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mercredi 25 juin 2025

Mileí met son veto à la loi d’aide aux sinistrés de Bahía Blanca [Actu]

Le gros titre est un calembour :
"Noyés par ma loi"
(Mileí et Mi ley se prononcent de la même manière)
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Le 7 mars (voir photo ci-dessus), la ville balnéaire de Bahía Blanca, tout au sud de la Province de Buenos Aires, était victime d’une inondation très soudaine et monstrueuse qui a fait plusieurs morts, dont deux bébés, et des dégâts matériels très importants : l’eau recouvrait les voitures ou les avaient emportées vers l’océan. De nombreuses maisons ont été détruites ou tenaient encore debout mais étaient pour toujours inhabitables, des commerces ont disparu sous les eaux, la voirie a été défoncée, etc.

Le Congrès a donc voté ces derniers jours une loi d’urgence pour venir en aide aux sinistrés et reconstruire la ville grâce à une participation financière nationale.

Or la Province de Buenos Aires est gouverné par Axel Kiciloff, un ancien ministre de Cristina Kirchner, donc un homme de gauche, que le gouvernement actuel traite de « communiste », voire de « soviétique », montrant par là que comme les MAGA qui ont élu Trump, ils ne savent pas de quoi ils parlent.

La Une de l'édition provinciale joue elle aussi avec les mots
Cette fois-ci, il s'agit d'une expression idiomatique :
Llover sobre mojado, littéralement "pleuvoir sur [sol] mouillé"
ce qui signifie "Quand c'est fini, ça recommence"
ou "de Charybde en Scylla"
Ici, mojado (mouillé) est remplacé par "llovido" (il a plu)
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Javier Mileí vient donc de mettre son veto à cette loi, ce qui oblige le Sénat à en débattre une seconde fois, pour passer outre les caprices de « Monsieur Veto », alors que des élus LLA (Mileí) avaient voté pour. On voit mal d’ailleurs comment on peut voter contre quand on regarde la situation effective à Bahía Blanca !

Il va s’entendre chanter La Carmagnole dans pas longtemps s’il continue comme ça ! (1)

C’est tellement scandaleux que même la presse de droite en parle...

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12, édition nationale
lire l’article de Buenos Aires/12 (édition locale de La Plata de Página/12)
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación



(1) Pour mes lecteurs argentins, par exemple les amis des Alliances françaises, qui ne connaîtraient pas cet épisode de l’histoire de France, lorsque celle-ci était, pour quelques mois encore, une monarchie constitutionnelle :

I. Madame Veto [Marie-Antoinette] avait promis (bis)
De faire égorger tout Paris (bis) [à la différence de l’Argentine actuelle, c’était faux, mais ce qui a fait l’histoire, c’est que le peuple de Paris le croyait]
Mais son coup a manqué
Grâce à nos canonniers
Refrain : Dansons la carmagnole
Vive le son, vive le son
Dansons la carmagnole
Vive le son du canon

II. Monsieur Veto [Louis XVI] avait promis (bis)
D’être fidèle à son pays (bis)
Mais il y a manqué
Ne faisons plus d’quartier !
Refrain : Dansons la carmagnole, etc

A écouter, par exemple, sur Youtube dans la collection Chants et Musiques de France - Chants du Patrimoine

samedi 8 mars 2025

Catastrophe climatique à Bahía Blanca [Actu]

"L'enfer tant redouté", dit le gros titre
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Une pluie diluvienne s’est abattue hier sur la côte atlantique dans la province de Buenos Aires. Mar del Plata a été touchée mais le gros de la catastrophe a sinistrée la jolie ville balnéaire de Bahía Blanca, plus au sud encore.

"Bahía, une ville sous les eaux :
des images douloureuses et l'impuissance"
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Les images rappellent Valencia en Espagne il y a quelques mois. Des rues transformées en rivières furieuses, des voitures emportées ou renversées, des routes fracassées.

