![]() |
| "Des juges sur mesure", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Au début de la semaine, le président Javier Milei a nommé deux magistrats qui siégeront au sein de la cour fédérale de Buenos Aires qui devra juger le scandale de la $Libra, cette crypto-monnaie promue personnellement par le chef de l’État sur ses réseaux sociaux et qui n’a pas tardé à révéler son caractère d’escroquerie puisque la valeur a bénéficié des investissements des crédules qui ont cru aux messages présidentiels et s’est effondrée cinq heures plus tard.
Qui plus est, l’enquête qui
s’en est suivie a mis au jour des accords entre le président et sa
sœur d’une part et les initiateurs de l’escroquerie qui devaient
permettre des enrichissements personnels conséquents pour le frère
et la sœur (plusieurs millions de dollars).
![]() |
| "Milei a complété le tribunal qui traitera le dossier $Libra : il a choisi Yadarola et Bertuzzi", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Au bout de trois ans d’exercice du pouvoir, on sait très bien maintenant comment Milei se comporte à la tête de l’exécutif et qu’il se sert de son mandat pour veiller avant tout à ses propres intérêts et à ceux de quelques alliés. Il y a donc fort à parier que ces juges ont été nommés pour enterrer cette affaire, comme ont été enterrées celles qui impliquaient le précédent président de droite, Mauricio Macri, tandis que les affaires qui concernent les dirigeants de gauche vont jusqu’à leur condamnation, même si les dossiers sont vides.
Il reste à espérer, mais il est raisonnable d’en douter, que ces deux professionnels ont encore assez de probité et de sens de l’honneur pour se récuser s’ils sont appelés à se charger de ce dossier et pour laisser la procédure aller à son terme comme il se doit en démocratie.
Pour aller plus loin :

