mercredi 11 novembre 2009

Empanadas caseras pour célébrer l'Armistice [Coutumes]

Dans la série de mes trois articles sur le repas typique d'un día patrio (fête nationale) tel qu'il est fêté en Argentine, après la très émouvante cérémonie où, à Paris, 91 ans après la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918, le Deutschland über Alles a retenti pour la première fois à l'Arc de Triomphe (1) et à l'heure où l'Allemagne fête le début du Carnaval de la Saint Martin (2), voici une recette d'un plat archi-caractéristique de la table argentine et en l'occurrence de celle de Buenos Aires : les empanadas de carne (les empanadas au boeuf).
Je tiens la recette d'une amie, Teresa, que je remercie. C'est ça que veut dire l'adjectif casera : c'est une recette maison, une recette familiale.

Pour 20 empanadas (les Argentins pensent que c'est suffisant pour une demi-douzaines de convives mais avec ça, un Européen nourrirait au moins le double, surtout si vous avez commencé avec l'apéritif que je vous ai indiqué le 9 novembre dernier, pour les 20 ans de la Chute du Mur de Berlin, et si c'est l'entrée du dîner) :

20 disques de pâte à empanada.
Les Argentins peuvent faire la pâte eux-mêmes ou l'acheter toute prête. Teresa m'a vanté les mérites de la marque La Salteña (et franchement, c'était vraiment très bon). Vu que vous ne trouverez pas les tapas de empanada La Salteña dans nos magasins européens, je vous conseille de faire vous-même la pâte. La recette se trouve dans l'article consacré l'année dernière au pastel de papas à la mode de Cuyo proposé par le guitariste Alejandro Picciano...
500 grammes de viande de ternera (génisse), que vous choissirez peu grasse et que vous hâcherez (ou ferez hacher) grossièrement (un peu comme pour faire une sauce bolognaise).
500 grammes d'oignons (à hâcher, attention aux yeux ! On va pleurer davantage encore qu'en écoutant La Marseillaise suivie de l'hymne allemand sous l'Arc de Triomphe ce matin)
3 cuillérées à soupe de vert de jeunes poireaux hâché très fin (en retirant les grosses feuilles extérieures) (3)
1 cuillérée à soupe de paprika doux
1 cuillérée à café de cumin en grain
2 ou 3 cuillérées à soupe de saindoux (4)
sel et poivre

Préparer la farce :
faire fondre le saindoux dans une poêle.
Y faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils soient translucides.
Ajouter alors la viande hâchée. Saler et poivrer.
Laisser cuire pendant 10 minutes puis éteindre le feu.

Hors du feu, ajouter le cumin, le paprika et le vert de poireau. Mélanger et laisser refroidir.
Le mieux est de couvrir le plat et de le placer au réfrigérateur pendant quelques heures.

Pendant que la farce refroidit, étalez votre pâte à empanadas au rouleau et formez des disques de pâte assez grands pour constituer une empenada qu'un gourmand vorace avalera en 5 ou 6 bouchées.

Une fois la farce bien froide, garnir les disques de pâte à empanada en laissant un bord suffisamment large sur toute la circonférence pour refermer hermétiquement l'empanada en rabattant le disque de pâte sur lui-même par-dessus la farce.
Pour refermer hermétiquement, pincez bien les bords l'un sur l'autre et donner un petit tour à chaque endroit pincé pour créer un bord festonné du plus joli effet.

Les empanadas de Teresa Tulissi chez elle le 15 août dernier.
Quelle fête pour les sept convives que nous étions !
Placez vos empanadas dans un plat allant au four, en le chemisant de papier cuisson.
Enfournez à four chaud (200-220 degrés) pendant 10 minutes jusqu'à ce que les empenadas soient bien dorées. Servir chaud avec un vin rouge ou une bière.

(1) une première fois, à l'arrivée conjointe du Président de la République française et de la Chancellière de la République Fédérale d'Allemagne, sous forme instrumentale, et une seconde fois, après le rite de la flamme sur la tombe du Soldat Inconnu, sous forme chorale a cappella. Après plus de 300 ans de conflits incessants et d'une haine qu'on avait pu croire inextinguible entre les deux pays, il n'aura fallu que quatre générations et le processus inouï et si difficile de la construction européenne pour qu'on voie d'abord François Mitterand donner la main à Helmut Kohl devant la nécropole militaire de Douaumont, à Verdun, et ensuite, aujourd'hui, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ranimer ensemble la flamme sous l'Arc de Triomphe. Le symbole est célébré en France mais il aurait autant de légitimité en Belgique ou aux Pays-Bas.
(2) Plats du jour chez nos voisins d'outre-Rhin : oie farcie et rôtie en plat de résistance et beignets de la Saint Martin tout au long de la journée et en dessert...
(3) Cebolla de verdeo en Argentine
(4) je ne pense pas qu'il soit conte-indiqué d'utiliser dans cette recette de graisse d'oie. Cela donnera un petit côté toulousain, mais Toulouse a un petit quelque chose à voir, de très loin, avec le tango. Cependant évitez le beurre, la margarine et toutes les huiles, y compris l'huile d'olive. Cela ne donnera vraiment pas la même consistance à votre farce.