"Un orage historique a dévasté Bahía Blanca
et fait au moins 10 morts"
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Des habitants ont tout perdu. On compte déjà 11 morts et on en découvrira d’autres au fur et à mesure que les secours pourront atteindre les bâtiments sinistrés. Mille personnes ont été évacuées.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article principal de Página/12
lire l’article principal de La Prensa
lire l’article principal de Clarín
lire l’article principal de La Nación

vendredi 10 juillet 2020

Día nacional del Bandoneón lui aussi en mode confiné [à l’affiche]


Le 11 juillet marque tous les ans la fête nationale (et internationale) du bandonéon en hommage à Aníbal Troilo, le grand compositeur et instrumentiste, mort le 11 juillet 1975.

Tous les ans depuis 2012, Bahía Blanca se fait musique à cette occasion. Cette année, ce festival de deux ou trois jours, qui commence ce soir et s’achève dimanche, se présentera en direct sur Youtube. : Pichuco por siempre (Pichuco pour toujours), chaîne Bahía Blanca no olvida (Bahía Blanca se souvient).

Ce soir, au programme, la participation , entre autres, de Francisco Torné, actuel administrateur avec ses frères et sœurs de l’héritage musical de Troilo, les bandonéonistes Laura Cadabón et Eva Wolf. Demain, plusieurs artistes au programme dont María José Mentana et dimanche, vous pourrez entendre Jacqueline Sigaut, avec Nora Roca, les bandonéonistes Norberto Vogel et Pablo Bernaba et au piano, en invité spécial, le dernier pianiste de l’orchestre de Pichuco, José Colángelo.

Branchez-vous !

mercredi 17 juin 2020

Dimanche, l’hommage à Carlos Gardel en version 2.0 [à l’affiche]

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Dimanche 21 juin 2020, à 21h (heure argentine), quelques artistes rendront hommage à Carlos Gardel à l’avant-veille des 85 ans de sa mort accidentelle à Medellín, en Colombie, le 24 juin 1935.

Ce sera une rencontre de plusieurs artistes de Buenos Aires, de la province homonyme et d’Italie, chanteurs, musiciens et danseurs, qui rassembleront leurs talents pour un spectacle retransmis gratuitement sur la chaîne You Tube Bahía Blanca no Olvida (Bahía Blanca n’oublie pas).

Parmi ces artistes, les fidèles lecteurs de Barrio de Tango découvrent le nom de la chanteuse portègne Jacqueline Sigaut !

Une belle initiative.

Le spectacle porte pour titre un vers de Alfredo Le Pera dans un tango chanté par Gardel : Sus ojos se cerraron (ses yeux se sont fermés) (1).



(1) Sus ojos se cerraron fait partie du corpus que j’ai traduit dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié aux Éditions du Jasmin.

mardi 17 mars 2020

Faudrait voir à pas confondre prophylaxie et vacances ! [Actu]

Le gros titre secondaire en rouge :
"Les fêtards ont mis Alberto en colère"
Le président argentin s'est accordé hier quelques minutes de recueillement
dans la chapelle de la Casa Rosada
entre deux réunions de crise (1).
Cela ne pouvait que plaire à La Prensa
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Vous pourrez lire l'article

Malgré la conscience qu’ils ont de l’état dans lequel se trouve leur système hospitalier (beaucoup de très bons professionnels mais des moyens pas toujours à leur hauteur), beaucoup d’Argentins se comportent comme tant de Français ce week-end : ils confondent arrêt de l’activité pour un confinement qui doit casser la dynamique de la contagion avec vacances d’été.

Hier, alors que s’annonçaient les mesures de confinement, on a vu se former des embouteillages incroyables vers les plages de l’Atlantique du côté de Bahia Blanca, dans la Province de Buenos Aires. Cela a valu un coup de gueule du si calme président Alberto Fernández qui a rappelé ses compatriotes à un peu plus de jugeote et de sens civique : si on vous autorise à ne plus aller au travail, si on renvoie les enfants à la maison au lieu d’aller à l’école, c’est pour que vous vous protégiez et que vous protégiez les autres, pas pour que vous alliez en nombre vous prélasser sur la plage et faire de la bronzette !

Une de La Nación ce matin

Il y en a un autre qui a dit à peu près la même chose hier, sur tous les médias audiovisuels, aux "Gaulois réfractaires". Et autant il a eu tort de parler ainsi au Danemark, autant ce week-end bon nombre d’entre nous lui ont donné raison, en particulier les Parisiens qui se prélassaient en famille et entre amis dans les espaces verts et sur les quais de la Seine !

