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jeudi 16 octobre 2025

Lidia Borda et son « assortiment de bonbons » au CC Torcuato Tasso demain soir [à l’affiche]


La chanteuse Lidia Borda et son guitariste attitré, Daniel Godfrid, offriront demain soir, vendredi 17 octobre 2025, à 22h, leur tour de chant qu’ils ont conçu comme un assortiment de bonbons. C’est ainsi qu’ils l’ont intitulé : Caramelos surtidos. Ils veulent entendre par là que la chanteuse puisera dans le répertoire du tango comme on plonge la main dans un bol de friandises, en choisissant ou sans choisir…

Ce sera au Centro Cultural Torcuato Tasso, Defensa 1575, dans le quartier de San Telmo. Les portes ouvriront à 20h pour le dîner et le spectacle commencera à 22h, comme d’habitude.

Prix des places : 25 000 pesos argentins.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 1 décembre 2022

Lidia et Luis Borda présentent leur premier disque commun au CCK [à l’affiche]

"Liens de famille", dit le gros titre
sous cette photo des deux artistes attablés à San Telmo
devant l'entrée d'une salle de spectacle,
une coutume installée depuis peu,
depuis le premier déconfinement


Demain, au CCK, Sala Argentina, vendredi 2 décembre 2022, à 19h, la chanteuse Lidia Borda et son frère, le guitariste et compositeur Luis Borda, qui vit à Berlin mais se trouve de passage à Buenos Aires pour le mariage de sa fille, présenteront le disque qu’ils viennent d’enregistrer ensemble pour Acqua Records et qu’ils ont dédié à la mémoire de leur frère Alejandro.

Entrée libre et gratuite. Le concert sera retransmis en direct sur la radio numérique du CCK, Sonido Cultura.


L’album, intitulé El hilo invisible (le fil invisible), rassemble neuf chansons, dont huit ont été composées par Luis. Tous deux les ont répétées et enregistrées d’une façon assez acrobatique, à distance, grâce à Zoom et à tous ces gadgets de notre modernité post-covid.

Le frère et la sœur ont associé d’autres artistes à cet album. Parmi eux, Daniel Melingo qui interprète avec Lidia Borda La bala dobló en la esquina (la balle a tourné au carrefour).

La photo des deux artistes choisie par le CCK pour annoncer le concert

Página/12 a profité de la présence des deux artistes à San Telmo pour les interviewer, entretien qui est paru dans l’édition d’hier et faisait la une du supplément culturel quotidien Cultura & Espectáculos.

Le disque est disponible sous format numérique sur les plateformes digitales (Apple, Spotify, Deezer et tutti quanti).

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire la présentation du concert sur le site Internet du CCK

vendredi 4 novembre 2022

Abuelas intègre le tango dans sa stratégie [à l’affiche]

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution


Hier, au Teatro Picadero à Buenos Aires, l’association Abuelas de Plaza de Mayo a lancé son nouveau programme culturel en soutien à la recherche des petits-enfants volés en bas âge sous la dernière dictature militaire par des sbires du régime et toujours introuvables pour environ 350 d’entre eux (pour donner le chiffre le plus bas).

C’est le danseur Jorge Firpo qui a lancé cette idée de s’appuyer sur le tango. Le genre attire un public jeune et devrait permettre d’élargir le public déjà touché par le combat militant de l’association. Il s’agit en effet de continuer à sensibiliser l’opinion publique sur ce crime contre l’humanité perpétré entre 1976 et 1983 afin que les personnes susceptibles d’en avoir été victimes, aujourd’hui quarantenaires, de prendre conscience de ce probable secret et fassent les tests ADN qui pourraient leur révéler le nom des parents qui les ont mis au monde avant de disparaître dans les geôles clandestines de la dictature.

Hier soir, le chanteur Guillermo Fernández, une très grosse vedette du genre, a tenu à apporter sa participation ainsi que plusieurs autres de ses confrères et consœurs : les chanteurs Lidia Borda, el Chino Laborde, le pianiste et compositeur Federico Mizrahi et la chanteuse Adriana Varela, qui a conclu la soirée en chantant Muñeca Brava et Malena, des classiques du répertoire.

