mercredi 11 février 2026

Pour faire baisser la fièvre, pas la peine de casser le thermomètre : l’inflation repart bel et bien [Actu]

"Un morceau dur à avaler" dit le titre
avec une tournure idiomatique
On pourrait traduire aussi : "Il y a comme un os"
En dessous, la photo d'une famille dont
trois membres viennent d'écoper d'une
lourde peine pour le féminicide de la belle-fille
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Même si nos Pythies de plateau télévisés disent le contraire ici, la politique économique de Javier Mileí continue à faire des dégâts. C'est un échec et un échec prévisible. Alors qu’il avait jusqu’à il y a neuf mois réussi à réduire les taux mensuels de l’inflation, c’est-à-dire non pas à la supprimer mais seulement à la ralentir, voilà que depuis huit mois, elle reprend de la vitesse. Les taux montent de mois en mois.

"L'inflation de janvier a été de 2,9%
et c'est le cinquième mois de hausse", dit le gros titre
En dessous, des images d'une manifestation de policiers
à Santa Fe, pour une revalorisation des salaires
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C’est ainsi qu’en janvier, l’inflation mensuelle aura été de 2,9 % en moyenne dans le pays et de 3,1 % dans la capitale fédérale, avec un poste alimentation (hors alcool) qui a bondi à 4,7 % et le poste hôtels et restaurants est à 4,1. Tout cela pour un seul mois. Calculez ce que ces données cumulées sur l’année pourraient donner pour 2026 !

Un rayon yaourts et crèmes dessert dans un supermarché
Rendez-vous compte du peu de choix disponible
dans un pays de forte production laitière
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Sachant cela, Mileí tente de manipuler à son avantage (et une nouvelle fois) les paramètres de mesure du phénomène. Ce qui ne trompe bien entendu pas grand-monde dans le pays. L’inflation retrouve son dynamisme antérieur et détruit le pouvoir d’achat des Argentins ordinaires.

"Au milieu de la polémique au sujet
des mesures de l'INDEC, l'inflation de janvier
est montée à 2,9%" dit le gros titre
En dessous, la manifestation des policiers de Santa Fe
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Plutôt donc que d’obéir au ministre qui voulait lui interdire de publier les chiffres obtenus avec des paramètres révisés et plus conformes à la réalité économique du pays, le directeur de l’institut national des statistiques, pourtant nommé par Mileí, a démissionné il y a quelques jours et hier, l’institut, l’INDEC, a publié ses résultats obtenus avec le même indice que le mois dernier. Et patatras, ils sont mauvais. Même avec une méthode de calcul inadaptée !

"Caputo [le ministre de l'Economie], l'indice ne lui
a pas réussi !", dit le gros titre
avec un jeu de mot entre "indice" et "index"
en haut, une manifestation contre la réforme
ultra-libérale du code du Travail actuellement en débat
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Ajoutez à cela que, pour comble de cynisme, le ministre de l’Économie s’est vanté il y a quelques semaines de ne jamais acheter ni porter le moindre vêtement produit en Argentine. Ce monsieur ne s’habille qu’à l’étranger, c’est plus chic ! A croire qu’il pense que c’est la meilleure façon de relancer la production locale et de maintenir l’emploi ?


Mileí (devant) : On a des trucs en commun, Trump et moi...
Tous les deux, on veut que ça se passe bien pour quelques uns
et que le reste du monde aille se faire f..."
Son conseiller : "D'accord, mais pour Trump,
toi, tu es une partie du "reste du monde"
Traduction © Denise Anne Clavilier
Dessin de Une de Página/12 ce matin
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Ne parlons même pas de créer des postes de travail et de la richesse nationale. Ce sont là des choses dont le ministre et le président se moquent comme de l’An 40...

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :