mercredi 10 juin 2026

La Police fédérale enfonce Milei [Actu]

"[Que] rien ne le délivre", dit le gros titre
avec un jeu de mot avec le nom de la crypto-monnaie
et une référence à la fin de la prière du Notre Père :
Y libranos del mal (et délivre-nous du mal)
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Un rapport technique de la Police fédérale sur la chronologie des événements dans le scandale de la $ Libra au début de l’année dernière vient de déconstruire tout ce que le président Javier Milei en dit.

Dans cette histoire sordide, le président essaye en effet de se défausser sur d’autres et fuit ses responsabilités. Il prétend ainsi qu’en janvier 2025, il n’a fait que reprendre un message déjà publié par d’autres, message qui invitait le public à investir dans cette crypto-monnaie qui recouvrait en fait une escroquerie, laquelle a été découverte quelques heures après le tweet de Milei. Or les investigations de la police ont permis de constater que ce message de Milei était bel et bien le tout premier publié sur cette affaire prétendument juteuse.

Le tweet de Milei qui n'est en aucun cas un partage
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Le chef de l’État est donc à l’origine de la vague d’investissements par des particuliers qui s’est effondrée à minuit le même jour, ruinant ainsi ces investisseurs crédules tout en enrichissant les initiateurs du produit (qui ont empoché les mises) et peut-être le président lui-même puisqu’on a découvert qu’il existait entre les escrocs et lui un contrat écrit qui lui accordait, ainsi qu’à sa sœur, plusieurs millions de dollars s’il lançait la promotion du produit truqué depuis ses propres réseaux sociaux. Ce qu’il a fait !

L’enquête continue.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12
lire l’article de La Nación
Il est assez rare que l’on voit les deux titres, qui sont aux antipodes politiques et idéologiques l’un de l’autre, traiter le même jour ce genre d’information qui décrédibilise un gouvernement de droite. A La Nación, il est probable qu’on a maintenant plus qu’une dent contre ce président libertarien qui détruit tout (y compris l’économie nationale) et ne respecte rien.