samedi 20 décembre 2014

Pacho O'Donnell veut dissoudre SON institut historique [Actu]

Logo de l'Institut Dorrego
A gauche, un médaillon de Dorrego, dans l'iconographie la plus conventionnelle
sur fond de deux drapeaux :
en haut, l'argentin, en bas celui de la Patria Grande (l'ensemble du continent hispano-américain)

Six mois après avoir démissionné de la présidence de l'Institut National de Révisionnisme (1) historique argentin et ibéro-américain Manuel Dorrego (2), en avançant des raisons de santé et d'autres projets à mettre sur pied, l'historien et polémiste Pacho O'Donnell vient d'appeler à la dissolution de cet institut qu'il avait pourtant fondé en novembre 2011, avec l'appui du gouvernement national. Il justifie cette demande par le fait que les « ennemis » de la cause seraient entrés dans ses instances, noyauteraient l'institut et menaceraient désormais « notre mémoire ». Envisager cette solution, rapprochée dans sa lettre de la dissolution du mouvement FORJA en 1947, après l'élection de Perón pour laquelle militait la formation, montre à l'évidence que l'Institut Dorrego n'a jamais été conçu comme un centre de recherche mais comme un outil propagandiste. On ne dissout pas un centre de recherche parce que ses membres ont des désaccords entre eux, fussent-ils violents.

Que Pacho O'Donnell soit un puriste et un activiste n'est pas une découverte mais ce déversement de haine et d'intolérance est pour le moins choquant dans une démocratie moderne et un univers qui se veut scientifique (3).

Dès sa création, son Institut a d'ailleurs été contesté de façon véhémente par de très nombreux intellectuels pour ce caractère trop ouvertement partisan, partial, polémique, bref trop éloigné de la démarche historique, laquelle n'est mise en pratique que par un tout petit nombre d'historiens en Argentine et pourtant, même pour ces historiens qui se battent comme des chiffonniers, trop c'est trop.

Il y a deux ans, j'ai pu m'apercevoir qu'en effet des représentants de la mouvance historique non péroniste et non revisionista, des gens au discours raisonnable et tempéré, travaillaient à l'Institut Dorrego. J'en avais été agréablement surprise et j'avais voulu y voir un bon signe pour la démocratie parmi les intellectuels, une étape non négligeable dans l'instauration de ce régime de liberté dans un Etat. Mais il faut croire que ce n'était pas la bonne explication car le fondateur, lui, ne décolère pas.

Plusieurs représentants très médiatiques du courant revisionista, comme Felipe Pigna ou Hugo Chumbita (4), ont déjà quitté l'Institut : il y a donc de l'eau dans le gaz entre eux depuis un bon moment.

L'actuel président du Dorrego, Víctor Ramos, estime être la seule cause de la colère de son prédécesseur parce qu'il a osé critiquer la ministre de la Culture, Teresa Parodi (qui l'a écarté du Musée du Cabildo), et La Campora, l'organisation de la jeunesse kirchneriste dirigée par le fils de la Présidente. Vu l'admiration inconditionnelle de O'Donnell pour l'actuel gouvernement et la difficulté des Argentins à accepter la critique interne au sein de leurs organismes politiques, de peur que les adversaires s'en servent contre eux (5), cette explication, même si elle vient de La Nación (très hostile à l'institut depuis le début), pourrait bien être correcte. En tout cas, O'Donnell affiche ici son faible sens du consensus et du dialogue ainsi qu'une probable dérive autoritaire, à l'image des caudillos de l'histoire dont il se réclame.

Il a toutefois une pensée pour la soixantaine de salariés de l'Institut dont il assure qu'après la dissolution du Dorrego, ils seront reclassés dans d'autres organes culturels nationaux.

Pour aller plus loin :
consulter le site Internet de l'Instituto Dorrego tant qu'il existe.


