Hier, 9 juillet, c’était
l’anniversaire de la déclaration d’indépendance, votée en 1816
à Tucumán, par une poignée d’élus venus de toute l’Argentine
d’alors. A cette occasion, il est d’usage que le chef de l’État
assiste à la cathédrale de Tucumán ou de Buenos Aires à un Te
Deum. En l’occurrence, ce fut à la cathédrale de Buenos Aires et
dans son homélie, l’archevêque n’a pas mâché ses mots.
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| "Te Deum : l'Eglise dénonce les refuges de la corruption dans le monde politique", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Monseigneur García Cueva a
rappelé à Javier Milei qu’il devait garantir l’union des
Argentins et écouter tous les habitants du pays, notamment les plus
fragiles, les plus vulnérables, les malades, les invalides, les
retraités, les enfants des familles défavorisés, les chômeurs,
les immigrés venus trouver en Argentine une vie un peu plus prospère
que dans leur pays d’origine (Pérou, Colombie, Paraguay, surtout),
etc. En effet, la politique menée par ce gouvernement a aggravé la
situation de toutes ces catégories : les hôpitaux ne peuvent
plus fonctionner normalement et soigner tout le monde, l’école
publique est abandonnée au profit du système privé, les immigrés
sont menacés d’être expulsés à la mode des États-Unis
de Trump, les handicapés ont souvent perdu leurs allocations sous
prétexte que c’est une affaire privée et que leurs familles n’a
qu’à s’occuper d’eux, le chômage a augmenté de façon
spectaculaire puisque de nombreuses entreprises ont mis la clé sous
la porte et le travail au noir a lui aussi bondi, ce qui prive ces
travailleurs de protection sociale, et la liste n’est pas finie.
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Parallèlement à cette paupérisation organisée contre la population, la corruption des gouvernants est manifeste, or Milei a fait précisément campagne sur la lutte contre la corruption dont il accusait tout le monde sauf lui et sa poignée de partisans.
L’archevêque a marqué les esprits puisque le contenu de son homélie est repris ou commenté par la presse, de gauche comme de droite.
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