dimanche 30 août 2020

Esta noche, Velada para la Historia del Instituto Nacional Belgraniano [à l’affiche]

Esta noche, domingo 30 de agosto del 2020, a las 2 de la madrugada (hora francesa), o sea las 21 de la Argentina, presentaré mi libro Belgrano, L’inventeur de l’ Argentine, primera biografía del prócer en francés, en esta Velada para la Historia, producida por el Instituto Nacional Belgraniano en el cuadro del Año del General Manuel Belgrano.


Conducen Manuel Belgrano, presidente del INB (y descendiente del General), Juan Marcelo Calabria, que conocí en el congreso internacional de historia de Mendoza en el 2014 (bicentenario de la gobernación de San Martín en la provincia de Cuyo) y Roberto Colimodio, que conocí en otro congreso de historia, esta vez en San Juan, en el 2017 (bicentenario del Cruce de los Andes).

La videoconferencia se celebra a través de la plataforma Zoom, según las indicaciones del afiche virtual.

Dentro de unos días, publicaré la charla en mi canal de video de Dailymotion.

samedi 29 août 2020

Et si, en cette année belgranienne, on fêtait la victoire de Tucumán ? [ici]

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Le jeudi 24 septembre 2020, Tucumán fêtera la victoire de Manuel Belgrano qui arrêta définitivement le reconquête coloniale en 1812. Or 2020 est une année particulière pour la mémoire de ce personnage clé de l’histoire argentine : ce sont les 250 ans de sa naissance et le bicentenaire de sa mort.

Les Éditions du Jasmin vous proposent à cette occasion une soirée Argentine, de 18h30 à 20h30, où je vous présenterai tous mes livres à l’Espace L’Autre Livre, 13 rue de l’École Polytechnique, au Quartier Latin, à proximité de l’église Saint-Etienne-du-Mont (M° Luxembourg).

Les consignes de prévention du Covid devront être respectées : venez donc avec un masque ! Le port de cet instrument de torture est assez peu agréable, tout le monde en convient, mais, comme aurait dit cet autre héros historique qu’était San Martín (1), c’est mieux que de se retrouver en soins intensifs à l’hôpital !

Cette soirée remplace celle qui avait été prévue à la mi-mars et que nous avions annulée parce que le confinement se profilait à l’horizon et que la situation sanitaire devenait cauchemardesque.

Vous pouvez découvrir mes livres en cliquant sur leur couverture dans la Colonne de Droite de ce blog, en consultant leur fiche sur mon site Internet et en écoutant les conférences et interviews, dans l’une et l’autre langue, français et espagnol, que j’ai mises en ligne, sous forme de vidéo, sur ma chaîne Dailymotion.



(1) La lettre à Tomás Guido où San Martín utilise ce type d’argument figure dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, qui sera disponible à la consultation et à la vente, tant sur le stand du Jasmin à La Bellevilloise, du 11 au 13 septembre prochain, qu’à l’Espace L’Autre Livre.

Du 3 au 13 septembre, le tango reprend des couleurs à Flores [à l’affiche]


Malgré la crise sanitaire, le Festival de Tango de Flores, un quartier de Buenos Aires, célébrera du 3 au 13 septembre son édition 2020.

Pendant le mandat présidentiel de Mauricio Macri, le festival s’était interrompu. La droite libérale tenait toutes les manettes tant à la Ville autonome de Buenos Aires qu’au ministère de la Culture au niveau national. Impossible de trouver un appui officiel pour ce festival de tango politiquement et socialement engagé.

Cette année, tout se passera en ligne, sur Facebook et Youtube, dans la nuit, eu égard au décalage horaire de cinq heures entre l’Argentine et l’Europe atlantique.

Le programme est très fourni et l’ouverture promet d’être brillante, comme le montre l’affiche.

Pour en savoir plus :

Rentrée 2020 à la Fête de L’Humanité Autrement [ici]

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Cette année, L’Humanité a dû renoncer à sa traditionnelle gigantesque manifestation festive, militante et culturelle à La Courneuve. L’événement aura toutefois lieu sous une forme alternative, dispersé sur plusieurs lieux emblématiques dans tout Paris.

La grande Agora de L’Humanité (conférences et tables-rondes) et le Village du Livre, avec ses éditeurs et ses auteurs, se retrouveront à La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, à Paris, dans le 20e arrondissement, M° Gambetta ou Ménilmontant, du 11 au 13 septembre 2020.

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La Bellevilloise est une ancienne coopérative ouvrière de consommation d’inspiration proudhonienne fondé au tout début de la Troisième République. Elle est restée une citadelle de la mémoire populaire de Paris.

Pour ma part, vous me retrouverez sur le stand des Éditions du Jasmin le vendredi et le samedi après-midi.


