mercredi 11 mars 2026

Un demi-siècle après le coup d’État, la justice identifie douze victimes de la dictature [Actu]

"Le passé, présent !" clame le gros titre
Cliquez sur l'image pour une haute résolution


La justice argentine a annoncé qu’elle avait pu identifier douze corps dans des fosses communes liées à un centre de détention clandestine de la dictature militaire de 1976-1983, à La Perla, dans la province de Córdoba, dans le centre de l’Argentine.

Cet ancien centre de torture est devenu un lieu de mémoire et continue à faire l’objet de fouilles pour rechercher des disparus de la dictature.

"Identification de 12 personnes disparues
dans l'ex-centre clandestin de La Perla"
dit le visuel publié par la justice argentine

Pour le moment, les identités des suppliciés n’ont pas été révélées. La justice ne le fera que lorsque les familles auront été informées et uniquement si elles y consentent.

Página/12 en fait sa Une alors que le gouvernement de Mileí s’efforce de passer l’éponge sur les crimes du régime, qui sont des crimes contre l’humanité et à ce titre sont imprescriptibles, et de ralentir le travail de la justice. Face aux nettes tendances négationnistes du président, de son entourage politique et de ses alliés, la rédaction du journal de gauche affiche les faits établis comme autant d’antidotes à ces nouveaux mensonges officiels.

L'autre côté du visuel officiel

A titre d’exemple, à la Cité Internationale Universitaire de Paris, la direction libertaire du pavillon argentin, qui dépend du ministère argentin du Capital Humain, a fait récemment retirer une plaque commémorative dédiée aux trente mille personnes assassinées par la dictature...

Parmi les journaux de droite, seule La Prensa se fait l’écho de la macabre découverte.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :