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| "Grand succès de Lula", dit le gros titre sur fond de couleur rouge, celle symbolisant le vote Lula. Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
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| Miguel Rep aujourd'hui dans Página/12 Le dessinateur reprend une vignette qu'il avait composé au lendemain du premier tour "Le mantra s'est réalisé" Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Trump et Milei en sont pour leurs
frais, Musk aussi et pas mal de dirigeants d’extrême-droite qui,
jusqu’à la clôture du scrutin hier soir, ont rêvé qu’ils
allaient voir le fils Bolsonaro arriver au pouvoir et, dans la
foulée, libérer son papa, actuellement en prison à domicile pour
la tentative de coup d’État du 8 janvier 2023. Ils ont tout fait
pour et la forte participation (plus de 80 %) les a mis échec
et mat.
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| "Lula a renversé l'élection et il sera président pour la quatrième fois", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Un bon signe, espérons-le, pour
le 3 novembre (1), d’autant qu’en Serbie aussi,
après la défaite d’Orban en Hongrie, c’est la jeune génération
et, dans son sillage, une grosse majorité de la population qui
viennent d’affirmer à leur tour leur attachement à l’État de
droit en délogeant du pouvoir Alexandar Vucic, un conservateur autoritaire qui
bénéficiait (si l’on peut parler ainsi) du soutien d’un certain
Donald Trump.
Au Brésil, c’est la première
fois que le vainqueur du 1er tour n’est pas élu au
second et pourtant, les forces qui étaient ouvertement hostiles au
second, Lula, n’ont pas ménagé leur peine pour appuyer le fiston
de l’apprenti-putschiste. Au point que Milei qui vient de rentrer
bredouille d’Espagne, n’a toujours pas reconnu, plus de 12 h
après la proclamation des résultats, la victoire de Lula, tout
comme l’adversaire de celui-ci, qui ose contester le scrutin et
cherche même à le faire annuler. Au regard de la différence de
voix entre les deux candidats (51,79 ou 51,78 % contre 48,21 ou
48,22, selon le stade de dépouillement), si la justice brésilienne
reste elle aussi attachée à l’État de droit comme elle semble
l’être, au moins depuis quatre ans, ces recours de mauvaise foi
devraient rester lettres mortes.
Malheureusement, c’est un
mandat très difficile qui s’annonce pour le président brésilien
qui n’aura pas de majorité au parlement, où de très nombreux
bolsonaristes ont été élus au début du mois.
Pour aller plus loin :
lire l’éditorial de Página/12
lire l’article principal de La Prensa
lire l’article principal de La Nación sur les aspects politiques de l’événement (le journal consacre des articles aux conséquences économiques sur les marchés)
lire l’article de La Nación sur le choix de Milei de conserver le silence, à l’encontre de toutes les règles de diplomatie et de bon voisinage
(1) Aux États-Unis, le taux de participation aux élections de mi-mandat, qui ont commencé depuis quelques jours et qui s’achèveront le 3 novembre au soir, est déjà exceptionnellement élevé pur ce stade de la procédure, ce qui laisse entendre que les citoyens attachés aux traditions constitutionnelles et politiques du pays se mobilisent en grand nombre. Les dernières turpitudes de Trump et de sa famille, le choix catastrophique de la dernière porte-parole qui a duré 5 jours dans son poste à la Maison-Blanche, la trahison de l’Ukraine au profit de Poutine, l’éloge obscène que Witcoff a adressé dernièrement au dictateur russe et les révélations journalistiques sur la corruption de Monsieur Gendre, semblent avoir révolté les électeurs, y compris dans le camp des Républicains même MAGA.