Toutes les consignes imposées par les pouvoirs publics contre la diffusion du Covid-19 seront en vigueur dans les lieux. Port du masque, lavage des mains, distance physique, etc. Et il n’y aura pas de dégustation de maté sur le stand. Pour reprendre cette belle habitude, on attendra le vaccin ou un traitement dûment validé…

Pour en savoir plus :
consulter le site Internet de La Bellevilloise, qui est encore en régime d’été pour quelques jours.

Ajout du 7 septembre 2020 :
Le vendredi, je quitterai le salon vers 17h pour pouvoir assister au Webinar organisé par deux professeures de l'Université de Salamanque dans le cadre de l'Année du Général Manuel Belgrano à 18h30.
Le samedi, je compte rester jusqu'à la fermeture prévue à 20h.

jeudi 27 août 2020

La radio souffle ses cent bougies et c’est en Argentine que ça se passe ! [à l'affiche]


Le 27 août 1920, en Argentine, quatre hommes, dont un certain docteur Enrique Telémaco Susini (1), médecin oto-rhino-laryngologiste, ingénieur, pionnier du cinéma et polyglotte, tous quatre passés dans la légende dans leur pays (2), se sont postés sur le toit-terrasse du Teatro Coliseo. Ainsi perchés au-dessus de la ville de Buenos Aires, ils réalisèrent ce soir-là la première émission de radiophonie : un direct depuis la salle en-dessous, où l’on jouait Parsifal, l’opéra de Richard Wagner. Par la suite, on les a surnommés los locos de la azotea (les fous de la terrasse).

Sur un toit voisin, un émetteur avait été installé auquel ils confièrent le signal en provenance de la salle.

Ce soir-là, naissait, à travers une annonce d’une vingtaine de mots prononcés au micro par Enrique Susini lui-même, la Sociedad Radio Argentina, ancêtre de l’actuelle Radio Nacional. Et Susini travailla par la suite à bricoler lui-même des postes récepteurs avec de la ferraille que ses frères lui récupéraient en parcourant les quincailleries de la ville.

Une des pages culturelles de Página/12

Deux ans plus tard, le gouvernement de Londres fondait la BBC, première radio à émettre en Europe, laquelle était rapidement imitée sur tout le Vieux Continent ainsi qu’aux États-Unis. Plus tard encore, Susini fut parmi ceux qui encouragèrent en Argentine la mise en place et le développement de la télévision, avec cette fois-ci un peu de retard sur les États-Unis et l’Europe atlantique.

Aujourd’hui, l’Argentine fête donc, et avec quelle fierté en ce moment tragique de son histoire (3) !, le Día de la Radio avec toute la solennité qui convient à un tel centenaire. Ce soir, depuis la terrasse du bâtiment historique, Radio Nacional réalisera une émission spéciale.

Miguel Rep, ce matin, dans Página/12
Le bandeau à gauche : Les fous de la terrasse voient le futur.
L'homme sur la terrasse : Regardez, Susini ! Nous allons changer les étoiles
[comprenez aussi "les stars"]
Quant au ciel, il est constellé de grands noms de ce siècle de radio argentine.
Traduction © Denise Anne Clavilier
Le Victor Hugo dont il est question n'est pas celui qui dort au Panthéon.
Il s'agit du journaliste Victor Hugo Morales.

Les quotidiens consacrent à cette date symbolique des cahiers entiers et ils ont placé l’information en bonne position sur leur une du jour.

Pour aller plus loin :
Seule La Prensa n'a rien publié encore à cette heure sur son site Internet
Pour l’occasion, Radio Nacional a créé un très beau site Internet dédié à ce centenaire. A voir absolument !



(1) Fils de médecin, Susini était allé étudier à Vienne. C’était le premier médecin de cette spécialité qui ait la nationalité argentine. Dans l’entre-deux-guerres, il a soigné le grand chanteur lyrique italien Enrico Carruso ainsi que Carlos Gardel, entre autres prestigieux points de son impressionnant curriculum vitae. Susini est mort en 1972.
(2) Bizarrement, ce n’est pas vraiment la même chose ailleurs ! Curieux, non, cet esprit néocolonial, qui ne supportait pas et ne supporte toujours pas qu’il puisse y avoir des avancées techniques considérables en dehors de l’Europe et des États-Unis ? En français, sur Internet, vous trouverez plus facilement la date de 1922 que celle du 27 août 1920 !
(3) L’épidémie ne faiblit pas. Le phénomène est assez difficile à comprendre. Un bébé, infecté par le covid, vient encore de perdre la vie et pour la première fois, le nombre de cas diagnostiqués dans le pays dépasse la barre symbolique des 10.000 personnes.

Contre la réforme judiciaire, l’opposition rame [Actu]

La Prensa est le seul quotidien national
qui ose mettre à la une ces photos du désastre
En haut, en rouge, le nombre de nouveaux cas de covid-19
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Hier, un mot d’ordre, qui ne provenait officiellement d’aucune organisation politique identifiée, appelait les Argentins à manifester contre la réforme judiciaire sur laquelle le Sénat doit se prononcer aujourd’hui, en première instance (avant la Chambre), après qu’un incident de procédure franchement ridicule ait eu lieu la semaine dernière en commission : celle-ci se déroulait en ligne, à travers Zoom, et l’un des sénateurs, Esteban Bullrich, un ancien ministre national de l’Éducation, très à droite et serial-gaffeur, a voulu faire croire qu’il était présent en plaçant une photo de lui en fond d’écran tandis que lui-même vaquait à d’autres occupations chez lui. Or, lorsque la présidence de commission lui a donné la parole, le subterfuge est apparu en pleine lumière. Depuis, le sénateur est une nouvelle fois la risée de tout le monde, y compris dans son camp. A la suite de cette énième gaffe, qui met en évidence son manque d’intérêt pour le débat et son intérêt financier dans l'exercice de ses fonctions (il faut participer à toutes les sessions pour toucher ses indemnités, lesquelles sont fort généreuses), il a eu le culot de se plaindre de ce que la réforme allait être votée sans que la commission et le Sénat aient pris assez de temps pour écouter les arguments de l’opposition. En quelques mots, voilà le contexte de la manifestation d’hier qui devait se prolonger en une veillée et une matinée jusqu’à aujourd’hui midi, devant le Congrès, à Buenos Aires.

La Nación préfère concentrer sa une sur le différend entre gouvernement central et gouvernement local de Buenos Aires au sujet du protocole de retour des enfants à l'école et sur la province de San Luis, dont la photo centrale montre une des portes d'entrée barricadée comme s'il s'agissait de Checkpoint Charlie au temps du Mur de Berlin
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A l’heure dite, vers 16h, il n’y avait qu’une cinquantaine de personnes devant le parlement. C’était un tel ratage que la vice-présidente, Cristina Kirchner, en sa qualité de présidente du Sénat, a demandé elle-même au ministre de la Sécurité de la Ville autonome de Buenos Aires (de droite) de faire retirer les barrière installées pour protéger les bâtiments.
A la nuit tombée, seule une poignée de manifestants restaient sur la place.

La Nación, qui titre son article en évoquant une mobilisation, laisse vaguement entendre que la faute est au mauvais temps qui régnait hier sur la capitale argentine. En effet, il pleuvait. Mais, bon ! la pluie n’a jamais arrêté le pèlerin et à plusieurs reprises, on a vu en Argentine des foules d’opposants qui avaient l’air assez remonté pour ne pas fuir sous les gouttes d’un 25 août un peu frisquet

La déconfiture est telle que les unes des journaux mainstream évitent même le sujet et que les photos qu’ils publient, lorsqu’ils en publient, plutôt en pages intérieures qu’en une, font bel et bien apparaître l’échec de la mobilisation, malgré des cadrages carabinés qui tâchent de masquer cette réalité.

En gros-titre : le différend entre Buenos Aires et le gouvernement national au sujet du retour à l'école
en photo : les émeutes aux Etats-Unis
Pour la réforme de la Justice, un simple titre secondaire en haut de la colonne droite
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C’est d’autant plus étonnant que les journaux de droite jouent depuis avant-hier sur un fait qui pourrait être ennuyeux, à moins qu’il ne s’avère cousu de fil blanc : le président, qui était avant son élection professeur à la UBA, refuse de donner à l’Office Anti-corruption (créé par Mauricio Macri), certaines informations sur ses anciennes activités privées et ses clients (1). Or, malgré le désir de ces journaux de créer des difficultés à la majorité, la mayonnaise du scandale ne semble pas prendre. Ce matin, La Nación tente de relancer l’opération en mettant l’information à sa une mais elle se garde d’en faire un gros-titre. Elle préfère se focaliser sur la province de San Luis (gouvernée par une majorité supposée alliée à la majorité nationale), dont le gouverneur interdit très strictement l’entrée sur le territoire, au point d’empêcher à des familles qui résident à l’extérieur de la province de visiter des proches en phase terminale de cancer ou autres maladies hors Covid.

Bref, la réforme de la Justice a de fortes chances de passer et devrait permettre entre autres la création de plusieurs postes de juges fédéraux (qui alternent dans les fonctions d’instruction et de jugement) et l’égalité de traitement pénal devant les mêmes instances entre tous ceux qui transgressent les lois, les hommes d’affaires dits « cols blancs » et les crapules de la truanderie ordinaire.

