En Argentine, on voit apparaître des manœuvres sournoises destinées à limiter le droit à l’avortement qui est devenu légal il y a plusieurs années, sans aucune condition. Toute femme qui estime avoir besoin de cette intervention y a droit.
Or on vient de voir que, par l’intermédiaire d’une officine d’extrême-droite, les données de santé d’une femme ont fuité dans le domaine public depuis son dossier dans sa mutuelle de santé, laquelle traitait le financement de son recours à une pilule abortive.
La patiente concernée a porté plainte devant la justice de Buenos Aires où elle vit.
Les organisations féministes sont en alerte maximale car cet incident semble bien être la pointe émergée d’un iceberg encore peu visible. Les droites, néolibérale, réactionnaire et libertarienne, ne cachent en effet plus leur volonté de revenir sur ce droit des femmes et sur l’ensemble des droits qu’elles ont acquis depuis la fin de la dictature militaire, ces plus de quarante ans de démocratie auxquels Javier Milei brûle de désir de mettre fin.
Seul Página/12, le quotidien de la gauche gouvernementale, évoque l’affaire parmi les quotidiens d’envergure nationale, comme d’habitude.
Pour aller plus loin :