Alicia Pometti demain soir [à l'affiche]

La chanteuse Alicia Pometti donnera un récital à Alma de Tango, avenida Marcelo T. de Alvear 977, le jeudi 12 novembre à 22h.
Elle sera accompagnée des musiciens et compositeurs Fabián Bertero au piano et Edgardo Acuña à la guitare.

Tango de Horacio Ferrer : huit émissions sur Canal Encuentro pour aller jusqu'à la fin de l'année [à l'affiche]

Image extraite du site de Canal Encuentro

Canal Encuentro est la chaîne culturelle de la télévision publique argentine. Elle est placée sous la responsabilité du Ministère de l'Education nationale, qui est aussi l'autorité de tutelle de la Academia Nacional del Tango.
Depuis hier soir, Canal Encuentro propose une série documentaire très complète, conçue et animée par Horacio Ferrer, qui y travaillait d'arrache-pied en août, septembre et jusqu'au début octobre (1). Chaque partie est diffusée une première fois le mardi à 21h30 (heure de Buenos Aires) puis est rediffusée le mardi à 3h et 5h30 du matin, le mercredi à 17h, le samedi à 11h30 le samedi et à minuit le dimanche soir (attention : il y a 4 heures de décalage horaire entre l'Europe atlantique et Buenos Aires quand la première est à l'heure d'hiver. L'Argentine a renoncé le 16 octobre à passer à l'heure d'été).

L'émission de cette semaine porte sur le thème Tango et la Ville (Tango y Ciudad). Les thèmes suivants seront de semaine en semaine :
Tango y Baile (tango et danse)
Tango y Bandoneón (ça se passe de traduction)
El Gardelazo (une émission consacrée à Gardel, à son héritage, au mythe qu'il est devenu, avec un néologisme typiquement ferrerien)
Tango y renovación (tango et renouveau)
Tango y sus grandes temas (les grands thèmes du tango)
Tango y Mundo (le tango et le monde)
Tango y noche (le tango et la nuit) (2)
L'émission parle des grands maîtres qui nous ont précédés mais aussi des artistes d'aujourd'hui et de toutes les générations parmi lesquels le compositeur et bandonéoniste Leopoldo Federico, les danseurs et chorégraphes Juan Carlos Copes et Miguel Ángel Zotto, le compositeur-auteur et chanteur Guillermo Fernández, le bandonéoniste Horacio Romo (de la formation de Fabián Bertero) y le pianiste et compositeur Julián Peralta qui anime et dirige la orquesta típica Astillero.

Pour aller plus loin :
En cliquant sur les mot-clés télé et radio, en haut, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ou sur le côté dans la Colonne de droite, vous pouvez accéder à tous les articles publiés dans Barrio de Tango (y compris celui-ci) sur ces deux thèmes. De même si vous cliquez sur le mot clé ou le raccourci Horacio Ferrer (dans la rubrique Vecinos del Barrio, de la Colonne de droite).
Vous pouvez accéder aux sites de la Academia Nacional del Tango et de Juan Carlos Copes grâce aux liens permanents disponibles dans la Colonne de droite, en partie basse, dans les rubriques Les Institutions et Troesmas.
Visiter le site de Canal Encuentro (pour le moment, Tango ne fait pas partie des programmes téléchargeables mais en invoquant Pugliese trois fois, selon le rite, et en y croyant fort, ça finira peut-être par arriver, mais sans doute pas avant l'année prochaine... Laissons à la diffusion télévisée de Canal Encuentro le privilège de l'exclusivité jusqu'à la fin de l'année).

