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lundi 5 octobre 2026

Macarons et raclette : la Feria Francesa fait son retour, en retard, sur Plaza Francia [à l’affiche]

Un petit bout de Plaza Francia sur ce post Facebook
de l'association franco-gastronomique Lucullus
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C’est le week-end dernier que le salon devait se tenir mais il a plu des hallebardes pendant deux jours sur toute la région de Buenos Aires et, si la pluie n’arrête pas le pèlerin (ils étaient nombreux au rendez-vous avec la Vierge à Luján en ce début du mois d’octobre qui lui est consacré), elle arrête probablement le gourmand, car les organisateurs ont reporté au samedi 10 et dimanche 11 octobre ce traditionnel rendez-vous, dans ses habits printaniers, avec la gastronomie française, plus ou moins adaptée aux habitudes locales.

Un truc vraiment très exotique à Buenos Aires :
les salmonidés fumés (avec le caviar en prime - aquitain, j'espère)
Post Facebook Lucullus
(ils ont aussi posté la photo d'une assiette d'huîtres)
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C’est ainsi que sur des pâtisseries, on trouve des décorations bleu-blanc-rouge telles qu’on en voit jamais en France, et cette fois-ci, de la raclette en format sandwich très ajusté à cette manifestation de plein air où le chaland déambule entre une vingtaine de stands et quelques ateliers pompeusement intitulés, en bon français, « masterclass ». Et même pour nous, qui vivons la première baisse de nos températures depuis près de cinq mois, ces photos de raclette sur fond de jambon cru, c’est à nous mettre l’eau à la bouche.

La raclette en variante sandwich sur pain grillé !
Post Facebook Lucullus
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Après plusieurs infidélités du marché qui s’est baladé un peu partout dans Buenos Aires, rendez-vous est donné sur Plaza Francia, à Recoleta, un vaste endroit arboré très chouette dans le nord de la capitale argentine. L’entrée est libre et gratuite. Les consommations, non…

Un stand de viennoiseries...
Regardez les prix en pesos argentins !!!
Ils valent leur poids de pur beurre
Post Facebook Lucullus
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© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

visiter le site de l’organisme organisateur, l’association Lucullus qui rassemble les artisans de bouche qui exercent en Argentine à partir de la tradition française (traiteurs, restaurateurs, fromagers, épiciers, boulangers, pâtissiers, sommeliers, spécialistes du vin et autres spiritueux)

vendredi 14 août 2026

Ce week-end, Buenos Aires se noie dans le dulce de leche et le chocolat [à l’affiche]


C’est un week-end gourmand qui s’annonce pour les Portègnes : le championnat de l’alfajor, cette délicieuse spécialité que se partagent plusieurs pays d’Amérique hispanique avec des recettes qui varient d’une région à l’autre et d’un créateur à l’autre.

Cette manifestation en est à sa quinzième édition. Elle a un rôle structurant dans l’activité du secteur et booste bien entendu les ventes des producteurs récompensés par des médailles d’or, d’argent ou de bronze.

Le championnat se tiendra du 15 au 17 août 2026 dans un très vaste centre de congrès idéalement situé au nord de Buenos Aires sur les rives du Río de La Plata. Depuis le début de cette année, le lieu est placé sous gestion conjointe de deux groupes médiatiques rivaux, Grupo Clarín et Grupo La Nación.

L’entrée est payante : 7 000 pesos avec réservation préalable ou 10 000 si vous achetez votre ticket au guichet le jour même. L’entrée est toutefois gratuite pour les moins de 13 ans, les retraités et les handicapés.

Au programme : vente-dégustation sur les stands des exposants, masterclasses, spectacles variés et le concours lui-même pour 19 catégories de produits soumis à un jury argentino-uruguayen de 25 spécialistes qui les évalueront selon 35 critères.

Onze pays participent dont la Nouvelle-Zélande et l’Espagne.

