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| Messe à l'air libre dans le patio de l'église Santa Catalina hier |
Hier, l’archevêque de Buenos Aires, Monseigneur García Cuerva, a célébré la messe en plein air, sur le parvis de l’église Santa Catalina de Siena que le curé de la paroisse vient de fermer à cause des dégâts que des travaux dans la rue mitoyenne, qui doit devenir piétonne, ont infligés à la structure du vénérable édifice.
Le prélat a insisté sur la
gravité de la situation, fruit d’une politique urbanistique
irresponsable qui met en péril des monuments historiques qui sont
l’histoire du peuple. Il a fait allusion à des décisions
affairistes qui volent leur mémoire aux gens pour le plus grand
profit d’une petite poignée d’ultra-riches. Il a déclaré qu’il
était opposé à l’édification du temple gigantesque que la
justice locale vient d’autoriser en appel au bénéfice des mormons
et qu’il serait tout aussi opposé à un projet d’église
destinée au culte catholique. Voilà qui est dit mais il n’est pas
sûr que cela renverse la situation.
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| La Prensa, le journal catholique réactionnaire, a mis l'info en Une : tout en bas, au centre, sur fond orange mais l'article n'est pas sur son site internet Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
De leur côté, trois membres de la Commission nationale des monuments historiques ont posé hier leur démission pour protester contre cette décision judiciaire aberrante qui a été prise malgré le fait que l’ancien monastère, devenu centre pastoral diocésain, et l’église, désormais paroissiale, soient protégés par la loi qui les a inscrits au patrimoine national en 1942, pour l’église, et 1975 pour le monastère. Cet ensemble historique du 18e siècle ne peut donc pas légalement être menacé ni sur le plan esthétique ni sur le plan structurel par la construction de deux bâtiments démesurés qui vont nécessairement modifier les qualités mécaniques du sol et l’équilibre urbanistique et architectural de l’environnement immédiat.
Aujourd’hui, la Commission doit venir faire une visite sur place pour relever les dégâts existants.
L’affaire pourrait donc connaître de nouveaux développements.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Clarín sur les dégâts subis par la structure de l’église
lire l’article de La Nación sur la Commission et ses membres démissionnaires

