mercredi 23 novembre 2011

Le Festival de la República de la Boca édition 2011 [à l'affiche]


Jeudi 24 novembre 2011, débute le Festival de la République de La Boca avec plusieurs concerts répartis sur différents points de ce quartier sud de la capitale argentine.

Toutes les activités sont d'accès libre et gratuit, avec le concours du Secrétariat d'Etat à la Culture (au niveau du gouvernement national). Ce Festival est l'une des nombreuses manifestations organisées par les artistes, avec le concours des pouvoirs publics, pour compenser la politique culturelle en déshérence du Gouvernement de la Ville autonome de Buenos Aires.

Jeudi 24 novembre, au Teatro Catalinas Sur, à 19h30, une soirée à laquelle participeront différentes formations et solistes, Amores Tango, Orquesta Atípica Catalinas Sur, Ballet Folklórico Nacional, la chanteuse Karina Beorlegui accompagné par los Primos Gabino et la chanteuse Jacqueline Sigaut.

Au Malevaje Arte Club, à 23h30, une soirée de nuit blanche avec les chanteuses María Volonté et Lulú (qui sera accompagnée par le groupe Las guitarras Saavedrinas), le Cordal Trío et ainsi de suite jusqu'à plus soif...

Vendredi 25 novembre, au Malevaje Arte Club, dans le cadre du cycle Tangos Contaminados (tangos pollués, une série de concerts dont j'ai déjà parlé dans ces colonnes) : à 17h30, en présence de Nelly Omar (rien que ça), Leopoldo Federico et l'historien Osvaldo Bayer, inauguration de l'Ecole Populaire du Tango de La Boca, suivie à 19h par une conférence sur l'anarchisme (une grande tradition intellectuelle et politique à La Boca), par Osvaldo Bayer, intitulée (ça se traduit tout seul) Whiskeando con Bayer.

Au Teatro Verdi, à 17h, plusieurs cours de tango-danse à plusieurs niveaux (et plusieurs professeurs), suivi à 21h par la Gran Milonga del Festival, musicalisée par le DJ Marcelo Rojas, avec la participation des champions portègnes de l'année, Natalia Almada et Pedro Ochoa, et des interventions en direct de plusieurs formations (Quinteto Negro La Boca, Tras Cartón, Orquesta Típica La Vidú, Orquesta Típica Esquina Sur).

La suite, samedi et dimanche, fera l'objet d'un autre article avant la fin de la semaine. Il y a trop de participants pour que je puisse intégrer tous les mot-clés dans l'espace prévu à cet effet par Blogger...

Pour plus de détails, visitez le site Internet du Festival.

lundi 21 novembre 2011

Un week-end de salon du livre chasse l'autre [Disques & Livres]




Après le Salon L'Autre Livre dans le coeur historique de Paris le week-end dernier, je serai samedi 26 novembre 2011 au Salon de la Nouvelle de Bures-sur-Yvette (91), qu'organise l'association Parlons Nouvelle en Vallée de Chevreuse. Je me tiendrai sur le stand des Editions du Jasmin, pour dédicacer mes deux anthologies, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publiée chez chet éditeur en mai 2010, et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, publié en janvier 2011 chez Tarabuste Editions. Je serai présente dans l'après-midi à coup sûr, et le matin (sans savoir encore à quelle heure j'arriverai).

Entrée libre et gratuite au Centre Culturel Marcel Pagnol, à Bures sur Yvette (91).
Pour en savoir plus, visitez le blog du salon.




Le lendemain, dimanche 27 novembre 2011, dans l'après-midi, je dédicacerai mes livres, toujours sur le stand des Editions du Jasmin, au Salon du livre d'Evry (91). Un lieu émouvant pour des livres sur le tango argentin, puisque c'est à Evry sur Seine, à Grand-Bourg (alors dans le département de l'Oise), que le Libertador argentin, José de San Martín (1778-1850), a passé la plus longue phase de son exil volontaire, qu'il avait choisi pour ne pas être contraint de tirer son épée contre des compatriotes, dans la guerre civile qui suivit la guerre d'indépendance (jusque bien après sa mort, puisqu'elle ne prit vraiment fin qu'en 1880, avec la loi de fédéralisation de la capitale, Buenos Aires).