Visiter les sites des autres artistes cités dans cet article :
Miguel Ángel Zotto
Guillermo Fernández
Fabián Bertero
Astillero
(1) C'est de cette manière que le Maestro Horacio Ferrer s'est lancé et s'est fait connaître dans le monde du tango, lorsqu'il était tout jeune homme, dans les années 50, qu'il vivait encore dans sa ville natale de Montevideo et qu'il était un des rares connaisseurs de la tradition tanguera à comprendre le rôle révolutionnaire qu'allait jouer dans l'histoire de la musique populaire un Astor Piazzolla. Horacio Ferrer anima pendant plusieurs années toute une série d'émissions radiophoniques puis de radio et de télévision mais cette fois-ci des deux côtés du Río de la Plata. En 1960, il a publié El tango, su historia y evolución, le premier essai d'histoire du tango (au sens classique du mot histoire, celui qui correspond à la méthogologie historique et non au simple souvenir des acteurs ou des témoins, comme c'était le cas jusqu'alors). En 1970, il publie un autre ouvrage fondateur, El Libro del Tango, formidable somme alphabétique du tango depuis les origines jusqu'au présent presque exhaustive (mais il y a quelques personnes qui ne s'y retrouve pas et chez qui bien sûr cela passe mal...). Il en a fait paraître une deuxième édition, largement augmentée en 1980. Malheureusement, El Libro del Tango est aujourd'hui épuisé et eu égard à la taille de l'ouvrage (trois tomes d'un total de 9 kg), on n'est pas prêt de le revoir dans les librairies. Horacio Ferrer n'a jamais quitté le monde audio-visuel, menant de front depuis les début de sa collaboration littéraire avec Piazzolla en 1967, une quadruple carrière d'écrivain, d'homme de scène, d'historien et d'animateur audiovisuel... de luxe. Sans parler de son rôle depuis près de vingt ans maintenant à la tête de la Academia Nacional del Tango.
(2) La nuit, c'est le royaume d'Horacio Ferrer. Le moment qu'il préfère dans les 24 heures qui composent une journée terrestre. Vous pouvez aussi retrouver le poète et un bon nombre des artistes du tango actuel dans la série de DVD Buenos Aires Días y noches de Tango, publié en coffret ordinaire ou en version colector dans une maquette très réussie de bandonéon, aux éditions DVD Tango (avec des soustitres en 8 langues, dont le français, l'allemand, le chinois et le japonais).

La nuit des Musée 2009 à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Visuel officiel extrait du Portail de la Ville de Buenos Aires

Cette année comme l'année dernière, la Academia Nacional del Tango participera à la Noche de los Museos avec une série de concerts tout au long de la soirée du samedi 14 novembre.
Entre 20h et 2h du matin, neufs concerts d'entrée libre et gratuite se succèderont au Salón de los Angelitos Horacio Ferrer, Avenida de Mayo 833, au 1er étage.

Dans l'ordre :
Cuarteto sin viento (quatuor sans vent) (1), composé de Nicolás Morykon à la basse électique, Valentín Carli à la guitare et Nahuel Perkal à l'harmonica chromatique, ce qui nous fait un quatuor avec seulement trois musiciens. C'est ça, l'arithmétique musicale portègne.
Malo conocido (mal connu) avec Leda Torres au piano, Ezequiel Uhart au bandonéon, Carla Mouchard au violon, Patricio Crom à la guitare et Sebastian Noya à la contrebasse. Le bandonéoniste enchaîne avec ce qui suit et on le retrouvera encore plus tard dans la soirée...
Sueños de bandoneón (rêves de bandonéon), un ensemble de huit bandonéonistes : Mario Cicchello, Marcelo Conti, Patricio Cortazzo, Luis Ferreri, Luis González, Raúl Heik, Rubén Serulnikoff et Antonio Vultaggio

El Barrullo (le barnum, le tohu-bohu, le ramdam... au choix), un trio de guitaristes Matias Giubergia, Mauro Namias et Marcos Larrañaga, autour de la chanteuse Mirta Insaurralde
Le duo des académiciens Juan Trepiana au piano et Fabián Bertero au violon

Le groupe Mal Llevado (vous pouvez l'entendre comme "Levé du pied gauche" ou "Ours mal léché", bref c'est pratiquement intraduisible) : Milagro Soria au violon, Héctor Armando Esquivel à la guitare, Daniel Fernández au bandonéon, Lucas Tamburini au piano, Marcos Besada à la contrebasse et Jorge "Negro" Latini pour le chant.

La Vanguardia Vieja, un nom façon sac de noeuds tirant son origine de l'histoire du tango (2)
Ezequiel Uhart au bandonéon, Javier Artiaga à la contrebasse, Juan Ignacio Esteguy (qui dirige et assure les arrangements du groupe) et Cecilia Rezavál au violon, la chanteuse Josefina Rozenwasser

La chanteuse Lucrecia Merico, accompagnée par le guitariste Daniel Pérez (j'en ai déjà parlé dans un article sur le programme de novembre de Lucrecia), se présenteront à 23h en avant-dernière position.

Et c'est Violentango qui clôturera la nuit en présentant Rock de Nylon.
Violentango, c'est un ensemble composé de Adrian Ruggiero au bandonéon et à la guitare, Juan Manuel López à la guitare, Santiago Córdoba au cajón (3) et divers autres instruments, Andres Ortega à la guitare et Ricardo Jusid à la basse.

Après quoi, tout le monde aura bien mérité d'aller danser ou d'aller se coucher. Tout dépendra de l'heure à laquelle vous comptez vous lever samedi matin...


Pendant ce temps-là, le président de la Academia (4) est en Europe, à Sanremo en Italie, où il reçoit vendredi une récompense au Festival de la Chanson et préside au lancement d'un recueil de ses poèmes traduits en italien (voir mon article à ce propos).