Pour aller plus loin sur la situation argentine :
lire l’article de Página/12 sur l’exode bonaerense vers Monte Hermoso à Bahia Blanca
lire l’article de Página/12 sur les déclarations du président
lire l’article de La Nación sur les deux kilomètres d’embouteillage à Bahia Blanca
lire l’éditorial de une de La Nación sur la minuscule conférence de presse tenue par le président hier à la Casa Rosada, avec une dizaine de journalistes dans la salle, pour dire et redire les quelques consignes de bon sens en ce temps de pandémie.



(1) La religion catholique est toujours religion d'Etat en Argentine. Il n'y a pas que quelques décennies que le chef d'Etat peut ne pas être catholique. C'était une condition sine qua non jusqu'au retour de la démocratie en 1983.

vendredi 25 juillet 2014

Ce soir, le Centenaire Troilo sur la côte atlantique [à l'affiche]

C'est la deuxième soirée Pichuco de juillet à Bahía Blanca

Ce vendredi 25 juillet 2014, deux soirées autour de Aníbal Troilo ce soir, l'une en Argentine, à Bahía Blanca, dans le sud de la Province de Buenos Aires, l'autre au Brésil, à Rio de Janeiro.

A Rio, on dégustera du mate et du maalbec argentin. Chant, danse et exhibition en sus. Organisé par une association de danseurs, comme presque toujours en dehors des frontières argentines.

A Bahía Blanca, on restera dans un style plus classique avec orchestre (qui jouera des arrangements de celui de Troilo), chanteurs et souvenirs de Marcelo Guaita au Teatro Municipal.


L'affiche brésilienne reproduit une photo de Pichuco dansant avec sa femme, Zita. 

mercredi 9 juillet 2014

Pichuco, vendredi, c'est partout [Troesmas]

Bahia Blanca, Province de Buenos Aires, la cité de Carlos Di Sarli, autre grand !

Dans deux jours, le vendredi 11 juillet 2014, pour un Día nacional del Bandoneón très particulier, ce sera le point culminant du Centenaire Aníbal Troilo, tout juste cent ans après sa naissance. De nombreuses villes partout dans le monde auront leur événement pour l'occasion, à commencer par Buenos Aires, qui fourmillera de propositions.
Montréal, Canada

Buenos Aires, un exposition au musée de l'humour grahique

Cologne, Allemagne

Sofia, Bulgarie

Cuneo, Italie

Toronto, Canada

Tandíl, Province de Buenos Aires

Hallandale Beach, Floride, USA

samedi 29 septembre 2012

Carlos Di Sarli à l'honneur lundi prochain au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer [à l'affiche]



Lundi 1er octobre 2012, le Plenario de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage, à Buenos Aires, rendra hommage à 19h30 au grand compositeur et pianiste, Carlos Di Sarli (1903-1960) (1).

Le tango rituel de cette séance académique sera Bahía Blanca, de Carlos Di Sarli, célèbre hommage à sa ville natale qu'il enregistra avec son orchestre...

La suite de la soirée sera animée par Osvaldo Minian et Carlos Puente, l'un des très grands collectionneurs  argentins d'enregistrements anciens...

Entrée libre et gratuite comme d'habitude.

Ce Plenario se tient en relation avec le Festival Nacional de Tango Carlos Di Sarli de Bahía Blanca, qui aura lieu du 4 au 7 octobre 2012, pour la seconde année consécutive.

Pour en savoir plus sur Carlos Di Sarli, consulter les pages qui lui sont consacrées sur l'encyclopédie tanguera en ligne argentine, Todo Tango.
Pour écouter Bahía Blanca, dans un enregistrement de 1959 par l'orchestre de Florindo Sassone, cliquez sur le lien avec l'enregistrement mis en ligne par Todo Tango.
Pour en savoir plus sur le programme des festivités à Bahía Blanca, consulter le blog du Festival.