Pour en savoir plus :
lire l’article de Página/12 que cette manifestation ratée fait doucement sourire
lire l’article de La Prensa, qui tâche bravement de donner le change en parlant de « banderazo » (hyper-manifestation à grand renfort de drapeaux nationaux)
lire l’article où Clarín tente de convaincre ses lecteurs que la réforme rencontre une opposition franche et massive



(1) Il est avocat. Ses clients ont peut-être le droit que leur identité ne soit pas révélée à des tiers.

mercredi 26 août 2020

Día de San Martín – l’émission avec Esteban Ocampo enfin sur Dailymotion [ici]

Cette mise en ligne a tardé beaucoup plus que prévu. Quelques impondérables sont intervenus dès le 17 août au soir, m’empêchant d’aller aussi vite que je l’avais imaginé.

Monument à San Martín sur le boulevard Sainte-Beuve à Boulogne-sur-Mer

La conversation partagée en direct sur Facebook avec l’historien et reconstitueur argentin Esteban Ocampo dans l’après-midi du 17 août dernier, jour de la fête de San Martín en Argentine, est maintenant disponible sur ma chaîne Dailymotion. Je l’ai coupée en deux parties puisqu’elle excédait l’heure (l’outil interdit le chargement de vidéos plus longues).

A cette occasion, les nouvelles modalités proposées par Skype, à la suite de la crise du covid-19, m’ont permis d’agrémenter la fin de l’émission de quelques photos que j’ai prises à Boulogne-sur-Mer où le général San Martín s’est éteint le 17 août 1850, il y a 170 ans cette année.

Bien entendu, la conversation se déroule en espagnol.

La semaine dernière, le 20 août, le jour du bicentenaire du départ de l’Expédition libératrice du Pérou, Esteban a publié dans La Prensa un article qui a eu les honneurs d'un titre secondaire à la une du lendemain, avec un beau portrait posthume de San Martín, tandis que l'article lui-même est illustré d'un autre, particulièrement hideux comme c'est, hélas, si souvent le cas en Argentine.

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Pour visionner la vidéo sur Dailymotion, cliquez sur les liens ci-dessous :
première partie (50 minutes)
seconde partie (17 minutes)
l’ensemble de la chaîne qui compte désormais dix vidéos, dans l’une et l’autre langue.
Depuis aujourd’hui, elles sont réparties en trois playlists (Tango, San Martín et Belgrano).

Cet automne, Solange Bazely vous propose dix visioconférences sur l’histoire du tango [ici]

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Du 1er septembre au 10 novembre prochain, Solange Bazely vous propose un parcours de dix visioconférences à travers l’histoire du tango en français, sous le titre Si le tango m'était conté.

Ces conférences d’une heure, à travers Zoom, sont payantes à raison de 5 € à l’unité (règlement sécurisé en ligne, à chaque commande, pour chaque date).



Solange Bazely fera deux conférences sur chaque thème à deux horaires différents, ce qui permettra à un plus grand nombre de combiner cet engagement avec leurs activités présentielles ou à distance.


Solange Bazely est une des rares véritables expertes en matière de culture tanguera dans le monde francophone.

Toutes les informations sont disponibles sur l’affiche ci-dessus.

lundi 24 août 2020

Bis repetita, cette fois-ci en Suisse [ici]

Comme à Paris il y quinze jours, l’arrivée de Mauricio Macri à Zurich pour prendre en charge un poste honorifique à la FIFA a suscité le rejet chez un petit nombre d’Argentins installés en Suisse.

Ils ont eux aussi appelé à une manifestation dont seul Página/12 s’est fait l’écho. Certes les Argentins qui ont choisi de s’installer en Suisse sont rarement des gauchistes acharnés ! Leur appel n’a donc connu qu’un succès fort modéré comme l’indique la photo choisie par le quotidien pour illustrer son entrefilet.

Sont-y pas mignons avec leur petit maillot ? Comme des grands !
Pour essayer de reconnaître ces joueurs, cliquez sur l'image (photo Fifa)

Ajout du 27 août 2020 :
sitôt arrivé à Zurich, Mauricio Macri a joué un match amical de foot avec d'autres mandataires sociaux de la Fifa. Voilà à quoi s'occupent ces grands garçons (et grandes filles) quand le monde subit la crise sanitaire et économique que l'on sait. Cela promet.
Lire l'article de Clarín sur le sujet.

Je vous laisse déguster ce bonbon !
Ajout du 1er septembre 2020 :
lire cet article de La Nación (signé par un journaliste qui n'est pas la correspondante permanente en France du journal) sur la réception de la famille Macri à l'Elysée par Monsieur et Madame Macron. Le président français semble être le seul chef d'Etat ou de Gouvernement qui ait ainsi reçu l'ancien mandataire argentin, en confondant comme si souvent les plans publics et privés et en lui apportant un appui officiel au moment où sa conduite scandalise tant ses compatriotes, tant en Argentine qu'à l'étranger.

