L’Argentine a adopté il y a
plusieurs années une variation de la loi Lang française : elle
fixe le prix du livre et réglemente tout le secteur du livre, en
protégeant en particulier les librairies, ce qui permet aux petites
maisons d’édition indépendantes d’exister et de garantir la
diversité dans le monde de l’édition. Comme en France.
![]() |
| Alors que la Une s'attarde sur le sort des travailleurs de plateforme, le sort des librairies a droit à un article secondaire : en bas à droite Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Actuellement, le gouvernement argentin envisage une nouvelle loi de déréglementation sauvage qui mettra fin à ce régime des librairies et au prix unique du livre, le tout devant profiter aux géants du secteur de l’édition, qui seront les seuls à pouvoir tirer leur épingle du jeu, à savoir les filiales argentines du groupe espagnol Planeta et du groupe états-unien Penguin, et les grandes enseignes de la grande distribution et du commerce en ligne.
Les pharmacies sont elles aussi
menacées puisqu’il est question de permettre la vente de
médicament directement
dans la grande
distribution. Ce qui revient à mettre une bonne partie de la
population en danger puisque les médicaments, y compris ceux vendus
sans ordonnance, ne sont pas des produits anodins. Il faut savoir
quoi acheter et quoi vendre à qui. En d’autres termes, ce ne sont
pas des bonbons !
![]() |
| La Nación en parle en Une (en haut à droite) pour s'en inquiéter mais je n'ai pas pu trouver l'article en ligne Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Troisième marché visé par ce projet : le courtage en immobilier dont il est question de baisser voire d’éliminer le niveau de qualification obligatoire pour l’exercice du métier. A l’avenir, avoir de l’argent à investir dans l’activité et une carte d’identité pourrait suffire pour se lancer.
Página/12 sonne le tocsin !
Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12 d’aujourd’hui sur le marché du livre


