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| La malédiction des armes, dit le gros titre sur cette photo issue de la caméra de sécurité qui veille sur l'établissement scolaire Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Hier, dans la province de Santa Fe, au nord de Buenos Aires, un gamin de 15 ans, victime de harcèlement scolaire et pris dans de graves problèmes familiaux, s’est emparé du fusil de son grand-père, qu’il a caché dans un étui de guitare, avant de se rendre au collège pour tirer dans le tas avec du petit plomb de chasse. D’après l’avocat de la famille, l’adolescent aurait été sous traitement médicamenteux.
Un de ses camarades de 13 ans est
mort et huit autres ont été blessés, heureusement sans extrême
gravité sur le plan physique. Ils ont été soignés à l’hôpital
local.
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| Avec un fusil, un gamin a déclenché l'horreur dans son école : un mort de 13 ans, dit le gros titre sur une photo de ces élèves dans leur école Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Le modèle nord-américain si
apprécié par Javier Mileí commence donc bel et bien à se répandre
en Argentine. Ce président sans honneur n’a pas daigné prendre la
parole depuis cette tragédie. Les habitants de la bourgade ont quant
à eux organisé aussitôt une marche blanche en l’honneur de
l’adolescent décédé.
Le jeune tireur ne sera pas poursuivi. La loi argentine, encore en vigueur pour quelques mois, dispose en effet que les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent pas être passibles des tribunaux. Le Congrès a tout récemment baissé ce seuil à 14 ans mais cette nouvelle loi n’entrera en vigueur que dans six mois.
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
lire l’article de El Litoral, le principal quotidien local, qui voit dans cet accès de violence mortelle un problème structurel que la société civile doit résoudre