Ajouts du 4 septembre 2020 :
Mauricio Macri et sa famille sont de retour en Argentine (comme quoi, il n'a pas fui la justice de son pays, comme aimaient le croire certaines personnalités proches de l'actuelle majorité) :
lire l'article de Página/12
lire l'article de La Prensa

Ajout du 7 septembre 2020 :
Página/12 tente une analyse des perspectives d'avenir politique pour Mauricio Macri après les erreurs qu'il a accumulées depuis son départ de la Casa Rosada.

Ajouts du 12 septembre 2020 :
Finalement, Macri a violé sa quarantaine et organisé chez lui une réunion politique avec plusieurs maires de son parti élu dans la Province de Buenos Aires, dont le gouverneur appartient à la majorité nationale :
lire l'article de Página/12
lire l'article de La Nación

Ajout du 13 septembre 2020 :
La réunion avec les maires bonaerenses n'a pas dû porter les fruits espérés (sans soute la dénonciation de l'attribution à la Province de Buenos Aires par le gouvernement national d'une partie de budget national que Macri, avant de quitter la présidence, avait donnée à la Ville Autonome de Buenos Aires, conduite par son dauphin. Cet argent devrait servir à payer des augmentations de salaire aux policiers de la Province qui viennent de montrer leur mécontentement dans des manifestations sans doute manipulées par la droite ultra-libérale, selon l'enquête publiée de jour par Página/12).
Non content d'avoir violé sa quarantaine, Mauricio Macri vient de faire des déclarations publiques où il assimile à un coup d'autoritarisme inconstitutionnel la réforme judiciaire en bonne voie d'être adoptée par le Congrès et contre laquelle l'opposition a échoué à mobiliser la population (voir mon article du 27 août 2020 sur le sujet).
Lire cet article de La Nación.
Página/12 ne commente même pas.

samedi 22 août 2020

Les services numériques deviennent des services publics [Actu]

Página/12 a choisi d'emprunter son gros-titre à Saint-Exupéry
"L'essentiel est visible pour les yeux"
Suivent les quatre axes du décret
L'adjectif "essentiel" désignent les activités qu'on appelle "indispensables" en France
Ce sont celles dans lesquels les gens sont autorisés à travailler en présentiel

Devant les perspectives sombres auxquelles nous soumet le Sars-Cov-2 et le peu de vraisemblance de revenir à un mode de vie en présentiel dans toutes sortes de domaine, à commencer par l’enseignement, le président argentin, Alberto Fernández vient de décréter que la téléphonie, fixe et mobile, la fourniture d’accès à Internet (1) et la télévision par câble deviennent des services publics. Les tarifs sont par conséquent gelés jusqu’au 31 décembre 2020, ce qui montre que pour l’heure il n’est pas envisagé un retour à la normale avant la fin de l’année. Ces tarifs ne pourront être révisés qu’avec l’accord des pouvoirs publics. Le décret est titré : l’Argentine numérique (Argentina digital). Les pouvoirs publics reprennent en main l’ensemble de la réglementation du secteur, largement libéralisée par Mauricio Macri qui a favorisé à fond les groupes privés dans ce domaine. Le gouvernement va mettre en place des cahiers des charge pour des services de base à prix réglementés que les fournisseurs devront obligatoirement proposer.

"Internet, la télé et la téléphonie déclarés service indispensable"
dit le gros-titre au-dessus d'un début d'article grinçant et acide
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Cette nouvelle a fait grosse impression. D’abord parce que c’est une surprise complète (bien joué, de la part du gouvernement). Ensuite parce que la grogne des fournisseurs, via leurs porte-flingues médiatiques (les organes de presse étant souvent liés à eux par des participations capitalistiques croisées, voire des investissements massifs), n’a pas tardé à se faire entendre : les fournisseurs d’accès en téléphonie, Internet et télévision par câble sont en effet des filiales de grands groupes internationaux (USA, Espagne, Grande-Bretagne, etc.) qui n’ont investi en Argentine que pour enrichir leurs actionnaires. Le gel des tarifs menace par conséquent leurs résultats et les dividendes qu’ils pourront distribuer à la fin de l’exercice. Dans les circonstances présentes, il est toutefois difficile de trouver des arguments qui portent dans l’opinion publique, alors que tant de gens, notamment dans le secteur tertiaire (70 %, commerce compris, de l’activité à Buenos Aires), à commencer par les journalistes eux-mêmes, sont contraints de télétravailler et ne peuvent avoir de vie sociale et prendre des nouvelles de leurs parents que grâce à la téléphonie vidéo (Skype, Zoom, Meetup, Facebook, etc.).

"Les tarifs d'Internet, de téléphonie fixe et mobile et télé payante
sont gelés" dit le gros-titre d'une rédaction qui a préféré
mettre l'accent sur une tragédie intime
(une malade du cancer morte sans avoir pu revoir son père
à cause du protocole sanitaire de protection des frontières intérieures dans la province de Córdoba)
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Pour Alberto Fernández - ce n’est pas nouveau dans son discours ni dans ses actes - c’est l’État qui doit désormais devenir le moteur de la transformation économique (et sociale) du pays et de ce que sera la relance. Le développement national passe par des services publics performants qui offrent tout ce dont tous les Argentins ont besoin pour vivre, pour apprendre et pour travailler au milieu de cette pandémie qui partout met à nu les failles et les défauts de nos systèmes : les outils numériques sont indispensables au télétravail et à l’école à distance ; les transports en commun sont la solution au changement climatique et à la lutte contre la pollution ; l’hôpital met la santé à portée de tous (alors qu’avant-hier, on a encore découvert un stock considérable de vaccins que le précédent gouvernement avait achetés et qu’il a laissé se périmer au lieu de les distribuer dans les centres de santé qui s’en seraient servi pour vacciner des enfants), etc.

Dans la presse mainstream, on voit déjà fleurir les thématiques du contentieux judiciaire des groupes privés contre l’État argentin, de la limitation de la liberté d’entreprendre, du spectre de la désindustrialisation dans le secteur et du chantage qui va avec et même (rien que ça !) de la violation des traités internationaux.

L'information n'est pas traitée en gros-titre
mais en haut dans la colonne de droite
La photo relève elle aussi de la tragédie
familiale à Córdoba.
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C’est dire à quel point ces groupes étrangers se comportent en Argentine (et en Amérique du Sud) comme en pays conquis, sans jamais se solidariser avec les peuples dans lesquels ils recrutent leur clientèle (2) et les territoires sur lesquels ils se sont installés. Comme s’ils avaient le droit de faire fi de la législation locale là où ils opèrent. Les unes des journaux sont assez instructives sur ce point ce matin !

Pour en savoir plus :
lire le texte du décret dans le Bulletin officiel de la République Argentine (BORA).

Ajout du 24 août 2020 :
La querelle au sujet de l’inscription des services numériques au rang des services publics a continue à alimenter l’actualité tout au long du week-end :
lire cet article de Página/12 sur les véritables enjeux pour lesquels l’opposition combat le décret présidentiel
lire cet article de Clarín qui défend les arguments officiels de l’opposition (ce qui se résume à « non au modèle vénézuélien », le même sur tous les sujets depuis dix ans)

Hier, le président a accordé une interview à Radio 10 qui est commentée hier soir ou ce matin sur les sites des quotidiens argentins :
lire l’article de Página/12 sur les propos de Alberto Fernández
lire l’article de Página/12 sur l’appel téléphonique de Mauricio Macri au président en mars pour tenter de le convaincre d’abandonner le confinement (ses arguments révèlent le cynisme de ses vues, un cynisme qui est apparu très clairement à l’occasion de son voyage en Europe au milieu de la pandémie)
lire l’article de La Prensa sur les propos du président
lire l’article, quelque peu gêné aux entournures, de Clarín, qui ne pouvait pas passer sous silence la phrase odieuse de Macri mais la fait passer pour une invention de la propagande de la majorité
lire l’article de La Nación sur les réactions à droite.

Le président a très bien résumé la différence politique entre Macri et lui avec une formule simple : « moi, je crois que la politique, c’est prendre soin des gens ».


Ajout du 25 août 2020 :
Mauricio Macri a répondu en adressant (depuis Zurich) une lettre ouveerte aux « chers Argentins ». Il y réfute les propos de son successeur dans un texte bref où il accuse celui-ci d’avoir menti sur le contenu de leur conversation téléphonique de mars et où il omet de rapporter sa propre version des faits tout en étalant, d'un ton grandiloquent et moralisateur, quelques banalités politiques prétendument consensuelles, en parfaite contradiction avec son comportement et ses prises de position publics depuis que le pays a versé dans la crise sanitaire.
Pour en savoir plus :



(1) En Argentine, le Wifi est accessible gratuitement dans n’importe quelle agglomération du territoire et dans une bonne partie des campagnes avec un niveau de service de base qui permet le courrier électronique, les réseaux sociaux (hors vidéo) et la consultation des sites de service public mais rarement l’accès à du streaming de bonne qualité. Pour ce genre de service, il faut prendre un abonnement auprès d’un fournisseur d’accès commercial, avec prélèvement mensuel ou facture à acquitter dans ces bureaux ad hoc, comme ceux dont le groupe Macri a couvert le territoire.
(2) Il faut lire les slogans publicitaires dont ils nous abreuvent à longueur d’année pour se rendre compte du mensonge de la formule « le client est au cœur de notre activité », bien plus profond qu’il n’est en Europe, où pourtant, l’incohérence est déjà assez visible !