Ce salon du livre aura cette année un thème géo-culturel : le Japon ! Où le tango connaît une vogue initerrompue depuis qu'un aristocrate nippon, le Baron Megata, l'y a apporté depuis Paris à la fin des années 1920... Les Editions du Jasmin en profiteront pour mettre en avant son recueil de contes japonais publié il y a un peu plus d'un an.

Entrée libre et gratuite. Le Salon est organisé par les médiathèques locales et il a lieu Place de l'Agora, et dans les allées en étoile tout autour.
Pour en savoir plus, visitez le site Internet du salon.

jeudi 17 novembre 2011

Ma participation prochaine à Carnet Nomade sur France Culture [ici]

Le samedi 10 décembre 2011 (et non plus le 3, comme initialement prévu), France Culture diffusera un numéro de Carnet Nomade, de Colette Fellous, où j'interviendrai aux côtés d'autres personnalités dont la liste n'est pas encore totalement arrêtée. Je donnerai donc de plus amples informations d'ici quelques jours, dès que la productrice me donnera le feu vert.

Carnet Nomade est une émission de reportage culturel, constitué comme une mosaïque, par une productrice et animatrice qui est aussi écrivain, autour de l'histoire, de la littérature, de la musique, des ailleurs proches ou lointains... Actuellement, Colette Fellous s'intéresse particulièrement à l'Italie (le numéro de samedi dernier, toujours disponible en podcast au moment de la présente mise en ligne, porte sur Pompei).


L'émission bénéficie d'une double diffusion au petit matin du samedi, de 5h à 6h, et plus tard en début de soirée (de 19h30 à 20h30). Elle est audible en direct par voie hertzienne (longueur d'ondes variable sur l'ensemble du territoire français) et sur le streaming du site Internet de France Culture (Portail de Radio France), elle est téléchargeable sous forme d'un podcast en abonnement automatique pendant une semaine et elle reste disponible en écoute libre sans possibilité de téléchargement pendant de très longs mois, selon la règle qui s'applique à plusieurs émissions hebdomadaires de Radio France.

Dans ce numéro de Carnet Nomade, vous entendrez en particulier Patricia Barone, chantant Pompeya no olvida (un tango de Javier Gonzalez et Alejandro Swarcman, que j'ai traduit dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions) et Lucio Arce, dans Blues del Sur, une valse qui appartient à son tout prochain disque...

Pour en savoir plus :
Capture d'écran de la page de l'émission (cliquez dessus pour lire le texte en bonne résolution)

Inauguration du Paseo Enrique Cadícamo [Troesma]

Mardi 22 novembre 2011 à 19h, aura lieu l'inauguration du Paseo Enrique Cadícamo, une promenade en l'honneur d'un des plus grands poètes du tango, né en 1900 à General Rodríguez (à côté de Luján) et mort en 1999 à Buenos Aires, à l'angle entre la Diagonal Norte et la rue piétonne Carabelas, en plein centre ville.

Le maître de cérémonie sera l'essayiste et grand collectionneur Oscar del Priore.

Atilio Stampone, pianiste, compositeur et actuel Président de la SADAIC, prendra la parole.

On attend une participation spéciale du Cuarteto El Amanecer et celle de huits chanteurs : le grand artiste qu'est Litto Nebbia, qui a sauvé de nombreuses oeuvres du poète de l'oubli dans son travail de producteur discographique, avec la publication de plusieurs disques et DVD sur le sujet, Jesús Hidalgo, Marcelo Tommasi, Lucrecia Merico, Hugo del Carril junior (le fils du grand chanteur et acteur homonyme), Néstor Fabián, Rodolfo Lemos, et surtout la fille du poète elle-même, Mónica Cadícamo, qui n'a pas fait une grande carrière d'interprète et qui sait pourtant chanter les classiques paternels d'une des manières les plus émouvantes et les plus sobres qu'il m'ait été donné d'entendre....

Bien entendu, le public peut se rendre à l'événement de manière libre et gratuite. Il est probable que la manifestation sera reportée en cas de pluie...

34 Puñaladas présente disque et DVD au CAFF [à l'affiche]

Le groupe 34 Puñaladas fête cette année les 13 ans de son existence et sort pour l'occasion un disque accompagné d'un DVD enregistré en public. Demain, vendredi 18, et la semaine suivante, vendredi 25 novembre 2011, à 22h, le groupe présentera les deux lors d'un concert donné au CAFF, Club Atlético Fernández Fierro, Sánchez de Bustamante 764, avec pour invité le premier bandonéoniste de la Orquesta Típica Fernández Fierro, Julio Coviello.

A cette occasion, ce matin, le quotidien Página/12 publiait un article-interview des musiciens dans ses pages culturelles.

Le travail à réaliser avant un week-end que je passerai à rencontrer le public au Salon L'Autre Livre, à Paris, ne me permet pas de vous en donner des extraits traduits comme à mon habitude. Vous trouverez dans la rubrique Cambalache (casi ordenado) dans la partie basse de la Colonne de droite un lien vers le traducteur en ligne Reverso, qui pourra vous aider à apprécier l'article de Karina Micheletto.

Pour aller plus loin :

Rencontre fictive entre Eva Perón et Tita Merello au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

Samedi 19 novembre 2011, à 19h, le Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurés 735, sera le cadre d'un dialogue fictif, qui n'a bien entendu jamais eu lieu dans l'histoire, entre deux grandes figures féminines argentines, Eva Perón et Tita Merello, sur laquelle le musée présente actuellement une riche exposition.

Cette narration de fiction s'intitule El Encuentro (la rencontre), elle a été écrite par Laura Cambra, écrivain née à Buenos Aires en 1958 et récipiendaire de nombreuses récompenses littéraires argentines.

Le texte, qui tresse ensemble les trajectoires, l'une très courte et l'autre très longue, sera dit par l'animatrice radiophonique, elle aussi portègne de naissance, Ana Nisenson.

Entrée libre et gratuite.

Osvaldo Berlingieri à l'honneur lundi prochain à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Lundi 21 novembre 2011, à 19h30, la Academia Nacional del Tango recevra lors de son Plenario le Maestro Osvaldo Berlingieri dans le cadre de sa série Las Estrellas del Tango cuentan y tocan sus éxitos (Les étoiles du tango racontent et jouent leurs succès).

Le tango rituel de cette nouvelle soirée sera A mis viejos (à mes parents), de Osvaldo Berlingieri par Osvaldo Berlingieri et son orchestre (enregistrement récent, puisqu'il date de 2003).

Dans la première partie, celle de la conférence ou de la conversation à bâtons rompus, notre grand pianiste sera accompagné sur l'estrade académique par quelques amis, Pablo Agri (violon), Lautaro Greco (bandonéon) et Daniel Falasca (contrebasse).

Dans la seconde partie, celle de l'espace artistique, il est prévu l'audition de différents enregistrements de sa carrière et un montage de vidéos de ses concerts tant en Argentine qu'à travers le monde.

Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

mercredi 16 novembre 2011

Taquetepa : le retour en Auvergne [ici]


Et revoilà Taquetepa qui reconstitue son trio à Clermont-Ferrand, après une demie-saison passée à Buenos Aires par Daniel Pérez (guitariste et désormais bandonéoniste, en même temps que compositeur) et Marie Crouzeix (flûtes diverses et variées).

Réunis avec leur ami et compère contrebassiste, Fabrice Gouterot, ils seront ce vendredi 18 novembre 2011 à 19h30 au Centre Georges Brassens, rue Sévigné, à Clermont-Ferrand, pour une soirée partagée avec Lee Voirien Productions. Entrée libre et gratuite.

Et dimanche 20 novembre, à 16h, ils participeront au Festival 1000 mètres sous Terre avec le groupe Afunalhue (chansons d'Amérique Latine), à l'Atelier Jaune, 14 rue de la Treille, Clermont-Ferrand. Entrée libre et gratuite également.

