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Autour du cercueil, les Grenadiers à cheval A l'arrière-plan, les Patricios Le gros titre est consacré au taux de change du dollar US Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Depuis le 18 juillet 1985, Juan
Manuel Fangio, le quintuple champion du monde de Formule 1,
reposait aux côtés de ses parents dans le caveau familial du
cimetière municipal de Balcarce, dans la province de Buenos Aires.
Il était décédé à Buenos Aires, le 17 juillet 1985, à l’âge
vénérable de 84 ans. Il en aurait 120 aujourd'hui.
Le coureur argentin est considéré comme le
plus grand champion de l’histoire dans sa discipline. Pour ses
compatriotes, il est un mythe (et pour une bonne partie du reste du
monde aussi).
Le 28 octobre dernier, on
célébrait le 70e anniversaire de sa première victoire
sur un circuit. C’était donc l’occasion de lui rendre un hommage
particulier.
Hier, ses restes ont été
transportés du cimetière au musée qui lui est dédié et où
désormais il reposera, recouvert du drapeau national.
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Pour une fois, Clarín et La Prensa ont fait les mêmes choix éditoriaux Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Pour cette cérémonie, les deux
plus anciens (et plus prestigieux) régiments argentins ont envoyé
des détachements pour rendre les honneurs et porter le cercueil :
le 1er régiment d’infanterie, dit des Patricios, né
pour défendre la patrie attaquée par les Britanniques pendant les
guerres napoléoniennes (1806-1807) et venu avec sa musique, et le
Régiment des Grenadiers à Cheval Général San Martín, fondé en
1812 par le général homonyme et qui remplit depuis 1903 les
services de protocole et de sécurité auprès de la présidence de
la République argentine et de divers monuments et sites patrimoniaux
nationaux. Ces deux unités de l’armée de Terre, profondément
liées à l’histoire de Buenos Aires et de la province qui porte
son nom, arborent toujours pour les cérémonies les uniformes
historiques de l’époque de l’Indépendance.
Le corbillard a parcouru deux
kilomètres sous les hourras de la foule préparée à l’événement
par les deux jours de festivités et d’hommages en tout genre qui
avaient précédé. Même le pilote britannique Jackie Steward avait
fait le déplacement pour prononcer l’éloge du défunt dans la
salle où son cercueil a été déposé, en présence de la famille.
Un aumônier est venu dire les absoutes et bénir une dernière fois
la dépouille du champion.
Un cortège de vieilles voitures
de course rutilantes a également pris part aux célébrations. Ce
matin, la presse se régale de photos.
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Si La Nación a choisi elle aussi de titre sur le dollar, la place qu'elle accorde à Fangio est réduite : en haut et au centre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Le musée, pour amateurs de
circuits et de vieux bolides, est ouvert et reçoit le public avec
tous les protocoles sanitaires nécessaires. Après ces grandes
célébrations, il est probable que les touristes feront, cet été
en particulier, étape à Balcarce, sur la route de Buenos Aires à
Mar del Plata. Le musée est installé à quelques mètres de la
maison natale du champion et fait la paire avec le circuit municipal
qui porte bien entendu son nom.
© Denise Anne Clavilier
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