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mercredi 27 mai 2026

Des lycéens décident d’occuper leur école pour défendre l’université publique [Actu]

Entrée du Colegio Nacional de Buenos Aires, à Monserrat


Des lycéens du Colegio Nacional de Buenos Aires et du Colegio Carlos Pellegrini, deux établissements de haut niveau et de prestige qui dépendent de la UBA, l’un dans l’enseignement général, l’autre dans l’enseignement technique, ont voté l’occupation des locaux (colegio tomado) pour protester contre le refus du gouvernement d’appliquer la loi de financement des universités, dans lesquelles ils sont destinés à continuer leurs études une fois leur bac obtenu.

De leur côté, les enseignants universitaires maintiennent leur manifestation publique : désormais, c’est sur la place de Tribunales, devant le siège de la Cour suprême, qu’ils font classe en plein air qui veut bien venir les écouter. Histoire de faire comprendre aux trois plus hauts magistrats du pays que lorsqu’ils se prononceront sur le refus du président d’appliquer la loi qui a surmonté son veto, ils auront l’avenir du pays au bout de leurs stylos.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 sur la décision des lycéens,
lire l’article de Página/12 sur les cours en plein air devant le palais de justice
lire l’article de La Prensa sur les lycéens
lire l’article de La Nación sur les cours en plein air.

lundi 20 avril 2026

Entre teuf et rave : l’hommage à François devant « sa » cathédrale [à l’affiche]

"François vit dans la rencontre", telle est le nom de la fête


Samedi 18 avril 2026, on a fait la fête sur Plaza de Mayo au bord de laquelle se dresse la cathédrale de Buenos Aires : il s’agissait de rendre hommage au pape François, qui fut aussi l’archevêque de la ville, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, le 21 avril 2025, un Lundi de Pâques au petit matin.

Vue de drone de Plaza de Mayo
En bleu profond : la scène de DJ Padre Guilherme
En bleu clair, le Cabildo, l'hôtel de ville colonial,
aujourd'hui musée de la Révolution
Le fronton de temps grec à gauche, c'est la façade de la cathédrale
(la façade est inspirée de la Madeleine à Paris)

La fête, énorme et très populaire, faisait partie d’une tournée mondiale d’un prêtre DJ, un Portugais dont la vie et la mission religieuse ont été transformées, dit-il, par l’enseignement du pape argentin. Avec ses platines et ses montages de pensées spirituelles, au milieu des jeux de lumière et des projections aux couleurs éclatantes, DJ Padre Guilherme a fait danser jusqu’à pas d’heure une foule dense (100 000 personnes estimées), en préambule de quatre jours pendant lesquels les catholiques argentins se recueillent dans le souvenir du pontife défunt.

Une des projections géantes de la soirée :
"Merci, pape François. Intercède pour nous"
On est ici dans une formule de prière qui tend à introduire
une future démarche pour faire reconnaître le Saint Père défunt
comme Serviteur de Dieu, la première étape du procès de canonisation

Les célébrations culmineront demain, le 21 avril 2026, à la basilique de Luján, où l’on vénère la sainte patronne du pays, une Vierge miraculeuse qui a choisi de faire sa demeure dans ce coin perdu d’Argentine au 17e siècle. Tous les évêques du pays se retrouveront sur place pour une messe solennelle. Ils y tiennent déjà l’assemblée générale de la Conférence épiscopale argentine. Luján se trouve à 70 km environ à l’ouest de Buenos Aires. C’est une sorte de Lourdes argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín sur la fête de samedi dernier
lire l’article de Infovaticana sur le même sujet
lire l’article de Página/12 sur les différentes célébrations du premier anniversaire de la mort de François

Ajout du 24 avril 2026 :

Sans Torquemada, cet hommage au pape argentin eut été incomplet, n’est-il pas ? C’est donc le journal de droite réactionnaire La Prensa qui nous offre, sur un plateau d’argent, la touche florentino-fondamentaliste qui nous manquait sous la forme d’une acrimonieuse lettre ouverte à la Conférence épiscopale argentine, conclue de surcroît par la devise jésuite en orthographe latine archaïsante, s’il vous plaît, Ad maiorem Dei gloria (pour la plus grande gloire de Dieu). Déjà en soi, le latin, ce n’est pas la pointe de la modernité mais avec cette graphie en prime !
Par-dessus le marché, l’auteur ne se présente même pas comme membre de la Compagnie de Jésus. S’il l’était, cela l’autoriserait à emprunter sans forfanterie cette formule que pouvait employer à juste titre le pape François, puisque, avant le conclave, il était jésuite (il a cessé de l’être après).
A ce sujet, lire le billet d’opinion de La Prensa

Ajout du 27 avril 2026 :
Torquemada bis.
Lire
ce nouveau billet d’opinion paru dans La Prensa, et cette fois-ci adressé à l’archevêque de Buenos Aires et uniquement lui.

mercredi 15 avril 2026

Daniel Binelli fête ses 80 printemps au CCK ce soir [à l’affiche]

Photo tirée du site de l'artiste


Le bandonéoniste Daniel Binelli fête ce soir ses quatre-vingts ans en bonne compagnie et dans une salle prestigieuse de Buenos Aires, lui qui vit à l’étranger depuis de nombreuses années.

Le concert se tiendra ce soir, mercredi 15 avril 2026 à 20 h, à l’Auditorio Nacional du Palacio Libertad, l’ex-Centro Cultural Kirchner, ou CCK, que Javier Milei a voulu débaptiser pour un seul motif : s’efforcer d’humilier Cristina Kirchner qui avait inauguré la transformation de l’ancien Correo Central en centre de spectacles et de culture et lui avait donné le nom de son mari défunt, ancien président de gauche.

Daniel Binelli sera accompagné par son épouse, la pianiste d’origine uruguayenne Polly Ferman, et de la Orquesta Nacional de Música Argentina.

Avec Polly Ferman

Au programme : les Tres movimientos concertantes para bandonéon y orquesta de Daniel Binelli lui-même et deux œuvres classiques, l’un de Piazzolla, Oblivión, l’autre de Horacio Salgán, A fuego lento (à feu doux).

Entrée libre et gratuite à raison de deux places par personne qui réserve.

Le concert sera retransmis en direct sur la radio numérique du Centre (à écouter sous le lien).

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

samedi 11 avril 2026

La crème des universitaires fait cours sur Plaza de Mayo [Actu]

L'université de Plaza de Mayo, dit le gros titre
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Comme le gouvernement refuse d’appliquer la loi sur le financement des universités, loi à laquelle le président Javier Milei a mis son veto, veto qui a ensuite été annulé par le Congrès qui a définitivement validé la loi, les organisations universitaires ont décidé d’investir Plaza de Mayo, sous les fenêtres du palais présidentiel, la Casa de Gobierno ou Casa Rosada, et des grands scientifiques argentins y donnent des cours à ciel ouvert à tous ceux qui veulent bien prendre place devant eux…

Et pendant que les universitaires s’efforcent de manifester de façon pacifique, efficace et inventive, on découvre chaque jour davantage l’ampleur de la corruption des membres du gouvernement et des élus qui soutiennent Mileí. C’est une véritable appropriation de la richesse collective. On découvre que des ministres ont bénéficié de prêts très avantageux de la part du Banco Nación, la branche commerciale de la Banque d’Argentine, qui compte une autre société, Banco Central de la República Argentina (qui veille sur la devise nationale et ssur les réserves du pays).

Quant à la femme de Manuel Adorni, dans la tourmente comme son mari pour leur train de vie très luxueux et assez peu en accord avec leurs revenus déclarés, Página/12 révèle aujourd’hui qu’elle a fondé sa propre société de coaching au moment où son mari entrait au gouvernement, qu’elle a pour client des institutions publiques et qu’elle leur vend du vent, comme le font beaucoup de ces sociétés de consulting, sous la forme d’un fatras de conseils bidon et interchangeables, à base de méthodes infantilisantes et ridicules.