(1) Le terme révisionnisme en Argentine ne correspond en rien à ce que à quoi renvoie le même substantif en Europe francophone. Rien à voir en effet avec les crimes nazis, leur négation ou leur justification. El revisionismo, je l'ai déjà dit à plusieurs reprises ici, est un courant idéologique qui conteste le récit historique officiel, concocté dans les années 1860 par quelques intellectuels très brillants de la République conservatrice, anglophile et ultra-libérale, une version très éloignée de la réalité historique, totalement caduque de nos jours. A présent, le revisionismo est nettement péroniste et ses tenants ont envers leurs opposants, traités ici d'ennemis, un discours agressif, à des degrés divers, en fonction des personnalités. Au nombre des plus virulents représentants du courant se trouve Pacho O'Donnell, puissant militant au verbe haut et excessif, profondément ancré dans l'aujourd'hui de la lutte politique mais piètre historien, ce qui ne saurait nous étonner puisque l'historien par déontologie s'efforce de faire abstraction de ses propres convictions politiques et du déterminisme socio-historique auquel il est lui-même soumis en tant que citoyen et individu culturel. Une posture diamétralement opposée à celle ouvertement revendiquée par O'Donnell et Norberto Galasso, qui est cependant meilleur historien. La plupart du temps, l'analyse historique de O'Donnell est simpliste et simplificatrice. On peut même parler parfois d'infantilisation de ses lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs (comme j'ai pu le dire dans un article de février 2014, sur son émission sur Canal Encuentro, dont entre-temps la vidéo a été retirée du circuit).
(2) Du nom de Manuel Dorrego, officier fédéraliste exécuté en 1828 par un autre officier, du camp unitaire, Juan Lavalle. Les revisionistas revendiquent depuis longtemps l'héritage politique du fédéralisme argentin, surgi en 1820 et définitivement vaincu en 1880 par l'unitarisme alors récupéré par l'oligarchie au pouvoir. Par certains aspects, le revisionismo est une résurgence acrimonieuse de cette féroce guerre civile dont les plaies n'ont jamais cicatrisées (rien n'a jamais été fait pour). C'est ce qu'avait déjà prévu le général José de San Martín dans une lettre d'avril 1829 à son ami Tomás Guido, une lettre visionnaire que j'ai sélectionnée dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, publié cette année aux Editions du Jasmin.
(3) Raisonnement effarant. C'est celui de la Junte envers la gauche péroniste et radicale, celui de Pétain et Laval pendant l'Occupation, celui des fascistes italiens et des nazis allemands aux pires heures des années 30 et 40.
(4) Felipe Pigna est un historien, auquel on reproche un manque de rigueur dans sa rédaction (il fait trop de choses à la fois) mais qui n'en est pas moins un remarquable vulgarisateur. Il n'a pas son pareil pour faire aimer l'histoire, avec ses livres et ses émissions. Hugo Chumbita est un revisionista beaucoup plus militant et nettement moins historien que Pigna, cependant il est porté aux nues par la gauche nationaliste et souverainiste, tout comme O'Donnell.
(5) C'est l'un des gros obstacles pour l'avancée démocratique actuelle : l'interdiction morale de contester ce que dit le chef, quand bien même ce serait d'insondables âneries. Nous nous gaussons beaucoup des couacs qui se font entendre dans nos partis et parfois au sein même de nos gouvernements en place mais ces couacs témoignent au moins de la stabilité que nous prêtons à nos institutions démocratiques et de notre consentement au pluralisme (en même temps que de l'absence de clairvoyance et de conviction chez nos politiques). On en est encore loin en Argentine, y compris chez les intellectuels.

Exposition de crèches sculptées contemporaines au Museo Luis Perlotti [à l'affiche]

Le second prix
œuvre de María Gabriela Lacalle

Le musée municipal de sculpture Luis Perlotti, dans le quartier de Villa Crespo, Pujol 644, propose jusqu'au 30 janvier prochain une exposition de crèches sculptées contemporaines provenant d'un concours ouvert à des artistes chrétiens et croyants pour la dix-huitième année consécutive, selon une tradition bien établie dans la ville.

Le musée est ouvert du mardi au dimanche ainsi que les jours fériés, de 10h à 18.
L'entrée est de 5 $ ARG et gratuite les mercredis et vendredis.

Il semble y avoir de véritables chefs d'œuvre.

Premier prix
œuvre de Mario Niejadlik

Miguel Rep pastiche un truc à nous dans le vent de l'histoire [Actu]

C'est le dessin que Miguel Rep a publié aujourd'hui dans Página/12.

Je me contente de vous traduire le texte écrit (si Rep n'avait pas glissé de menues variations à la version hispanophone de Goscinny, je vous laisserais tout seuls, ça vous apprendrait pas mal d'espagnol) (1).
L'image se passe de commentaire dans le monde entier ! Cocorico !

Cliquez sur l'image pour obtenir la résolution originale

"Nous sommes en l'an 1961 après J.C.
Toute l'Amérique est occupée par l'Empire. Toute ? Non !
Une île peuplée d'irréductibles Cubains résiste encore et toujours à l'envahisseur.
Appuyés par le reste de l'Amérique latine qui résiste encore !
Ils résistent, ils résistent au blocus et 53 ans plus tard, l'Empire reconnaît son échec !"
(Traduction Denise Anne Clavilier)


(1) Il y a maintenant de très nombreuses années, j'ai beaucoup amélioré mon niveau en langues vivantes en avalant tout crus des kilos d'albums d'Astérix, de Lucky Luke et même de Tintin. Et c'est encore ce que je conseille à mes élèves. La technique est souveraine.

Exposition sur Luis Zorz au Museo de la Ciudad [à l'affiche]

Luis Zorz dans son atelier

Jusqu'au 28 février 2015, le Museo de la Ciudad, Defensa 223, dans le quartier historique de Monserrat, présente une exposition des œuvres de Luis Zorz, un des grands maîtres du fileteado.

