lundi 26 octobre 2026

La victoire de Lula vue par la presse argentine [Actu]

"Grand succès de Lula", dit le gros titre
sur fond de couleur rouge, celle symbolisant
le vote Lula.
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Miguel Rep aujourd'hui dans Página/12
Le dessinateur reprend une vignette qu'il avait composé au lendemain du premier tour
"Le mantra s'est réalisé"
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Trump et Milei en sont pour leurs frais, Musk aussi et pas mal de dirigeants d’extrême-droite qui, jusqu’à la clôture du scrutin hier soir, ont rêvé qu’ils allaient voir le fils Bolsonaro arriver au pouvoir et, dans la foulée, libérer son papa, actuellement en prison à domicile pour la tentative de coup d’État du 8 janvier 2023. Ils ont tout fait pour et la forte participation (plus de 80 %) les a mis échec et mat.

"Les sept vies de Lula", dit le gros titre
En dessous, avec la photo du pape :
le choix des chanteurs qui se produiront
lors du voyage apostolique du Saint Père en Argentine
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"Lula a renversé l'élection et il sera président
pour la quatrième fois", dit le gros titre
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Un bon signe, espérons-le, pour le 3 novembre (1), d’autant qu’en Serbie aussi, après la défaite d’Orban en Hongrie, c’est la jeune génération et, dans son sillage, une grosse majorité de la population qui viennent d’affirmer à leur tour leur attachement à l’État de droit en délogeant du pouvoir Alexandar Vucic, un conservateur autoritaire qui bénéficiait (si l’on peut parler ainsi) du soutien d’un certain Donald Trump.

"Remontée inédite de Lula : il a vaincu Bolsonaro
et obtenu un quatrième mandat", dit le gros titre
En haut, à gauche : le siège social de la Société des Eaux
qui s'apprête à augmenter ses tarifs en vue de sa privatisation
annoncée par Milei pour très bientôt
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Au Brésil, c’est la première fois que le vainqueur du 1er tour n’est pas élu au second et pourtant, les forces qui étaient ouvertement hostiles au second, Lula, n’ont pas ménagé leur peine pour appuyer le fiston de l’apprenti-putschiste. Au point que Milei qui vient de rentrer bredouille d’Espagne, n’a toujours pas reconnu, plus de 12 h après la proclamation des résultats, la victoire de Lula, tout comme l’adversaire de celui-ci, qui ose contester le scrutin et cherche même à le faire annuler. Au regard de la différence de voix entre les deux candidats (51,79 ou 51,78 % contre 48,21 ou 48,22, selon le stade de dépouillement), si la justice brésilienne reste elle aussi attachée à l’État de droit comme elle semble l’être, au moins depuis quatre ans, ces recours de mauvaise foi devraient rester lettres mortes.

"Réélu : la remontée de Lula le mène
à son quatrième mandat au Brésil", dit le gros titre
de El País, le journal de Montevideo,
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Malheureusement, c’est un mandat très difficile qui s’annonce pour le président brésilien qui n’aura pas de majorité au parlement, où de très nombreux bolsonaristes ont été élus au début du mois.

La vignette de Une de Página/12 hier
Milei : Si Bolsonaro gagne, ce sera grâce à moi
L'autre : Mais vous n'êtes pas allé au Brésil entre les deux tours
Milei : Ben, justement
Traduction © Denise Anne Clavilier

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article principal de Clarín sur la victoire de Lula (le reste du journal s’intéresse surtout aux réactions hostiles du marché : ce matin, les bourses ont chuté tant au Brésil qu’en Argentine)
lire l’article principal de La Nación sur les aspects politiques de l’événement (le journal consacre des articles aux conséquences économiques sur les marchés)
lire l’article de La Nación sur le choix de Milei de conserver le silence, à l’encontre de toutes les règles de diplomatie et de bon voisinage




(1) Aux États-Unis, le taux de participation aux élections de mi-mandat, qui ont commencé depuis quelques jours et qui s’achèveront le 3 novembre au soir, est déjà exceptionnellement élevé pur ce stade de la procédure, ce qui laisse entendre que les citoyens attachés aux traditions constitutionnelles et politiques du pays se mobilisent en grand nombre. Les dernières turpitudes de Trump et de sa famille, le choix catastrophique de la dernière porte-parole qui a duré 5 jours dans son poste à la Maison-Blanche, la trahison de l’Ukraine au profit de Poutine, l’éloge obscène que Witcoff a adressé dernièrement au dictateur russe et les révélations journalistiques sur la corruption de Monsieur Gendre, semblent avoir révolté les électeurs, y compris dans le camp des Républicains même MAGA.