Pour tout savoir sur le programme de cette nuit des musées à Buenos Aires en 2009, reportez-vous au portail de la capitale argentine, rubrique Cultura / Museos (lien dans la Colonne de droite, en partie basse, dans la rubrique Les Villes - Las Ciudades).



(1) Il y a aussi un jeu de mot. Les vents (viento), c'est une famille d'instruments de musique. Mais si vous faites sauter le i, vous obtenez l'expression sin vento, qui en lunfardo veut dire "sans un radis", "sans le sou". Et ça m'étonnerait qu'ils n'y aient pas pensé.
(2) La Vanguardia : l'avant-garde, c'est le mot qu'utilisait Horacio Ferrer encore à Montevideo, à la tête de son Club de la Guardia Nueva, au milieu des années 50 pour parler tant de Aníbal Troilo que de Astor Piazzolla. Ensuite la critique a réservé le terme à Astor Piazzolla (et Horacio Ferrer, quand ils ont commencé à écumer les rivages du Río de la Plata avec Amelita Baltar et des oeuvres comme María de Buenos Aires, Chiquilín de Bachín et Balada para un loco en 1968-1969).
La Guardia Vieja (la vieille garde), c'est la toute première génération des musiciens de tango, avec des gens comme Eduardo Arolas, El Tano Genaro, Angel Villoldo, Roberto Goyheneche (le tonton pianiste et compositeur, pas le neveu chanteur), avant l'arrivée de Julio De Caro et la polyphonie de Osvaldo Puglise. Pour vous la faire courte. Le détail mériterait des nuances, les choses ne sont pas historiquement si linéaires.
(3) Cajón, c'est une caisse. De préférence en bois. Une simple caisse. Sauf qu'au lieu de vous en servir pour ranger à la va-comme-je-te-pousse les jouets des gamins, vous faites de la musique avec. Le cajón peruano est très, très réputé.

(4) le poète Horacio Ferrer.

La nuit des musées au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

Le chanteur Esteban Riera donnera un concert au Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaurès 735, à 21h30. Comme tous les concerts de la Noche de los Museos, celui-ci est d'accès libre et gratuit. Ce sera le samedi 14 novembre 2009.

Pour en savoir plus sur le musée, sur ses activités comme sur Esteban Riera, cliquez sur les noms dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, ou dans la Colonne de droite, en partie haute, réservée aux raccourcis internes à Barrio de Tango, dans la rubrique Quelques quartiers, villes et lieux pour le musée qui fut le dernier domicile de Carlos Gardel et de sa mère à Buenos Aires et dans celle intitulée Vecinos del Barrio (habitants du quartier) pour la grosse centaine d'artistes sur lesquels j'ai déjà publié dans ce blog plus de 3 articles.

Patricia Barone avec l'Orchestre Juan de Dios Filiberto au Cervantes ce soir [à l'affiche]

Ce soir, 11 novembre 2009, à 20h30, au Teatro Nacional Cervantes, esquina Libertad y Córdoba, entrée libre et gratuite :
concert de la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, placée sous la direction du Maestro Oscar de Elia (sous-directeur de la formation), avec Rafáel Gíntoli au violon solo et Patricia Barone en chanteuse invitée (elle était déjà l'invitée de cet orchestre en juin dernier).
Participeront aussi à la soirée le couple de danseurs titulaires, Paula et Cristian.
Au programme, des oeuvres de Troilo, Canaro, Gardel, Filiberto et Piazzolla entre autres.

Pour écouter la chanteuse qu'est Patricia Barone, conectez-vous à sa page Myspace.

Pour en savoir plus : dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, cliquez sur le nom des artistes ou de l'orchestre pour accéder à l'ensemble des articles (y compris celui-ci) sur chacun d'entre eux dans ce blog. Vous trouverez également le site de Patricia Barone et son mari, le compositeur et guitariste Javier Gónzalez, dans la partie basse de la Colonne de droite, dans la rubrique Zorzales, grillons et autres cigales.

mardi 10 novembre 2009

Lucio Arce invité de Cucuza et Moscato ce vendredi à El Faro [à l'affiche]

Les lecteurs fidèles de Barrio de Tango connaissent bien cette série de concerts à la bonne franquette des vendredis soir au café-restaurant El Faro : El Tango vuelve al Barrio (le tango est de retour dans le quartier).

Cela se passe le vendredi à partir de 21h30, dîner inclus, au Bar El Faro, esquina Constituyentes y Pampa, à la limite des quartiers de Villa Urquiza et Villa Pueyrredón, sur le territoire de ce dernier. C'est une initiative du chanteur Hernán Castiello, dit Cucuza, et du guitariste avec lequel il forme un duo bien assorti, Maximiliano Luna, dit Moscato.

Affiche officielle de la soirée (vous retrouvez l'émission de radio en podcast Fractura Expuesta, dans la rubrique Ecouter, de la Colonne de droite, sur Barrio de Tango)

Ce vendredi, Cucuza et Moscato invitent, comme vous le voyiez sur l'affiche, l'auteur-compositeur-interprète Lucio Arce et ses guitaristes, Los del Zaguán (les gars qui restent dans le vestibule).

Le spectacle coûte 20 $ (la somme est recueillie par une charmante dame qui va de table en table à la fin du repas).

A El Faro, pour le dîner, je vous conseille les empanadas, elles valent le déplacement... La pizza aussi, mais d'elle je vous avais déjà parlé. A ma dernière visite dans ce restaurant de quartier, j'ai dégusté un locro, mais ce n'est pas la saison (c'est un plat d'hiver, et on est en plein printemps à Buenos Aires, en ce moment. De plus, on ne sert le locro que les jours de fête nationale et le 13 novembre, ce n'est pas une fête nationale à Buenos Aires).

Si vous y allez, transmettez mes amitiés aux artistes. Je vous promets que je les connais.
Pour en savoir plus :
vous disposez de mot-clés dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, et de raccourcis thématiques dans la Colonne de droite. Ces outils sont là pour vous permettent de naviguer au milieu des 963 articles déjà publiés à ce jour sur ce blog. Vous pouvez ainsi accéder à tous les articles sur le cycle El Tango vuelve al Barrio (ETvaB), sur les artistes et sur les quartiers...

lundi 9 novembre 2009

Festival coopératif Pitucos y Malevas [à l'affiche]

Image extraite du site du Festival

Cette première édition d'un Festival dont on pourrait peut-être traduire le nom comme Muscadins et Grisettes, ce qui serait lui enlever la couleur franchement populaire de ce vocabulaire (1), se tiendra à Buenos Aires dans deux lieux différents du 12 au 20 novembre. Un festival de printemps, sous la forme juridique de la coopération, un régime économique que les tangueros aiment bien et que suivent plusieurs groupes, derrière l'exemple d'Osvaldo Pugliese.

Les deux lieux sont No Aveztruz, Humboldt 1857, à Palermo et Espacio Ecléctico, Humberto 1° 730, à San Telmo. Tous les spectacles sont au même prix : 35 $. Ce qui veut dire que le Festival fait payer un juste prix, ne cherche pas à rameuter le public par des prix au rabais.

Au programme, des artistes aux esthétiques très variées, puisqu'on verra l'auteur-compositeur-interprète underground Juan Vattuone et l'orchestre typique traditionnel El Arranque, la chanteuse à cheval sur la tradition et l'avant-garde Lidia Borda et la chanteuse résolument avant-gardiste qui vient de sortir un disque traditionnel Dolores Solá (voir mon article récent sur son nouveau disque). Le festival comportera aussi une conférence partagée par plusieurs artistes et la projection du film Si sos brujo sur la fondation et le lancement de la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce (se reporter à mon article sur le film).

Chaque spectacle sera suivi d'un débat entre les artistes et le public.

Le Festival s'ouvre avec Lidia Borda accompagnée de Tata Cedrón à No Avestruz (voir mon article sur le dernier disque de Lidia Borda, où elle chante essentiellement Tata Cedrón) et avec Dolores Solá à Espacio Ecléctico, à 21h à Palermo comme à San Telmo.

Le 13, le chanteur Hernán Lucero sera à No Avestruz et le chanteur-guitariste et compositeur Brian Chambouleyron (avec Javier Sánchez) à Espacio Ecléctico, le premier à 23h, le second à 21h.

L'après-midi de dimanche (le 15), les deux événements sont programmés à 18h et sont gratuits. Projection à No Avestruz et conférence à Espacio Ecléctico.

Le soir, le Germán Martínez Octeto sera à Palermo et Juan Vattuone à San Telmo, tous les deux à 21h.

Le 19 novembre, le Diego Schissi Quinteto se produit à No Avestruz et Tata Cedrón joue et chante à Espacio Ecléctico à 21h.

La clôture, le 20, sera confiée à El Arranque à No Avestruz (presque l'orchestre en résidence dans cette salle) et lez chanteur et guitariste Alfredo Tape Rubin et las Guitarras de Puente Alsina à Espacio Ecléctico, à 21h au nord comme au sud.
(1) Nous n'avons pas vraiment l'équivalent dans le parler populaire français.

Salidas, une conférence de tango disjonctée à Sierre ce samedi [ici]

L'info vient de m'être envoyée par Pierre Olivier Bonnet, le président des Trottoirs de Buenos Sierre, l'association de tango décidément très sympathique de cette jolie ville du Valais suisse.

Il s'agit d'un spectacle de clowns monté par la troupe de théâtre parisienne TECEM qui a fondé, il y a deux ans, une antenne dans le Valais. Cela s'appelle donc Salidas, une conférence de tango disjonctée (1) et c'est l'un des deux spectacles co-produits entre TECEM et quelques théâtres valaisans. Le slogan de la publicité dit : "Le clown et le tango... ça peut paraître contradictoire, mais justement, les contradictions, ça concerne les clowns !" Les lecteurs de Barrio de Tango savent que la drôlerie et le tango sont loin d'être incompatibles, surtout si vous avez vu sur scène un Daniel Melingo ou Las Minas del Tango Reo ou Alorsa et la Guardia Hereje...

Image extraite du site de Tecém

La compagnie décrit ensuite le spectacle comme "Un univers poétique évoqué avec humour et loufoqueries". Dans l'extrait vidéo sous forme de patchwork, tout y passe : les stéréotypes sur le rôle des bordels dans la Buenos Aires de la fin du 19ème siècle, les fantasmes des danseurs ici et là-bas sur telle ou telle figure osée, l'interprétation des classiques (comme Volver et autres), les incontournables rengaines qu'on mélange souvent au tango et qui n'en sont pas (comme la rumba Besame mucho ou le tango français roucoulant à plaisir Le plus beau de tous les tangos du monde), l'accent rastaquouère pour faire plus authentiquement argentin...

Je n'ai pas vu le spectacle mais l'extrait vidéo qu'en montre le site de la Compagnie me rappelle irrésistiblement le type de spectacle complètement farfelu que les allumés du CCC Floreal Gorini sont capables de monter à Buenos Aires, sur cette artère sacrée du tango argentin qu'est la avenida Corrientes. Si j'étais en Suisse ce week-end, j'irais et j'espère que TECEM nous importera ça un jour, à Paris ou ailleurs en France, à Bruxelles ou ailleurs en Belgique.

Cela se passe à Sierre, dans le Valais, aux Caves de Courten, 30 rue du Bourg, à 20h, samedi 14 novembre.

Pour aller plus loin : consulter le site de la Compagnie Tecem.
En cliquant sur les mots-clés Suisse, Valais, théâtre ou humour (2), dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus, vous pouvez accéder aux autres articles de Barrio de Tango concernant ces thèmes.

(1) Salida : sortie ou départ en espagnol d'Argentine. En danse, c'est le nom que l'on donne à l'enchaînement des tout premiers pas du couple lorsqu'il commence à danser le tango argentin. Les différentes salidas sont assez fortement codifiées et leur maîtrise permet au danseur de sentir le niveau technique de sa partenaire et lui évite ainsi de lui demander au cours du tango des pas qu'elle ne peut pas faire.
(2) D'ordinaire, sous le mot-clé Humour, je range essentiellement des exemples d'humour de là-bas. Je n'avais pas pensé à inclure l'humour parisiano-suisse mais s'il touche le tango, allez donc ! C'est pas mon père, comme dirait la Môme Crevette sous la plume de Feydeau.

Demain présentation de Au Taquet au Teatro Ciego [à l'affiche]

L'affiche, si reconnaissable, de Taquetepa

Le duo Taquetepa, formé par le guitariste et charanguiste portègne Daniel Pérez et la flûtiste clermontoise Marie Crouzeix, présentera demain soir au Teatro Ciego (le centre argentin pour le théâtre aveugle) son nouveau disque, enregistré à Clermont-Ferrand et publié à Buenos Aires, Au Taquet (dans le texte).
Ce sera demain, 10 novembre 2009, à 21h30. Entrée : 20 $.

Le Teatro Ciego se trouve à l'angle des rues Zelaya et Jean Jaurés, en plein coeur du quartier de l'Abasto, à quelques mètres du Museo Casa Carlos Gardel. Sa devanture s'orne d'ailleurs d'un très beau portrait stylisé, en noir et blanc, du Zorzal Criollo (1).
Daniel et Marie seront entourées, pour l'occasion, et dans le noir absolu, par leurs deux invitées, Laura Peralta et Lucrecia Merico.
Une expérience artistique, musicale, philosophique et sensorielle à faire si vous vous trouvez à Buenos Aires en ce moment.

Pour en savoir plus sur ces artistes (et sur la centaine et un peu plus d'autres, musiciens, chanteurs, poètes, danseurs et peintre, dont je parle dans ce blog), vous pouvez lire les autres articles de Barrio de Tango les concernant en cliquant sur leur nom dans la rubrique Vecinos del Barrio, en partie haute de la Colonne de droite, et dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus. Marie Crouzeix, Daniel Pérez et Lucrecia Merico ont déjà l'objet de nombreux articles en français ici.

En cliquant sur le nom du quartier, vous accéderez aux articles sur l'ensemble des manifestations qui s'y sont déroulé et dont j'ai déjà eu l'occasion de parler.

(1) le plus répandu des surnoms de Carlos Gardel. Mais dans ce quartier dans sa jeunesse, on l'appelait el Francesito, par allusion à sa naissance à Toulouse, et plus tard, devenu jeune homme (et obèse), on l'appela El Morocho del Abasto (rapport à sa couleur de cheveux). On l'appela aussi El Mudo (le muet) parce qu'il chantait très bien.

