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Javier Milei semble avoir très
mal choisi ses modèles et ses références politiques et
économiques. Orban, sorti par le suffrage universel !
Netanyahu, sorti ou en passe de l’être par le suffrage universel !
Trump, sorti, et en beauté, par le suffrage universel ! Et maintenant Santiago Peña, le jeune, très droitier et très affairiste président du
Paraguay, pays limitrophe situé au nord de l’Argentine, vient
d’être poussé à la démission par la colère de ses compatriotes
après la faillite d’une grande banque privée avec laquelle il a
conservé et cultivé des conflits d’intérêt. A en croire Milei,
Peña était pourtant le meilleur d’entre les meilleurs, celui qui
fournissait un modèle que l’Argentine devait suivre, un modèle du
déploiement de la liberté (économique) sans entrave que Milei
adore comme on adore une idole.
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| "Scandale financier au Paraguay : démission refusée et début d'un procès de destitution", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour una haute résolution |
Avec l’effondrement de la plus grande banque du pays, ce sont des millions de Paraguayens qui sont menacés de perdre toutes leurs économies comme cela s’est passé à Noël 2001 en Argentine. L’ex-président est soupçonné d’avoir pris part à une escroquerie pour s’enrichir personnellement au détriment de ses compatriotes.
Malgré sa démission, Peña va
devoir comparaître dans les jours prochains, voire aujourd’hui
même, devant une commission d’enquête parlementaire pour répondre
de tout cela. Le Congrès paraguayen tient en effet à cette
procédure de destitution qu’il avait déjà engagée peu avant la
démission car c’est la seule façon d’empêcher que Peña puisse
prétendre à un statut de sénateur à vie, comme c’est le cas des
chefs d’État après leur mandat.
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| "Asunción en feu", dit le titre secondaire tandis qu'au premier plan, on lit : "Le Messager de la Paix arrive aujourd'hui en Uruguay" Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Le scandale atteint Milei alors
qu’il se trouve à Madrid pour assister (en pointillés) à un
sommet international où il s’est fait remarquer par ses
indélicatesses diplomatiques habituelles. En Argentine, l’opposition
le critique pour son soutien appuyé au mandataire déchu comme à
Trump.
La semaine dernière, la cour de Cassation avait semblé dégager son horizon en prononçant un inadmissible non-lieu en faveur de tous les suspects impliqués dans l’escroquerie $Libra, une crypto-monnaie promue par Milei, soutenue par sa sœur et qui s’est effondrée dans les heures qui ont suivi son lancement sur les réseaux sociaux, faisant des milliers de victimes parmi les investisseurs hispanophones quelque peu imprudents. Mercredi dernier, dès que l’Argentine a appris le revers électoral subi par Trump, un juge a accepté de rouvrir l’enquête et de faire cas aux plaintes que différentes personnes avaient déposées en quelques jours contre ces non-lieu. Milei n’est donc pas encore sorti d’affaire, lui non plus.
C’est ainsi que le Pape arrivera d’ici quelques jours en Argentine dans ce contexte politique on ne peut plus délétère, alors que Milei aimerait bien dériver un peu de son prestige sur lui-même, histoire de se refaire une santé...
Pour aller plus loin :
lire l’article de Clarín (Une du jour)
lire l’article de La Nación (Une du jour)



