jeudi 21 octobre 2010

Le Dúo Roggero à la Academia Nacional del Tango demain soir [à l’affiche]

Luis et Aquiles Roggero, fils de Aquiles Roggero, violoniste, pianiste et chef d’orchestre de l’époque d’or du tango, dans les années 40 et 50, présenteront demain soir, vendredi 22 octobre 2010, à 21h, leur nouveau CD Hermano Tango (Frère Tango), à la Academia Nacional del Tango, en présence du Maestro Horacio Ferrer, président et fondateur de l’institution.

Il sera demandé un droit d’entrée de 20 $.

Academia Nacional del Tango, Museo Mundial del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage.

Conférence de Solange Bazely à Cahors le 23 novembre [ici]

Solange Bazely donnera une conférence sur Cinéma et Tango le mercredi 23 novembre à la Médiathèque de Cahors à 17h.

Si vous êtes libre ce jour-là et à cette heure-là et que vous vivez ou séjournez à proximité, n'hésitez pas à en profiter.

Pour connaître un peu mieux Solange Bazely, vous pouvez cliquer sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus : vous pourrez ainsi lire l'ensemble des articles où j'ai déjà parlé d'elle et de ses activités dans ce blog.
Elle est aussi l'une des co-organisatrices du Festival Tangopostale à Toulouse, un festival qui a fêté début juillet sa 2ème édition internationale.

mercredi 20 octobre 2010

Savoir choisir son spectacle à Paris... et attendre si besoin est ![ici]

Actuellement, le spectacle de tango for export (entendez de tango pour gogos d'étrangers) O Tango couvre certains murs du métro parisien, pour deux semaines de représentations au Casino de Paris au début du mois de novembre. J'ai déjà parlé de ce spectacle qui fait sa tournée annuelle en France toujours en automne. Je vous renvoie donc à cet article du 27 octobre 2009 qui vous dit ce que j'en pense.

Pour le reste, c'est cher et pas très authentique. Libre à vous d'y aller bien entendu, à Paris ou partout ailleurs en France où la troupe va certainement se produire, si vous aimez le cliquant et le cliché.

Si ce que vous recherchez, c'est le tango authentique, je vous invite à prendre plutôt votre mal en patience...

Vous allez avoir un très beau tour de chant le samedi 5 février 2011 à 20h au Théâtre des Champs-Elysées, avec des prix s'étageant entre 82, 67 et 42 € : le spectacle est celui que la chanteuse allemande Ute Lemper vient de présenter à Buenos Aires même et dans d'autres villes argentines, Last Tango in Berlin, un répertoire où elle chante du tango en espagnol, notamment du Piazzolla-Ferrer, en le revisitant dans sa tradition du cabaret berlinois de l'époque de la République de Weimar. Vous pouvez d'ores et déjà vous informer sur cette soirée délectable en lisant les larges extraits de l'interview qu'a donnée la chanteuse au quotidien Página/12 et que j'ai traduits dans un article du 5 octobre 2010 dans les colonnes de ce blog.
La réservation est ouverte au théâtre et sur son site.


Vous aurez aussi le retour en avril 2011 de deux volets du triptyque tango qu'Alfredo Arias présentait il y a un an avec les chanteuses-danseuses-comédiennes argentine Alejandra Radano et Sandra Guida au Théâtre du Rond-Point. Les deux spectacles qui reviendront au Rond-Point sont Tatouage (du 12 au 25 avril, à 21h), que la troupe vient de présenter avec succès au Teatro Presidente Alvear à Buenos Aires, et Cabaret Brecht Tango Broadway (du 13 au 23 avril, à 18h30), qui fait admirablement la paire avec le tour de chant d'Ute Lemper. Pour le tango Piazzolla-Ferrer, il faut voir Tatouage plutôt que Cabaret, mais Cabaret, c'est rudement bien aussi. Pour un répertoire toutes époques, tous auteurs, vous pouvez aller voir l'un ou l'autre volets et l'un et l'autre, c'est encore mieux.

Pour vous informer sur ces spectacles, vous pouvez lire l'ensemble d'articles que je leur ai consacrés dans ce blog en cliquant sur ce lien ou en cliquant sur l'un ou l'autre des noms des artistes dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

La place en tarif plein est à 31 € (il y a toute sorte de réductions pour les plus de 60 ans, les moins de 30 ans, les chômeurs et intermittents du spectacle, et les 12-25 ans titulaires de la Carte Imagin'R). Et on peut déjà acheter les places sur le site et sans doute aussi aux caisses du théâtre. Sur le site du théâtre, vous trouverez un diaporama de photos, des extraits audio et vidéo des spectacles.

Alors franchement, ça vaut le coup d'attendre et de garder vos sous, vos oreilles et vos yeux pour des artistes qui vivent le tango de l'intérieur.

Pour réserver le spectacle d'Ute Lemper, cliquez sur le lien.

Pour réserver Tatouage, cliquez sur le lien.
Pour réserver Cabaret Brecht Tango Broadway, cliquez sur le lien.