Cette année, l’événement profite du long week-end de la fête nationale argentine du 17 août, jour consacré au souvenir de José de San Martín (25 février 1778-17 août 1850). En revanche, le 15 août n’est pas férié et l’Assomption n’est connue en Argentine que par les catholiques très pratiquants pur lesquels c’est une simple messe de semaine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

jeudi 9 avril 2026

Que la planète aille se faire pendre ailleurs : la Chambre vote le droit à polluer les glaciers éternels [Actu]

"La loi des glaciers, on n'y touche pas" dit ce panneau au premier plan
et la grande banderole bleue - Manifestation à Buenos Aires


Très tôt ce matin, dans la nuit, à temps toutefois pour le bouclage des quotidiens, la Chambre, par une très confortable majorité et seulement 3 abstentions (sur 251 députés présents), a approuvé une réforme qui, si le Sénat l’approuve à son tour, permettra sous peu aux industries minières d’exploiter les sous-sols des glaciers de Patagonie et, qui sait, peut-être aussi ceux de l’Antarctique, que, depuis plusieurs années, la loi argentine avait érigés en réserve naturelle, notamment pour préserver leur immense richesse en eau potable, une initiative due en son temps à la sénatrice Cristina Kirchner, qui devait devenir plus tard présidente de la Nation et aujourd’hui bête noire du couple présidentiel (Mileí et sa frangine, dite « Madame 3% »)

"Glaciers : les députés ont voté cette nuit
la loi qui ouvre la porte aux investissements millionnaires",
dit le gros titre
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Or ces glaciers, épais parfois de plusieurs kilomètres, fondent à vue d’œil été après été et leur rétractation, qui fait la une des médias à chaque effondrement ou chaque recul constaté in situ ou sur des images satellitaires, inquiète de nombreux secteurs, au premier rang desquels on trouve bien entendu les glaciologues et les climatologues du monde entier mais aussi, d’une manière plus immédiatement intéressée, l’industrie locale du tourisme dont ces gigantesques et spectaculaires masses de glace terrestre sont un des atouts régionaux. Sans parler naturellement des écologistes et autres citoyens informés qui savent que les glaciers et les pré-glaciers patagoniens constituent l’une des plus importantes ressources d’eau douce du pays et de la planète.

Pendant le débat, des députés ont affiché des pancartes hostiles :
en bleu : Oui à l'eau, non au saccages des sociétés minières
en rouge : Dehors des corrompus - Mileí, Adorni, Karina
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Voilà plusieurs jours que des manifestants se relaient autour du Congrès à Buenos Aires mais aussi dans toutes les grandes villes du pays pour tenter de faire pression sur les élus et de sensibiliser l’opinion publique à la gravité de ce vote et du débat qui le précède. Et ce matin, comme à chaque fois, dans la capitale argentine, la répression policière s’est abattue sur eux.

En haut, en bleu : un titre sur la loi des Glaciers
"L'eau a perdu contre le lobby minier"
En gros titre principal : "Des comptes à dormir debout", dit le calembour
traditionnel du gros titre, sur cette photo peu flatteuse de la notaire
qui a authentifié les acquisitions immobilières pas très nettes du Premier ministre
Manuel Adorni et qui a raconté des balivernes devant le procureur
chargé de l'instruction sur tous ces flux suspects.
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De jour en jour, le pays semble irrémédiablement sombrer dans une tragédie qui en englobe d’autres puisque ce qui se passe en Argentine aura des conséquences sur la planète entière, que cela concerne, comme ce matin, le saccage de l’environnement ou, comme presque tous les jours depuis le 10 décembre 2023 et l’arrivée aux affaires de Javier Mileí, de sa sœur (Karina) et de leur clique (dont Adorni), la brutalité exercée contre des êtres humains et la violation de leurs droits fondamentaux (liberté d’expression et d’information, droit du travail, droit à l’identité et à la famille, droit à la santé, à une alimentation saine, à l’éducation, à la culture, etc.).

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 paru en ligne sur la séance de ce matin à l’aube
lire l’article de Página/12 dans son édition de Salta (province située dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec la Bolivie, aux antipodes des glaciers australs)
lire l’article de Página/12 sur la répression contre les manifestants
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín qui affiche cyniquement le caractère affairiste et, pour tout dire, obscène de ce vote (on va gagner des sous ! Et c’est là le plus important, non ? L’avenir de l’humanité n’arrêtera pas la quête du profit…)
lire l’article de La Nación, l’autre journal de droite, celle de l’oligarchie agraire et industrielle, dont la Une fleure bon elle aussi l’odeur du profit à venir au détriment de tout le reste...

vendredi 13 mars 2026

Mar del Plata a connu sa pire saison depuis la pandémie [Actu]

"Mar sans argent" dit le gros titre
en faisant le calembour sur le nom de la ville,
Mar del Plata (mer d'argent)
et le lion de mer qui est le symbole de la cité
auquel on a donné une peau dorée et des grosses larmes...
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Comme on s’y attendait, la saison estivale de Mar del Plata, la plus grande station balnéaire de la côte atlantique argentine, a été catastrophique. On estime à un peu moins d’un demi-million le déficit d’estivants ayant séjourné cet été dans la station. Quant à ceux qui sont venus, ils ont limité de manière draconienne leurs dépenses, notamment sur la plage où transats et parasols à louer ont trouvé beaucoup moins de preneurs que lors des saisons précédentes.

Ces données économiques ont été établies par la Province de Buenos Aires, dont la majorité locale est péroniste. Il n’en faut pas plus pour que la droite conteste ces chiffres. Pourtant la fermeture récente d’un des grands centres commerciaux de la ville, dont j’ai parlé cette semaine, Los Gallegos, semble bien confirmer cette tendance, qui avait été constatée dès le mois de novembre, quand le festival du cinéma, qui lance d’habitude la saison estivale, avait nettement marqué le pas.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12 dont l’édition provinciale de La Plata (province de Buenos Aires) a fait sa Une, avec le jeu de mot habituel au journal.

jeudi 8 mai 2025

Un projet pour le Museo Casa Carlos Gardel et tout le quartier ? [Troesmas]


Walter Santoro est un homme d’affaires à succès qui s’est pris de passion pour Carlos Gardel, son œuvre et son histoire. Les deux héritières de Armando Delfino, l’impresario et l’homme de confiance de Gardel, qui s’est occupé de sa succession, dans la seconde moitié des années 1930, puis de celle de sa mère, Berthes Gardés, décédée en 1943, qui l’a institué son héritier, lui ont remis tout ce qui reste de son patrimoine : meubles, photos, manuscrits, partitions, disques, vêtements...

Pour conserver ce précieux dépôt, au lieu de se l’approprier sans autre forme de procès, il a créé la Fondation Carlos Gardel qui en est propriétaire (dit-il) et dont il est le président. Dans La Prensa, il décrit aujourd’hui un projet très cohérent et plutôt séduisant pour restaurer la maison où Gardel a vécu ses dernières années à Buenos Aires dans l’état où le chanteur l’a connue et déployer des projets gardeliens dans l’ensemble du quartier, qui est celui qui a vu grandir Gardel et où son talent artistique a percé. La maison est devenue un musée public qui dépend du ministère de la Culture de la Ville Autonome de Buenos Aires. Il y a quelques années, cette tutelle a procédé à une pseudo-amélioration muséographique qui a détruit tout ce qu’il restait entre ces murs de la présence de Gardel et de sa mère : la maison est devenue un endroit sans aucune âme, aux espaces aseptisés et fonctionnels entre des murs uniformément blanchis, avec, unique atout du musée si l’on peut utiliser ce terme flatteur, des postes d’écoute à la demande. Un atout d’une faiblesse insigne puisque n’importe qui peut écouter les mêmes enregistrements n’importe où et même chez soi grâce à Internet où tout est répertorié. Ces travaux ruineux, qui ont bien dû faire la fortune de quelqu’un, ont donc abouti à un appauvrissement spectaculaire du musée qui n’a plus rien d’un domicile ni d’un creuset artistique alors qu’avant cette catastrophe institutionnelle, Gardel restait fortement présent dans cette maison qu’il avait habitée. J’en sais quelque chose : j’y ai fait une présentation de mon premier livre, Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins. En 2010, c’était un lieu magique !