L’unique absence qui a surpris tout le monde fut celle de Estela de Carlotto, qui, à plus de 90 ans, était restée chez elle pour des problèmes mineurs de santé. La très médiatique présidente de Abuelas de Plaza de Mayo est une militante à tout crin qui nous avait habitués jusqu’à ce jour à sa présence dans toutes ces manifestations.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

samedi 7 mai 2022

Lidia Borda et Ariel Ardit tous les samedis de mai au Torquato Tasso [à l’affiche]


Les deux chanteurs, Lidia Borda et Ariel Ardit, deux grands représentants du tango-canción de répertoire et un peu compositeurs à leur heure, se produiront tous les samedis de mai, à 22 h, sur la scène du Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

La salle rouvre ses portes après une crise sanitaire qui a mangé sa programmation une fois levées les mesures de confinement.

Prix des places : 3 000 $ ARG, à quoi il faut ajouter le prix de la consommation obligatoire (une boisson et une collation-dînatoire).

On arrive à 20 h 30, à l’heure où les portes s’ouvrent, pour s’attabler aux meilleures tables, commander et dîner avant que l’obscurité se fasse aux alentours de 22 h.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :
visiter le site Internet du Torquato Tasso

vendredi 10 septembre 2021

Trois centenaires en un ce soir à la télé : Ariel Ramírez, Jaime Dávolos et Astor Piazzolla [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 10 septembre 2021, à 20h, Televisión Pública (TVP) s’allie à la station publique et généraliste de radio, Radio Nacional, pour proposer au public argentin un concert en hommage aux trois musiciens qui auraient eu cent ans cette année : Ariel Ramírez, un homme du nord-est dont le nom a parcouru dans le monde entier grâce à deux œuvres majeures, sa Misa Criolla et sa Navidad Criolla, où il a su rassembler les différentes traditions musicales de l’Intérieur argentin dans un élan de spiritualité remarquable, Jaime Dávalos, auteur-compositeur de Salta (à l’autre extrémité du pays) mais dont le nom, malgré son grand talent, n’est hélas guère sorti de son continent natal, et Astor Piazzolla, dont le centenaire est célébré depuis mars d’une manière nettement plus marquée que pour les deux autres.

Astor Piazzolla

Participeront à cette soirée télévisée des grandes pointures de la musique populaire actuelle comme Teresa Parodi, l’une des grandes représentantes du chamamé (musique du nord-est argentin), l’harmoniciste Franco Luciani, les chanteurs tangueros Lidia Borda, Guillermo Fernández et Sandra Mihanovich ainsi que le pianiste José Colangelo (un ancien des orchestres fondés par Piazzolla), pour ne citer que des artistes déjà assez bien connus des lecteurs de ce blog.

Ariel Ramirez

Le concert sera retransmis en direct sur la chaîne Youtube de Radio Nacional. De quoi vous régaler malgré les cinq heures de décalage horaire entre l’Argentine et la façade atlantique de l’Europe (mais heureusement, pour beaucoup d’entre vous, demain est un jour chômé !).

Répétition dans le grand studio de Radio Nacional

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

vendredi 1 mars 2019

Ce soir, Lidia Borda mélange les classiques du rock et du tango à San Telmo [à l’affiche]


Ce soir, vendredi 1er mars 2019, à 22h, la chanteuse Lidia Borda propose un nouveau tour de chant, intitulé Caramelos surtidos (assortiment de bonbons), où elle mélange des classiques du rock et d’autres du tango.

Ce sera sur la scène du Centro Cultural Torquato Tasso, dans une série de concerts féminins parrainés par Página/12, entre autre sponsors. Et pourtant, c’est La Nación qui se fendait ce matin d’un entrefilet à ce sujet !

La chanteuse sera accompagnée par Daniel Godfrid et par Sebastián Espósito.

Entrée : 400 $ (avec une réservation par téléphone mais il reste encore peu de temps) ou 450 à la caisse ce soir.

Ouverture des portes à 20h30 pour le dîner (ou les consommations).

dimanche 3 juin 2018

Diego Schissi reprend les classiques de Mariano Mores à La Boca [à l'affiche]


Ce soir, dimanche 3 juin 2018, à 19h, le pianiste et compositeur de jazz et de tango Diego Schissi, accompagné par son quintette, présentera son nouveau disque, Tanguera, à la Usina del Arte, le grand complexe musical et théâtral que la Ville de Buenos Aires a ouvert, il y a quelques années, dans le quartier de La Boca, rue Agustín R. Caffarena n° 1.