Luis Zorz est l'un des fileteadores dont on voit le plus de plaques dans les rues du centre-ville de Buenos Aires. Son style se reconnaît assez bien avec un peu d'habitude. L'homme est né à Flores en juillet 1932, il a été très proche d'un des pères du fileteado, le peintre León Untroib, auteur du portrait de Gardel qui orne l'entrée nord de la station de métro homonyme, devant le Centre Commercial El Abasto.

L'exposition est à voir tous les jours, du lundi au vendredi de 11h à 19h, les samedis, dimanches et jours fériés de 10h à 20h.

Entrée libre et gratuite.

Une loi portègne protège désormais les centres culturels de la Ville [Actu]


Jeudi dernier, la Legislatura Porteña a voté à l'unanimité une proposition de loi émanant de Frente para la Victoria, le parti de Cristina Kirchner, donc l'opposition municipale, pour protéger l'activité des centres culturels, dont un certain nombre ont été fermés autoritairement, sous les prétextes les plus fantaisistes, depuis deux ans, à la manière dont ils sont fermés aussi dans les municipalités françaises passées il y a neuf mois au FN.

La nouvelle loi affirme qu'un centre culturel est "un espace non conventionnel et/ou expérimental et/o multifonctionnel où sont mises en œuvre des manifestations artistiques de toutes sortes, ce qui se traduit en spectacles, représentations, festivals, bals, expositions, montages divers et/ou démonstrations avec participation directe ou tacites d'interprètes et/ou du public."

Malheureusement, on sait ce que Mauricio Macri fait des lois votées par la Chambre de la Ville : des confettis, des papillotes ou de la charpie pour le dire poliment. Il ne tient jamais compte de ces votes. Il est donc à craindre qu'il continuera à fermer des centres mais il y aura à ce moment-là un recours immédiat devant la justice, qui pourra être médiatisé.

Après le vote, environ trois cents animateurs de ces centres culturels se sont rassemblés devant l'immeuble de la Legislatura et ont fait la fête dans ce portion de la rue Perú.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 qui en faisait la une de ses pages culturelles vendredi matin.

vendredi 19 décembre 2014

Après la Ville Eternelle, la Ville Rose : Memo Vilte chante à Toulouse demain [ici]

L'auteur-compositeur de Jujuy Memo Vilte, qui était mercredi encore à Rome, devant le Pape François, donnera demain 20 décembre 2014 un concert au bénéfice de la fondation Gestos de Amor, qui intègre des handicapés argentins, à la Basilique de la Daurade, à Toulouse, à 18h, sous l'égide du festival toulousain Tangopostale.

Entrée : de 12 à 5 € (réduction pour les chômeurs, moins de 25 € et moins de 15€), le tout reversé à la fondation.

Allez-y !

Cliquez sur l'image pour l'obtenir en format kingsize

jeudi 18 décembre 2014

Folklore de Jujuy au Vatican [Actu]

Photo extraite de l'album de El Tribuno de Jujuy (photo Rataliendo)

Le folkloriste Memo Vilte, originaire de Jujuy, a présenté ce mardi 16 décembre au Pape François son initiative musicale et pédagogique Gestos de Amor, un programme de chanson du nord-ouest argentin inscrit dans l'espérance et la charité, dans une dimension clairement confessionnelle.

La délégation, composée de musiciens et de danseurs handicapés mentaux et valides, de tous âges, d'enseignants, d'éducateurs et de soignants, provenant de différentes institutions de la Province de Jujuy, hôpitaux, centres d'accueil de jour, écoles, était conduite par l'évêque de Jujuy.

Memo Vilte, c'est le géant à la droite du Pape, avec son poncho beige sur l'épaule
cliquez sur la photo pour l'obtenir en meilleure résolution
(photo Rataliendo)

Cet été, Memo Vilte avait déjà été reçu par le Saint Père avant d'entamer une tournée dans toute l'Argentine en prélude à cette présentation dans la Ville Eternelle.

Ce fut donc comme un premier cadeau d'anniversaire pour le Pape (un de ceux avec lesquels on est sûr de lui faire plaisir), bien plus significatif que la milonga de la Via della Conciliazione, qui  n'a fait plaisir qu'à ses participants. Les membres de la délégation étaient sur la place Saint Pierre le lendemain pour l'audience générale, celle des 78 ans du Pape. L'évêque de Jujuy avait pris place sur le côté, en contre-bas de l'estrade d'où le Pape s'adresse à la foule. Il fut parmi les premiers à pouvoir le saluer après le Notre Père qui clôt l'audience.

Memo Vilte et le Pape en juillet dernier

En Argentine, hier, si peu de temps après que la Misa Criolla a pris place dans une liturgie pontificale, cette place accordée au Vatican au folklore jujègne, amplifié par son caractère de facteur intégrateur sur le plan culturel et social, a eu les honneurs d'un bon nombre de titres de la presse, à commencer par les très nombreux journaux locaux, que je ne peux pas tous citer.