(1) Carlos Di Sarli dispose de son esquina (je vous laisse découvrir dans le livre ce que cache ce terme argentin) dans mon anthologie, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publiée en mai 2010 aux Editions du Jasmin (p. 281)

vendredi 30 septembre 2011

Jacqueline Sigaut demain au Festival de Tango de Bahía Blanca Carlos Di Sarli [à l'affiche]

La chanteuse Jacqueline Sigaut se présentera demain après-midi, samedi 1er octobre 2011, à 14h30, au Festival de Tango de Bahía Blanca Carlos Di Sarli.

Son récital aura lieu à La Nueva Semipeatonal Alsina, entre les rues San Martín et Soler.

Elle présentera au public bahiense son quatre disque, intitulé Porque quiero (Parce que j'aime ça, ou Parce que je le veux), mélange de tango du répertoire et de créations contemporaines.

Elle sera accompagnée au piano par son pianiste préféré, Franco Polimeni...

Il s'agit de la première édition de ce festival, dans la ville natale du compositeur et pianiste Carlos Di Sarli (1903-1960), la ville balnéaire la plus au sud de la Province de Buenos Aires. Au-delà, vous ne mettez plus un orteil dans l'eau à moins de vouloir geler sur place...

dimanche 22 mai 2011

Retour de Néstor Tomassini à Bahía Blanca cette semaine [à l'affiche]

Le clarinettiste Néstor Tomassini retourne dans sa ville natale, Bahía Blanca, tout au sud de la Province de Buenos Aires, la station balnéaire sans doute la plus au sud du monde. Avec son groupe, composé par le guitariste que vous connaissez déjà bien, Hernán Reinaudo, et son percussionniste, José Balé, il se produira à la Deuxième Rencontre de Clarinettes, le vendredi 27 mai 2011 à 21h, dans le Grand Amphithéâtre de l'Université Nationale du Sud (UNS), l'université de cette ville.

Entrée : 25 $.

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Vous accéderez ainsi à l'intégralité des articles que je leur ai déjà consacrés dans ce blog.

mercredi 30 juin 2010

Multiples tournois de tango danse en Argentine [à l’affiche]

C’est l’AMBCTA, l’association des professeurs, danseurs et chorégraphes de tango argentin, dont le lien se trouve dans la rubrique Eh bien dansez maintenant ! dans la Colonne de droite, qui présente sur son site les multiples compétitions qui vont sélectionner les couples qui représenteront plusieurs villes et provinces au Mundial de Tango à la fin du mois d’août 2010.

Si vous la consultez maintenant (pas dans six mois ou dans trois ans), vous découvrirez sur cette page de leur site les tournois de Vicente López, dans la banlieue nord de Buenos Aires et de la Zone Ouest du Gran Buenos Aires ainsi qu’à Bahía Blanca, tout au sud de la Province de Buenos Aires.

Et si vous descendez un peu plus bas, vous découvrirez qu’on donne des cours de tango à l’hôpital psychiatrique Borda, là où Alejandro Szwarcman anime déjà un atelier d’écriture de tango (voir mon article du 26 mars 2009 sur l'un des ateliers conduit par Alejandro et le type de programme qu'il y aborde).

samedi 18 juillet 2009

Hommage bahiense à Astor Piazzolla [à l'affiche]

La chanteuse bahiense Nora Roca, les musiciens du Grupo Volpe Tango Contemporaneo et le photographe-journaliste écrivain Carlos Carrizo (lui aussi bahiense) rendront hommage à Astor Piazzolla le 1er août prochain à 21h30 au Teatro Municipal (Alsina 425) de Bahía Blanca (où il fait, paraît-il, un froid de canard en ce moment mais qui, en été, est l'une des plus jolies stations balnéaires de la côte atlantique argentine).

Le spectacle est placé sous le haut patronage de l'Institut culturel du Gouvernement de la Province de Buenos Aires, à laquelle appartient la ville qui vit naître Carlos Di Sarli (Astor Piazzolla est né quant à lui dans l'autre grande station balnéaire, la rivale de Bahía Blanca, un peu plus au nord : Mar del Plata).

J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de Nora Roca, justement à l'occasion d'un concert qu'elle a donné à Bahía Blanca (lire l'article). J'ai eu aussi l'occasion de vous parler amplement du dernier livre de Carlos Carrizo, Imagenes de Piazzolla, un recueil de photos inédites qui montrent le musicien à différents moments de sa vie et de sa carrière. Le livre a été présenté l'année dernière lors d'un plenario de la Academia Nacional de Tango et s'honore d'une préface du Maestro Horacio Ferrer lui-même (lire mon article du retour sur image sur ce Plenario). Le livre est disponible à Buenos Aires à la librairie de Zivals (dans le magasin principal, situé esquina Corrientes y Callao). Il est aussi disponible directement auprès de l'auteur qui en est aussi l'éditeur (par mail en cliquant ici).

Carlos Carrizo est un collectionneur, il dispose donc d'une documentation importante sur le musicien et son oeuvre, en particulier de films et de vidéos inédits, un fonds qu'il exploite dans les conférences qu'il donne ici et là. Il se pourrait qu'il vienne prochainement présenter son livre et délivrer une conférence à Paris. Je sais qu'il s'y prépare. J'en saurai plus après l'avoir rencontré dans quelques semaines, sans doute plus probablement à Buenos Aires qu'à Bahía Blanca dont je ne sais jamais si je disposerai d'assez de temps pour y descendre (ça fait quelques centaines de kilomètres !)

Photo extraite du site de la ville



Pour découvrir Nora Roca : connectez-vous sur sa page Web.
Vous pouvez aussi vous rapporter à la page Web (très succincte) que la Ville de Bahía Blanca consacre à son théâtre (sous ce lien).

mardi 21 avril 2009

Nora Roca à Bahía Blanca [à l’affiche]

La chanteuse Nora Roca a débuté sa carrière à Bahía Blanca, la ville natale de Carlos Di Sarli, tout au sud de la Province de Buenos Aires, en septembre 1982, à la Peña (le cercle) Juan Carlos Cobián, un compositeur et pianiste parmi les chefs de file de la Guardia Nueva.

Le samedi 25 avril à 21h30, elle se produire au Teatro Municipal de Bahía Blanca, Alsina 425, dans un spectacle intitulé Mirando al sur (en regardant en direction du sud), dont la direction musicale a été confié à Victor Volpe. Le pianiste, chef et arrangeur Víctor Volpe travaille depuis de nombreuses années en étroite collaboration avec Nora Roca. Il est le fondateur et le chef de la formation Grupo Volpe Tango Contemporáneo. (A Bariloche, le 15 février, il accompagnait Sandra Savoia, elle aussi de Bahía Blanca).

Ce spectacle fait partir de toute une gamme culturelle offerte par la ville à la population et détaillée sur la page culture du site de Bahía Blanca (sous le lien).

Nora Roca a accumulé une grande expérience du récital. Elle s’est produite depuis de nombreuses années dans les salles les plus prestigieuses du pays (à Buenos Aires au Teatro Nacional Cervantes, au Teatro General San Martín et au Teatro Presidente Alvear avec la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires). A Mar del Plata, elle a partagé la scène avec le grand Roberto Goyeneche au début des années 90 et elle s’est beaucoup produite à Bahía Blanca dans toutes sortes de manifestations, y compris des célébrations officielles.

Sa discographie compte neufs albums, en soliste ou pour une simple participation. Parmi ses titres de gloire, l’interprétation de Division de Bienes (répartition des biens), un tango écrit par Raimundo Rosales et composé par Héctor Dengis (voir la page My Space de Raimundo, dans la Colonne de droite, rubrique Grillons, zorzales et autres cigales).

Elle est aussi présente sur le petit écran, dans une foultitude (1) d’émissions en Argentine, en Bolivie et au Brésil et sur l’écran du Web, où elle dispose de son propre site, où vous pouvez apprendre beaucoup de choses sur elle et admirer de très belles photos mais où vous ne pourrez pas entendre sa voix. Pour cela, rendez-vous plutôt sur Todo Tango et pour ceux qui n’ont pas le temps, tiens, comme c’est mon jour de bonté, je vous mets le lien direct... C’est parti : Tengo un candombe para Gardel de Rubén Rada par Nora Roca.