Santoro voudrait donc revenir en arrière et reconstituer avec la plus grande exactitude ce qui a été ainsi détruit : remettre les papiers peints tels qu’ils sont attestés sur les photos et remettre à leur place dans la bonne pièce les meubles qui permettront aux visiteurs de se figurer le mode de vie finalement très simple de ce grand artiste qui avait pourtant fait une fortune légendaire.

Malheureusement pour ses projets, Santoro ne s’exprime presque jamais ailleurs que dans les colonnes de La Prensa, ce qui l’écarte radicalement du monde tanguero, qui s’inscrit plutôt à gauche (péroniste) tandis que ce journal a pour lectorat l’aile la plus réactionnaire de la droite catholique pour laquelle il n’hésite pas à verser, assez souvent qui plus est, dans les théories complotistes les plus rances (sur le covid, sur les vaccins, sur le climat, sur le pape François, sur les personnalités de gauche, etc.). Or Gardel se situait à l’opposé de tout cela… Pourtant, dans cette interview, Santoro se plaint aussi de ne pas avoir l’oreille des élus de droite qui font la pluie et le bon temps depuis plusieurs mandats à la tête de la Ville et qui ne répondent même pas à ses propositions. Celles-ci ne sont donc accueillies et soutenues ni à droite ni à gauche !

Et pourtant ce qu’il propose est loin d’être idiot. Sa stratégie quant à elle est très probablement erronée et le public qu’il touche ne doit pas non plus être le bon !

© Denise Anne Clavilier


Pour en savoir plus :
lire l’article de La Prensa

vendredi 12 janvier 2024

25,5 % d’inflation en décembre 2023 [Actu]

"Et on applaudit le gonfleur !" se moque le gros titre
sur cette photo du nouveau ministre de l'Economie
qui n'est autre que celui de Macri, qui avait déjà
réussi à gonfler l'inflation nationale sous cet autre mandat
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Synthèse générale du rapport
sur l'inflation mensuelle en décembre 23
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Le gouvernement argentin s’est déclaré satisfait : en effet, il craignait des chiffres encore pires que ceux-là. Il va sans dire que les ministres aux affaires rejettent toute la responsabilité sur le gouvernement sortant alors que les prix sont montés en flèche dès que l’arrivée au pouvoir de Mileí a été un fait acquis !

"Le cycle K [kirchneriste] se termine avec
l'inflation la plus haute au monde", dit le gros titre
Le gouvernement est arrivé au pouvoir le 10 décembre
En haut, la photo de Alberdi, le père de la constitution argentine,
qui figurera sur les nouveaux billets
Mileí lui voue un véritable culte,
ce pourquoi le pauvre Alberdi, cultivé et distingué comme il était,
doit se retourner dans sa tombe !
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Ce dernier rapport sur l’inflation mensuelle en 2023 montre l’ampleur du désastre pour l’Argentin ordinaire : 25,5 % d’augmentation générale des prix en moyenne sur tout le pays rien que pour le moins de décembre et plus de 211 % cumulés sur l’année 2023.

