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| "Le long adieu", titre Página/12 sans jeu de mot pour une fois Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Après le Canada, qui avait voté
pour un nouveau Premier ministre libéral après que Trump avait eu ,
dès sa prise de fonction, la peau de Justin Trudeau qu’il traitait
de « gouverneur » du 51e État,
après la défaite cinglante de Victor Orbán, après la défaite
finale de Netanhyahu qui ne pourra pas former le nouveau gouvernement
en Israël, après la défaite de Alexandar Vučić
en Serbie, chassé du pouvoir par la mobilisation des citoyens
inspirés par les étudiants en lutte contre la corruption, après la
toute récente victoire de Lula contre un candidat soutenu (à grand
renfort d’argent et de désinformation) par la Maison Blanche et
désormais si « courageusement » réfugié à Miami (1),
c’est donc Donald Trump qui prend un uppercut de la gauche et se
retrouve au tapis, tellement proche du K.O. que dès la soirée
électorale, il a dû s’avouer vaincu, sans doute pour la première
fois de sa vie (2).
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| Dessin de Alfredo Sábat ce matin dans La Nación Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Comme quoi, il n’y a pas de
fatalité (en France pas plus qu’ailleurs) (3) et
tout l’argent des oligarques de la tech et des autres secteurs ne
peut pas acheter les voix des électeurs, si tant est que ceux-ci
soient opposés à la corruption et attachés à la démocratie, à
la vérité de l’information et à la liberté en général et en
particulier.
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| "Vote sanction contre Trump", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Pour Javier Milei, qui a mis tous
ses œufs dans deux paniers qui n’en fait plus qu’un, Trump et
Netanhyahu, la situation politique se complique, surtout s’il veut
se succéder à lui-même dans un an comme il l’a déjà crié sur
les toits.
Aujourd’hui, il atterrit en
Espagne pour participer au Sommet hispanique qui rassemble l’Espagne
et tous les pays de l’Amérique latine qui ont autrefois appartenu
au même gigantesque empire colonial. Il est déjà prévu que Milei
s’y entretiendra en particulier avec le président du gouvernement
espagnol, Pedro Sánchez, qu’il avait couvert d’insultes lors de
son dernier séjour dans la Péninsule et qu’il avait refusé de
rencontrer, en violation de toutes les règles diplomatiques. Côté
Zarzuela, il est prévu qu’il ne soit pas reçu en audience
particulière par le roi qui avait déjà refusé de le recevoir lors
de ce dernier passage en Espagne alors que Milei avait osé de lui
demander, à l’improviste qui plus est.
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| "Etats-Unis : les démocrates très proches du contrôle du Congrès", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Le président argentin est donc
d’ores et déjà, et à raison, un paria diplomatique et ce n’est
pas la défaite de Trump qui va améliorer sa situation. C’est donc
dans ce contexte assez peu favorable que « Jamoncito »
(petite tranche de jambon), comme aiment à le surnommer ses
adversaires politiques en reprenant une comparaison osée de
l’actuelle vice-présidente tout en se moquant de sa prétendue
future conversion au judaïsme le plus rigide, s’apprête à
recevoir en grande pompe le pape Léon alors que ce dernier tient à
effectuer une visite pastorale en veillant bien à éviter toute
récupération politique (comme dans tous les pays où il se rend).
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| "Trump subit un dur revers électoral et perdrait le contrôle du Congrès", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Ce matin, la presse argentine
rend compte de tout cela mais les journaux ont bouclé bien avant que
le dépouillement permette de parler de victoire dans les deux
chambres du Congrès. Les nuances observables dans les articles et
sur les Unes reflètent les obédiences politiques des quotidiens (un
est à gauche, deux sont situés à droite, la droite
constitutionnelle de gouvernement, un autre est la voix de
l’extrême-droite catholique et anti-sociale, désormais très minoritaire dans le
pays).
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| Vignette de Miguel Rep aujourd'hui pour Página/12 à regarder en haute résolution |
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa
lire l’article principal de Clarín
lire l’article de Clarín sur la situation politique de Milei au Sommet ibérique
(1) Le président du Paraguay, le
pays frontalier au nord de l’Argentine, est lui aussi en mauvaise
posture puisqu’une banque privée dans laquelle il a des intérêts
indus vient de faire faillite, privant les clients de leurs
économies. La banque centrale vient d’en prendre le contrôle pour
amoindrir la catastrophe et elle a fermé l’agence commerciale,
suscitant des troubles graves à Asunción, la capitale. Tous les
membres du Conseil d’administration sont déjà derrière les
barreaux. Lire
à ce sujet l’article de Página/12 et celui
de son supplément Latinoamérica piensa (L’Amérique
latine réfléchit).







