango qui se danse en société (par opposition au tango professionnel, pour la scène)
Tereré : mate préparé avec de l'eau froide ou à température ambiante ou du jus d'orange ou de citron, parfois de pamplemousse, très apprécié par grandes chaleurs.
Troesma : verlan de Maestro (maître)
Yerba mate : feuilles d'un arbuste de la famille du houx, originaire du Paraguay et du nord de l'Argentine et de l'Uruguay. Séchées à l'air chaud ou au four, fermentées puis hachées, elles forment l'ingrédient essentiel du mate et du tereré.
CENTENARIO TROILO (2014)
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La Boca de Quinquela et des peintres
LES LIENS ~ LOS ENLACES ~ LINKS (sites intéressants)
Blogs et sites culturels : Walter Alegre, militant de la culture (BsAs) Pablo Vignali, photographe à Montevideo Melografías, sur l'actualité de la musique argentine(BsAs)
Radios généralistes : NCI, culture pan-ibéroaméricaine (Madrid) RFI Radio France Internationale en français RFI Radio France Internationale en espagnol Canal Académie (radio de l'Institut de France)
Dictionnaires et traducteurs en ligne : ATLIF-Université de Caen (dictionnaire de français) CISCO-Université de Caen (synonymes français) RAE Real Academia Española (dictionnaire d’espagnol)