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vendredi 18 mars 2022

Une femme accède à la vice-présidence du Boca Juniors [Actu]

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Hier, le conseil administratif du Club Atlántico Boca Juniors s’est réuni pour notamment remplacer l’un des deux vice-présidents, après le décès du titulaire. Et c’est une jeune femme qui accède à ce poste en vue : Adriana Bravo.

Le bureau du CABJ au grand complet
Cherchez la femme !
(photo CABJ)

C’est la première fois qu’une femme arrive à ce niveau de responsabilité dans ce club, qui règne sur une grande partie du sud de Buenos Aires et possède l’une des meilleures équipes professionnelles de football du pays. Le Club offre aussi à ses adhérents des activités culturelles, une école (avec vue imprenable sur la pelouse du stade de La Bombonera), un dispensaire et une foultitude de sports d’équipe.

Comme la photo en témoigne, le bureau est encore assez loin de la parité !

© Denise Anne Clavilier

Pour en savoir plus :

mercredi 9 février 2022

Del Potro fait ses adieux à la compétition à l’Open d’Argentine [Actu]

"Au milieu d'une profonde émotion, Delpo a eu sa nuit inoubliable",
dit le titre sous la photo
En haut, un gros titre sur le plafond à 40% que
le gouvernement voudrait imposer aux hausses de salaire
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Il y a quelques jours, le champion de tennis Juan Martín Del Potro a annoncé l’imminence de son retrait des courts. Son genou droit lui fait souffrir le martyre depuis deux ans et demi. Au bout de deux sets, avec un score de 6-1 et de 6-3, le champion vient d’être éliminé par abandon par son compatriote Federico Delbonis, à l’Open d’Argentine, dont les phases éliminatoires se disputent en ce moment au Lawn Tennis Club de Buenos Aires.

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Les deux adversaires s’affrontaient sur le court Guillermo Vilas, du nom d’un autre très grand champion qui a fait honneur au pays sur toute la planète dans les années 70.

Del Potro, que les Argentins surnomment affectueusement Delpo, a donc fait ses adieux hier et prononcé un discours ému et émouvant que toute la presse relève ce matin. C’était son premier match de compétition depuis 2019. Il était inscrit à un autre tournoi qui doit se tenir à Rio de Janeiro mais il ne s’y présentera pas. Il raccroche définitivement la raquette. Il est parvenu « au moment dont [il] voulait qu’il n’arrive jamais » pour citer l’une de ses phrases d’hier. Il souhaitait que cet adieu se fasse sur le court, en Argentine, et non dans le décor sans âme d’une simple conférence de presse. C’est peu dire que ce caractère combatif plaît au public argentin.

La photo de une pour Del Potro
Le gros titre pour l'entrisme de la Chine
en Amérique du Sud qui inquiète les Etats-Unis
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Ce dernier lui a d’ailleurs fait une très longue ovation sous les yeux de sa mère, qu’il a étreinte devant tout le monde.

La Prensa fait partie des journaux qui ont choisi la discrétion
mais il y a tout de même une photo (en haut à gauche)
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Après avoir lâché le micro, sous un tonnerre d’applaudissements, Del Potro est allé déposer son bandeau sur le filet. Plusieurs rédactions ont choisi cette photo pour saluer sa sortie en une de l’édition papier. Plusieurs d’entre eux titrent : « Cayo de pié » (il est tombé debout, une expression qui s’applique aux soldats qui meurent au combat).

Página/12 se montre encore plus discret
(un titre secondaire en bas au centre, sans photo)
Il faut qu'une autre information régale davantage la rédaction :
une plainte contre l'une des leaders de la droite, Patricia Bullrich,
pour prévarication lorsqu'elle était ministre de la Sécurité
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Nombreux sont les quotidiens qui lui consacrent plusieurs articles aujourd’hui.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article principal de Olé, le quotidien sportif argentin (groupe Clarín).

jeudi 11 novembre 2021

Juan Manuel Fangio repose désormais dans son musée [Actu]

Autour du cercueil, les Grenadiers à cheval
A l'arrière-plan, les Patricios
Le gros titre est consacré au taux de change du dollar US
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Depuis le 18 juillet 1985, Juan Manuel Fangio, le quintuple champion du monde de Formule 1, reposait aux côtés de ses parents dans le caveau familial du cimetière municipal de Balcarce, dans la province de Buenos Aires. Il était décédé à Buenos Aires, le 17 juillet 1985, à l’âge vénérable de 84 ans. Il en aurait 120 aujourd'hui.

Le coureur argentin est considéré comme le plus grand champion de l’histoire dans sa discipline. Pour ses compatriotes, il est un mythe (et pour une bonne partie du reste du monde aussi).

Le 28 octobre dernier, on célébrait le 70e anniversaire de sa première victoire sur un circuit. C’était donc l’occasion de lui rendre un hommage particulier.

Hier, ses restes ont été transportés du cimetière au musée qui lui est dédié et où désormais il reposera, recouvert du drapeau national.

Pour une fois, Clarín et La Prensa ont fait
les mêmes choix éditoriaux
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Pour cette cérémonie, les deux plus anciens (et plus prestigieux) régiments argentins ont envoyé des détachements pour rendre les honneurs et porter le cercueil : le 1er régiment d’infanterie, dit des Patricios, né pour défendre la patrie attaquée par les Britanniques pendant les guerres napoléoniennes (1806-1807) et venu avec sa musique, et le Régiment des Grenadiers à Cheval Général San Martín, fondé en 1812 par le général homonyme et qui remplit depuis 1903 les services de protocole et de sécurité auprès de la présidence de la République argentine et de divers monuments et sites patrimoniaux nationaux. Ces deux unités de l’armée de Terre, profondément liées à l’histoire de Buenos Aires et de la province qui porte son nom, arborent toujours pour les cérémonies les uniformes historiques de l’époque de l’Indépendance.

Le corbillard a parcouru deux kilomètres sous les hourras de la foule préparée à l’événement par les deux jours de festivités et d’hommages en tout genre qui avaient précédé. Même le pilote britannique Jackie Steward avait fait le déplacement pour prononcer l’éloge du défunt dans la salle où son cercueil a été déposé, en présence de la famille. Un aumônier est venu dire les absoutes et bénir une dernière fois la dépouille du champion.

Un cortège de vieilles voitures de course rutilantes a également pris part aux célébrations. Ce matin, la presse se régale de photos.

Si La Nación a choisi elle aussi de titre sur le dollar,
la place qu'elle accorde à Fangio est réduite :
en haut et au centre
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Le musée, pour amateurs de circuits et de vieux bolides, est ouvert et reçoit le public avec tous les protocoles sanitaires nécessaires. Après ces grandes célébrations, il est probable que les touristes feront, cet été en particulier, étape à Balcarce, sur la route de Buenos Aires à Mar del Plata. Le musée est installé à quelques mètres de la maison natale du champion et fait la paire avec le circuit municipal qui porte bien entendu son nom.

© Denise Anne Clavilier

Pour aller plus loin :

lire l’article de La Nación
visiter le site du musée (où l’on peut revoir la cérémonie d’hier en vidéo)

lundi 23 août 2021

Une victoire argentine aux 24 heures du Mans [ici]

"Il a fait l'histoire au Mans", dit le gros titre
du supplément hebdomadaire sportif de Página/12
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La victoire de la nouvelle catégorie Hypercar revient cette année dans la Sarthe à un trio argentino-britannico-japonais. La dernière fois qu’un Argentin est monté sur le podium au Mans remontait à 67 ans…

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Ce nouveau succès est donc fêté par la presse argentine ce matin à grand renfort de photos et de rétrospectives sur ce sport où le pays a connu quelques champions d’exception.

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L’info est à la une de tous les quotidiens nationaux.

Les échauffourées niçoises et footeuses à la une !
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© Denise Anne Clavilier

En haut à droite
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Pour aller plus loin :

vendredi 24 juin 2011

Autre centenaire du jour : Juan Manuel Fangio [Actu]

Avec l'écrivain Ernesto Sabato, c'est l'autre centenaire argentin de ce 24 juin 2011. Et celui-là était coureur automobile, quintuple champion du monde de Formule 1, entre 1949, début de sa carrière internationale, et 1958, année de sa retraite des circuits, et il est mort, dans sa vieillesse, le 17 juillet 1995. Juan Manuel Fangio est l'un de ces 9 Argentins (1) dont on peut dire qu'ils ont accédé à une gloire mondiale. C'est au point qu'en français, même encore aujourd'hui, plus de 50 ans après ses derniers exploits de pilote, on traite encore, et de manière déjà proverbiale mais pas toujours en bonne part, de "Fangio" (2) le moindre conducteur de bolide dont la vitesse nous surprend sur la route.

Clarín consacre donc un entrefilet, au ton passablement dithyrambique, à cette gloire nationale du vrombissement et des circuits. Quelques jours après les 24 heures du Mans et pendant le Salon de l'Auto de Buenos Aires (à Palermo), si ça vous dit...

Pour aller plus loin :

(1) Carlos Gardel, Astor Piazzolla, Jorge Luis Borges, Ernesto Guevara dit El Che, Juan Domingo Perón, Eva Duarte de Perón, dite Evita, Carlos Monzón et, toujours bien vivant mais seul dans cette catégorie, Diego Maradona. La culture, la politique, le sport, tous les champs sont couverts... Un impressionnant palmarès que ne peut afficher aucun autre pays du sous-continent. Et c'est sans parler des personnalités au rayonnement régional ou exclusivement culturel (José San Martín, Domingo Sarmiento, Guillermo Villas et sa palanquée de successeurs argentins, les Leonel Messi et autres surdoués de la baballe, Julio Cortázar, Julio Bocca, Marta Argerich, je vous en passe et des meilleurs !). Et je n'ai pas cité dans cette liste impressionnante les ONG, très connues pour leur combat dans l'univers de la militance des droits de l'homme, Abuelas de Plaza de Mayo et Madres de Plaza de Mayo, qui bénéficient dans ce paysage dominé par Amnisty International une singularité qui les met à part.
(2) "Regarde-moi la vitesse de ce type, il se prend pour Fangio, ma parole !"