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43 hommes et une femme ont perdu
la vie dans l’explosion
d’un vieux sous-marin le 15 novembre 2017 près
des côtes argentines, dans les eaux
du Mar Argentino, alors que le
San Juan (Armada de la República Argentina San Juan) était attendu
de retour à sa base, le port militaire de Mar del Plata. Le bâtiment
n’a été retrouvé qu’un an plus tard, le 16 novembre 2018, par
une société privée des États-Unis,
Ocean Infinity, que les pouvoirs publics argentins avaient enfin
autorisée à faire des recherches. Le sous-marin n’a jamais été
remonté à la surface. Il sert de cercueil à ses 44 derniers
membres d’équipage, morts
souvent jeunes et en service.
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| Un seul responsable pour 44 vies, dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Le procès pénal qui vient de
s’achever avait depuis longtemps laissé hors de cause les
politiques qui étaient alors aux responsabilités et dont l’absence
de diligence
pour porter secours à l’équipage puis le
manque d’empathie pour
les familles des disparus avaient fait scandale à l’époque :
le président Mauricio Macri et le ministre de la Défense, Oscar
Aguad. Quatre officiers supérieurs de la Marine étaient poursuivis,
tous déjà exclus des forces armées par une procédure militaire de
destitution ou par une
mise à la retraite. Trois d’entre eux sortent pénalement
blanchis. Seul le supérieur immédiat du commandant de bord, mort
dans l’accident avec tout son équipage, écope de trois ans de
prison avec sursis pour manquement à ses devoirs envers ses
subordonnés, un manquement ayant entraîné leur mort. L’homme
condamné commandait l’ensemble des sous-marins argentins. Sa peine
est assortie de certaines conditions, assez légères mais néanmoins
humiliantes pour un ancien officier, qu’il devra remplir pour
échapper à la prison. Il se proclame
innocent.
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| Pas de gros titre ici sur le bâtiment perdu L'article est annoncé en colonne de droite (deuxième article en partant du haut) Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Les familles, quant à elles, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer : si un des leurs est mort, si une cascade de deuils et de souffrances a succédé à cette perte irréparable en leur sein, c’est la faute à pas de chance, voilà tout. Dans ce cas, pourquoi les a-t-on mises sur écoute lorsqu’elles se sont portées partie civile ? Elles voulaient savoir ce qui était vraiment arrivé. Quelles révélations de leur part craignait-on en haut lieu pour leur faire subir cette épreuve supplémentaire ? Aucune de ces familles, qui vivent aux quatre coins du pays, ne roule sur l’or. Or l’État s’est abstenu de les assister matériellement, psychologiquement et financièrement après la catastrophe, lorsqu’elles ont voulu rester à Mar del Plata pour suivre les inexistantes opérations de secours et de recherche, dans le vain espoir de récupérer les corps pour leur donner une sépulture dans le cimetière de leur village ou de leur ville à l’autre bout du pays.
Página/12
en conclut que la justice vient de couler une deuxième fois le
malheureux sous-marin et son équipage (voir ci-dessus le gros titre que je n'ai pas eu besoin de traduire).
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| Même politique et presque même photo des footballeurs pour La Nación La fin de ce procès est à la même place (colonne de droite, deuxième en partant du haut) Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Ce verdict contre un lampiste (de luxe, certes, mais lampiste tout de même) ne constitue pas une surprise. On le voyait venir depuis longtemps à travers les péripéties peu reluisantes des différentes ramifications de l’instruction puis de la procédure en général. Un appel n’est pas à écarter de la part du ministère de la Défense ou de la Marine…
Pour aller plus loin :