Apéritif portègne pour la Chute du Mur [Coutumes]

C'est en hiver que se concentrent les fêtes nationales argentines : 25 mai (fin de l'automne), 9 juillet et 17 août. Et pour ces fêtes, il est d'usage de manger des plats particuliers, tout à fait roboratifs (on est en hiver), et dont je n'ai donc pas voulu vous donner la recette en été.
Chez nous, le 25 mai, le 9 juillet et le 17 août, ces plats seraient immangeables. Le 14 juillet, le 21 juillet et le 1er août aussi d'ailleurs...

Mais nous voici dans une semaine chargée en célébrations à forte valeur historique et politique :
Au delà de l'Allemagne réunifiée, c'est toute l'Europe (et même un peu plus) qui fête aujourd'hui les 20 ans de la Chute du Mur de Berlin.
Apéritif.

Mercredi, c'est presque toute l'Europe qui fêtera la fin de la boucherie de 14-18 et pour la première fois, l'Allemagne se joindra aux célébrations en France, 91 ans après la signature de l'Armistice.
Ce sera un premier plat, qui, en l'occurrence, servira d'entrée mais qui pourrait tout aussi bien constituer un repas complet avec une petite salade verte vinaigrette.
Enfin, dimanche, la Belgique, la Belgique toute seule, mais c'est déjà trois cultures dans un seul pays, fêtera son Roi, le symbole de l'unité nationale à laquelle, malgré tous les discours politiques, le peuple se montre très attaché...
Je vous donnerai donc dimanche la recette du plat de día patrio par excellence et vous m'en direz des nouvelles !

Pour cette semaine nationalisto-gastronomique, parmi les ingrédients très exotiques que vous avez intérêt à vous mettre à chercher dès maintenant :
pour aujourd'hui (l'actualité ne m'a pas permis de vous avertir plus tôt), il vous faut de la farine de pois chiche. Cela se trouve d'ordinaire dans les épiceries fines, mais lundi, en France, elles sont généralement fermées. Ou, toujours en France, dans les magasins bio. La farine de pois chiche n'a rien à voir avec un produit particulièrement bio mais comme tous les produits supposés "bizarres", elle a trouvé refuge (en France) dans les antres commerciaux du bio.
Pour mercredi, rien de spécial, à part une visite à votre boucher préféré.
Pour dimanche, il vous faut trouver des brisures de maïs blanc en grains, à cuire. Bon courage ! Ne prenez pas de maïs en conserve. C'est insipide et cela ne donnera aucun résultat. Il faut aussi que vous trouviez des porotos, ce sont des haricots secs, blancs, qui n'existent pas en Europe. Mais vous pourrez les remplacer par des haricots que vous utilisez traditionnellement pour votre cassoulet (les recettes variant d'un village à l'autre, les haricots changent aussi : mojettes, cocos, soissons... Vous éviterez les haricots rouges de la cuisine tex-mex et les haricots noirs des ragoûts brésiliens). Et vous achèterez aussi des pois chiche à cuire. Pour ce produit-là, si vraiment vous êtes accro à la conserve, vous pourrez prendre une boîte, à condition d'ajouter vos pois chiches en toute fin de recette puisqu'ils sont déjà cuits (mais ce sera moins goûteux dans tous les cas). Côté viande, le plus proche de l'original argentin sera d'utiliser des bas morceaux de boeuf (type pot au feu) ou des tripes. Mais vous pouvez franciser le plat en utilisant de la palette de porc, fraîche ou salée (à condition de la dessaler auparavant), du confit de canard ou d'oie, des gésiers confits, de la saucisse de Toulouse, de la chipolata (évitez les charcuterie fumées ou épicées, la merguez ou le gendarme ne feront décidément pas l'affaire).

Donc aujourd'hui, apéritif...

Un truc très apprécié à Buenos Aires, c'est le Fernet-Branca-Coca. Et ça tombe bien, parce que 20 ans après la chute du Mur, le Coca-Cola, cet unificateur de l'humanité, a envahi toute l'Europe, à l'ouest comme à l'est. Le Fernet-Branca, c'est un peu différent mais qui sait, peut-être allons-nous participer à l'extension de cet apéritif traditionnel. Les proportions sont à votre goût. Essayez-vous sur des petites quantités jusqu'à trouver le mélange qui vous convient. Mais généralement, c'est un peu de Fernet-Branca et beaucoup de Coca.
Avec ce cocktail des antipodes, pour faire très portègne, je vous conseille les cacahouètes grillées servies dans leurs coques. La cacahouète frite et couverte de sel ou celle grillée à sec (réputée plus diététique. Tu parles !), connaît pas à Buenos Aires. On ne connaît que la coque à écraser entre les doigts, celle qui fait plein de miettes blanches et rougeâtres sur la table, si difficiles à ramasser à la fin du repas.