Memo Vilte, auteur-compositeur-interprète (quelle voix !) et animateur du carnaval à cheval de Purmamarca, dans sa province, était cet été l'un des artistes invités de Tangospostale, le festival argentin de Toulouse.

Gestos de Amor, en juillet 2013, à Buenos Aires

Pour aller plus loin :
lire la dépêche de AICA (l'agence de presse catholique argentine, dépendant de la Conférence épiscopale)
El Tribuno de Jujuy quant à lui propose une galerie photos

Memo Vilte dispose également d'un espace Facebook où vous devriez trouver bientôt de nombreuses photos de cette mémorable rencontre.

Encore un cadeau pour le Pape : à Marrakech, El Ciclón s'est qualifié pour la finale [Actu]

Une tribune du stade de Marrakech hier soir.
C'est juste un peu too much, comme toujours avec les Argentins !

Hier soir, à Marrakech, le Club Atlético San Lorenzo de Almagro, dont vous savez tous que le Pape François est supporter depuis sa tendre enfance, a vaincu le Auckland City dans la demi-finale du Mondial des Clubs.

Joli cadeau d'anniversaire pour le cuervo (1) blanc dans son exil marmoréen de Rome.

Samedi, le San Lorenzo, surnommé aussi el Ciclón (sans traduction), affrontera le Real Madrid ! Il y a peu, l'équipe avait dû affronter l'équipe de Milan et lui avait concédé la victoire. Les commentaires d'alors, au début novembre, avaient été que l'équipe portègne manquait encore d'envergure pour vaincre une équipe internationale de la taille de ces grands clubs européens. On verra bien si c'est vrai samedi.

Pour en savoir plus :
lire le communiqué du Club ASLA, avec vidéo des deux buts marqués dans la cage australienne
lire l'article de Clarín, en bonne place sur la page d'accueil du site Internet comme sur la une papier

A noter que plusieurs quotidiens uruguayens parlent eux aussi de cette victoire difficilement arrachée contre Auckland, mais je réserve l'éventualité d'élargir le spectre médiatique à dimanche. ¡Hasta la victoria, siempre!


(1) Cuervo (corbeau), l'un des surnoms des adhérents (simples sympathisants comme moi, supporters patentés et à jour de cotisation, joueurs et dirigeants) de ce club, à cause de la soutane de son fondateur, un prêtre salésien de la paroisse San Carlos y María Auxiliadora de Almagro.

Une nouvelle qui touche un continent au cœur [Actu]


Le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba fait la une de presque tous les quotidiens, ce matin, d'un côté et de l'autre du Río de la Plata, avec une petite divergence néanmoins :

  • en Argentine, où tout le monde se félicite de ce retournement diplomatique, les journaux mettent l'accent sur l'intervention décisive du Pape François ;
  • en Uruguay, le rôle du Vatican, sans être passé sous silence, ne fait pas l'objet d'article à part entière, sauf dans El Observador. En revanche, dans La República, c'est le Président Mujica qui a droit à ces honneurs, pour avoir été l'un des intermédiaires entre Barack Obama et Raúl Castro, et comme il se retire définitivement de la politique, le quotidien insiste, avec raison, sur sa fonction de vieux sage du continent.


Il faut avoir vu en Argentine ce que représente l'opposition de Cuba aux Etats-Unis, en dépit de toutes les atteintes aux droits de l'Homme si sensible à une grande partie de la gauche, pour comprendre combien cette nouvelle bouleverse les schémas politiques de tous les bords.
Vu d'Amérique latine, Cuba, c'est la capacité des latinos à résister à l'impérialisme des Etats-Unis, qui a fait tant de mal aux économies et aux cultures de la région (et a tant bénéficié à toutes les oligarchies issues du régime colonial, portugais comme espagnol). Et que ce soit un président noir qui pose ce geste, c'est encore plus lourd de sens que nous ne le ressentons en Europe. On entend peu de commentaires hostiles, même à droite où l'on comprend que le Somos todos Americanos d'Obama hier midi signifie un changement de rapports entre anglo-saxons et latins dans le Nouveau-Monde.



Les vieux Cubains de Floride sont donc très isolés dans leur rage et leurs éructations haineuses.

Et il se trouve que la nouvelle arrive en plein sommet du Mercosur en Argentine, avec les sept chefs d'Etat régionaux rassemblés et parlant d'une même voix.


