jeudi 20 août 2026

Encore un « succès économique » à la sauce Milei : Flybondi sous séquestre de justice [Actu]

"En chute libre", dit le gros titre,
le 13 août dernier
Cliquez sur l'image pour une haute résolution


Flybondi est la première et, à ce jour, la seule compagnie aérienne low-cost argentine. Elle a été créée sous le mandat (néolibéral) de Mauricio Macri pour déréguler le marché du transport aérien et faire concurrence, sur le sol national et pour les destinations frontalières, à Aerolíneas Argentinas, la société historique créée sous Juan Perón pour rassembler en une seule entité publique les différentes compagnies privées qui existaient à la fin des années 1940 et au début de la décennie suivante, selon le modèle de la création de la SNCF en France, sous le Front Populaire. Macri entendait ainsi développer le transport aérien qu’il disait être le plus sûr (au détriment de la route et des bus longue distance), afin d’assurer la continuité territoriale d’un pays immense, par ailleurs privé de son réseau ferroviaire, construit à partir de la fin du 19e siècle et abandonné dans les années 1990 sous le président Carlos Menem.

Au début du mandat de Javier Milei, Flybondi est passé sous le contrôle d’un proche du président, lequel semble avoir créé un système de vases communicants entre les comptes de la société et les siens propres. Jusqu’à la semaine dernière, la compagnie qui n’opérait plus aucun vol effectif vendait toujours des billets.

La justice est donc intervenue dans la gestion de Flybondi. Elle a mis ses comptes sous séquestre à hauteur de 1,5 milliard de pesos, afin de se donner le temps d’enquêter et de décider le cas échéant de l’avenir de la société et de la marque.

Les salariés, pour leur part, ne sont plus payés depuis plusieurs mois. Seul Página/12 s’est intéressé à ce scandale depuis le milieu de la semaine dernière.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 du 13 août
lire l’entrefilet de La Prensa du même jour
lire l’article de Página/12 du lendemain sur la lutte des salariés abandonnés à leur sort