Synthèse des variations dans le temps et l'espace
de l'inflation mensuelle en Argentine
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Il ne faut donc pas s’étonner si, cet été, les infrastructures touristiques du pays affichent une baisse spectaculaire de la fréquentation. Mar del Plata, la grande cité balnéaire de la côte atlantique qui fait office de baromètre de la météo touristique, broie du noir depuis Noël et ne voit venir aucune amélioration d’ici la rentrée scolaire et la fin de la haute saison, au 1er mars.


"Record historique de l'inflation : 25,5%
en décembre et 2023 se clôt avec 211,4%"
Pour comble de malheur, les provinces de Corrientes
et Santa Fe subissent des inondations,
après des sécheresses carabinées
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Les graphiques publiés hier par l’INDEC dans son rapport sont édifiants : dans la situation générale, la nourriture est au-dessus du taux moyen de l’inflation, à 29,7 % sur un seul mois (celui des fêtes de fin d’année qui plus est). Les biens et services culminent à 32,7 sur l’ensemble du pays et ils atteignent 40,4 dans le Nord-Est (Tucumán, Salta, Jujuy, Santiago del Estero).

Tableau des variations régionales de l'inflation en décembre
On avait plus vu de tels schémas depuis longtemps
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Le graphique des variations régionales montrent toute la disparité de la fixation des prix. Il y a un bon moment qu’on ne voyait plus rien de tel. Or le gouvernement annonce deux ans à ce rythme-là avant, paraît-il, que l’économie nationale devienne prospère.

Une publicité parue dans la presse
Promotions de l'enseigne COTO pour ce week-end !
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En attendant, la Banque nationale a annoncé l’impression de billets de 10 000 pesos alors que la plus grosse valeur en circulation était jusqu’à présent de 2 000.

Le cahier spécial Province de Buenos Aires
de Página/12 aujourd'hui consacre sa une
à la situation critique de la côte désertée par les touristes
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Toute la presse fait sa une sur ces chiffres affolants et désolants.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

dimanche 23 juillet 2023

Les Andes ont fêté leurs succulentes pommes de terre [à l’affiche]

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Depuis onze ans, grâce à l’initiative d’un prêtre, les paysans de la Puna, les hauts-plateaux andins d’Argentine, se rassemblent vers le 20 juillet pour proposer leurs pommes de terre, un produit très recherché en Argentine, qu’on achète au prix de l’or dans les supermarchés de Buenos Aires et des autres grandes villes de la plaine.

Festival de couleurs, de formes (sphériques, longues ou biscornues), de tailles (plutôt petites) et de saveurs.

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Ces pommes de terre viennent de petites exploitations familiales, souvent tenues par des Amérindiens. A plus de 3000 mètres d’altitude. Elles arrivent au village de El Alfarcito, dans la province de Salta, à dos de mules et d’ânes pour s’étaler sur les tables abritées du soleil sous de grandes voiles de tissu.

A faire cuire à la vapeur, à l’eau ou sous la braise. La fête proposait comme d’habitude de multiples stands artisanaux de dégustation des meilleures spécialités locales, dans une optique de développement économique durable et ultra-local.

Des spectacles et des récitals ont accompagné la manifestation dans le décor intemporel de ce petit village montagnard.

Photo Carlos Figueroa
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Commencée sur les 10 h. du matin, la fête s’est conclue le soir par une grand-messe d’action de grâces dans la plus pure tradition locale de syncrétisme entre la religion catholique et le culte de la Pachamama, la grande déesse-mère porteuse de fécondité qu’honorent les peuples premiers partout dans les Andes tropicales et subtropicales.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :
lire l’article de Página/12
lire l’entrefilet de Nuevo Diario de Salta

jeudi 6 juillet 2023

Un concert pour fêter les cent ans du palais Barolo à Buenos Aires [à l’affiche]

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Demain, vendredi 7 juillet 2023, à 19 h, un concert gratuit marquera les cent ans du Palacio Barolo, qui fut considéré en son temps comme le premier gratte-ciel de Buenos Aires, une ville qui s’est longtemps contentée de maisons individuelles et d’immeubles qui n’excédaient pas trois niveaux. La ville dispose en effet de toute la pampa pour s’étaler à son aise…

