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| La rigueur dans la santé rend malade, dit la banderole de cette manifestation d'hospitaliers |
Après une réunion de leurs
instances dirigeantes, ce sont les médecins des six hôpitaux
universitaires de Buenos Aires qui sonnent le tocsin depuis quelques
jours : la baisse du financement public de leurs établissements
et des instituts de formation médicale est si considérable qu’elle
menace à très court terme la prise en charge des patients.
Si rien ne bouge, ces hôpitaux
de la UBA (Universidad de Buenos Aires) ne pourront plus soigner
personne dans 45 jours, soit vers le 20 juin. Ces hôpitaux soignent
environ 700 000 personnes par an. Les patients habitent à
Buenos Aires, dans la banlieue et même très loin, ailleurs, dans le
pays lorsqu’ils consultent pour des pathologies qui demandent un
grand degré de spécialisation.
Les conférences de presse
données par les médecins n’ont pourtant trouvé que difficilement
leur place dans la presse. Un article était en ligne hier sur le
site de Página/12 mais il était alors réservé aux abonnés.
Le quotidien reprend le thème aujourd’hui et le publie en accès
libre. Les articles ne sont guère mis en avant par les journaux,
même si Pagina/12, La Prensa et La Nación
évoquent la question aujourd’hui en Une, assez discrètement, il
est vrai (surtout La Prensa).
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| Les médecins tirent la sonnette d'alarme au pied d'un des hôpitaux |
Le modèle politique et économique libertarien n’est pas viable. Tout le monde le sait, sauf Javier Milei et sa clique ainsi que quelques autres dirigeants du même acabit aux États-Unis ou, depuis peu, au Chili.
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa hier
lire l’article de Clarín hier
lire l’article de La Nación hier