Pour en savoir plus :

Postales del Presente à l'Espacio Cultural Carlos Gardel [à l'affiche]

Javier et Patricia Barone, sa femme et l'interprète créatrice de Pompeya no olvida (photo diffusée par les artistes)

Dans une série de concerts intitulé Ciclo de Músicos Organizados (MO), le compositeur et guitariste Javier González et le poète mais également auteur-compositeur-interprète (cantautor) Alejandro Szwarcman, qui ont signé, entre autres magnifiques tangos, Pompeya no olvida (1) qui vient de donner son nom à une place de ce quartier sud de Buenos Aires, se présenteront jeudi 17 novembre 2011, à 20h30, à l'Espacio Cultural Carlos Gardel, situé rue Olleros 3640, dans le quartier de la Chacarita.

Ce tango est l'un des très rares tangos du répertoire postpiazzollien qui soit régulièrement diffusé à la radio en Argentine.

Entrée libre et gratuite.

(1) Pompeya no olvida, de Javier González et Alejandro Szwarcman, est présenté dans le texte et une version française traduite par mes soins dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions, rue du Fort, 36170 Saint-Benoît-du-Sault. Cette letra est à la page 118, dans le chapitre consacré à Alejandro Szwarcman (pp 115-129).

Pablo Mainetti présente son nouveau disque ce soir au 25 de Mayo [à l'affiche]

Le compositeur et bandonéoniste Pablo Mainetti, qui a joué dans l'orchestre de Piazzolla et a accompagné ni plus ni moins que Roberto Goyeneche, mais aussi Susana Rinaldi, Amelita Baltar, María Graña, Raúl Lavié mais aussi la chanteuse allemande Ute Lemper, présente ce soir, mercredi 16 novembre 2011, à 20h30, au Teatro 25 de Mayo, Triumvirato 4444, son cinquième disque, intitulé Partes de la suma (parties de la somme), qui rassemble des oeuvres de musique de chambre qu'on lui a commandées pour différents motifs pendant les quatre dernières années. Les commanditaires furent l'Institut Ibéro-américain, le Festival de Tango (de Buenos Aires), le CETC et un écrivain, Edgardo Corazinsky qui voulait faire un opéra, Raptos (enlevés), dont un extrait a été développé en pièce autonome et enregistré dans ce nouvel album.

Pour l'occasion, Mainetti sera rejoint sur la scène du 25 de Mayo par, entre autres, des musiciens symphoniques, Claudio Barile (fûte), Fernando Chiappero (hautbois), Mariano Rey (clarinette) et le violoniste tanguero Pablo Agri, déjà connu de mes lecteurs. Edgardo Corazinsky sera lui aussi présent pour réciter en direct sa version de l'horrible affaire de la Zwi Migdal, l'un des rares procès de prostitution qui put éclater dans l'Argentine des années 1930 contre des proxénètes qui se livraient à une traite des blanches en abusant des jeunes juives polonaises qu'ils amenaient à Buenos Aires sous prétexte de mariage, dans une fausse synagogue. Un scandale qu'avait déclenché l'une de ces victimes en osant dénoncer son protecteur.

Ce matin, le quotidien Página/12 publiait un article-interview sous la plume de Diego Fischerman où Mainetti parle de son rapport au tango et de sa découverte de sa spécificité pendant ses études au Conservatoire de Barcelone...

Pour aller plus loin :

lundi 14 novembre 2011

Don Quichotte en quechua [Disques & Livres]

Ce soir, lundi 14 novembre 2011, à 18h, se tiendra à la Casa del Bicentenario, Riobamba 985, dans le quartier de la Recoleta, la présentation d'un livre constitué de larges extraits du roman de Cervantes en langue quicha, la variante locale d'une langue indienne largement répandue, telle qu'elle est parlée dans la Province de Santiago del Estero (1). Dans cette Province, la langue quichua compte environ 60 000 locuteurs et elle est aussi utilisée par un nombre indéterminé de personnes qui ont immigré vers ou à Buenos Aires, comme c'est le cas de beaucoup d'habitants de l'intérieur parris vers la capitale à la recherche d'un travail.