La province de San Juan se reconfine [Actu]

Une de ce matin d'un des quotidiens de la province
"Toute [la province] de San Juan revient en phase 1 pour 14 jours"
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Une des provinces qui s’est le mieux sorti de l’épidémie et ne déplore à ce jour aucun décès, celle qui venait de faire rentrer les enfants à l’école, San Juan est à nouveau soumise au confinement strict (ASPO, pour "isolement social préventif obligatoire", selon le sigle officiel argentin) depuis minuit ce matin.

En deux jours, elle vient de connaître une brusque flambée de cas diagnostiqués : 28 personnes en quarante-huit heures. L’école n’y est pour rien : il semblerait que les deux foyers de contagion, l’un à Caucete, l’autre à Santa Lucia, le tout à proximité de la capitale provinciale, soient dus à l’entrée illégale sur le territoire de San Juan d’une personne qui a violé les règles émises par le gouverneur.

Graphique publié par le Ministère de la Santé de la Province de San Juan
et publié par Diario de Cuyo aujourd'hui
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Retour donc à la situation du mois de mars, avec ce qui semble bien être l’assentiment de la population qui suit les consignes. Les rues sont vides et une enquête d’opinion fait apparaître un grand taux de consentement et de compréhension de la mesure. Seuls 14 % des personnes interrogées déclarent être en désaccord. Pourtant la province ne compte que 52 cas, dont 21 personnes rétablies, tandis que 453 personnes sont isolées à titre préventif (malades, porteurs et cas-contacts).

L’ASPO est décrété par le gouverneur Sergio Uñac (1) pour deux semaines. Je pense à mes amis là-bas.

Pour aller plus loin :



(1) Sergio Uñac appartient à la majorité nationale.

La bronca des tangueros menace la tenue du Festival de Buenos Aires [à l’affiche]

Photo Secrétariat au tourisme et à la culture de la Ville Autonome de Buenos Aires

Le Festival de tango de la Ville de Buenos Aires doit s’ouvrir d’ici quatre jours à travers les plateformes numériques mais le mécontentement est grand chez les artistes, qu’ils soient musiciens ou danseurs. Un bon nombre d’entre eux annoncent les uns derrière les autres qu’ils ne participeront pas à cette édition réduite, tout en tâchant de ne pas se fâcher avec son directeur, Gabriel Soria, qui n’est autre que… le président de la Academia Nacional del Tango. Gabriel est aussi un important animateur radiophonique et télévisuel pour l’ensemble du genre.

Aussi les artistes dénoncent-ils, non pas le directeur, qui est pour eux un ami, mais le gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires, sa précipitation brouillonne et son manque de concertation avec les « professionnels de la profession ». Ils savant bien que Gabriel est comme eux, soumis aux mêmes contraintes, comme le prouve la situation de l’Académie elle-même au point-mort depuis la mi-mars, avant même que les programmes de cette année scolaire ait pu être lancés…

Même Aurora Lubiz, d’ordinaire si consensuelle, si mesurée et si discrète, laisse échapper sa colère, d’ailleurs parfaitement justifiée puisque les danseurs n’ont pas tous, loin de là, les moyens matériels, l’espace domestique et les outils vidéo dont il faut disposer pour tourner des clips de façon à participer au Mundial ! Décidément, il y a quelque chose de pourri dans le royaume du tango, comme dirait le Grand Will.

Comme il y a deux jours avec l’annonce de la tenue du festival malgré la crise sanitaire, seul Página/12 s’intéresse aujourd’hui au sujet !

Ajout du 24 août 2020 :
lire cet article de La Prensa qui fait du sujet sa une de ce lundi (ci-dessous).

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Ajout du 26 août 2020 :
lire cet article de Página/12, qui s'appesantit sur le mécontentement de nombre d'artistes qui ont refusé de participer.

jeudi 20 août 2020

Il y a deux cents ans aujourd’hui : San Martín quittait Valparaíso et faisait cap au nord [Bicentenaire]

La somptueuse Plaza San Martín de Lima
(photo aérienne du Ministère de la Défense du Pérou)
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Au printemps 1798, à Toulon, un jeune lieutenant d’infanterie de marine, José de San Martín, à tout juste vingt ans, avait vu partir le général Bonaparte, de neuf ans son aîné, à la tête d’une énorme flotte qui avait aussitôt fait voile vers l’est. La destination de cette expédition restait secrète mais il ne pouvait s’agir que d’une gigantesque opération contre les Britanniques.