Correspondance inédite de Carlos Gardel [Disques & Livres]

Querida viejita: aquí me tenés como siempre, muy contento porque sé que estás bien y contenta. (...) Yo gracias a Dios (toco madera), me encuentro muy bien de salud, de espíritu y de trabajo, todo muy importante en estos tiempos. Bueno mamita, ya sabés, saludá a todos de mi parte. De mi viejita no puedo decir nada pues cada vez la encuentro más guapa y fuerte, total todavía nos quedan 50 años de vida a cada uno”.
Carlos Gardel, 13 février 1935, New York

Chère Maman (1) : me voilà come toujours, très heureux parce que je sais que tu te trouves bien et heureuse [...] En ce qui me concerne, grâce à Dieu (je touche du bois), je suis en bonne santé, j’ai bon moral et le travail avance, toutes choses très importantes par les temps qui courent. Eh bien, Maman, te voilà au courant, donne le bonjour à tous de ma part. De ma chère maman, je n’ai rien à dire puisque chaque fois je la trouve plus belle et plus forte. Bref, il nous reste encore 50 ans de vie à chacun.
(Traduction Denise Anne Clavilier)



Ce sont 160 lettres écrites par Carlos Gardel entre 1932 et 1935, quelques contrats signés et quelques photos, inédites elles aussi, dont une où on le voit à 3 ans à Buenos Aires, l’année de son arrivée dans le pays, qui vont prochainement être publiés, sous la forme d’un livre, sous le titre Archivo Gardel. Ce beau livre, de 304 pages, édité par Proa Editories, a fait l’objet d’une présentation officielle avant-hier à la Legislatura de Buenos Aires. Il sera vendu à un prix prohibitif pour beaucoup en Argentine puisqu’il avoisinera les 300 $.

La plupart des documents ont été découverts en 2008, dans la cave de la maison que possédaient Armando Delfino et son épouse, Adela Blasco, à Córdoba, par les filles d’Adela, qui souhaitaient mettre cette maison en vente peu de temps après le décès de leur mère. Et en vidant la cave, elles découvrirent une valise sur lequel étaient inscrits les mots Cosas de Gardel (affaires de Gardel). Comme Armando Delfino était un homme très méticuleux, les affaires en question furent trouvées remarquablement bien enveloppées et en parfait état de conservation. Delfino fut le dernier homme de confiance de Gardel et son conseiller juridique durant les deux dernières années de sa vie. A ce titre, il fut son exécuteur testamentaire puis l’héritier de Berta Gardés, la mère du chanteur lorsqu’elle décéda à Buenos Aires en juillet 1943. Une petite partie des éléments étaient déjà en possession du Centre d’Etudes Gardeliens sans avoir encore jamais été publiés.
Une nouvelle source pour les historiens, les biographes et les admirateurs.

Les documents ont été rassemblés et mis en forme par Enrique Espina Rawson, le président du Centro de Estudios Gardelianos, qui les rend publics dans le cadre des 120 ans de la naissance de Gardel, qui seront fêtés le 11 décembre prochain, Día Nacional del Tango, et alors qu’on vient de commémorer les 75 ans de sa mort par toute une série de concerts, d’émissions philathéliques, de disques etc (voir mes articles du mois de juin 2010 et les articles rassemblés sous le mot-clé Carlos Gardel, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus ou le raccourci Carlos Gardel dans la rubrique Les artistes, dans la partie supérieure de la Colonne de droite).

Le co-auteur de ce livre est un illustrateur uruguayen, Alfredo Echániz, gendre de Adela Blasco. Une bonne manière peut-être d’apaiser la querelle incessante entre Argentins et Uruguayens autour de la personne de Carlos Gardel que les deux pays réclament comme leur avec autant de passion l’un que l’autre.

Pour aller plus loin :

(1) Si vous regardez bien le texte original, vous constaterez que Gardel emploie le terme populaire et familier de vieja, viejita (vieille, petite vieille, en traduction littérale) tout comme il écrit le plus commun mamita. A l’inverse du phénomène argotique francophone et surtout parisien, où l’emploi du vocable vieille, vieux en lieu et place de mère et père, est des plus irrespectueux, le terme vieja et son diminutif, viejita, est totalement acceptable et même incontestablement affectueux. J’ai pour ma part entendu de très nombreux amis portègnes me parler de leur viejo ou de la vieja sans même soupçonner un seul instant comment l’expression pouvait sonner dans ma sensibilité française. Maintenant mon oreille autant que mon cerveau se sont habitués et c’est à peine si lorsque je me trouve là-bas, je ne les utilise pas pour parler de mes propres parents.

mardi 19 octobre 2010

Conférence sur San Pugliese au CCC demain soir [à l'affiche]

Silvano Lanzieri donnera demain, mercredi 20 octobre, à 19h30, dans la salle Lacks du CCC, une conférence gratuite sur le thème Tango et Politique : San Pugliese.
San Pugliese n'est autre que Osvaldo Pugliese, le pianiste, compositeur et chef d'orchestre né à Buenos Aires en 1905 et mort dans cette même ville en 1995. Il a été en quelque sorte canonisé par les musiciens dont il est devenu le saint patron athée. Il existe une image pieuse au dos de laquelle on peut lire une prière, qui n'est nullement parodique mais relève d'une spiritualité authentique, avec une forme catholique et un contenu qui ne l'est pas (mais n'est en aucun cas incompatible ni avec une vision du monde chrétienne ni avec la morale qu'implique cette vision).