L’argent qui ne va pas aux universités et à la recherche n’est donc pas perdu pour tout le monde mais le gouvernement reste muet devant les révélations qui s’amoncellent. Comme s’ils n’avaient pas d’argument pour démonter ces accusations.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin ;

lire l’article de Página/12 sur les prêts avantageux accordés aux dirigeants du pays
lire l’article de Página/12 sur le beurre que se fait la peu scrupuleuse épouse du Premier ministre avec de l’argent public et celui de certaines entreprises privées qui fayottent.
Les autres quotidiens n’évoquent pas cette manifestation sur Plaza de Mayo.
Fermez les yeux et imaginez pendant quelques secondes que cela se soit produit à Paris sur la place de la Bastille ou la place de la République ou à Bruxelles sur la Grand-Place et qu’il n’y ait qu’un seul journal pour en faire mention le lendemain !

Ajouts du 14 avril 2026 :

lire cet article de Página/12 sur les coupures dans les budgets de la recherche, qu’elle soit fondamentale ou appliquée,
lire cet article de Página/12 sur les coupures budgétaires et les licenciements massifs dans le domaine de la sécurité alimentaire

Ajout du 15 avril 2026 :

lire cet entrefilet de La Prensa sur les licenciements massifs à l’INTI

Ajouts du 27 avril 2026 :

lire cet article de Página/12 ces réflexions d’un ministre tout content de la disparition du Service Météorologique National (qui pourtant rendait des services à toute l’économie, à commencer par la sacro-sainte agriculture nationale)
lire cet article de Página/12 sur la concession à des copains de Manuel Adorni et d’autres responsables gouvernementaux du parc public thématique Tecnopolis, qui mêle les sciences, les technologies et l’amusement pour les plus jeunes (et pas seulement eux) à la manière de notre Futuroscope à Poitiers. Depuis l’arrivée au pouvoir de Milei, le parc d’attraction est fermé au public. Il ne sert plus qu’à être privatisé, secteur par secteur, pour des événements festifs ou institutionnels. Il avait été créé sous Cristina Kirchner pour susciter des vocations scientifiques et technologiques et ça marchait plutôt bien. Mais Mileí ne veut ni scientifique ni ingénieur en Argentine. Juste des pions, des exploités et des exploitables. Au profit de deux ou trois oligarques de ses amis.

mercredi 25 mars 2026

Très grosse affluence pour le cinquantenaire du coup d’État [Actu]

"Plus que jamais" dit le gros titre
en reversant la formule habituelle des militants
contre la dictature : "Nunca más" (plus jamais)
Cette photo prise au-dessus de Plaza de Mayo
ne montre pas la grande banderole des disparus,
constituée des milliers de leurs visages,
qui traverse traditionnellement le cortège
En haut à gauche, le toit rouge doté d'une tour,
c'est le Cabildo, l'Hôtel de Ville colonial
où se sont tenus les grandes réunions révolutionnaires de 1810
en haut, à droite, le toit rouge au-dessus d'une colonade,
c'est la cathédrale de Buenos Aires
Dans le cercle vert, le pyramidion commémoratif
de la Révolution, datant de mai 1811
et tout en bas, la tribune provisoire
d'où les personnalités ont harangué la foule
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Hier, la Plaza de Mayo au cœur de la Buenos Aires historique était si pleine que les rues adjacentes peinaient à contenir la foule, même à plus de 100 mètres de la place elle-même. Les Unes des journaux le montrent d’ailleurs sans équivoque.

"Manifestation massive de l'opposition
pour rappeler les 50 ans du coup d'Etat", dit le gros titre
Sur cette photo, on voit la banderole des disparus
qui contourne le Pyramidion commémoratif de mai 1811
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De très nombreuses personnalités politiques se sont jointes aux manifestants tandis que le président et son gouvernement, sans se montrer, ont continué à jouer la carte de ce qu’ils appellent « la mémoire complète » qui met sur le même plan les victimes du terrorisme d’État (environ 30 000 morts et 500 enfants volés à leur famille) et les quelques personnalités, militaires et civils, qui servaient le régime dictatorial que la résistance populaire armée a assassinées, comme si les deux violences étaient les mêmes en moyens comme en nature.