(1) foultitude : barbarisme courant en français populaire. Synonyme de multitude.

mardi 27 janvier 2009

Le secteur touristique fait grise mine [actu]

Sur la côte argentine et déjà presque arrivé au milieu des vacances, la saison estivale semble médiocre pour l’ensemble du secteur touristique. Que ce soit dans la location d’appartements, de maisons ou de nuits d’hôtel, les loisirs et la restauration, les stations balnéaires, presque toutes situées en Province de Buenos Aires, connaissent un chiffre d’affaires en baisse sensible par rapport aux années précédentes. L’estivant argentin est sur ses gardes et ne sachant pas bien de quoi demain sera fait, il économise, évite le restaurant et rogne sur à peu près tout ce sur quoi il peut rogner, y compris lorsqu’il appartient à une classe sociale aisée.

Contrairement aux autres années et notamment à l’année dernière, les stations balnéaires, y compris Mar del Plata, la plus importante de toutes, sont passablement désertées en semaine. Du mardi au vendredi, les commerçants comptent les clients. Les centres urbains, bondés les autres années quelque soit le temps, se repeuplent à des niveaux habituels le week-end, grâce à l’afflux de visiteurs qui ne s’accordent que de très courts séjours alors qu’on est en plein été.

On compte entre 30 et 50% de touristes en moins cette année sur le bord de l’Atlantique.

La pénurie de touristes est telle que cette année c’est le client qui, en bien des occasions, fixe les prix, notamment dans les hôtels et les locations. Il y a de la place sur les plages, ce qui est inhabituel : les stations balnéaires étant peu nombreuses, elles connaissent tous les étés de grandes concentrations de vacanciers en provenance majoritairement du Gran Buenos Aires (Regardez dans la colonne de gauche les chiffres de Buenos Aires infos pratiques : vous verrez comment se répartit la population du pays !). Il se trouve de plus que la majeure partie de la côte bonaerense donne sur le Río de La Plata, qui se prête peu à la baignade. La pêche, passe encore ! A Punta Lara, par exemple, à la hauteur de la capitale provinciale, La Plata, 80 km au sud de Buenos Aires, mais faire trempette dans le Río n’est guère recommandé. Les stations balnéaires se répartissent donc entre Mar del Plata, la plus au nord, et Bahía au sud de la Province, soit une bande maritime assez étroite à l’échelle de ce pays immense.

Dans les petits ports maritimes, il y a donc des bateaux de pêche à louer qui attendent le client dans les ports, ceux par exemple qui facturent la course à 120 $ par personne : certains concurrents ont baissé leur prix et le client les choisit de préférence à son loueur habituel, y compris les pêcheurs sportifs pourtant d’habitude si peu regardants à la dépense.

En octobre, déjà, on avait observé en Argentine une certaine prudence dans les achats des ménages. Mais il semblait bien que les Argentins gardaient bon moral, puisque la consommation n’avait pas dégringolé et que les achats de Noël et d’Epiphanie sont restés à des hauteurs ordinaires. La période des vacances révèle donc une inquiétude qui ne s’était pas fait jour pendant l’année.

Les autres articles sur l’économie en cliquant sur ce lien (voir aussi dans la colonne de droite le lien Economie)
Les autres articles sur l’actualité politique et société en Argentine en cliquant sur ce
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Tous les articles sur l’actualité politique et société en Argentine et Uruguay en cliquant sur ce
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lundi 5 janvier 2009

Imagenes de Astor. Retour sur... image... en direct de Bahía Blanca [Disques & Livres]

Imagenes de Astor est un livre que le journaliste Carlos Carrizo a publié récemment sur le musicien et compositeur qui a révolutionné l’esthétique musicale du tango argentin dans les années 50. Ce livre, préfacé par Horacio Ferrer, a fait l’objet d’une présentation à la Academia Nacional del Tango le 17 novembre dernier, sous la présidence effective du préfacier (voir l’article de Barrio de Tango sur cette soirée académique).


