A travers ses représentations diplomatique et culturelle, la France propose ce soir et demain, les 22 et 23 mai 2026, à l’avant-veille de la fête nationale du 25 Mai, des rencontres et des débats philosophiques et politiques dans plusieurs grandes villes d’Argentine, à Buenos Aires (au Teatro Colón, mazette !), à Mendoza, à Córdoba (dont l’université est la plus ancienne du pays), à Rosario, Santa Fe, La Plata, Mar del Plata, Tandil, Pinamar et Jujuy. Jusqu'à présent, la manifestation n'existait que dans la capitale fédérale. Pour ses dix ans, elle se décentralise...
L’ambassade a fait venir pour l’occasion des intellectuels français.
C’est la dixième manifestation
de cette nature et certaines soirées tourneront autour du 50e
anniversaire du coup d’État de Videla et consorts, en mars 1976.
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Bien entendu, dans le contexte politique glauque qui est le nôtre, l’expression, ultra-festive il y a dix ans, de « nuit des idées », sonne de bien mauvais augure lorsque toute la vie intellectuelle, culturelle et scientifique est menacée et définancée partout en Argentine et qu’elle est aussi menacée d’extinction en France même !
Dans la même édition de Página/12, on trouve donc une Une sur ces soirées de débat dans le supplément culturel quotidien, Cultura & Espectáculos, et un billet de dernière page, qui raconte le dernier épisode en date de la saga Bolloré, à savoir l’éviction de Pierre Nora de la direction des Éditions Grasset au profit d’un homme d’affaires et de confiance de l’oligarque réactionnaire catho-breton qui a mis la main sur l’ensemble du groupe Hachette sans que notre parlement et notre exécutif ne fassent rien pour éviter la constitution de dangereux bastions hégémoniques de l’information (ou de la désinformation) et de la culture, comme cela a été le cas il y a un demi-siècle lorsque le groupe Hersant a été démantelé.
Pour aller plus loin :
consulter le site Internet de la Noche de las Ideas

