Ce matin, les journaux consacrent
plusieurs articles à ce qu’il s’est passé ces deux derniers
jours entre l’Argentine et le Brésil, avec la complicité assumée
du président Javier Milei et de plusieurs de ses ministres qui se
déclarent fiers d’y avoir prêté leur concours. L’un d’entre
eux s’est même rendu à Puerto Aguazú pour y accompagner
personnellement la famille Bolsonaro dans une voiture diplomatique
argentine, et s’assurer que tout se passait bien jusqu’à ce que
la famille se soit envolée pour l’étranger.
On semble pouvoir dire maintenant
que Bolsonaro a utilisé un authentique passeport italien pour passer
la frontière tandis que sa femme et ses filles présentaient leurs
documents brésiliens.
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| Clarín dénonce la participation du ministre Caputo à l'opération clandestine pour aider Bolsonaro à s'enfuir En bas, la collision ferroviaire en Espagne Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
A Buenos Aires, la classe
politique réagit au scandale diplomatique. Au Congrès, on demande
des comptes au pouvoir exécutif. Dans plusieurs tribunaux fédéraux,
à Buenos Aires et dans la province de Misiones, on voit fleurir les
plaintes pour que des enquêtes s’ouvrent contre les complices de
cette fuite d’un homme qui avait des comptes à rendre à la
justice de son pays.
Bref, l’affaire ne passe pas comme une lettre à la poste. Il se peut que Milei ait commis une manœuvre politique qui lui coûte cher dans un proche avenir, notamment lors de l’élection présidentielle de l’année prochaine où il compte bien se présenter.
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa qui s’intéresse à la prise de position de Patricia Bullrich, qui prend le contre-pied de Milei en reconnaissant la pleine légitimité de l’élection de Lula (Bullrich n’en est plus à un croc-en-jambe près contre le président dont elle lorgne la place)
lire l’article principal de Clarín
lire l’article principal de La Nación