Le conférencier interrogera le caractère de mythe que Pugliese, d'après lui et d'après le CCC et la Ciudad del Tango, partage avec Carlos Gardel (1). Des documents audio et vidéo inédits illustreront la causerie.

Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543

(1) A titre personnel, je ne partage pas cette analyse. Je pense qu'on peut dire de Carlos Gardel qu'il a atteint d'ores et déjà un statut de mythe mais ce n'est pas le cas de Pugliese, qui a acquis le statut d'un très grand artiste, d'un artiste fondateur dans l'ordre du tango, à l'égal de Troilo, de Manzi, de Discépolo, de Arolas, de Cadícamo, des frères De Caro. Le caractère de saint patron que lui accorde un grand nombre de personnes et beaucoup de musiciens n'est pas de l'ordre du mythe mais d'une spiritualité syncrétique assez caractéristique de l'Amérique du Sud, familière de ces mélanges entre croyances autochtones et foi catholique. Cela n'a rien à voir avec le phénomène de la création de mythe que l'on observe sur des personnages comme Gardel, Che Guevara, Evita et plusieurs autres qui auront marqué l'histoire de l'Argentine et la construction du pays et de son identité.

Les deux nouveaux disques de Juan Tata Cedrón [Disques & Livres]

L’auteur-compositeur-interprète Juan Tata Cedrón, à la tête de son quatuor, vient de sortir deux nouveaux disques, Corazón de piel afuera et Godino où il renoue le dialogue avec des poètes qui lui sont chers, notamment Raúl González Tuñón (1905-1974) et Evaristo Carriego (1883-1912), deux poètes qui ont fortement marqué l’esthétique et l’identité populaire de Buenos Aires et de sa région.

Les deux disques sont déjà disponibles sur le site de Tangostore, la boutique en ligne du disquaire Zivals, à Corrientes y Callao, en plein centre de Buenos Aires (lien dans la rubrique Les commerçants du Barrio de Tango, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Juan Tata Cedrón les a déjà présentés à de nombreuses occasions, sans que j’aie le loisir de vous en parler ici (je ne peux pas parler de tout !). Il donnera le dernier des concerts de cette série jeudi prochain, 21 octobre 2010, à 21h30, à Espacio Ecléctico, Humberto Primo 730, dans le quartier de San Telmo.

Sous la plume de Guillermo dos Santos Coelho, Clarín publiait hier un article sur le sujet avec deux morceaux extraits des deux disques à écouter en ligne sur son site, La señorita muerta (Godino) et Canción para el niño travieso (Corazón de piel afuera, ce qu’on pourrait traduire par Coeur tout cuir dehors).

Pour en savoir plus et pour écouter :

lundi 18 octobre 2010

Patricia Barone et Javier González de retour dans la Capitale [à l'affiche]

Ce sera donc très tard, à 23h30, samedi dernier, à la Casona del Teatro sur la avenida Corrientes à la hauteur du numéro 1975 (pas très loin de la esquina Corrientes y Callao).
Entrée : 40 $ (consommation comprise)

La chanteuse Patricia Barone et le guitariste et compositeur Javier González, que connaissent déjà bien les lecteurs assidus de Barrio de Tango, se produiront dans un concert de tango nuevo, ce qui à Buenos Aires désigne une musique bien plus qu'un style de danse.

Affiche diffusée par les artistes

Un des couples les plus brillants de cette génération dans le tango contemporain. A découvrir si ce n'est déjà fait. Vous pouvez vous connecter à leur site Internet grâce au lien situé dans la rubrique Grillons, zorzales et autres cigales, dans la partie inférieure de la Colonne de droite, et découvrir les autres articles que je leur ai déjà consacrés dans ce blog en cliquant sur l'un ou l'autre de leurs noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

La fête aux châtaignes dans le Valais... sur un air de tango [ici]

Alors que la saison des vendanges bat son plein, voici des nouvelles de nos amis valaisans : les Trottoirs de Buenos Sierre, à Sierre (comme son nom l'indique), organisent le 30 octobre un cours de tango suivi d'une milonga, avec Alain Ray et Rolo Medina, le tout doublé d'une brisolée, la traditionnelle fête aux châtaignes de la région...

L'affiche vous met l'eau à la bouche, non ? Si donc vous êtes dans le canton pour le week-end de la Toussaint, allez-y de ma part et saluez amicalement les animateurs de la soirée.


