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Raúl Barboza, il y a de nombreuses années |
Né à Buenos Aires d’un couple
guaraní originaire de Curuzu Cuatiá, petite ville fondée en 1812,
à l’époque de l’indépendance, par le général Manuel Belgrano
dans la province de Corrientes, Raúl Barboza aura été l’un des
grands représentants du chamamé, la musique traditionnelle du
berceau familial, avec son accordéon, qui est l’instrument
emblématique de ce genre musical auquel son père avait contribué
et qu’il lui avait transmis.
Le musicien, compositeur et interprète, était âgé de 87 ans. Installé à Paris depuis près de quarante ans, il s’est éteint hier dans son appartement de la Montagne Sainte-Geneviève, à deux pas du Panthéon. Cet exil explique sans doute le peu de place que lui laisse la presse argentine d’aujourd’hui, qui préfère titrer sur le caillassage en règle qu’ont subi hier Javier Mileí, son odieuse sœur et leur complice, José Luis Espert, dans les rues de Lomas de Zamora, dans la province de Buenos Aires, alors qu’ils prétendaient s’y faire acclamer (1).
Pourtant Raúl Barboza n’avait
pas trahi l’Argentine. a chaque été austral, il y retournait et
ne manquait pas d’y faire une tournée et de participer à des
festivals locaux, jusqu’à ce que le covid vienne chambouler la vie
des artistes (et des autres).
Il nous laisse sa musique et ses disques, qui ne sont pas très difficiles à trouver en France. Il a d’ailleurs reçu chez nous de nombreuses récompenses du métier. Il a même été décoré, ce dont les journalistes ne semblent pas peu fiers aujourd’hui dans leurs nécrologies.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
(1) Ils ont osé ce déplacement
de campagne électorale en terre d’opposition en plein milieu d’un
gigantesque scandale de dessous-de-table dont il est prouvé que le
président en avait parfaitement connaissance, qu’il a laissé
faire et que sa sœur en a largement bénéficié, le tout au
détriment des handicapés dont ce petit clan mafieux est en train de
détruire tous les droits et toutes les aides sociales. Cela fait
peut-être un peu beaucoup, non ?
La colère des habitants qui les ont vu se pavaner dans leur rue a été telle que le couple présidentiel
(puisque c’est bien ce que sont le frère et la sœur) et leur
sycophante préféré ont dû fuir sans gloire, le couple en rentrant
de manière précipitée dans l’habitable de sa voiture pour
retourner dare-dare à la résidence de fonction et le député
chauve en enfourchant, toute honte bue et sans casque, une moto qui a
filé à toute allure pour semer les mécontents !