Depuis Bahía Blanca (Baie Blanche), au sud du sud de la Province de Buenos Aires, où il réside, Carlos Carrizo me fait savoir que son livre est désormais référencé chez le disquaire Zivals. De là, l’auteur espère qu’il traversera la rue (pardon, l’avenue... Corrientes) pour aller jouer les vedettes, juste en face, dans les rayons de Gandhi-Galerna (et s’il lui reste des jambes, il se pourrait que l’ouvrage parcoure encore quelques cuadras pour se rendre à Clásica y Moderna, ce n’est pas loin). Ces deux institutions, un disquaire qui vend aussi des livres et un libraire qui vend aussi des disques (vous suivez ?), sont bien sûr présents sur Internet et en mesure d’expédier tout ce que vous pouvez leur commander dans le monde entier mais si vous êtes sur place, je vous conseille plutôt d’y passer. Zivals est situé juste à l’angle sud-est de la esquina Corrientes y Callao (subte Callao), c’est inloupable et nettement plus sympa que derrière un écran et une souris, même si c’est l’un des sites de vente en ligne les plus agréables et les plus commodes qui soient au monde ! Et même si le livre n’a pas encore traversé l’avenue au moment de votre visite, profitez-en tout de même pour aller faire un tour chez Gandhi, vous ne serez pas déçu du voyage : c’est une des meilleures librairies de Buenos Aires qui en compte pourtant beaucoup (un petit tour par el Ateneo, par exemple, dans le haut de la rue Florida, s’impose pour les amateurs de livres et de lecture).
Le lien avec la vitrine Web de Zivals est disponible dans la colonne de droite de ce blog, partie basse, dans la section Les commerçants du Quartier.

Evidemment, on peut regretter que l’information arrive alors que les trois dates de cadeaux sont déjà passées (ou presque) : la Saint Nicolas (le 6 décembre), Noël et l’Epiphanie, le 6 janvier en Argentine... En ne passant commande que maintenant, même en faisant très, très, très vite, ça n’arrivera pas à temps, à moins peut-être, peut-être d’identifier celui des trois Rois Mages qui se serait tout récemment doté d’un chameau ou d’un dromadaire super-sonique (le premier Argentin à avoir souscrit au plan 0 km du gouvernement ?)... Consolez-vous, vous trouverez bien une date d’anniversaire, la fête des mères, la fête des pères, celle des grands-mères (en France ça existe depuis quelques années, ça fait tourner le commerce), le jour anniversaire de l’invention de la photographie, l’anniversaire de naissance d’Astor Piazzolla lui-même (le 11 mars 1921, c’est dans pas trop longtemps), la saint tout ce que vous voudrez, tout prétexte sera bon.

Personnellement, je n’ai pas encore eu le livre entre les mains (pour moi aussi, cette info arrive un peu tard par rapport aux fêtes) mais je ne peux pas douter un seul instant de sa beauté, de sa richesse et de son intérêt. Un livre sur Astor Piazzolla couvé de cet oeil-là par un Horacio Ferrer tout de jaune vêtu ne peut qu’être excellent et superbissime. Horacio Ferrer est très vigilant sur ce qu’il recommande en général (je vous promets que je sais de quoi je parle) et quand il s’agit d’Astor Piazzolla, le filtre est aussi serré que sont grands l’admiration et l’attachement personnels qu’il conserve au souvenir de l’ami, du partenaire et du maître (40 ans d’amitié et 30 de collaboration tous azimuts pour produire ensemble certains des plus grands classiques du répertoire actuel avec seulement 12 ans de différence d’âge).

C’est Carlos Carrizo qui me fait cadeau de la photo ci-dessus où il pose à côté du Maestro Horacio Ferrer dans la soirée du 17 novembre, après la présentation. La photo a été prise dans le couloir central du Museo Mundial del Tango, tout entier contenu dans trois pièces, ce couloir et les deux salons qu’il dessert, au premier étage des locaux de la Academia Nacional del Tango, un ancien hôtel particulier de style portègno-haussmannien, idéalement situé sur la Avenida de Mayo. Hors champs, à gauche de la photo, c’est le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer où se tiennent toutes les conférences, tous les shows, tous les plenarios de l’institution. Derrière Carlos Carrizo, on reconnaît un des portraits d’Horacio Ferrer. Et derrière Horacio Ferrer, le vrai en chair et en os, fleur rouge à la boutonnière faisant foi (regardez bien, elle y est), hors champs sur la droite (donc à sa gauche à lui), vous pourrez à votre prochaine visite vous recueillir devant un bandonéon qui a appartenu à Aníbal Troilo et qui est là, exposé dans une très belle vitrine toute simple.