mercredi 4 mars 2026

Les militants des droits de l’homme demandent justice pour Cristina [Actu]


Hier, dans une annexe de la Chambre des Députés, les associations des droits de l’homme accompagnées par Adolfo Pérez Esquivel, le prix Nobel de la Paix argentin, ont tenu une conférence de presse pour réclamer que justice soit rendue à Cristina Kirchner, qui subit depuis plusieurs mois une lourde peine d’incarcération à domicile sous bracelet électronique, avec des conditions qui ne cessent de s’alourdir au point que l’ex-présidente n’a même plus le droit de sortir sur la terrasse de son appartement portègne (alors qu’on est encore en été), qu’elle n’a droit à la visite que de quatre personnes par semaine pour deux rencontres de deux heures maximum chacune alors que d’autres condamnés, à des peines beaucoup plus lourdes (réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité) ont maintenant droit à une détention à domicile, sans bracelet et sans restrictions ni pour sortir ni pour recevoir du monde.

Les militants ont montré des documents prouvant que les sbires de la dictature militaire désormais revenus à la maison se la coulent douce, avec fête d’anniversaire en toute liberté et en tout cynisme.

Ils ont répété qu’il y avait là deux poids deux mesures, d’autant qu’ils estiment que l’ancienne présidente constitutionnelle, élue à deux reprises lors d’élections libres, est innocente des méfaits pour lesquels elle a été condamnée, ce qui est exact puisqu’elle l’a été sous le prétexte qu’en tant que chef d’État, elle aurait dû savoir tout ce que faisait l’ensemble des personnes composant la structure hiérarchique dépendant de son autorité, ce qui est humainement insoutenable et qui prouve que la Justice n’a pas trouvé contre elle de faits véritablement incriminants puisque sa condamnation repose sur des agissements dont ses subordonnés se sont rendus coupables et non pas elle.

Cette conférence de presse faisait suite aux insultes et aux menaces dont Javier Mileí a parsemé, dimanche soir, son très long discours d’ouverture de la session parlementaire (le président argentin a tout fait pour égaler en durée et en chaos le discours sur l’état de l’Union de Trump, son modèle).

Bien sûr, seul Página/12 a rendu compte de cette conférence de presse.

© Denise Anne Clavilier


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