Ce nouveau disque est consacré au répertoire composé paa Mariano Mores, disparu il y a peu. Au programme, de grands classiques comme Taquito Militar, Cafetín de Buenos Aires, Uno, En esta tarde gris, Cuartito azul, etc.
L'album a été enregistré en public au cours de trois concerts que le groupe a donnés l'année dernière dans ce même lieu.

Diego Schissi a invité pour l'occasion des chanteuses comme Lidia Borda, Viviana Scarlassa, Nadia Larcher et Michaela Vita qui prêteront leurs voix aux textes magnifiques de Cátulo Castillo et Enrique Santos Discépolo (1).


La soirée est gratuite. Distribution de deux places par personne et en main propre, au guichet de la salle, deux heures avant le début de la représentation (2).

Pour aller plus loin :




(1) Plusieurs de ces chansons sont traduites dans mon anthologie bilingue Barrio de Tango, publiée aux Editions du Jasmin et disponible en commande dans toutes les bonnes librairies.
(2) C'est le côté très incommode du système de la gratuité mis en place par le Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires. Tout semble être fait pour privilégier les gens qui ont du temps à perdre. Cela permet de fait, à dessein ou non, d'empêcher le public vraiment populaire d'accéder à ces manifestations et parfois d'en écarter aussi la classe moyenne de tous les employés de bureau qui ne peuvent pas se libérer à temps, en semaine, sur leurs heures de travail.



Ajout du 31 août 2018 :
lire cet article de Página/12 sur les présentations qui continuent à Buenos Aires

samedi 11 novembre 2017

Rencontre Músicas de Provincia édition 2017 [à l'affiche]


Le centre culturel de l'association Madres de Plaza de Mayo, ECuNHi, à Palermo, dans l'ancien campus militaire de l'ex-ESMA, propose aujourd'hui et demain, 11 et 12 novembre 2017, et depuis hier, son treizième festival de musique folklorique avec des activités pour les adultes et d'autres pour les enfants.

Entrée libre et gratuite.

Les auteurs-compositeurs interprètes Victor Heredia (folklore) et Lidia Borda (plus connue comme artiste de tango) rendront hommage à Teresa Parodi, représentante de la musique du Litoral (province de Corrientes) et ex-directrice de centre ECuNHi. C'est la créatrice du festival. Il y a environ quatre ans, elle est devenue une politique professionnelle depuis que Cristina Kirchner en avait fait la première ministre de la Culture. Elle exerce maintenant la mission de députée argentine au Parlasur, la chambre supranationale de l'Amérique du Sud.

Pour en savoir plus :
consulter la page Facebook de la manifestation

jeudi 15 décembre 2016

Lidia Borda présente son nouveau disque au Torquato Tasso [Disques & Livres]


Ce samedi 17 décembre 2016, à 21h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, la chanteuse Lidia Borda présente son premier disque enregistré en public au Teatro Coliseo de Buenos Aires, dans le cadre du Mestiza Festival en 2015.

Cet album offre un mélange de tango et de folklore, une audace de plus en plus fréquente chez les grands musiciens argentins qui, jusqu'à il y a quelques années, gardaient précieusement les frontières entre les genres urbains et ruraux...

A cette occasion, Lidia Borda sera accompagnée par le pianiste Daniel Godfrid, qui assure la direction musicale du récital, le guitariste Ariel Argañaraz, le violoncelliste Luciano Falcón et le contrebassiste Pablo Motta.

Ce sera la seule présentation au titre de l'année 2016 alors que la saison s'achève et que les grandes vacances d'été arrivent dans dix jours.

Pour en savoir plus sur l'artiste, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

samedi 30 juillet 2016

Une présentation en beauté à la Esquina Homero Manzi [à l'affiche]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

C'est dans un très beau cadre et avec une belle brochette d'artistes que se fera cet après-midi, samedi 30 juillet 2016 à 16h30, la présentation Frutos Rojos, Tangos cosecha 2015 (Fruits rouges, tangos récolte 2015), un disque de tangos tout nouveaux dus à la plume de deux paroliers qui entrent dans la carrière.

L'album est parrainée par la Academia Nacional del Tango.

Alors, rendez-vous esquina San Juan y Boedo, pour écouter cette collection de belles voix d'hommes et de femmes pour le tango d'aujourd'hui.

vendredi 17 juillet 2015

Beau "finde" au Torquato Tasso [à l'affiche]


Ce soir, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, le bandonéoniste et compositeur Rodolfo Mederos rendra hommage au poéte Juan Gelman, qui nous a quittés en janvier 2014 comme je vous l'avais annoncé en son temps dans ces colonnes.

Le lendemain, la tanguería de San Telmo accueillera comme tous les samedis le Sexteto Mayor, cette fois-ci, avec la chanteuse Jacqueline Sigaut, et hier soir, la scène était occupée par un trio décoiffant : le pianiste folkloriste Ignacio Montoya Carlotto qui continue sa carrière musicale avec son nom de naissance récupéré il y a près d'un an (il s'agit du petit-fils de la présidente de Abuelas de Plaza de Mayo) et des chanteurs de tango Lidia Borda et Guillermo Fernández.

Un beau week-end (fin de semana en Argentine) pour le tango face au Parque Lezama.

vendredi 5 juin 2015

El CCK ouvre sa première saison [à l'affiche]

Publicité dans la presse pour annoncer l'ouverture du CCK
(avril 2015)

C'est un magnifique programme qui entame aujourd'hui cette toute première saison du Centro Cultural Kirchner qui vient d'être inauguré dans l'immense bâtiment historique du Correo Central entre Monserrat et Puerto Madero...

Exposition permanente
Ici une série de timbre reprenant de dernier vers de l'hymne national

Une programmation chatoyante, pluridisciplinaire, variée, qui fait appel à des artistes argentins, brésiliens, uruguayens, péruviens, costariciens et vénézuéliens, qui donne une place à de la vulgarisation pédagogique (Diego Fischerman est chargé de cette tâche pour la musique) et au tango, tant pour la partie musique que pour la partie danse ! (1)

Ce soir, vendredi 5 juin 2015, le premier concert sera partagé entre la chanteuse Lidia Borda, le compositeur Diego Schissi et sa formation et la Orquesta El Arranque dans l'une des salles de La Ballena Azul, à 21h. Le premier spectacle théâtral sera celui donné par la comédienne Cristina Banegas, à partir du long poème de Leónidas Lamborghini, écrit en 1972, Eva Perón en la hoguera (Eva Perón au bûcher) (2) à La Cúpula, à 20 h. Le spectacle, que la comédienne a conçu en 1994, a déjà été représenté à de nombreuses reprises, dont une il y a deux ans à la Casa Nacional del Bicentenario et à Espacio de la Memoria Haroldo Conti l'année dernière (lire à ce propos l'article de Página/12 du 7 juin 2013 et consulter le site Internet de l'actrice).

Dans cette même partie du bâtiment, La Cúpula, à 15h, aujourd'hui, un atelier de percussion animé par un musicien brésilien, Nana Vasconcelos, qui arrive de Permanbouc et qui travaille avec le corps et des instruments construits en respectant l'environnement ! C'est à voir, ça. Il sera d'ailleurs au cœur d'un festival Conexión Pernambuco tout le week-end à la Ballena Azul.

Il y a aussi des expositions, dont une exposition permanente de philatélie, c'est normal dans ce lieu, avec une boutique associée où les gens peuvent acheter les plus beaux timbres officiels argentins.

Le rideau se lève sans la Présidente qui a quitté l'Argentine dans la nuit pour rallier Rome où elle est attendue à la réunion générale de la FAO, par le Président de la République italienne qui doit la recevoir au Quirinal et par le Pape François qui le recevra dimanche, à son retour de Sarajevo, pour sa dernière audience avant la fin de son mandat présidentiel.

Eva Perón en la hoguera
Photo tirée du site Web du CCK

Le site Internet du nouveau centre culturel fourmille d'informations, d'articles, de belles photos, de vidéos, il affiche un design très moderne et bigrement attractif. Le site est doté d'un service qui devrait lui permettre de retransmettre en direct et en vidéo certaines manifestations via un streaming. Bref, tout cela ressemble bel et bien à une très belle réussite d'infrastructure culturelle et muséographique ! Je tâcherai d'aller y faire un tour à mon prochain séjour dans la capitale argentine... Depuis le temps que je voyais ce monument encombré de travaux poussiéreux et bruyants qui avaient l'air de ne jamais vouloir se terminer !