Pour mieux connaître les Trottoirs de Buenos Sierre, rendez-vous sur leur site dont vous trouverez le lien dans la rubrique Eh bien dansez maintenant !, dans la partie inférieure de la Colonne de droite.
Pour tout savoir sur la brisolée, connectez-vous au site que les Valaisans ont consacré à cette chaleureuse coutume.

Revue de presse sur les retrouvailles musicales ce week-end de Horacio Salgán et Leopoldo Federico au Tasso [à l’affiche]

L’événement était d’importance et il était fort attendu. Il était annoncé depuis le début du mois, ce qui est une anticipation considérable dans une ville aussi merveilleusement douée pour l’improvisation que Buenos Aires.

Pour fêter les 50 ans de la fondation du Quinteto Real, de Horacio Salgán et Ubaldo de Lío, Horacio Salgán et Leopoldo Federico devaient remonter ensemble sur scène au Centro Cultural Torcuato Tasso, à San Telmo, vendredi et samedi derniers. Et ils l’ont fait. Et ils doivent recommencer le week-end prochain et le suivant.

Photo Hernán Zenteno

La Nación avait annoncé ce grand rendez-vous des tangueros par un grand article paru le 9 octobre dernier où Mauro Apicella repassait la carrière de ces deux monstres sacrés en agrémentant son texte de quelques citations extraites d’une interview conjointe.

Clarín et Página/12 ont publié chacun leur article dans leur édition de vendredi (voir mon article du 16 octobre 2010 sur l’interview croisée des deux hommes dans Pagína/12), l’article digital de Clarín étant comme si souvent moins fouillé et moins nourri que celui de son concurrent pro-gouvernemental (c’est comme ça, j’observe).

Et La Nación est revenue sur les deux concerts, dans un article paru hier et à nouveau signé Mauro Apicella, un article qui raconte avec admiration et tendresse le rendez-vous de vendredi soir. A lire et à déguster à petites gorgées par tous les amoureux de leur musique, qui n’ont pas la chance de pouvoir aller les écouter là-bas, rue Defensa au numéro 1575… (Faites-vous aider par Reverso, le site de traduction en ligne dont vous avez le lien dans la rubrique Cambalache casi ordenado, dans la partie basse de la Colonne de droite. Un régal).

Et ce matin, à nouveau sous la plume de Karina Micheletto, Página/12 revient elle aussi sur ce retour en scène des deux troesmas, après un premier événement qui s’était produit cet automne, pendant les fêtes du Bicentenaire, au pied de l’Obélisque (voir mon article du 25 mai 2010 sur l’événement)… Extraits :

La celebración de los cincuenta años del Quinteto Real fue la excusa para que el pianista y el bandoneonista compartieran por un rato el escenario. “Shusheta”, “La llamó silbando” y el clásico “A fuego lento” marcaron un momento inolvidable para los amantes del tango.

Se habló de “momento histórico”, y la frase, que suele quedar grande, pretenciosa, soltada gratuitamente en tantas ocasiones, se ajustó esta vez a la realidad. Una pequeña multitud –tantas almas como lo permitió la capacidad del lugar– se reunió el viernes pasado para presenciar lo que iba a ser un acontecimiento, aquello que había corrido de boca en boca entre los amantes del tango: Horacio Salgán y Leopoldo Federico volvían a tocar juntos. Se reunían para celebrar los cincuenta años del Quinteto Real, otro hito del orden de lo extraordinario, por la dificultad de la continuidad en el género, por las características que Salgán imprimió a su conjunto, tan exquisitas como poco convocantes en un principio. Fue en el Centro Cultural Torquato Tasso, el local de San Telmo que suele ser escenario de las incursiones de Federico y del Quinteto Real. El fanatismo de los presentes, entre gritos, aplausos cerrados, entusiastas pedidos de bises y halagos tangueros al final, terminó de delinear lo que efectivamente quedará en el recuerdo como un momento histórico. La fiesta se repitió el sábado, y habrá más los próximos dos viernes y sábados de octubre. […]
Karina Micheletto, Página/12

La célébration des cinquante ans du Quinteto Real fut l’excuse qu’ont trouvée le pianiste et le bandonéoniste pour partager un moment sur scène. Shusheta (1), La llamó silbando (il l’a appelée en sifflant) et le classique A fuego lento (à feu dou) (2) ont marqué un moment inoubliable pour les amateurs de tango.

On a parlé de moment historique et la phrase, qui d’ordinaire est grandiloquente, prétentieuse, lâchée gratuitement à tant et tant d’occasions, était bien adaptée à la réalité cette fois. Une petite foule -autant d’âmes que le permettait la capacité de la salle- s’est réunie vendredi dernier pour assister à ce qui allait être un événement, celui qui avait couru de bouche à oreille parmi les amateurs de tango : Horacio Salgán et Leopoldo Federico jouaient à nouveau ensemble. Ils se réunissaient pour fêter les cinquante ans du Quinteto Real, autre morceau de choix dans l’ordre de l’extraordinaire, à cause de la difficile continuité dans le genre, à cause des caractéristiques que Salgán avait imprimées à son ensemble, aussi exquises que peu appréciées au début. Cela s’est passé au Centro Cultural Torcuato Tasso, l’endroit de San Telmo qui est le décor habituel des incursions de Leopoldo Federico et du Quinteto Real. Le fanatisme des personnes présentes, entre les cris, les applaudissements à tout rompre, les demandes enthousiastes de bis et les compliments tangueros de la fin, a fini par dessiner ce qui restera effectivement dans notre mémoire comme un moment historique. La fête a recommencé samedi et il y en aura encore les deux prochains vendredis et samedis d’octobre. […]
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
Lire l’article de La Nación du 9 octobre 2010
Lire l’article de Clarín du 15 octobre 2010
Lire l’article de La Nación du 17 octobre 2010
Lire l’article de Página/12 du 18 octobre 2010

(1) Shusheta est un tango de Juan Carlos Cobián pour la musique (qui date des années 20) et Enrique Cadícamo pour le texte (qui date du début des années 40) et qui fait partie du corpus de tangos, valses, candombes et milongas que j’ai rassemblés dans le texte original et traduits en français dans Barrio de Tango, publié aux Editions du Jasmin (mai 2010, France). Il se situe à la page 72.
(2) La llamó silbando et A fuego lento sont deux tangos composés par Horacio Salgán. A fuego lento est considéré, à tort ou à raison, comme son œuvre la plus emblématique. C’est en tout cas la plus connue et la plus facilement identifiée avec son auteur dans le monde entier.

Clarín se penche sur la Esquina Centenera y Tabaré [Troesma]

La esquina Centenera y Tabaré (pour le mot esquina, voir Trousse lexicale dans la partie médiane de la Colonne de droite) est un carrefour du quartier de Nueva Pompeya. C’est le poète Homero Manzi qui l’a rendu célèbre en la citant précisément dans un tango intitulé Manoblanca, et qui reproduit le discours qu’un cuarteador (ce qu'on pourrait traduire par désembourbeur) tient à une paire de chevaux de trait, Manoblanca et Porteñito : une scène de désembourbement d’une carriole vue mille fois dans les chemins de terre de ce coin, après la pluie (et Dieu s’il peut pleuvoir à Buenos Aires, du début du printemps jusqu’à la fin de l’automne), un croquis comme pris sur le vif de la vie quotidienne dans ce sud de la ville de Buenos Aires, en fait un souvenir raconté à 20 ans d’écart, alors même que ces scènes se faisaient de plus en plus rares à Nueva Pompeya avec les progrès techniques de l’urbanisation (dallage des trottoirs, asphaltage des chaussées, travaux hydrauliques de drainage…).

Dans Manoblanca, le cuarteador a rendez-vous avec sa bonne amie dans cette esquina ce soir-là et il presse les chevaux pour ne pas arriver en retard.

La esquina Centenera y Tabaré est aussi un coin de la ville que décrivent d’autres tangos du même Homero Manzi, Barrio de Tango, Sur, Mi taza de café (1), et qu’un autre poète, Cátulo Castillo, lui aussi pensionnaire à la même époque que Manzi dans le même collège Luppi, établi à cette adresse, fait revivre dans d’autres tangos, comme Tinta Roja (Encre rouge), sous des formes littéraires qui semblent parfois mystérieuses et difficiles à comprendre mais qui cessent de l’être dès qu’on peut se figurer ce quartier et ce qu’il fut pour les deux jeunes garçons de leurs 12 à leurs 17 ans.

Si uno quiere encontrar datos para adentrarse en la vida cotidiana de la ciudad y su gente, la poesía del tango siempre es referencia ineludible. Y vale tanto para antes como para ahora. Por eso, si se trata de conocer cómo era el barrio de Nueva Pompeya y qué se mantiene aún en esa zona del sur porteño, hay que recurrir a la obra de Homero Manzi, un santiagueño nacido en Añatuya pero que supo reflejar y querer a Buenos Aires como pocos.
Eduardo Parise, Clarín, 18 octobre 2010

Si on veut trouver des faits pour pénétrer la vie quotidienne de la vie et de ses habitants, la poésie du tango est toujours une référence incontournable. Et elle est valable pour hier autant que pour aujourd’hui. Ainsi donc, s’il s’agit de savoir comment était le quartier de Nueva Pompeya et ce qu’il en reste encore dans cette zone du sud portègne, il faut recourir à l’œuvre de Homero Manzi, un homme né dans la province de Santiago del Estero, à Añatuya, mais qui sut refléter et aimer Buenos Aires comme peu de poètes.
(Traduction Denise Anne Clavilier) (2)

Le reste de l’article de Clarín raconte l’histoire de la relation entre Manzi adolescent et ce quartier, dans des termes, une langue et sous une forme tous différents de ce que j’ai moi-même tâché de faire en français à la page 240 de mon bouquin mais pour un contenu très similaire, pour ne pas dire identique.