La coupole vue du rez-de-chaussée
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Pourtant au cours de la Première guerre mondiale, deux immigrants italiens aux patrimoines généreux s’inquiétaient de la tournure des événements dans la mère-patrie. Il leur vint ainsi l’idée de bâtir dans leur nouvelle cité un bâtiment luxueux et imposant qui pourrait, si les choses tournaient mal en Italie, accueillir les cendres de Dante, le grand poète national. Ils choisirent un emplacement sur la plus symbolique des avenues de la capitale fédérale, Avenida de Mayo, qui relie Plaza de Mayo et Plaza del Congreso, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.

La même chose vue d'en haut
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Aujourd’hui, ce palais grandiose, dont la tour centrale est l’un des must de l’avenue, abrite des bureaux aux étages et une galerie commerçante au rez-de-chaussée. Il est l’un des joyaux patrimoniaux et touristiques de la capitale argentine et se visite grâce à ses ascenseurs conservés dans leur jus. Au sommet, on jouit d’une des plus belles vues sur la ville et en particulier sur le quartier du Congrès, dont la coupole imposante, imitant celle de Washington, se dresse à deux pas de là. Son architecture propose mille et une allusions à l’œuvre du poète immortel.


La magnifique lanterne au sommet de la tour centrale
avec coucher de soleil en prime
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A voir lorsqu’on est à Buenos Aires.

Le concert se tiendra au rez-de-chaussée.

Entrée libre et gratuite, sans limites de place.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :


Ajout du 7 juillet 2023 :
lire cet entrefilet de Página/12


Mise à jour du 7 août 2023 :
lire ce reportage de Página/12 sur la visite du bâtiment

mardi 28 mars 2023

Nouvelle Semaine Sainte sous le signe du chocolat à Bariloche [à l’affiche]

Dans la rue principale de Bariloche
Photo de l'office du tourisme de la ville
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Comme tous les ans désormais, San Carlos de Bariloche, la grande station de montagne de la province de Río Negro, dans les Andes, s’apprête à accueillir la fin de la Semaine Sainte et la fête de Pâques avec une grande fête du chocolat, une spécialité de la ville grâce à une importante colonie de descendants d’Helvètes.

Plan de la Fiesta cette année
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A partir du Jeudi Saint, la ville se déguise en royaume du chocolat. Le pari de l’année est de réaliser la plus grosse tablette de chocolat du monde dans l’Allée du même nom en centre-ville.

Photo soignée sur le lac
Photo Office du tourisme de San Carlos de Bariloche
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Les œufs, les poules et les lapins seront au rendez-vous ainsi que les excusions dans les montagnes baignées dans les couleurs de l’automne… tout comme en Suisse avec six mois de décalage.

A vous de choisir dans le programme
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Toutes les activités sont gratuites. Pour les deux concerts, il convient toutefois de s’inscrire en ligne pour réserver sa place. De nombreux ateliers sont proposés aux petits et aux grands. Des dégustations partout. Du chocolat à croquer et à boire. Joyeuses Pâques !

Le Cours du Chocolat (dans la rue Mitre)
Photo Office du tourisme de Bariloche
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En Argentine, ce long week-end commence le Vendredi Saint (et parfois la veille) et s’achève au soir du dimanche. Le Lundi de Pâques est inconnu sous ces latitudes.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

mardi 21 mars 2023

Une nouvelle édition de Pizzamania commence aujourd’hui à Buenos Aires [Actu]

La spécialité de Alcahuete (Palermo)


C’est une opération commerciale et touristique avec un masque culturel, le tout organisé par le gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires : 50 pizzerias, la plupart située dans le nord de la ville, dans les quartiers bourgeois, participent à Pizzamania pour présenter leurs spécialités.