Le livre a été tiré à 300 exemplaires pour cette première édition, par un amoureux du livre qui ne manque pas d'audace, Javier Merás, ancien agent de voyage qui a préféré se consacrer à sa passion de la littérature en créant, en particulier, une singulière librairie en ligne (à travers Amazon et Ebay), spécialisée dans les ouvrages de niche et autres curiosités bibliographiques à tirage confidentiel, Los injunables. Le même éditeur avait déjà publié en micro-format un Petit Prince de Saint-Exupéry dans cette même langue indienne du centre du sous-continent.

Deux hommes se sont mis à la tâche pour relever ce défi, doublement difficile : le traducteur Gabriel Torem et le correcteur Vitu Barraza. En effet, le Quijote présente des particularités littéraires carabinées, Cervantes ayant délibérément utilisé une langue et des tournures très archaïsantes pour ses propres contemporains et décrivant une société, qui elle-même n'existait déjà plus dans l'Espagne du 16ème siècle et dont l'équivalent indien n'est pas simple à identifier.

Certes, il existait déjà bien une traduction en quechua des aventures du chevalier à la triste figure, Alonso Quijano, et de son fidèle écuyer, Sancho Panza, mais elle date de 2005 et elle est sortie au Pérou, dans une variante linguistique qui est parlée dans la région de Cuzco, sous ce nom qui nous est un peu plus familier de "quechua", davantage une marque commerciale pour nous qu'une culture contemporaine.

Quelques uns des 300 livres imprimés sont encore en vente à Clásica y Moderna, la librairie du bar notable où, en ce mois de novembre, les Portègnes peuvent applaudir Amelita Baltar et Horacio Molina tous les samedis soir (Callao 892). Mais il n'en reste déjà plus que très peu sur le marché, les volumes s'étant arrachés très rapidement entre les quelques passionnés que ce pari pouvait intéresser d'emblée. Aussi l'éditeur prépare-t-il une réimpression d'ici quelques jours car il compte bien ne pas s'arrêter en si bon chemin. Après tout, les livres sont faits pour être lus !



Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 qui a interviewé l'éditeur de ce jour

(1) A titre d'information, c'est dans cette province du nord-ouest de l'Argentine que le poète Homero Manzi, l'auteur du texte de Barrio de Tango (musique de Aníbal Troilo), est né le 1er novembre 1907.

EtvaB au Teatro Presidente Alvear [à l'affiche]

Affiche diffusée par Cucuza

Le spectacle collectif qu'animent depuis plus de trois ans le chanteur Cucuza Castiello et le guitariste Moscato Luna arrive vendredi 22 novembre 2011 au Teatro Presidente Alvear, Corrientes 1659, à 21h, avec la kyrielle habituelle d'invités musiciens et chanteurs de tango de première qualité.

Cucuza a déjà annoncé la venue de Dipi Kvitko, Juan Pablo Villareal, toute une palanquée de guitaristes et la chanteuse Lidia Borda, une des artistes les plus en vue aujourd'hui à Buenos Aires.

Entrée : 20 $ (ce n'est même pas plus cher que ça n'était au Bar el Faro !)

Pour en savoir plus sur les artistes, et notamment sur le Retour en Images que j'ai fait il y a quelques semaines sur leurs spectacles au Festival de Tango du mois d'août et au CAFF (toujours au mois d'août dernier), cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

Le port de Colonia pourrait prendre le nom de Carlos Gardel [Actu]

Le port de Colonia del Sacramento, situé sur la rive est du Río de la Plata, est le principal point d'entrée du tourisme argentin (ou provenant de ce pays) en Uruguay. Les pouvoirs publics du département de Colonia proposent donc de baptiser ce port du nom de Carlos Gardel, l'artiste argentin que les Uruguayens cherchent à s'approprier depuis sa mort en 1935 en exploitant un détail des papiers d'identité qu'on a trouvés sur son corps, lorsqu'il a pu être tiré des flammes de l'incendie de son avion, à Medellín, en Colombie. Sur ces papiers, il était en effet noté que Gardel était né en Uruguay, à Tacuarembo, une petite cité du nord du pays, un habile maquillage qui permettait à Carlos Gardel de récupérer un passeport sans passer par les démarches auprès du Consulat de France, démarches qui lui auraient valu des ennuis sans nombre, puisque, bien que né à Toulouse et français de naissance mais élevé à Buenos Aires depuis l'âge de deux ans, il n'avait pas répondu à l'ordre de mobilisation générale d'août 1914.