Alors si ça vous dit d’aller lire ça dans le texte, avec la saveur d’origine, n’hésitez pas à vous connecter à cette page de Clarín dans l’édition digitale d’aujourd’hui, 18 octobre 2010.

(1) Ces trois tangos figurent dans le corpus traduit dans mon livre, Barrio de Tango, paru en mai 2010 aux Editions du Jasmin. Ils se trouvent respectivement aux pages 48, 234 et 99. Je n'ai pas intégré Manoblanca... On ne peut pas tout intégrer dans un seul volume qui soit à peu près commode à consulter et à lire, y compris hors de chez soi.
(2) J’ai rarement trouvé dans les colonnes d’un quotidien argentin une aussi sûre formule de la constatation quasi ethnographique qui me poussa moi-même à écrire cette anthologie hors norme dont la structure originale fut si difficile à imposer à une maison d’édition (ou plus exactement qui rendit si difficile la rencontre avec une maison d’édition qui veuille bien l’accepter et la respecter comme telle).

dimanche 17 octobre 2010

Soirée tango à la Paila, le 24 août : retour sur images [Affiche]

Des soucis déplaisants et persistants en dehors du tango m'ont largement retardée ces dernières semaines dans la publication des reportages photographiques que je vous ai préparés (mais non pas écrits) sur et pendant mon récent séjour à Buenos Aires, du 12 août au 6 septembre 2010...

Je profite donc de la sérénité du week-end pour rattraper un peu mon retard...

Voilà enfin en images le concert donné le 24 août par l'auteur compositeur interprète Lucio Arce et l'orchestre Alan Haksten Grupp au restaurant de Palermo, La Paila, spécialisé dans la gastronomie du nord de l'Argentine pour des prix abordables. La chanteuse et guitariste de folklore Lorena Zarranz était là aussi (en revanche pour elle je n'ai pas de photo), elle nous a offert un aperçu de son grand talent et de sa voix magnifique, abrités depuis plusieurs années à Strasbourg le reste de l'année. Elle a remporté un très beau succès elle aussi, avec son amie musicienne et photographe Sylvia Antony.

Lucio Arce, qui rendit hommage notamment à Alorsa, en chantant Pobre enano de jardín (pauvre nain de jardin), fort applaudi

Alan Haksten Grupp (les préparatifs)

Comme vous pouvez le constater, Lucio Arce, dont j'étais l'invitée, m'avait fait placée au tout premier rang !

Alan Haksten Grupp (j'étais si près que je ne pouvais pas avoir les 11 musiciens en un seul plan)

Alan Hasksten (25 ans), qui dirige ce groupe de jeunes musiciens enthousiastes visiblement si heureux de jouer et de jouer un répertoire contemporain, celui composé par Alan, est le guitariste que vous voyez à gauche...

La chanteuse de Alan Haksten Grupp, Josefina Rosenwasser...
Une voix somptueuse et de très, très belles interprétations.

L'orchestre vendait son tout premier album à la sortie du restaurant, un disque et un DVD enregistrés en mai au CCC Floreal Gorini, pour la modeste somme de 20 $. Un DVD qui a enchanté un petit groupe de Caennais auquel je l'ai fait découvrir le 9 octobre dernier, à l'occasion de l'invitation que l'association Tempo Tango m'avait adressée pour une conférence (voir mon article du 22 septembre 2010 à ce sujet).
Pour les autres reportages photo sur mon séjour à Buenos Aires, cliquez sur le mot-clé Retour Images dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.
Pour lire l'ensemble des articles correspondants à ce même séjour, cliquez sur le mot-clé Chroniques de BsAs.

Il y en a qui préparent déjà le Réveillon du Nouvel An [ici]

Information diffusée par Tout Tango/Tangorama



Jenny et Guy vous convient cette année encore à la 9ème édition de leurs stages d'hiver et à leur réveillon à Privas (07)
28, 29, 30 décembre ... trois jours de stages
31 décembre : grande nuit du réveillon avec repas et grand bal pour la Saint Sylvestre à partir de 22h. Surprises, démos, spectacle
Despedida amicale jeudi 1er janvier à partir de 12h30. On range, on nettoie, on finit les restes, on danse....


Stages et milongas les 27, 28, 29 décembre : MJC de Privas (07)
Milonga du 30 décembre et réveillon du 31 : Salle du Gaucher - 07 Flaviac


Renseignements et dépliants sur demande.
Tél: 0033 (0)4 75 60 39 09 / (0)6 08 54 62 35 / (0)6 88 57 47 74

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D'autres réveillons tango existent aussi en France et en Europe. Cliquez sur le mot-clé fin d'année dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, pour accéder à l'ensemble des articles déjà publiés sur le sujet depuis 2007 dans Barrio de Tango : ils vous donneront quelques idées sur les lieux et les associations à contacter cette année pour en savoir plus sur les projets 2010.

samedi 16 octobre 2010

Horacio Salgán et Leopoldo Federico fêtent les 50 ans du Quinteto Real au Tasso [à l'affiche]

Depuis hier et pour tous les vendredis et samedis soirs jusqu'à la fin du mois, à 22h, Horacio Salgán, pourtant retiré de la scène depuis plus de six ans, et Leopoldo Federico fêtent ensemble les 50 ans de la fondation du Quinteto Real au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Aujourd'hui, César Salgán a repris dans le quintette la partie du piano tenue originellement par son père. Et il est lui aussi au Tasso pour la fête...


