Même si nos Pythies de plateau
télévisés disent le contraire ici, la politique économique de Javier
Mileí continue à faire des dégâts. C'est un échec et un échec prévisible. Alors qu’il avait
jusqu’à il y a neuf mois réussi à réduire les taux mensuels de
l’inflation, c’est-à-dire non pas à la supprimer mais seulement
à la ralentir, voilà que depuis huit mois, elle reprend de la
vitesse. Les taux montent de mois en mois.
C’est ainsi qu’en janvier,
l’inflation mensuelle aura été de 2,9 % en moyenne dans le
pays et de 3,1 % dans la capitale fédérale, avec un poste
alimentation (hors alcool) qui a bondi à 4,7 % et le poste
hôtels et restaurants est à 4,1. Tout cela pour un seul mois.
Calculez ce que ces données cumulées sur l’année pourraient
donner pour 2026 !
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| Un rayon yaourts et crèmes dessert dans un supermarché Rendez-vous compte du peu de choix disponible dans un pays de forte production laitière Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution |
Sachant cela, Mileí tente de
manipuler à son avantage (et une nouvelle fois) les paramètres de
mesure du phénomène. Ce qui ne trompe bien entendu pas grand-monde
dans le pays. L’inflation retrouve son dynamisme antérieur et
détruit le pouvoir d’achat des Argentins ordinaires.
Plutôt donc
que d’obéir au ministre qui voulait lui interdire de publier les
chiffres obtenus avec des paramètres révisés et plus conformes à
la réalité économique du pays, le directeur de l’institut
national des statistiques, pourtant nommé par Mileí, a démissionné
il y a quelques jours et hier, l’institut, l’INDEC, a publié ses
résultats obtenus avec le même indice que le mois dernier. Et
patatras, ils sont mauvais. Même avec une méthode de calcul
inadaptée !
Ajoutez à cela que, pour comble de cynisme, le ministre de l’Économie s’est vanté il y a quelques semaines de ne jamais acheter ni porter le moindre vêtement produit en Argentine. Ce monsieur ne s’habille qu’à l’étranger, c’est plus chic ! A croire qu’il pense que c’est la meilleure façon de relancer la production locale et de maintenir l’emploi ?
Ne parlons même pas de créer des postes de travail et de la richesse nationale. Ce sont là des choses dont le ministre et le président se moquent comme de l’An 40...
Pour aller plus loin :





