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| La cometa est une carte de jeu qui compte double Sur la photo, on voit Spagnuolo avec Mileí en toute intimité amicale Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Nous voici revenus au scandale de
fausses factures de médicaments à l’ANDIS, l’agence nationale
du handicap (discapacidad
en espagnol), découvert au début du mandat de Javier Mileí.
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| "Spagnuolo poursuivi pour pots-de-vin et fraude à l'ANDIS", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Y sont mouillés l’ancien directeur de l’institution, un dénommé Diego Spagnuolo, proche du président Mileí, qui est inculpé, le président de la Chambre des Députés, qui est l’un des petits-fils de Carlos Menem, chef de l’État dans les années 1990 impliqué dans toutes sortes de scandales de corruption et de crimes anti-démocratiques, ainsi que la sœur de l’actuel président, Karina Mileí, qui sert de secrétaire-générale de la Casa Rosada, de chef de parti pour son frère et de Première dame, elle qui aurait prélevé 3 % sur chaque facture de médicaments achetés en gros par l’agence, chargée de les redistribuer aux handicapés.
Pour le moment, la justice
enquête surtout sur l’ex-directeur de l’agence et quelques uns
de ses partenaires dans le réseau des fausses factures. La Cour de
Cassation vient en effet de rejeter un recours destiné à arrêter
l’instruction mais la Cour a débouté les demandeurs.
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| "Spagnuolo poursuivi pour association de malfaiteurs, fraude et dessous-de-table à la Andis", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Pour l’heure, on n’ose pas encore parler d’inculpation ni du président de la Chambre ni de la Première dame qui cumule les rôles dans le plus parfait népotisme. Il n’est cependant pas dit que l’instruction ne se développera pas dans leur direction. Le fait que les investigations se poursuivent malgré les efforts déployés pour arrêter la marche de la justice est déjà en soi une bonne nouvelle pour l’avenir démocratique de l’Argentine, alors que, dans un mois et demi, la partie du pays restée fidèle à l’État de droit commémorera les cinquante ans du dernier coup d’État qui avait mis en place un gouvernement militaire dictatorial.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 sur l’arrêt de la Cour de Cassation
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación sur les liasses de billets découverts dans une perquisition effectuée dans le cadre de l’enquête
lire l’article de La Nación sur l’épée de Damoclès au-dessus de l’entourage immédiat du président.