A cette occasion,le quotidien Página/12 a consacré la une de ses pages culturelles aux deux Maestrazos (maîtres des maîtres) et publié une interview croisée dont voici quelques passages en version bilingue comme toujours sur Barrio de Tango.

“Tengo los mejores recuerdos de mi vida al lado de Horacio –arranca–. Y ahora me ocurre esto, tan inesperado, cuando casi estoy en los finales de mi carrera. Volver a estar al lado de Horacio Salgán es un premio que no esperaba. Lo que menos me imaginé es que un día iba a subir a un escenario a tocar al lado de Salgán y de César, ¡a él lo conocí de pibito!”
Leopoldo Federico, Página/12

J'ai les meilleurs souvenirs de ma vie à côté de Horacio, commence [Leopoldo Federico]. Et maintenant qu'il m'arrive ça, qui est si inattendu, alors que je suis presque à la fin de ma carrière... Se retrouver à côté de Horacio Salgán, c'est un cadeau que je n'attendais pas. Et ce que j'avais imaginé le moins, c'est qu'un jour j'allais monter sur une scène pour jouer à côté de Salgán et de César... Lui, je l'ai connu tout moufflet !
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Yo también me siento honrado con este reencuentro –devuelve gentilezas–. No todo el mundo puede interpretar: hay gente que toca muchas notas, pero es poco lo que interpreta. Leopoldo es uno de los pocos privilegiados capaces de ser intérpretes de las intenciones del autor de la obra, agregándole su personalidad, su arte. Hemos pasado hermosos momentos en mi orquesta y siempre se ha mantenido a través del tiempo una amistad basada en lo artístico, que continúa en lo personal.”
Horacio Salgán, Página/12

Moi aussi, je me sens honoré de ces retrouvailles, retourne [Horacio Salgán, en veine de gentillesses]. Ce n'est pas tout le monde qui peut interpréter : il y a des gens qui jouent beaucoup de notes mais il y en a peu qui interprètent. Leopoldo est un des rares privilégiés capables d'être des interprètes des intentions de l'auteur de l'oeuvre, en lui ajoutant sa personnalité, son art. Nous avons passé de beaux moments avec mon orchestre et une amitié, fondée sur l'art, s'est toujours maintenue au fil du temps et se prolonge sur le plan personnel.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi padre me dejó su lugar, ahora se lo voy a devolver, ¡y espero que sea para siempre! (risas). Vamos a darnos ese gusto, y va a ser un acontecimiento: lo que uno ha escuchado y aprendido durante años de la historia del tango podremos verlo en vivo. Arrancamos primero nosotros, el Quinteto de hoy, y después van a subir estos grandes para decir cómo se hace”
César Salgán, Página/12

Mon père m'a laissé sa place, maintenant je vais la lui rendre et j'espère que ce sera pour toujours (rires). Nous allons nous faire ce plaisir, et ça va être tout un événement : ce qu'on a écouté et appris durant des années au sujet de l'histoire du tango, nous pourrons le voir en direct. Nous démarrons les premiers, nous, le Quinteto d'aujourd'hui (1), et après, ce sont des vieux qui montent [sur scène] pour dire comme ça se fait.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi destino se empecinó en no dejarme parar [...]. Siempre aparece algo nuevo para comprometerme, y siempre está mi orquesta, once compañeros que son tan amigos que no quieren que desaparezca como institución. Y así van apareciendo compromisos de grabación, proyectos, que me tientan, me engolosino, y a pesar de mis problemas físicos, no quiero dejar de hacer algunas cosas. Eso sí: trataré de no pasar papelones. Ahora, al lado de Salgán, vamos a ver qué papelón hago...”
Leopoldo Federico, Página/12

Mon destin s'est entêté à ne jamais me laisser m'arrêter [...]. Toujours il arrivait quelque chose de nouveau da,ns quoi m'engager et il y avait toujours mon orchestre, onze collègues qui sont autant d'amis qui ne veulent pas qu'il disparaisse comme institution. Et c'est comme ça que viennent des engagements d'enregistrement, des projets qui me lient, je m'emballe, et malgré mes problèmes physiques (2), je ne veux pas arrêter de faire certaines choses. Alors oui, j'essayerai de ne pas tourner en ridicule sur scène. Maintenant, à côté de Salgán, on va voir quel crétin je fais...
(Traduction Denise Anne Clavilier)