Pour aller plus loin :
consulter le site Internet du CCK
se connecter sur sa page Facebook
lire l'article de Página/12 aujourd'hui

Ajout du 6 juin 2015 :
lire l'article de Página/12 sur Nana Vasconcelos.


(1) Les artistes de tango ont beaucoup reproché à l'actuel gouvernement de ne s'intéresser que fort peu au tango, tous les ministres et la Présidente elle-même ayant été davantage marqués par le rock comme tous les gens de leur génération qui est entrée dans l'âge adulte à la fin des années 1970. Il semblerait que l'arrivée au Ministère de la Culture de Teresa Parodi aura rééquilibré les choses, tant à Radio Nacional que dans les centres culturels, théâtres nationaux et grands événements festifs comme on l'a vu lors des récentes Fiestas Mayas. Pourvu que ça dure !
(2) Un titre qui paraphrase celui de l'oratorio français d'Arthur Honegger et Paul Claudel, Jeanne au bûcher (1938). Le poème reprend des passages du livre écrit par Evita, La Razón de mi vida (1951), pour recomposer la vie d'une figure devenue mythique et d'autant plus fascinante qu'au début des années 1970 le péronisme n'était guère en odeur de sainteté dans l'Argentine officielle. Or Eva Perón est la fondatrice de l'Etat-Providence en Argentine et à peu près tout le système de redistribution de la richesse qu'elle avait mis en place ou initié sous le premier mandat de Perón a été détruit après le coup d'Etat de septembre 1955 qui a interrompu le second mandat du général. Ce n'est qu'avec les Kirchner, Néstor et Cristina, et après une dizaine d'années d'ultra-libéralisme thatchéro-reaganien, qu'une restauration de cette politique a été mise en œuvre de manière suivie et cohérente pour rendre effective la sécurité sociale, rétablir un système de retraite viable, instituer des minimums sociaux (qui ne sont respectés que dans l'économie déclarée, ce qui représente 60 à 70% de l'économie réelle en tout et pour tout), etc. Ces écrits-là ont donc le vent en poupe actuellement...

mardi 2 juin 2015

Victoria Morán présente son nouveau disque à ECuNHi [à l'affiche]

La couverture du disque est un clin d'œil à la légende de Eva Perón
qui prit un jour le train depuis son bourg natal jusqu'à Buenos Aires
où elle trouva son destin de starlette puis de première dame.

Ce soir, mardi 2 juin 2015, à 20h30, la chanteuse Victoria Morán présentera son nouveau disque Por el camino (Sur la route) composé d'un savant mélange de tangos classiques (1) et plus récents et de morceaux relevant d'autres genres musicaux. Elle est compositrice de quatre des pièces enregistrées.

Dans le disque, on retrouve plusieurs grandes personnalités comme la chanteuse Lidia Borda et le journaliste Victor Hugo Morales (toutes très marquées politiquement comme proches du kirchnerisme, tout comme le centre culturel lui-même). Pablo Fraguera et Ramón Maschio l'accompagnent au piano et à la guitare.

Ce sera à ECuNHi, le centre culturel de Madres de Plaza de Mayo à Palermo (ex-ESMA), Avenida del Libertador 8465.

Pour cette soirée, Victoria Morán sera entourée par Pablo Fraguera (piano) et Osvaldo Burucuá (guitare).

L'entrée est libre et gratuite.

Vendredi, elle présentera à nouveau ce disque à Clásica y Moderna, Callao 892, dans le sud de Recoleta. Elle sera accompagnée des mêmes musiciens. En revanche, la soirée est payante (droit au spectacle + repas du restaurant, à la carte).

Pour en savoir plus :
connectez-vous à sa page Facebook


(1) Comme Manoblanca et Cuando tu no estás.

mardi 7 octobre 2014

Noelia Moncada et Matías Alvarez entament l'enregistrement en public du prochain disque [à l'affiche]


La chanteuse Noelia Moncada et le pianiste Matías Alvarez invitent à assister à un concert en public, à Salta y Resto, Salta 755, les jeudis 9, 16 et 23 octobre 2014, à 21h.

