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| Capture d'écran sur Youtube/CGT Argentina |
Inspirée par l’entrée en fanfare de l’équipe argentine de foot à la Coupe du monde il y a quelques jours, la CGT, le principal syndicat d’Argentine, a publié un petit clip pour démontrer que la ferveur autour du maillot national, ferveur qui dure toute l’année tous les ans, pourrait permettre de sauvegarder l’emploi en Argentine dans l’industrie textile, l’emballage, la distribution et le commerce alors qu’aujourd’hui, l’ouverture des frontières dérégulée aboutit au résultat inverse : les Argentins achètent désormais leur maillot sur Amazon et il est made in China.
Pourtant le maillot qu’a porté Diego Maradona était fabriqué en Argentine depuis le tissage du coton
jusqu’à la distribution dans les points de vente répartis sur
tout le territoire national, des points de vente innombrables et
accessibles à tout le monde à une distance très raisonnable de
chez soi, même à la campagne.
Le syndicat a mis en ligne sa
vidéo sur sa chaîne Youtube. Página/12 et La Nación
en parlent à leurs lecteurs ce matin. A noter que, une fois n’est
pas coutume sur cette thématique, l’article de La Nación
est plus intéressant et plus long que celui de Página/12 qui
semble se contenter de reprendre à peu près tel quel le communiqué
de la CGT tandis que le quotidien libéral, de droite, prend la peine
de publier sa propre analyse du phénomène.
Pour rappel : dans tous les
secteurs, la production industrielle et manufacturière s’est
effondrée en Argentine depuis l’arrivée au pouvoir de Javier
Milei (10 décembre 2023), à cause de la dérégulation brutale
qu’il a instaurée sans aucune concertation avec les acteurs
économiques dans tous les domaines. Des PME mettent donc la clé
sous la porte tous les jours. Des Argentins se retrouvent au chômage
ou basculent dans le travail au noir tous les jours. Dans les
enseignes de la petite et de la grande distribution, la consommation
baisse tous les jours et on le constate dans les chiffres tous les
mois. Le tissu économique du pays se déchire un peu plus tous les
jours, principalement au profit de grands empires chinois (pour la
production) et états-uniens (pour la distribution) tandis que Milei
s’acharne contre toutes les évidence à vanter de façon obscène
sa propre politique et à promettre, comme Hoover dans les années
1930, que « la prospérité est au coin de la rue ».
Pour aller plus loin :
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