Portrait de Joaquím Pezuela, le dernier vice-roi du Pérou
nommé par les autorités espagnoles
Il a dû son élévation à cette charge
à ses victoires remportées contre Manuel Belgrano
en 1813 dans le Haut-Pérou (actuelle Bolivie).
Illustration tirée de la Revista del Instituto Sanmartiniano del Perú
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Le 20 août 1820, à Valparaíso au Chili, après plus de deux ans de préparation ardue, San Martín prenait à son tour, contre un autre empire, la tête d’une autre flotte beaucoup plus modeste, puisqu’elle ne se composait que d’une quinzaine de bâtiments difficilement rassemblés. Depuis 1814, San Martín ne poursuivait qu’un seul objectif : faire tomber le dernier bastion de l’empire colonial espagnol en Amérique du Sud afin d’abolir la dernière vice-royauté encore en place et instituer à sa place un État péruvien souverain avec Lima pour capitale. San Martín avait quarante-deux ans, comme son ami, le directeur suprême du Chili, Bernardo O’Higgins, dont c’était ce jour-là l’anniversaire de naissance et qui vint saluer l’expédition à son départ.


Avec cette expédition, les campagnes émancipatrices de San Martín deviennent une exceptionnelle synthèse de tout l’art militaire de son époque rassemblée sur sept années :

  • constitution d’une armée de terre et d’une marine de A à Z,
  • traversée en armes d’une chaîne de montagne qui lui fit rejoindre les traversées mythiques d’Alexandre le Grand, d’Hannibal et de Bonaparte,
  • bataille en colonnes d’assaut en moyenne montagne à Chacabuco le 12 février 1817,
  • bataille en lignes en fond de vallée à Maipú le 5 avril 1818,
  • expédition maritime (avec quelques combats navals à l’initiative du vice-amiral Cochrane),
  • stratégie de siège pour mettre fin à la résistance royaliste de Lima
  • et enfin, d'octobre 1814 jusqu’à juillet 1821, de formidables manœuvres de renseignement, de désinformation et d’intoxication de l’ennemi devenues légendaires en Amérique du Sud.

Article à la première page de la Gazette de Lausanne
parue le 13 août 1819, un an avant le départ de l'expédition

Les opérations navales étaient confiées à un ancien officier supérieur de la Royal Navy, un homme jeune, de belle prestance, ambitieux et ombrageux, qui allait s’avérer d’une indiscipline insupportable et d’une honnêteté plus que discutable. Il s’appelait Thomas Cochrane et il était l’héritier du comté écossais de Dundonald, qui, à la mort de son père, avec qui il était fâché, lui permettrait de siéger à la Chambre des Lords. Jusqu’à son départ pour le Chili, en 1818, l’expérience politique de Lord Cochrane, comme il se faisait appeler, se limitait à un mandat de député aux Communes où son caractère paranoïaque lui avait mis à dos tous les élus du Royaume-Uni. Pour une sale histoire de fraude boursière, après avoir été chassé de la Marine pour son insubordination systématique, il avait même goûté pendant un an à l’hospitalité des prisons de Sa Majesté.
Depuis son arrivée au Chili en décembre 1818, il donnait déjà du fil à retordre à San Martín, qu’il refusait obstinément de reconnaître comme général-en-chef de l’expédition.

Couverture du catalogue d'une exposition de 2012
organisée par les Archives nationales péruviennes
(Archivo General de la Nación)
Sous le blason de la République,
le manuscrit d'une lettre d'affranchissement d'une esclave
signée par San Martín

En longeant la côte chilienne et le désert d’Atacama, l’expédition navale mit trois semaines à atteindre sa destination. En envoyant en tous sens ses lieutenants multiplier les engagements sur toute l’étendue du littoral pour épuiser les troupes du vice-roi et les démoraliser, San Martín mit un an à convaincre les Limègnes de déclarer leur capitale ville ouverte et d’abandonner le régime colonial pour prendre eux-mêmes en main leur destin national.

Composition de l'armée de libération du Pérou
établie par le général argentin Geronimo Espejo
dans un ouvrage publié à Santiago du Chili en 1868
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Le général San Martín est donc le père-fondateur de l’actuelle République du Pérou qui s’engage actuellement dans les préparatifs de son Bicentenaire. Il reste à espérer que les célébrations ne souffriront pas trop des malheurs du temps (1).

Composition de la flotte de l'Expédition
tirée du même ouvrage
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Tous les samedis à 21h, la télévision publique du Pérou propose l’émission Modo Bicentenario pour présenter les projets de tous ordres et les acteurs des futures festivités. De nombreuses émissions de TV Perú sont disponibles sur YouTube.



(1) Le Pérou est l’un des pays qui souffrent le plus de la pandémie. On déplore beaucoup de morts, y compris parmi les médecins (déjà plus de 125 victimes dans cette catégorie). Quant au système sanitaire, il est dépassé par l’ampleur du phénomène et manque de tout. Ce dont profitent des aigrefins, comme le prouve la découverte hier d’un réseau de trafic de masques, blouses, gants, visières, etc. de mauvaise qualité et surfacturés à la police nationale qui tâche de protéger tant bien que mal ses fonctionnaires.