Après les inquiétudes exprimées par la fondation de la Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP) et de la Mairie de Paris (nouvelle équipe municipale) devant les violations délibérées et revendiquées de la Charte de l’institution, après des scandales soulevés par les témoignages d’étudiants exclus de la résidence argentine pour des motifs politiques, après des déclarations de militants des Droits de l’homme surpris de la disparition d’une plaque en hommage aux disparus de la Dictature militaire des années 1976-1983, Javier Milei vient enfin de pousser à la démission le très encombrant directeur de la Maison de l’Argentine à la CIUP que son gouvernement avait nommé dès son arrivée au pouvoir en 2024.
Avocat franco-argentin, cet
homme, proche de Marion Maréchal et de Victor Orbán, avait mis la
résidence argentine au service des idées et des mouvances
d’extrême-droite au bénéfice desquels il a, à plusieurs
reprises, mis les locaux de la Maison à disposition pour des
réunions et des symposiums derrière des portes fermées, en
violation flagrante des principes qui régissent le fonctionnement
des pavillons composant la Cité.
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| Dans cette Une de Clarín, l'affaire est traitée tout en bas mais reste bien visible Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Il se trouve que Milei devrait venir à Paris le 30 septembre pour y rencontrer Emmanuel Macron et visiter la Argentina Week (en anglais dans le texte) qui se tiendra dans la capitale française. D’après les journalistes argentins qui rapportent les faits entourant cette démission, Milei aurait eu peur que la diplomatie française ne lui chante Ramona à propos de ces violations répétées et intentionnelles du consensus français en matière de pluralisme démocratique, de laïcité et de non-discrimination des personnes en raison de leur sexe ou de leurs orientations, notamment sexuelles. Comme quoi, dans le secret des réunions à l’Elysée ou au Quai d’Orsay, nos dirigeants politiques s’expriment bel et bien sans trop de détours, quoi qu’en fasse paraître des communiqués souvent sans goût ni couleur. Dans le cas contraire, le président argentin n’aurait jamais lâché son affreux poulain néo-facho.
Celui-ci sera remplacé dans les jours qui viennent par un universitaire argentin qui vient d’être nommé à ce poste où il aura fort à faire pour rétablir la confiance à l’intérieur et à l’extérieur de la résidence et dont l’encart-photo est encore vide sur le site de la Maison de l’Argentine à la CIUP.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Clarín, qui met lui aussi l’affaire en Une dans une place secondaire
lire l’article de Perfil, un autre quotidien argentin.

