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| Un champ de blé mûr dans la province de Santa Cruz, en Patagonie : les effets du changement climatique ! |
A Paris, les canicules se suivent et se ressemblent. Comme je le fais tous les jours depuis au moins 2007, je vais rester en veille quotidienne sur l’actualité culturelle, sociale, économique et politique argentine mais le rythme de mes articles sur ce blog va évoluer : il se calera désormais, jusqu’à la fin septembre, sur la météo pour que mon ordinateur ne participe à réchauffer mon domicile lorsque le soleil fait des siennes dehors.
Si
quelque chose d’important se produit là-bas
pendant
une phase de canicule en France, je ferai comme j’ai fait avec la
démission de Manuel Adorni : j’en rendrai compte avec
quelques jours de décalage. Et en attendant que la météo
redevienne plus clémente, une partie de mon temps sera consacrée à
améliorer mon apprentissage de l’ukrainien (українська
мова),
comme certains
de mes fidèles lecteurs ont
sans doute déjà pu l’observer
(une langue très intéressante, une culture à découvrir de
zéro,
une littérature riche, écrasée par l’ordre colonial russe
pendant trois cents ans jusqu’en
1991,
des
traditions culinaires et gastronomiques à ne plus savoir où donner
de la fourchette, une actualité tragique d’une cruelle guerre de
décolonisation à contretemps,
bref des enjeux
qui sont similaires à ceux
sur lesquels je me suis penchée depuis vingt ans à propos de
l’Argentine et des pays voisins).
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| Le mate prêt à consommer sur fond de paysage de la province productrice de Missiones (tout au nord du pays) |
En
Argentine, pour revenir à elle, c’est une vague de grand froid qui
s’est abattue il y a quelques jours notamment sur Buenos Aires et
sa région où il a neigé, entre autres à Buenos Aires et à Mar
del Plata, ce qui est exceptionnel. A ma connaissance, c’est la
troisième chute de neige sur la capitale fédérale depuis le début
du 20e
siècle (on n’a aucun témoignage
de ce phénomène ni dans la période coloniale ni au cours du
premier siècle d’indépendance). Cette neige parisienne qui
se répète à
Buenos Aires (1918, 2007 et 2026) et cette chaleur portègne
récurrente
à
Paris nous disent assez bien que
le climat est tout sens dessus-dessous puisque les
situations extrêmes se
font
de plus en plus fréquentes. Il est donc urgent d’agir
collectivement et politiquement,au
niveau national et européen,
au
lieu d’attendre les bras croisés comme nous l’avons fait
jusqu’ici.
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| L'Obélisque au centre de Buenos Aires, le 9 juillet 2007 : la deuxième chute de neige connue sur la capitale argentine (photo EFE) |
Durant
cet été qui nous surprend, protégez-vous.
N’hésitez pas à fermer les volets si vous en avez et à placer
sur vos vitres des couvertures de survie. C’est efficace. Si vous
habitez la France des langues d’oïl comme moi, fermez les fenêtres
le jour (dans
le midi, vous savez tout ça depuis des générations).
Ouvrez en
grand
la nuit lorsque les températures baissent en-dessous de la
température qui règne dans votre logement et si vous aimez
bricoler, installez un ventilateur plafonnier si
vous en trouvez dans
le commerce (en ce moment, cela ressemble
à une mission impossible).
Hydratez-vous. Evitez
l’alcool. Préférez-lui
l’eau gazeuse (l’effet confort est spectaculaire) et le maté si
vous pouvez vous procurer un paquet
d’une bonne yerba mate importée
d’Amérique du sud (trois pays producteurs : l’Argentine, le
Brésil et le Paraguay, la patrie des affreux footeux qui ne
connaissent pas le fair-play)
mais, attention, préparez votre
mate à
l’argentine, pas en
trempant un sachet
tout prêt dans
de l’eau chaude
(en
tisant, c’est l’effet
zéro garanti).
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| Le mate à l'eau chaude (75° C) Par grosse chaleur, on peut préparer la yerba mate avec un agrume pressé additionné ou non d'eau froide |
Bon
été à tous.


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