Droit au spectacle : 90 $ (comptez les consommations en sus, il s'agit d'un restaurant).
Il est conseillé de réserver au 4381 7164 ou à info@saltayresto.com.ar.

Les deux musiciens ont invité un artiste chaque soir : ce jeudi, c'est ni plus ni moins que le Maestro Raúl Garello, compositeur et bandonéoniste, l'un de ceux qui ont distingué Noelia au début de sa carrière et lui ont donné sa chance. Les deux autres semaines, se succéderont Lorena Astudillo et Lidia Borda.

Pour en savoir plus sur la chanteuse,
connectez-vous à sa page Facebook
visitez le site Internet de Salta y Resto (qui se veut un restaurant français)
ou connectez-vous sur sa page Facebook.

vendredi 2 mai 2014

Lidia Borda chante Yupanqui [Disques & Livres]


La chanteuse Lidia Borda, qui n'a plus rien à prouver dans l'univers musical du tango, se lance dans le répertoire de Atahualpa Yupanqui, grand maître du folclore et en général l'un des plus grands poètes populaires de l'Argentine du XXème siècle.

La chanteuse était venue à Paris le 20 mars pour rendre hommage, à travers un concert au Salon du Livre, au maître et elle en a profité pour aller jusqu'au bout de la démarche : l'enregistrement d'un album, intitulé simplement Atahualpa.


Lidia Borda, au Salon du Livre de Paris
sur la chaîne You Tube du Secrétariat d'Etat à la Culture argentin

Ce soir, vendredi 2 mai 2014, à 21h30, elle en fera la seconde présentation dans la salle Siranush, Armenia 1353, accompagnée par les musiciens avec lesquels elle s'est aventurée sur ce territoire nouveau, en l'occurrence le pianiste Daniel Godfrid, qui s'est aussi chargé des arrangements et de la direction musiciale, les guitaristes Luis Borda, son frère, Ariel Argañaraz et Sebastián Espósito, les contrebassistes Pablo Motta et Sebastián Noya et la violoncelliste Paula Pomeraniec.

Entrée : 100 $ (ARG).



Página/12 saisit l'occasion d'interviewer la chanteuse dont elle fait la vedette de la une, très bucolique, de ses pages culturelles.
Voir aussi la dépêche de Télam sur le concert de ce soir.

vendredi 11 avril 2014

Quatrième Festival de Tango à ECuNHi [à l'affiche]


A partir de cet après-midi, vendredi 11 avril 2014, à 17h, et pour tout le week-end, le Centre Culturel de l'ONG Madres de Plaza de Mayo, EcuNHi (Espacio Cultural Nuestros Hijos), dans le campus de l'ex-ESMA, à Palermo, propose la quatrième édition d'un festival de tango d'un week-end qui rassemble des concerts, des cours de danse, une scène ouverte, etc... Nacho Iruzubieta accompagnera les chanteurs qui voudront s'emparer du micro, les danseuses Soledad Nani et Yuyú Herrera, les chanteuses Lidia Borda et Rita Cortese sont au programme de cette longue soirée festive, ainsi que l'orchestre de tango du Colegio Nacional de Buenos Aires, le lycée d'élite de la capitale argentine...

Susana Rinaldi, la marraine de l'événement depuis sa fondation, présentera la soirée musicale.

Pour en savoir plus, lire la présentation de la manifestation sur le site Internet du centre culturel et se connecter au profil Facebook du centre.
Voir également la dépêche de Télam.

samedi 15 mars 2014

La Chicana fête ses dix-huit ans [à l'affiche]


Le groupe La Chicana, conduit par l'auteur-compositeur interprète guitariste Acho Estol et la chanteuse Dolores Solá, fête actuellement les dix-huit ans de sa fondation.

Ce week-end, 15 et 16 mars 2014, ils donnent deux concerts dans la salle Siranush, Armenia 1353, à Palermo, à partir de 21h.

Un certain nombre d'autres artistes les accompagnent pour l'occasion, dont Lidia Borda.