Une autre vue de la place, avec la Casa Rosada au fond,
derrière le trou noir du podium des orateurs
On voit le long ruban de la "bandera de los desaparecidos",
la banderole des disparus
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de La Prensa (qui n’a pas publié de Une ce matin sur son site Internet)
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación

Ajout du 30 mars 2026 :
lire cet article de Página/12 où l'ancien juge Baltazar Garzón, grand défenseur de l’État de droit en Espagne et dans toute l’Amérique hispanique, analyse ce qu’il se passe en Argentine autour de ce cinquantenaire

Ajout du 31 mars 2026 :
lire cet article de Página/12 sur la déposition d’un témoin dans l’affaire dite des Cuadernos (les cahiers), l’actuel procès pour corruption contre Cristina Kirchner, lequel repose sur des preuves plus que contestables, comme l’a remarqué Baltazar Garzón. Du grand n’importe quoi pour le plaisir de la mettre en prison...

mercredi 11 mars 2026

Hommage à Osvaldo Pérez Esquivel en ce cinquantenaire du coup d’État [Disques & Livres]

Adolfo Pérez Esquivel, hier, à la Legislatura de Buenos Aires


Alors que le 24 mars prochain, l’Argentine des droits de l’homme commémorera le cinquantième anniversaire du coup d’État de Videla et ses sbires. Les premières manifestations s’organisent autour des acteurs et des témoins de la résistance démocratique.


C’est ainsi qu’hier, la Legislatura de Buenos Aires, le parlement de la Ville autonome, a rendu hommage à Adolfo Pérez Esquivel, le prix Nobel de la Paix argentin, qui a prononcé un discours sur l’obscurité politique qui s’abat en ce moment même sur l’Argentine, autrefois phare international de la lutte contre la dictature et ses crimes.


Cet hommage, qui s’est tenu dans le splendide Salón Montevideo (ci-dessus), accompagnait la sortie du nouveau livre de Pérez Esquivel, La otra mirada – Relatos (l’autre regard – récits), qui a été déclaré « de Interés » par la Commission sociale de la Ville.


Pérez Esquivel a été arrêté et torturé en 1977. Il est resté prisonnier pendant plus d’un an. Il a pu échapper à un vol de la mort, qui jetait dans le Río de la Plata ou dans l’océan les opposants, drogués ou assommés, mais encore vivants. L’artiste a aujourd’hui 95 ans et il a tenu à partager cette soirée d’hommage avec d’autres survivants de ce régime meurtrier.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

voir la présentation de l’ouvrage sur le site des Ediciones Ciccus.

mercredi 17 décembre 2025

Ce soir, concert en mémoire François à la basilique de La Merced [à l’affiche]

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Ce soir, mercredi 17 décembre 2025, Pedro Chemes, le Coro Nacional de Másica Argentina et el Ensamble Interaméricano Contemporáneo offrent un concert gratuit à la mémoire du pape François en prenant pour prétexte l’anniversaire de sa naissance. Ce concert de musique religieuse se tiendra à 20h dans la basilique La Merced, dans le cœur historique de Buenos Aires.

La Merced est une église de la fin du 17e siècle, conçue par un architecte italien de l’ordre des jésuites à qui l’on doit plusieurs bâtiments laïcs et religieux, dont quelques uns, comme cette église, sont encore debout. La Merced a été le centre pastoral que fréquentait la meilleure société portègne dans le dernier siècle de la colonisation. C’est là qu’a été baptisé le général Manuel Belgrano (1770-1820) et que s’est marié le général José de San Martín (1778-1850). Ses registres sont une manne précieuse pour l’historien, on y retrouve tous les grands personnages historiques de l’époque révolutionnaire et indépendantiste.

Le programme de ce soir se compose de trois œuvres, deux du début du 18e siècle, dans la veine de la musique liturgique baroque italienne (comme l’église elle-même) très appréciée dans l’Empire espagnol de cette époque, un chant de Noël de Roque Ceruti, qui finit ses jours à Córdoba, dans un domaine de la Compagnie de Jésus, les psaumes des vêpres, de Doménico Zipoli, ainsi qu’une œuvre contemporaine, de Pedro Chemes, qui est né à Buenos Aires en 1964.

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Pedro Chemes s’est en effet emparé d’un texte mystique écrit au Mexique en 1556 dans la langue náhuati par un érudit autochtone, qui raconte l’apparition de la Vierge de Guadalupe à saint Juan Diego, un Amérindien qui est le premier saint du Nouveau Monde. Pedro Chemes en a fait une cantate d’aujourd’hui dont ce sera ce soir la création et qui sera chantée dans cette langue originelle. La Vierge de Guadalupe est la sainte patronne de l’Amérique hispanique et le pape François lui a tous les ans offert une grand-messe en espagnol dans la basilique Saint-Pierre.

Entre musique baroque et musique contemporaine, la soirée musicale et spirituelle de ce soir n’aura rien d’artificiel : depuis son enfance, Pedro Chemes a formé son oreille avec l’œuvre de Roque Ceruti...

De nombreuses institutions se sont jointes à cet hommage à un pape qui, pour les Portègnes, fut d’abord et avant tout l’un de leurs archevêques et qui fut aussi un grand amateur de musique, même s’il n’assista jamais aux concerts officiels donnés au Vatican à certaines dates traditionnelles, tout comme il cessa, après son élection, de regarder les matchs de foot à la télé, lui qui avait pourtant le ballon rond dans le cœur. C’est donc un bel hommage que ce concert.

D’ailleurs, Pedro Chemes avait informé le pape de son travail et il en avait reçu, sur la fin du pontificat, une lettre de Noël en réponse.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 (tant qu’il reste en ligne)
lire l’article de Barriada, un magazine en ligne sur l’actualité des quartiers de Buenos Aires
lire l’article de Global Buenos Aires, autre magazine en ligne sur l’actualité locale
lire l’article (en espagnol) de Info Vaticana

lundi 15 décembre 2025

Un hommage à Rubén Juárez pour clôturer la saison à la Academia [à l’affiche]

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Ce soir, lundi 15 décembre 2025, à 18h, au siège de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, premier étage, le dernier Plenario de la saison prendra la forme de la projection d’un documentaire de Jean-Luc Thomas et Alejandro Venturini sur le chanteur, bandonéoniste et compositeur que fut Rubén Juárez.

La soirée sera présenté par le compositeur Pepo Ogivieki et Alejandro Venturini lui-même.

Ouvert à tous.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

© Denise Anne Clavilier

lundi 1 décembre 2025

Les fantômes académiques sont au rendez-vous ce soir [à l’affiche]


Ce soir, lundi 1er décembre 2025, à 18 h, alors que la saison se termine avec l’année en Argentine, la Academia Nacional del Tango présente ses fantômes grâce au livre écrit par deux académiciens, Walter Piazza et Angel Mario Herreros. Au premier rang des fantômes du bouquin, le Maestro Horacio Ferrer, poète et historien du tango, dont le profil se découpe sur le visuel de la soirée, le premier président et surtout le fondateur de l’institution.

Coup de cœur pour moi puisque Walter est un ami de très longue date et qu’il est aussi celui sans qui l’institution cesserait de tourner… Une pensée émue aussi pour Horacio Ferrer, que j’ai eu l’immense chance de connaître et qui m’a accordée son attention pleine de tact et d’affection.

Les deux auteurs présenteront leur ouvrage. Et comme tous les premiers et troisièmes lundi du mois, cette soirée institutionnelle est ouverte à tous.

Entrée libre et gratuite, dans les locaux hantés, Avenida de Mayo, 833, 1er étage !

© Denise Anne Clavilier

mardi 18 novembre 2025

Un Plenario extraordinaire avec Gustavo Varela, penseur du tango [à l’affiche]


Jeudi 20 novembre 2025, à 18h, la Academia Nacional del Tango propose une soirée exceptionnelle, en plus des Plenarios ordinaires du 1er et 3e lundi de chaque mois, pour rendre hommage à un essai et à son auteur qui ont transformé la manière d’envisager le tango en Argentine il y a dix ans.

L’essai s’intitule Tango y Política, il traite des rapports du genre avec les évolutions politiques et sociales alors que l’Argentine était revenue à la démocratie depuis un quart de siècle. L’ouvrage a été édité par Planeta.

L’auteur est Gustavo Varela, philosophe, sociologue et historien, qui viendra parler de son travail et de son parcours de chercheur au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, au 1er étage, du 833 avenida de Mayo.

Les deux danseurs dansent par dessus
une urne électorale

Entrée libre et gratuite.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire la présentation du livre sur Planeta Argentina.

lundi 17 novembre 2025

Carlos Andreoli de passage à Buenos Aires [à l’affiche]


L’auteur-compositeur-interprète argentin Carlos Andreoli, installé à Grenade en Espagne, sera ce soir, lundi 17 novembre 2025, à 18h, à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, pour le second Plenario ordinaire de novembre.

L’artiste sera accompagné ce soir en autre par le poète Alejandro Szwarcman, dont j’ai traduit une dizaine de tangos iconoclastes dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l’Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, paru en décembre 2010 chez Tarabuste Éditions.

Entrée libre et gratuite comme d’habitude.

© Denise Anne Clavilier

lundi 3 novembre 2025

Ce soir, Villoldo à l’honneur à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

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Ce soir, lundi 3 novembre 2025, à 18h, au siège de la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, au premier étage, le premier Plenario du mois sera consacré à la présentation d’un documentaire sur Angel Villoldo, un payador de la fin du 19e siècle et du début du 20e, à qui la tradition attribue l’invention du tango.

En complément de cette projection, un mini-récital de la chanteuse Vanina Tagini et de son partenaire attitré, le bandonéoniste Gabriel Merlino ainsi qu’un hommage à trois artistes contemporains puisque l’institution aime beaucoup remettre des prix et autres récompenses qui se créent au fil du temps.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

© Denise Anne Clavilier

jeudi 23 octobre 2025

Concert gratuit ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]


Ce soir, jeudi 23 octobre 2025, à 18h, à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, au premier étage, un ensemble composé de musiciens qui vivent aux États-Unis et au Mexique, le Camarada Tango Quartet, qui jouera des classiques du répertoire.

Entrée libre et gratuite.

© Denise Anne Clavilier

lundi 20 octobre 2025

Double hommage ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l’affiche]

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Ce soir, lundi 20 octobre 2025, à 18h, à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, se tiendra le nouveau Plenario de l’institution, une soirée gratuite, ouverte à tous, autour d’un thème particulier.

En l’occurrence ce soir, ce sera autour de deux artistes et d’un collectionneur.

D’une part, un hommage à Osvaldo Fresedo, l’un des grands créateurs du tango de l’âge d’or, avant la rupture des années 1950, grâce au collectionneur Roberto González qui fera profiter à l’assistance de quelques unes des petites de sa collection, notamment des enregistrements que l’on pourra écouter sur une authentique Victrola, le phonographe de la maison Victor qui est lié à l’histoire du tango.

D’autre part, un tour de chant que réalisera le chanteur Alfredo Sáez qui fête en ce moment ses 45 ans de carrière.

Entrée libre et gratuite, 1er étage.

© Denise Anne Clavilier

vendredi 3 octobre 2025

Los Hermanos Rivas du Palacio Carlos Gardel au CAFF la semaine prochaine [à l’affiche]

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Les Rivas sont une dynastie de guitaristes-chanteurs dont l’actuel représentant le plus actif est Hugo Rivas qui a constitué un quatuor auquel il a donné son nom. La famille s’est fait connaître dans les années 1960 dans le domaine du folklore puis du tango.

Lundi prochain, le 6 octobre 2025, les deux patriarches auront les honneurs de la Academia Nacional del Tango. Ils seront au centre du Plenario présidé par Gabriel Soria pour la remise d’un Gobbi de Oro, qui récompense les trajectoires des artistes blanchis sous le harnais.

Entrée libre et gratuite à 18h, Avenida de Mayo 833, au premier étage.

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Le dimanche suivant, le 12 octobre 2025, à 20h, c’est l’ensemble de la famille qui se retrouvera sur la scène du CAFF, dans le quartier populaire dit El Abasto, pour une soirée placée sous le signe de Tangos inútiles, un cycle mis en place par les musiciens de Guitarras del Once (el Once est un sous quartier juste à côté).

Prix des places : 15 000 pesos, avec une possibilité de réserver à l’avance.

Página/12 profite de l’occasion et ouvre ses colonnes au groupe pour un article très amical.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire la présentation du spectacle sur le site Internet du CAFF

jeudi 18 septembre 2025

A l’ex-CCK, 3e édition du Festival de Bandoneón Osvaldo Ruggiero [à l’affiche]


L’association La Fábrica Argentina de Tango, F.A.T, organise à partir de ce soir, 18 septembre 2025, et jusqu’au 27 septembre la troisième édition du Festival de Bandoneón Osvaldo Ruggiero, du nom d’un célèbre premier bandonéon de l’orchestre de Osvaldo Pugliese. Ruggiero était instrumentiste, compositeur et arrangeur. Ses trois fils lui rendent depuis trois ans cet hommage musical de printemps en rassemblant le ban et l’arrière-ban du tango contemporain, classique et underground.

Le concert de ce soir, donné par l’ensemble Violentango, se tiendra dans l’ex-Centro Cultural Kirchner, rebaptisé par un caprice odieux du gouvernement Mileí Palacio Libertad. L’entrée est libre et gratuite et les places peuvent être réservées à concurrence de deux par personne. Violentango, du nom d’un morceau composé par Piazzolla, est un quintette instrumental fondé et dirigé par Adrián Ruggiero.

Le festival se poursuivra dans différents lieux et s’achèvera dans le cadre d’un autre festival, le FACAFF, au Club Atlético Fernández Fierro, dans le quartier de Carlos Gardel et de Pichuco, El Abasto.



La communication de la manifestation est minimaliste mais plusieurs médias s’en font tout de même l’écho. Ce matin, Página/12 a interviewé les frères Ruggiero et Fractura Expuesta a consacré au festival l’un des articles de son site Internet. Fábrica Argentina de Tango dispose d’une chaîne You Tube où, pour le moment, vous pouvez voir et écouter une courte vidéo promotionnelle du festival ainsi que les enregistrements de deux séances de répétition.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 1 septembre 2025

Demain, remise des Premios Tagini pour des travaux discographiques [à l’affiche]

Gazette du Prix Tagini édition 2025
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Demain mardi 2 septembre 2025, la Academia Nacional del Tango remettra à différents artistes ses prix Tagini qui récompensent chaque année disques et activité des studios d’enregistrement.

Cette année, quatre personnes sont distinguées, la chanteuse Vanina Tagini, dont un aïeul a donné son nom à ces prix, le joueur d’harmonica Franco Luciani, l’ingénieur du son Oscar Gímenez, des studios CBS et le producteur Hugo Casal de la maison EMI-Odeón. Des prix d’honneur seront également remis ce soir-là, en ce jour où l’Argentine célèbre la phonographie nationale.

Affiche de la soirée
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Rendez-vous au siège de l’institution, Avenida de Mayo 833, au premier étage, à 18h.

Entrée libre et gratuite comme d’habitude.

© Denise Anne Clavilier