Le projet de baptême, porté par deux élus de la droite uruguayenne, mais soutenu aussi par des élus du Frente Amplio, la vaste confédération qui rassemble toute (ou presque) la gauche de gouvernement de la petite république sud-américaine, vise à diffuser l'oeuvre de Gardel mais se présente avant tout comme une revendication de la vision uruguayenne de l'histoire de l'artiste. Bref, si ce nom est apposé au port de Colonia, il n'y a pas de doute qu'il va se transformer en une nouvelle pomme de discorde entre les deux pays, qui n'ont guère besoin de ça...

Pour en savoir plus :
lire l'article de La República de mercredi dernier.

jeudi 10 novembre 2011

Présentation de La del Tango à la Academia Nacional del Tango [Disques & Livres]


La Orquesta de Tango del Conservatorio Ginastera de Morón (1), dirigée par le guitariste et compositeur Javier González, présentera ce soir, jeudi 10 novembre 2011, à 19h, son premier disque, La de Tango, à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage.

Participation aux frais : 20 $.

Se joindront aux élèves du conservatoire, le Conjunto de Guitarras Tango (un ensemble de guitares) et trois chanteurs, Paulina García, Alberto Raúl et Adriana Carlevari.

(1) Morón est une ville de la banlieue sud-ouest de Buenos Aires. Le conservatoire porte le nom d'un grand compositeur argentin de musique classique, Ginastera, qui fut l'un des professeurs de composition de... Astor Piazzolla.

mercredi 9 novembre 2011

Prochaine dédicace au Salon L'Autre Livre à Paris [ici]

C'est au Salon L'Autre Livre, qui rassemble environ 150 petits éditeurs indépendants à l'Espace Culturel des Blancs Manteaux, à Paris, du vendredi 18 au dimanche 20 novembre 2011, que je me tiendrai à la disposition du public pour parler tango, Argentine, musique et voyages culturels, autour de mes ouvrages, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin, et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru en janvier 2011 chez Tarabuste Editions.

Malgré un programme actuellement chargé en écriture (deux prochains livres sur le métier et un troisième qui ne va pas tarder à les rejoindre, me semble-t-il), je serai présente sur le stand des Editions du Jasmin, comme d'habitude, de manière garantie,
le vendredi après-midi, de 14h jusque vers 20h (et plus si affinités, le salon fermant ses portes à 22h ce soir-là),
le samedi de 11h à 14h (et plus si disponibilités, d'autres auteurs étant programmés sur le stand dans la suite de l'après-midi)
et le dimanche à partir de 14h jusqu'à la fin de la manifestation.

Le Salon L'Autre Livre se tient dans un ancien marché couvert situé au 48 rue Vieille du Temple, dans ce quartier du Marais qui reste presque le seul dans la capitale dont l'architecture peut encore nous donner une idée de ce que fut Paris avant qu'Haussmann le transforme en une ville uniforme de la fin du 19ème siècle. Et dans une rue piétonne en prime ! Métro Hôtel de Ville, Saint-Paul, Châtelet, parking Hôtel de Ville (les rues du quartier seront occupées par les véhicules des exposants, qui ne peuvent pas apporter leurs caisses de livres depuis le parking de l'Hôtel de Ville. C'est trop lourd !)

Sur le stand du Jasmin, vous trouverez aussi de quoi faire des heureux au pied du sapin de Noël. Cette maison d'édition propose beaucoup de choses pour la jeunesse, des tout-petits jusqu'aux adolescents, et pour les adultes d'autres collections très originales, comme celle du Simoun, qui présente en français des textes historiques très variés sur le monde arabe (ce sera le thème général du salon cette année, printemps arabe oblige) et des biographies grand public sur différentes personnalités historiques et artistiques, dont Frida Kahlo, Vincent Van Gogh, George Sand, Frédéric Chopin, Arthur Conan Doyle, Simone de Beauvoir et, depuis le mois dernier, André Malraux, dont la politique de protection du patrimoine a justement permis que ce quartier du Marais soit protégé des grands programmes immobiliers dévastateurs.