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| Norita chez elle, sans son foulard de Madre de Plaza de Mayo |
Nora Cortiñas, décédée le 25
mai 2024 à Castellar, dans la Province de Buenos Aires, avait perdu
l’un de ses fils, Gustavo, disparu à 24 ans et que l’on n’a
jamais retrouvé.
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| La maison hier, vue du patio où le public a fait la fête |
Hier, sa maison, à Castellar, est devenue un musée et un espace culturel consacré à la mémoire des événements de 1976-1983, grâce au fond d’archives constitué par Norita tout au long de sa vie, et à toutes les luttes pour les droits de l’homme auxquels elle avait consacré sa vie.
Une association militante locale,
qui porte le nom de la fastueuse demeure de maître à l’architecture
du 17e siècle français qui servit de centre clandestin
de détention et de torture à Castellar, la Asociación Seré, a
conçu ce projet en lien avec la famille de la disparue. La
Legislatura de la Province soutient ce projet devenu réalité.
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| Dans le couloir qui relie la rue et le patio |
La date n’avait pas été choisie au hasard. Hier aurait été le 96e anniversaire de Norita Cortinas et demain sera le 50e anniversaire du coup d’État qui l’a précipitée dans sa militance et la recherche, en vain, du corps de son fils.
Une belle fête, chaleureuse et
militante, s’est tenue dans le patio de la maison en présence de
plusieurs membres de la famille, du Prix Nobel de la Paix Adolfo
Pérez Esquivel et du public venu partager des convictions et des
chansons.
Le témoignage de la vitalité des droits de l’homme dans ce pays qui pourtant menace de glisser à court ou moyen terme dans un régime autoritaire, voire dictatorial.
Pour aller plus loin :


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