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| Un des services de la ANDIS : le calendrier de versement des pensions non imposables aux invalides du travail |
A l’heure où Javier Milei et sa bande de tristes sires arrivent à Paris pour se refaire une crédibilité internationale noyée dans le naufrage économique et diplomatique et bien que cet article de La Nación soit réservé en ligne aux abonnés, je ne peux que vous inviter, autant que faire se peut, à le lire. Le journal rapporte dans l’édition du jour les prétextes soi-disant religieux dont l’ancien directeur de l’ANDIS, impliqué dans un mégascandale de corruption, avait habillé un payement inclus dans les innombrables surfacturations qui font l’objet d’une enquête judiciaire. Rappelons seulement que l’ANDIS est l’agence qui s’occupe des handicapés en Argentine (agencia nacional de discapacidad) et qu’elle a réussi l’exploit extraordinaire d’acheter les médicaments délivrés aux ayant-droits pour des valeurs allant de 300 à plus de 1000 % (sic) supérieures aux factures enregistrées par l’organisme avant l’arrivée de Milei au pouvoir.
En fait, si l’on en croit ce message, c’était juste pour participer aux bonnes œuvres du fournisseur en question. Les fournisseurs étant, est-il nécessaire de le dire, des grossistes en produits pharmaceutiques.
Tout ça avec l’argent du contribuable.
C’est-il pas gentil ?
Entre le traiteur ami de l’amie de la sœur du président qui régalait luxueusement ses clients grâce au budget des gargantuesques frais de bouche de la Résidence officielle et l’agence d’assistance aux handicapés qui remplissait les poches d’autres amis du président avec le budget qui devait servir à la protection et à l’assistance aux affiliés au système public, il est à présent certain et nul ne peut plus en douter que Milei est le plus grand ennemi de la corruption… après Trump peut-être.
Pour aller plus loin :
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