Cela fait dix mois maintenant que l’inflation remonte après la baisse spectaculaire du début du mandat due aux coupes claires effectuées partout dans l’appareil d’État et à une baisse des prix qui étaient le fait des commerçants qui essayaient de relancer la consommation dans leur clientèle appauvrie par la politique du gouvernement. En mars, l’INDEC, qui a dû maintenir des critères de calcul qui ne sont plus pertinents, a annoncé hier une inflation mensuelle de 3,9, ce qui, sur l’année glissante, donne une inflation à 9,4 % annuelle.
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| "L'inflation de mars est de 3,4%, le taux le plus élevé en un an", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Il y a quelques mois, l’INDEC
devait mettre à jour ses critères de calcul pour tenir compte des
changements dans la société et la structuration de la consommation
de la population, ce que Milei a empêché en contraignant à la
démission le directeur de l’institut. On a fait les simulations
avec les critères de mise à jour : l’inflation aurait alors
été mesurée à 3,65 % sur le mois. Or
même sans toucher à ces critères, on peut repairer sur les
graphiques que la courbe s’est accentuée en mars !
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| "L'inflation est montée à 3,4 en mars et Milei demande de la patience parce que elle va s'effondrer", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Javier Milei, qui se vante d’en finir
complètement avec le phénomène grâce à sa politique de
désengagement de l’État dans la vie économique et de
dérégulation tous azimuts, a déclaré qu’il était mécontent de
ces chiffres mais qu’il n’en maintiendrait pas moins sa politique
(rien ne le fera la réformer : il est comme Trump, il a
toujours raison même quand la réalité lui donne tort). Milei a
même eu une formule qui prête à rire : « ce n’est pas
de l’inflation mais les prix ont fait un bond ».
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| L'inflation de mars a atteint les 3,4%. Cela ne me plaît pas, a dit Milei, mais ça va aller mieux", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Les chiffres du mois d’avril
promettent d’être pires qu’en mars, même avec les critères
actuels.
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| Dessin de Alfredo Sábat ce matin pour La Nación A noter que la corrida n'existe nulle part en Argentine |
Ce matin, tous les journaux évoquent la situation en Une et il n’y en a pas un pour exonérer le gouvernement de sa responsabilité dans la reprise de l’inflation.
Pour aller plus loin :
lire l’article secondaire de Página/12
lire l’article de Clarín sur le seuil de pauvreté publié lui aussi par l’INDEC
lire l’article de La Nación