Página/12 ne pouvait manquer à l'événement et leur consacre la une des ses pages culturelles, avec une longue interview du couple, où il revendique son éloignement, rare pour des musiciens de leur génération, du leg de Piazzolla. Ce qui prouve leur forte personnalité. Il fallait le faire !



Pour aller plus loin :
lire l'article de la revue mensuelle Punto Tango
visiter le site Internet du groupe (espagnol-anglais)
se connecter à sa page Facebook officielle

vendredi 7 mars 2014

Che Lulú reprend le collier demain [à l'affiche]


La chanteuse Lulú, l'une des meilleures représentantes actuelles du style canyengue, la gouaille populaire typiquement portègne, reprend ce samedi 8 mars 2014 sa série de concerts intitulée Che Lulú!

Elle retrouve son repère d'Almagro, chez Cusca Risun, rue Perón n° 3649.

Elle sera accompagnée des Guitarras Saavedrinas et elle a invité une autre chanteuse, Lidia Borda.

A découvrir d'urgence si ce n'est déjà fait !

Droit au spectacle : 50 $.

Pour en savoir plus :
visitez le site Internet de l'artiste (attention : l'agenda n'est plus à jour depuis 2010)
connectez-vous sur la page Facebook de Che Lulú.

mardi 5 novembre 2013

Lidia Borda au Museo Cornelio de Saavedra pour la Noche de los Museos [à l'affiche]

La chanteuse Lidia Borda se présentera le dimanche 9 novembre 2013 à minuit au Museo Histórico de Buenos Aires Cornelio de Saavedra, Avenida Crisólogo Larralde 6309, dans le Parque General Paz, dans le cadre de la Nuit des Musées (Noche de los museos). Elle sera accompagnée pour l'occasion par le pianiste Daniel Godfrid et la violoncelliste Paula Pomeraniec.

Elle donnera un récital mêlant tango, fado, folclore (musique rurale argentine) et bolero.


Bien entendu, l'accès au musée et au spectacle est libre et gratuit. Et s'il pleut, la nuit aura lieu tout de même (non mais, on ne va pas se faire embêter par une bête averse !).

C'est tout au bout du bout du bout du bout de Buenos Aires qui est elle-même au bout du monde, disent les Argentins eux-mêmes... Et la nuit des musées y commencera à 20h pour s'achever le lendemain à 3h du matin. Profitez des expositions et du patrimoine de la Buenos Aires du 19ème siècle, une période riche en péripéties historiques et politiques dans la capitale argentine.

Pour en savoir plus sur le programme de La Noche 2013 :

vendredi 12 avril 2013

Les nouveaux albums de Franco Luciani [Disques & Livres]


Mardi dernier, l'harmoniciste Franco Luciani a présenté deux nouveaux disques au Café Notable 36 Billares de Avenida de Mayo. Il était accompagné pour l'occasion par le pianiste Daniel Godfrid, les guitaristes Ariel Argañaraz et Martín González, le bassiste Facundo Peralta et le percussionniste Horacio Cacoliris. Le pianiste Lito Vitale et la chanteuse Lidia Borda étaient aussi de la fête. Il s'agit d'un disque où le musicien mêle des classiques de tango avec quelques morceaux de sa propre composition, et d'un second CD consacré, quant à lui, au folclore argentin.

Página/12 a publié mercredi une interview dont je vous donne ici quelques extraits :

–¿De dónde proviene esta especie de “principismo criollo” aplicado a la música, más allá de sus admirados?
–Es cierto que definitivamente la época de oro del folklore fueron los ’60 y la del tango, los ’40, pero creo que hoy se está viviendo una época de revisión, y se está empezando a esfumar esa cosa de la panza, la barba y los 70 años para el folklore; o el saco, el funyi y las polainas si te gusta el tango. Ya convive todo y de hecho los rockeros, bueno, ya se van a empezar a morir de viejos (risas). Estoy hablando del viejito con el bastón... y no es una cosa tan lejana.
Franco Luciani, in Página/12

- D'où provient cette espèce de "principisme" du terroir sud-américain appliqué à la musique, au-delà des artistes que vous admirez ?
- C'est sûr qu'incontestablement l'âge d'or du folclore c'est les années 1960 et celui du tango, les années 1940 mais je crois qu'on vit aujourd'hui une époque de remise en question et tout ce truc du ventre, de la barbe et des années 1970 pour le folclore (1) est en train de partir en fumée. Pareil pour le veston, le chapeau et les guêtres si tu aimes le tango. Maintenant tout cohabite et de fait, les rockeurs, bon, ils commencent à mourir de vieillesse (rires). Je parle du petit vieux avec sa canne et [l'âge d'or du rock] ce n'est pas si lointain.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–¿Hay algo o alguien que unifique ante tal diversidad?
–El Flaco Spinetta, totalmente... ¡Cómo se extraña! Un mundo de muchos colores, el suyo. No lo grabé, pero suelo hacer en vivo “La miel en tu ventana” o “Los libros de la buena memoria”. El arte es la necesidad de uno y en él la necesidad siempre fue cambiar. Siempre. Pero obvio que no es el único: he tenido el gusto de trabajar con la Negra Sosa en su última etapa. Recuerdo que hicimos una gira a Europa, la última que hizo ella, y era una profesional tremenda, que también irradiaba con su onda a músicos de todos los géneros.
Franco Luciani, in Página/12

- Y a-t-il quelque chose ou quelqu'un qui fasse le lien face à une telle diversité ?
- Luis Alberto Spinetta (2), oui, à 100%... Ce qu'il nous manque, lui ! C'était un monde très coloré que le sien. Je ne l'ai jamais enregistré mais j'ai l'habitude de jouer en public La miel en tu ventana (le miel à ta fenêtre) ou Los libros de buena memoria (Les livres qu'on a aimés). L'art est un besoin [chez moi] et là-dedans, j'ai toujours eu besoin de changer. Toujours. Mais c'est clair qu'il n'est pas tout seul : j'ai eu le plaisir de travailler avec la Negra Sosa (3) vers la fin de sa vie. Je me souviens que nous avons fait une tournée en Europe, sa dernière à elle, c'était une professionnelle formidable, dont les bonnes ondes irradiaient sur les musiciens dans tous les genres.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

–En el disco de tango ha incluido dos temas suyos: “Tu vals” y “A vos te encanta”. ¿Qué tiene para decir del Luciani compositor, aunque aparezca poco?
–Precisamente que mi caso no es el del compositor nato que dedica todo el tiempo a crear.
–¿Entonces?
–Es el de un tipo que tiene ideas melódicas y las va escribiendo en un pentagrama. Me gusta el concepto de una melodía que uno memoriza y la silba. Es un proceso lento y tiene que ver con una recepción que funcione, aunque, sí, me gustaría tener más tiempo para crear, sin apuros.
Franco Luciani, in Página/12

- Dans le disque de tango, vous avez inclus deux morceaux de votre composition : Tu vals (ta valse) et A vos te encanta (toi, ça t'enchante). Qu'il y a-t-il à dire du Luciani compositeur, encore qu'il apparaisse peu ?
- Ça justement, que dans mon cas, ce n'est pas le compositeur né qui consacre tout son temps à la création.
- Alors ?
- C'est plutôt l'histoire d'un type qui a des idées mélodiques et qui les met sur la portée. J'aime l'idée d'une mélodie qu'on mémorise et qu'on siffle (4). C'est un processus lent et qui a quelque chose à voir avec une bonne réception [du public] mais ceci dit, bien sûr, j'aimerais bien avoir plus de temps pour créer, sans me presser.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 de mercredi dernier.


(1) Les artistes de folclore de ces années-là ont en effet cette silhouette baba-cool très datée.
(2) Luis Alberto Spinetta est décédé il y a un peu plus d'un an. C'était un grand du rock argentin. Voir mon article du 9 février 2012. Il était surnommé El Flaco (comprenez quelque chose comme le grand échalas ou la grande asperge, à cause de sa silhouette efflanquée).
(3) Mercedes Sosa. La Negra est son surnom (à traduire comme "La brave", "la grande" ou pourquoi pas même "la petite". En tout cas, c'est affectueux et cela n'a pas grand-chose à voir avec une couleur de peau). A son sujet, reportez-vous à mon article du 5 octobre 2009.
(4) Les Portègnes ont beaucoup d'admiration pour les gens qui savent siffler. C'est une approche de la musique très appréciée et très populaire. Cela s'entend dans la rue(pas à tous les coins de rue, mais tout de même, plus qu'en France par exemple).