Pour aller plus loin :

en Argentine
lire l'article de Página/12 sur le rapprochement
lire l'article de Página/12 sur le rôle du Pape, un papier de Washington Uranga très laudateur à l'endroit du Saint Père, du Vatican et de l'Eglise catholique présentée comme la seule religion au monde à jouer un véritable rôle diplomatique pour la paix dans le monde ! Il faut avoir lu ça dans les colonnes de ce journal si violemment opposé au seul phénomène spirituel jusqu'à il n'y a même pas deux ans...
lire l'article de Clarín sur le rapprochement
lire l'article de Clarín sur le rôle du Vatican
lire l'article de La Nación sur le rapprochement
lire l'article de La Nación sur le rôle du Pape. On le doit à Elisabetta Piqué, la correspondante permanente à Rome, qui prend décidément une place de choix dans le paysage journaliste argentin
lire l'article de La Prensa sur le rapprochement
lire l'article de La Prensa sur le Pape, qui se réjouit, d'après le quotidien, de la nouvelle.


En Uruguay
lire l'article de El País, qu'accompagne une vidéo
lire l'article de La República sur le rôle joué par Pepe Mujica
lire l'article de La República sur le caractère visionnaire du président uruguayen, qui termine en beauté son mandat unique. D'après le quotidien, il aurait pris des initiatives pour enclencher le processus (on voit bien qu'il n'est pas question non plus de laisser les voisins attribuer l'exploit à la correspondante estivale de François.)
lire l'article de El Observador sur le rapprochement qui s'illustre d'une photo souriante de Fidel en compagnie du... Che Guevara, le héros du pays voisin, encore que...
lire l'article de El Observador sur le rôle joué par Mujica et la conférence de presse qu'il a lui-même tenue à ce sujet
lire l'article de El Observador sur le rôle joué par le Pape François, presque toujours présenté dans un moment de l'audience générale d'hier, lorsqu'il a accepté l'un ou l'autre des mates que lui proposaient les pèlerins.

De son côté, le Vatican a communiqué de manière succincte :
communiqué en espagnol (traduit de l'italien, texte original, publié dans un deuxième temps)
communiqué en français.
Ajout à 18h : nouveau communiqué en espagnol, plus développé, et avec commentaire audio de Radio Vatican.

Mate, milonga e auguri, Piazza San Pietro, Roma [Actu]

Qué vida, l'un des compléments de La República, à Montevideo
Edition de ce jour
Hier, vers 11h20, à l'issue de l'Audience Générale, environ 2 500 personnes (d'après le Vatican), répondant au mot d'ordre (au reste passablement arrogant) (1) d'une animatrice de la communauté tango de Ravenne, se sont lancées dans une milonga à ciel ouvert, sur Via della Conciliazione. Ils n'avaient pas obtenu l'autorisation de le faire sur la place Saint-Pierre, encombrée de chaises pour l'audience et en pleine préparation de la décoration du sapin géant et de la crèche au pied de l'obélisque central. Sous un soleil brillant et un ciel tout bleu, ce fut une milonga en doudoune, grosse laine et passe-montagne ! Avec une sono tonitruante et un choix musical très banal de musique en boîte des années 40, si j'en crois ce qu'a capté et retransmis le micro du CTV, associée à la caméra fixe qui surmonte toute la place.

Une des photos de la milonga
L'article du Vatican en français renvoie à une page Facebook francophone
présentant un important album photographique

Le prétexte, car c'en était bien un, était de fêter l'anniversaire du Pape François, à qui cela fait visiblement une belle jambe. Lui qui n'apprécie guère ce culte de la personnalité que certains montent autour de lui et qui se garde d'en être dupe a laissé faire sans s'intéresser à la chose. Avec son affabilité habituelle, il a toutefois fait aux danseurs la courtoisie de les saluer deux fois, d'abord à la fin de sa prise de parole de espagnol où il est sorti de son texte pour leur souhaiter "un bon spectacle" (preuve s'il en est besoin qu'il ne s'était guère informé de ce qui se préparait) puis au cours du discours final en italien, où il a souhaité, avec un sourire, que "souffle" sur l'œuvre du Bernin "un peu du vent de la Pampa" (le pampero).

Parmi les manifestations d'affection dont il a fait l'objet à cette occasion, il y a eu qui lui sont allés au cœur de manière visible. Des pèlerins, dont un groupe de séminaristes argentins, à une autre occasion peut-être de simples touristes lui ont offert des mates brûlants, sûrement bienvenus dans la fraîcheur hivernale et il y a aussi eu un gros gâteau d'anniversaire décoré d'une poignée de bougies qu'il a tenu à souffler. Mais sa vraie fête d'anniversaire, pour lui, c'était de recevoir une nouvelle fois très tôt le matin une demi-douzaine d'indigents vivant dans un refuge de la gare Termini, auxquels il a fait donné la place d'honneur sur le parvis de la Basilique à l'heure de l'Audience.

Hier, le Pape a accepté plusieurs mates, dont celui-ci très beau et très dépouillé

Ce matin, les nouvelles, beaucoup plus significatives, en provenance de La Havane et de Washington ont relégué au fin fond des sites Internet des quotidiens rioplatenses les articles que les journalistes argentins avaient consacrés, dès hier, aux festivités romaines.