Spécialité proposée par Eléctrica, toujours à Palermo
avec cuisson au four à bois. On en salive déjà !

Une condition de prix : l’offre participante doit comporter une pizza et une boisson pour 1 500 pesos argentin par personne. Très bien pour le déjeuner des gens qui travaillent aux alentours du restaurant participant.

Une condition gastronomique : la recette de la pizza doit sortir des sentiers battus. L’heure n’est pas à la « muzza grande », une pizza pour plusieurs personnes recouvertes de plusieurs millimètres de de fromage fondu ressemblant à la mozzarella de vache qu’on trouve dans tous nos supermarchés.

A la carte de Pomodoro (tomate en italien), à Colegiales
Il doit y avoir pas mal de sels de fonte dans ce fromage !

L’heure est aux ingrédients inventifs comme cette pizza aux courgettes proposée par La Porta Nera ou cette marée d’oignons grillés à souhait à Alcahuete, les deux restaurants opérant dans le quartier de Palermo.

Sur une table de La Porte Nera à Palermo
La pizza se déguste arrosée d'un bon coca !
Il faut dire qu'en ce moment, Buenos Aires suffoque
dans une longue et exceptionnelle canicule

L’opération commence aujourd’hui et s’achèvera jeudi prochain.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lundi 30 janvier 2023

Carnaval à Corrientes [à l’affiche]

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Le carnaval de Corrientes a commencé ce week-end. On est parti pour un petit mois festif à toute vapeur…

La ville de Corrientes porte le titre estimable et estimé de Capital del Carneval. Voilà qui en dit long sur la fête qui s’y déroule en ce moment.

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Comme toujours avec le carnaval, il y a des défilés dans tous les quartiers et cela c’est gratuit et de grandes manifestations avec costumes et musique mais cette fois-ci, c’est payant. Le calendrier est disponible dans la presse locale, sur le portail de la municipalité et sur le site des Carnavals d’Argentine.

Ceci dit, le carnaval ne se limite pas à la capitale provinciale. Toutes les villes de la province en ont un.

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Au programme : défilés, costumes démentiels, chars géants, chamamé, murga, bals et concerts un peu partout, le tout largement arrosé à la bière Brahma, qui sponsorise l’événement, et bien sûr au tereré, la version glacée et fruitée du maté typique de l’été !

C’est le retour de la tradition après les années de pandémie.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Prensa (quotidien national)

lundi 23 janvier 2023

A Cosquín, le festival bat son plein [à l’affiche]

Affiche-bandeau du compte Facebook de Cosquín
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Samedi dernier, avec une communication moins active (ou à tout le moins moins efficace) que les années passées (pré-covid), le Festival Nacional del Folklore a démarré comme tous les ans à Cosquín, ville qui accueillait autrefois dans la province de Córdoba de nombreux sanatoriums où des tuberculeux venaient se soigner au bon air de la moyenne montagne et a réussi sa reconversion avec cette grande manifestation estivale.

Programme des trois premiers jours
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Pendant une semaine et demie, les concerts vont se succéder au cours de très longues soirées retransmises en direct par les médias audiovisuels, et tous les acteurs de la musique rurale vont mêler leurs talents sur cette grande scène de plein air.

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En ouverture, le festival a tenu à rendre hommage à deux grands artistes défunts dont 2023 marque le centenaire de la naissance : le guitariste, chanteur et compositeur Juan Falú et le poète et parolier Hamlet Lima Quintana.

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Des musiciens de tous les horizons se dont donné rendez-vous dans ce qui reste le plus important et qui est (historiquement parlant le premier festival argentin consacré aux musiques de toutes les régions rurales du pays.

Une de La Voz del Interior samedi dernier
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Le festival se définit en lunes, il en compte traditionnellement neuf.

Rideau au soir du 29 janvier puis rendez-vous à l’année prochaine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Voz del Interior, le quotidien local de la province
visiter le site Internet de la ville de Cosquín