L'autre accompagnement, ce serait une petite pizza avec ou sans faina mais plutôt avec (surtout avec le froid qu'il règne aujourd'hui à Berlin : 7° au plus chaud de la journée).

La faina se mange avec la pizza, pour bien tenir au corps. Les Argentins aiment ne pas avoir la moindre sensation de faim en sortant de table.
Ce qu'il vous faut pour 8 personnes : une mesure (25 à 30 cl) de farine de pois chiches, 2 mesures d'eau tiède, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive et ½ cuillère à café de sel.

Préchauffez votre four au maximum (240 ° pour un four ménager ordinaire).

Mélangez dans un bol la farine et l'eau avec un fouet pour éviter les grumeaux, ajoutez l'huile et le sel. Mélanger bien le tout. Puis laisser reposer 10 mn.

Pendant ce temps-là, prenez un moule (type moule à pizza, bien que la pizza se fasse sans moule ! La pizza dans un moule, c'est une hérésie de non-italiens). Huilez votre moule abondamment (avec de l'huile d'olive, s'il vous plaît) ou chemisez-le d'un papier cuisson (ce qui vous évitera de le graisser. Ce sera plus léger).

Versez votre pâte à faina (liquide) dans le moule et enfournez dans le four bien chaud pendant 30 minutes.

Se déguste chaud ou froid, toujours en accompagnement de la pizza, jamais seul.

Quant aux lecteurs niçois qui ont reconnu la Socca, ils ont gagné toute mon estime.

Voilà la recette de la Socca niçoise en français sur le site de la Côte d'Azur
et voici la recette de la faina portègne en espagnol dans le supplément Ollas y Sartenes du quotidien Clarín il y a quinze jours...

La photo est celle de la faina et elle est tirée de l'article de Ollas y Sartenes (la socca, c'est plus fin et plus friable).

dimanche 8 novembre 2009

Rubén Juárez à Paris le mardi 10 novembre [ici]

Affiche communiquée par Emmanuelle Honorin, co-productrice de la soirée

Le compositeur, bandonéoniste et chanteur cordobés (1) Rubén Juárez fête actuellement ses 40 ans de musique par une tournée en Europe. La tournée initiale, telle que vous pouvez la voir sur son site Web, est totalement bouleversée actuellement. Il était prévu qu'il soit en ce moment en Allemagne. Il devait ensuite passer en Suisse, revenir en Allemagne et terminer la tournée en Croatie. Au moment où le parcours a été mis en ligne, le musicien était encore en train d'organiser un passage en France du 16 au 22 novembre puis un séjour en Espagne.

Ce qui est assuré, c'est qu'il sera mardi prochain, le 10 novembre, à 20h30 à la Milonga de l'Ermitage, Studio de l'Ermitage, 8 rue de l'Ermitage, Paris 20ème. Entrée 15 € (10 sur tarif réduit).
Le concert sera suivi d'une milonga jusqu'à 1h30 du matin, comme vous pouvez le voir sur le visuel de tract qui m'a été envoyé par Emmanuelle Honorin que je remercie d'avoir pensé à nous (cliquez sur l'image pour l'obtenir dans la meilleure résolution).

Rubén Juárez se produit chez nous en formation de trio avec un pianiste, Enrique Nicolas, et un guitariste, Néstor Crespo.
Son passage à Paris est un événement à ne pas manquer : c'est un grand artiste qui nous visite. Et peu importe si sa voix a changé par rapport à ses premiers disques ! Son immense talent, lui, est là, et son amour de la musique et son jeu instrumental et son enthousiasme et sa générosité et sa formidable présence sur scène. Je me souviens de l'avoir vu l'année dernière à Buenos Aires en clôture du Festival et c'est un souvenir que je ne suis pas prête d'oublier (se reporter à l'article sur le final du Festival de Buenos Aires 2008).
Pour ceux d'entre vous qui ne savent pas encore qui est Rubén Juárez, ils peuvent se reporter à l'ensemble des articles que j'ai publiés (en français) sur lui dans Barrio de Tango. Vous pourrez même voir un article Retour sur images d'une soirée qu'il avait illuminée cet été au Bar El Faro, avec Cucuza et Moscato et toute une brochette de jeunes artistes qui font le tango d'aujourd'hui et de demain. Pour accéder à ces articles, il suffit de cliquer sur son nom, soit ci-dessus, dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, soit dans la rubrique Vecinos del Barrio, dans la Colonne de droite.

Rubén Juárez dispose aussi d'un site web, pas vraiment à jour, comme je l'indiquais plus haut, en ce qui concerne l'actuelle tournée mais très complet pour comprendre un peu son parcours, découvrir sa discographie et se faire une idée de ce qu'il représente dans le monde du tango et de la musique populaire argentine aujourd'hui. Pour y accéder, cliquez sur le lien.

(1) Il est originaire de la ville de Córdoba, l'une des principales villes de l'Intérieur de l'Argentine. C'est encore là qu'il vit aujourd'hui.