A noter, que même La República, à Montevideo, y va de son pittoresque pour célébrer le lien entre le Souverain Pontife et la musique du Río de la Plata.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín, qui ajoute ce matin un papier sur la pose d'une plaque commémorative sur la maison natale du Pape à Flores
lire l'article de La Nación qui s'est paresseusement contentée de concaténer des dépêches d'agence, préférant mettre l'accent sur un retour en arrière sur ce mois de décembre 1936 qui avait vu naître le petit Jorge Bergoglio à Buenos Aires
lire l'article de La República (en Uruguay) qui ajoute une interview de la danseuse à l'initiative de la manifestation.
On peut aussi lire les articles publiés par le Vatican, en français et en italien (je n'ai rien vu en espagnol, et c'est souvent le cas).


(1) Depuis la fin de l'été, elle a animé une page Facebook au ton exalté et revendicatif que j'ai trouvé très déplaisant. Imposant son idée de milonga illégale à la manière péremptoire et envahissante des rave parties, à cette différence qu'il s'agissait d'investir un coin de ville (et qu'il n'y probablement pas eu de trafic de stupéfiant). Elle appelait les danseurs à inonder le Vatican de demandes d'accès à l'audience et à passer outre les consignes des autorités publiques, que ce soit du Saint-Siège ou de la ville de Rome, à s'apprêter à danser à tout prix, comme s'il s'agissait de lutter pour conquérir un droit civique dans un pays dictatorial... en Italie ! Etrange façon de rendre hommage à un pape en encombrant le monde, Internet et l'espace public de son petit moi à l'occasion d'une catéchèse et d'une réunion internationale de prière ! Le pire est qu'elle a obtenu ce qu'elle cherchait : des journalistes de l'autre bout du monde se sont intéressés à elle comme si elle avait un message à délivrer alors qu'elle ne profère que les banalités qu'on lit partout hors d'Argentine dans la bouche des danseurs de tango. Tant et si bien que j'ai moi-même hésité à écrire cet article.

mercredi 17 décembre 2014

Fête tango au Newells Old Boys samedi soir [à l'affiche]


Ce samedi 20 décembre 2014, le chanteur Cucuza Castiello (dit aussi QQZA en langage SMS) et la Orquesta Típica Almagro salueront ensemble la fin de l'année au cours d'une grande fête de la musique à partir de 21h, au Club Newells Old Boys, Avalos 2036, dans le quartier très excentré de Villa Ortúzar.

Cucuza sera accompagné par Sebastián Zasali (bandonéon) et Mateo Castiello, son fils, à la guitare.

Le chanteur Osvaldo Peredo sera de la fête lui aussi, avec la Orquesta Típica Almagro.

L'auteur-compositeur interprète Lucio Arce, que mes lecteurs connaissent bien, a été invité en plus.

On dansera le tango (avec Cucuza comme DJ, quel luxe !). Et le groupe La Burrita viendra ajouter la cumbia au bal (c'est très à la mode actuellement dans les dancings de Buenos Aires).

Un buffet est prévu. A prix légers.

Une loi pour protéger le patrimoine architectural de Barracas [Actu]

Bar El Progreso, esquina California y Montes de Oca
Au cours de sa dernière session 2014, au milieu d'un ordre du jour surchargé, la Legislatura de Buenos Aires a voté une loi qui protègent définitivement quarante bâtiments historiques du quartier de Barracas, des maisons de maîtres et des hôtels particuliers à l'origine, que leurs propriétaires abandonnèrent pendant l'été 1871 lorsque une épidémie de fièvre jaune décima la capitale argentine. Tous les gens qui en avaient les moyens fuyaient alors le sud, réputé malsain, pour s'installer dans le nord, essentiellement dans le quartier de La Recoleta, qui ne comptait alors que des demeures de campagnes, où ces belles gens trouvèrent refuge jusqu'au moins l'été suivant.

Dans les quartiers sud, comme Barracas ou San Telmo, une partie des belles maisons furent envahies par le petit peuple qui cherchait un toit ou furent réquisitionnées par les autorités municipales pour les transformer en hôpitaux pour soigner ou plutôt isoler les victimes de la maladie. Ces bâtiments changèrent parfois définitivement de fonction. Souvent les riches propriétaires ne revinrent pas les habiter et se résignèrent à les louer.

Aujourd'hui, l'un de ces bâtiments sert d'agence au Banco de la Nación, l'autre abrite un café ou un centre culturel ou un club de quartier.

C'est donc une protection pour un patrimoine historique et architectural précieux qui vient d'être apportée à ces immeubles. Pourvu que le Gouvernement de la Ville la respecte. Pour une fois !

Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín du 15 décembre 2014.

Un colloque sur la littérature en prison [à l'affiche]


Aujourd'hui, mercredi 17 décembre 2014, de 12h à 21h, à la Biblioteca Nacional, Agüero 2502, dans le quartier de Recoleta, des écrivains, des journalistes, des enseignants, des juristes et des animateurs d'atelier d'écriture qui exercent dans des établissements privatifs de liberté en Argentine se rencontreront dans le cadre du premier colloque sur la littérature comme mode de libération.

Cette rencontre se tiendra dans l'Audiotorio Jorge Luis Borges. Elle est organisée par la faculté de philosophie et de lettres de l'Université de Buenos Aires (concrètement par le programme d'enseignement pénitentiaire), la Biblioteca Nacional et Evaristo Cultural.

Ce colloque se veut un espace de débats pour des personnes engagées dans cet univers délicat. Il proposera conférences, tables rondes, entretiens, concerts et démonstrations diverses.

Pour en savoir plus :
lire le communiqué de la Biblioteca Nacional sur son site Internet
consulter la page Facebook de l'événement.

Le dernier show de China Cruel au Sanata Bar ce vendredi [à l'affiche]


Vendredi 19 décembre 2014, à 23h50, le groupe féminin China Cruel fêtera la fin de l'année au Sanata Bar, Sarmiento 3501, dans le quartier de Almagro, un établissement qui accueille volontiers le tango nuevo, les groupes de musiciens innovants de cette génération-là.

Grande fête après le concert.

Et l'entrée est libre et gratuite. Soyons sérieux : on attend que vous consommiez tout de même quelque chose...

Interview de la Fernández Fierro dans Página/12 [à l'affiche]

Ce soir et demain, la Orquesta Típica Fernández Fierro donne ses deux derniers concerts de l'année au CAFF, sa salle située au cœur du quartier dit de l'Abasto, à Buenos Aires.

Après une année mouvementée pour cette formation, puisque le groupe a perdu son chanteur Walter El Chino Laborde, qui avait été sa voix pendant douze ans, et a intégré une chanteuse, Julieta Laso, Yuri Venturín, le chef, et la chanteuse font le point dans les colonnes de Página/12, dont la formation est l'un des chouchous musicaux.

Sur le plan musical, un tel changement n'a pas été facile à faire. La OTFF avait cultivé jusqu'à présent un registre exclusivement masculin et mis beaucoup de testostérone dans son orchestration, son rythme et ses arrangements. L'arrivée d'une chanteuse a entraîné la révision de toutes les partitions pour acclimater l'orchestre à sa tessiture et intégrer cette dimension féminine inhabituelle.

Un entretien à trois à lire dans le texte dans Página/12.

L'Uruguay exclut lui aussi le risque de monopole médiatique [Actu]

L'Uruguay, toujours présidé par Pepe Mujica, voit en ce moment son parlement voter une loi interdisant le monopole dans le paysage médiatique national, ce que le Président a synthétisé d'une formule choc : "Je ne veux ni de Clarín ni de Globo ici, cela ne doit venir ni d'en bas ni d'en haut. Ces gens-là viennent, ils s'installent et ils finissent par nous avaler tout crus."

Pepe Mujica, dans sa chacra, à la campagne, avec les étriers pendus à la crémone de la fenêtre !

Dans la Basse et Haute Chambres, les discussions sont vives. Comme en Argentine il y a cinq ans, des groupes de pression puissants, sans doute les mêmes, tentent de faire obstacle à cette loi. Tant et si bien qu'hier, le vote est passé au Sénat avec les voix des seuls élus du Frente Amplio, soit 16 voix sur les 26 sénateurs présents. Il s'agit pourtant bien d'assurer la liberté de la presse et d'information, en empêchant des intérêts économiques de faire main basse sur ce domaine, avec les résultats que l'on connaît dans toute l'Amérique latine, où la désinformation est l'activité n° 1 des journaux et des télévisions privées.

L'information agite aussi le paysage journalistique argentin, puisque la loi vise clairement un empire médiatique argentin (Clarín) et un autre brésilien (Globo). Rappelons que le groupe Clarín ne s'est soumis à la nouvelle loi argentine qu'au début de cette année, cinq ans après sa promulgation en Argentine et après avoir usé de tous les expédients judiciaires et juridiques pour s'y soustraire. Aujourd'hui, le groupe n'a toujours pas fini de se mettre en conformité et continue d'exercer un oligopole de fait sur les medias nationaux (presse écrite, radio, télévision, Internet).

Pour en savoir plus :
dans la presse uruguayenne
lire l'article de El País sur le vote au Sénat
lire l'article de El País sur les déclarations de José Mujica
lire l'article de La Red 21 sur le vote au Sénat
lire l'article de La República sur les déclarations de Mujica
lire l'entrefilet de La República sur le vote au Sénat
lire l'article, très approfondi, de El Observador sur la loi (Ley de Medios)
dans la presse argentine
lire l'article de Clarín sur les déclarations de Mujica
lire l'article de Clarín sur le vote de la loi
lire l'article de Página/12 sur toute l'opération en Uruguay.

mardi 16 décembre 2014

Ma prochaine conférence : San Martín, les droits de l'Homme, à Cherbourg [ici]

Le mardi 20 janvier 2015, je participerai au Festival des cultures hispaniques organisé à Cherbourg-Octeville par l'association normande La Mancha (1).

Capture d'écran du site de La Mancha

Je donnerai une causerie suivie d'un débat sur un personnage incontournable de l'histoire et de l'identité argentine : le général José de San Martín (1778-1850).
Je l'envisagerai dans son action politique (et militaire) pour les droits de l'Homme, dont il parlait comme d'un "évangile" (un terme fort dans les années 1810 !), et pour la liberté politique et la souveraineté nationale en Argentine (mais aussi au Chili et au Pérou).
J'évoquerai aussi la récupération de cette figure tutélaire du Padre de la Patria conduite sans relâche de 1930 à 1983 par les putschistes argentins de tous poils qui n'ont eu de cesse d'adultérer son histoire et de tenter d'effacer de la mémoire populaire son œuvre politique émancipatrice, une stratégie de domination qu'ils n'ont pas inventée car ils l'avaient tous bel et bien trouvée dans leur berceau, sur lequel s'était penchée l'idéologie post-coloniale de la République Conservatrice, conçue par des intellectuels de la taille de Domingo Sarmiento ou Bartolomé Mitre, dans les années 1860-1880.

La conférence aura lieu à 20h30, dans la Salle du Conseil de l'Hôtel de Ville de Cherbourg. Une vente-dédicace de mes livres y sera organisée en fin de soirée. L'entrée sera libre et gratuite dans la limite des places disponibles, selon la formule consacrée.



José de San Martín (1778-1850) est l'autre grand héros des guerres d'indépendance de l'Amérique du Sud. Son action est à l'égal de celle de Bolívar.
Né dans l'actuelle Argentine, il a grandi en Espagne où il s'est engagé dans la carrière des armes à l'âge précoce de douze ans. En 1808, il se bat dans les rangs patriotes tout en servant la révolution espagnole jusqu'à ce qu'elle soit écrasée par la France. Il rejoint alors sa terre natale.
Chef à la fois exigeant et fraternel, organisateur hors-pair, grand combattant des Droits de l'Homme, il n'eut de cesse d'avoir assuré la liberté de l'Argentine, du Chili et du Pérou. Ce faisant, il mit fin au servage des Indiens et s'efforça d'affranchir un grand nombre d'esclaves. Anti-raciste, homme de dialogue, il favorisa l'éducation populaire, à travers l'école, les bibliothèques publiques et les arts. Refusant de participer aux guerres civiles qui suivirent l'indépendance, il s'exila à Londres, à Bruxelles et enfin en France, sa "seconde patrie". Il est décédé à Boulogne-sur-Mer.


Les Cherbourgeois, Manchois et Normands qui voudraient me teste avant de venir peuvent trouver sur mon site Internet et sur ce blog (dans la Colonne de droite) de nombreux exemples d'interviews et même, depuis peu, de conférence, à écouter en ligne, les uns en français, les autres en espagnol.

Cette année, le Festival des cultures hispaniques a choisi de se pencher sur l'Argentine. C'est la vingt-cinquième édition de sa Cinemovida. Et si vous allez visiter leur site Internet ou leur espace Facebook, vous pourrez constater que la richesse et la variété de leurs propositions.

* * *

Le lendemain, mercredi 21 janvier, je serai à l'Espace Culturel Leclerc de Tourlaville pour deux séances de dédicaces, une en début d'après-midi et l'autre en soirée.



La campagne de communication du festival commence à peine, pour une manifestation qui se déroulera du 19 janvier au 3 février. Elle va se déployer progressivement, sur Internet, en affichage dans la ville et ses environs, avec des tracts à disposition un peu partout aussi, sans collision avec les fêtes de fin d'année qui nous obsèdent tous de plus en plus pendant encore deux semaines (vous pouvez d'ores et déjà trouver le programme du festival en pdf sur l'agenda de mon site Internet. Je reviendrai donc un peu plus tard pour modifier cet article et y apporter quelques précisions, après les fêtes, lorsque la directrice de l'Espace Culturel Leclerc aura un peu plus de temps à elle. Pour le moment, pour elle et tout le personnel, c'est le coup de feu de Noël.


(1) J'aime bien les gens qui choisissent un calembour pour se désigner eux-mêmes, surtout si leurs objectifs sont originaux et ambitieux et c'est le cas dans ce port.
Pour mes lecteurs argentins ou sud-américains, Cherbourg-Octeville est l'une des sous-préfecture du département de La Manche, du nom de la mer qui borde cette côte du nord de la France, à quelques kilomètres au sud de Boulogne-sur-Mer (si !).