Les douze employés de la Résidence du président, située à Olivos, en grande banlieue chic de Buenos Aires, ont trouvé porte close lorsqu’ils se sont présentés à leur travail hier matin. Aucun préavis, aucun télégramme pour les avertir de la fin de leur contrat.
Désormais, il n’y aura plus
que des militaires pour servir dans le manoir, en cuisine, à
l’entretien, au ménage et même dans le jardin. Je ne suis pas
sûre qu’en Argentine, les gens choisissent la carrière militaire
pour passer l’aspirateur, tailler les rosiers ou s’occuper devant
les marmites…
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| Même stratégie de communication sur Clarín : l'info est annoncée en bas à droite tandis que le gros titre est consacré à la baisse de la consommation Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Les motifs avancés par la
présidences sont pour le moins vaseux : il paraît que ce
serait pour la sécurité en vue de la visite pastorale du pape le
mois prochain.
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| A La Nación, ils ont choisi une autre place : en bas à gauche La photo est consacrée à un mécène du Musée d'art moderne de Buenos Aires Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
En fait, Javier Milei veut se faire servir, à moindre coût (la solde n’est pas très élevée) par des militaires probablement parce qu’ils ne sont pas syndiqués, qu’ils sont soumis au secret et que cette réorganisation le rapproche du régime militaire putschiste de 1976 pour lequel il ne cache pas une certaine admiration, avec l’envie non dissimulée, comme chez Trump, de devenir un dictateur.
Pour aller plus loin :