“Mi orquesta no era una orquesta fácil, es cierto. Pero no es que yo me proponga que mis tangos sean difíciles o fáciles, sino que he procurado ser absolutamente sincero en lo que hago, de manera de no estar pensando si voy a ganar mucha o poca plata [...] No he buscado ser popular o no popular: he querido ser honesto [...]. Todos los arreglos que hice a través del tiempo tienen algo en común: no son fáciles. Tampoco lo son las composiciones que tengo para piano, son tan difíciles que en el momento de ponerme a tocarlas yo mismo debo ponerme a estudiar. Si Dios me dio un talento para manejarme dentro de la música, el día que vaya a encontrarme con él, y me pregunte: ¿qué hiciste con el talento que te di? Creo que a Dios no le va a gustar que le diga: lo comercialicé.”
Horacio Salgán, Página/12

Mon orchestre n'était pas un orchestre facile, c'est sûr. Mais ce n'est pas mon propos que mes tangos soient difficiles ou faciles, c'est que j'ai tâché d'être absolument sincère dans ce que je fais, de sorte que je ne suis pas toujours là à penser si je vais gagner beaucoup d'argent ou pas beaucoup [...] Je n'ai pas cherché à être populaire ou non, j'ai voulu être honnête [...] Tous les arrangements que j'ai faits au fil du temps ont quelque chose en commun : ils ne sont pas faciles. Et pas plus les compositions que j'ai faites pour le piano. Elle sont tellement difficiles qu'au moment de me mettre à les jouer moi-même, il faut que je me mette à travailler. Si Dieu m'a donné un talent pour me débrouiller dans la musique, le jour où je vais le rencontrer, et qu'il me demandera qu'as-tu fais du talent que je t'ai donné ? Je crois que ça ne va pas lui plaire à Dieu ce que je vais lui dire : j'en ai fait du commerce.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

La suite est à lire sur Página/12, au besoin en vous aidant de la traduction en ligne de Reverso (lien dans la rubrique Cambalache casi ordenado, dans le bas de la Colonne de droite).

(1) César Salgán au piano, Carlos Corrales au bandonéon, Julio Peressini au violon, Juan Pablo Navarro à la contrebasse et Hugo Rivas, à la guitare.
(2) Le Maestro Leopoldo Federico, 83 ans, a des difficultés considérables pour marcher et pour se tenir debout. Des problèmes articulaires qui le font beaucoup souffrir. C'est connu parce que lorsqu'il est sur scène, on ne peut pas manquer de le remarquer.

Lundi prochain : le tango en Espagne au programme du Plenario de la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

La séance académique (Plenario) se tiendra comme toujours au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au premier étage, du siège de l'ANT, avenida de Mayo 833, à 19h30, entrée libre et gratuite.

Le tango rituel de la soirée sera Danza Maligna, de F. Randle et F.C. Frolio, dans une interprétation de Carmencita Aubert et la Orquesta de la Granja Royal, enregistré à Barcelone.

Ricardo García Blaya, le directeur du site encyclopédique Todo Tango (lien dans la rubrique Les institutions, dans la partie inférieure de la Colonne de droite) présentera le livre de Juan Manuel Peña, El Tango en España. El romance de un siglo (le tango en Espagne, 100 ans d'amour), paru aux éditions Abrazos. L'auteur lui-même fera une conférence sur cette histoire a commencé au début du 20ème siècle, a connu un sommet de popularité à Barcelone dans les années 30 et connaît aujourd'hui un grand nombre de festivals et de milongas (un peu comme en France).

C'est Anselmo Marini, l'animateur de l'après-midi de la 2x4, la radio tout tango de Buenos Aires, qui coordonne ce Plenario dont l'espace artistique sera occupé par le couple de danseurs espagnols Mercedes et Alejandro de la escuela de Tango de la Sociedade Galega de Arantei, Vilamarin e A Peroxa, une école de tango établie en Galice, une des régions qui a envoyé le plus grand nombre d'immigrés vers l'Argentine entre 1880 et 1930.

Pour en savoir plus, voir aussi l'article de Rodolfo Ghezzi, Académicien correspondant à Madrid, sur le site hispanophone Raíz Argentina (pages de La historia del tango).

Lucila Juárez au 36 Billares [à l'affiche]

La chanteuse Lucila Juárez, la fille du regretté Ruben Juárez, qui nous a quittés à la fin du mois de mai dernier, présentera son prochain disque, enregistré avec son père et sous sa direction musicale, Herencia (héritage), au Café 36 Billares, avenida de Mayo 1265, les dimanches 17, 24 et 31 octobre 2010, à 21h.

Entrée : 30 $ (peso argentin).

Elle sera accompagnée par Mario Herrerías au piano et aux arrangements, Matias Rubino au bandonéon, Pablo Motta à la contrebasse et Rubén Duca à la batterie.

Le disque est actuellement en cours de mixage. Ce sera le premier disque de la jeune femme, qui a commencé le chant à l'âge de 13 ans...

Pour l'écouter, connectez-vous à sa page Myspace.