vendredi 31 juillet 2015

Et encore du tango pour les petits [à l'affiche]


C'est un spectacle qui se joue tous les vendredis, samedis et dimanche de juillet et d'août au théâtre du syndicat des électriciens, Teatro Luz y Fuerza, Perú 823, à San Telmo, à 15h30 depuis le 12 juillet dernier.

Ce spectacle est tiré du disque-livre El Tango es puro cuento (comprenez "Le tango, c'est rien que des histoires", avec un jeu de mot sur le sens de cuento, mensonge ou conte) écrit, composé et interprété par le chanteur Guillermo Fernández, le bandonéoniste Luis Longhi et le pianiste Federico Mizrahi, les deux musiciens du duo alternatif Demoliendo Tangos.

L'action se passe dans la ville imaginaire de Buenos Vientos où un couple d'enfants observe le monde des adultes avec un regard décalé. En cheminant à travers la ville, ils découvrent les univers musicaux, poétiques et chorégraphiques du tango, de la milonga et de la murga.

Sur scène, on trouve trois musiciens, parmi eux Black Rodríguez Méndez, un des grands chanteurs de la scène tanguera alternative de l'heure, et la Compañía Tempotango, le tout avec des chorégraphies signées Manuco Firmani et une mise en scène de Ignacio González Cano.

Le spectacle, une sorte de Casse-Noisette du tango, est conçu pour les enfants, qui sont actuellement en vacances d'hiver. Les grands sont eux aussi les bienvenus. La pièce dure 60 minutes.

Entrée : 150 $ ARG.
Les places sont en vente sur plusieurs sites Internet dont les systèmes de réservation proposés par Clarín et La Nación.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12
lire l'article du blog Maldito Tango, hébergé par La Nación

jeudi 30 juillet 2015

San Martín sur grand écran à l'Instituto Nacional Sanmartiniano [à l'affiche]


Dans le cadre du mois de San Martín, el Insituto Nacional Sanmartiniano propose deux projections d'un grand classique du cinéma argentine, El Santo de la Espada, un long métrage de Leopoldo Torre Nilsson, sorti en 1970, avec Alfredo Alcón dans le rôle principal. Le film a été tourné en extérieur dans la Province même de Mendoza, celle où vécut San Martín et où il aurait voulu rendre le dernier soupir.

Le film, basé sur une biographie romancée écrite en 1930 par Ricardo Rojas, raconte la vie de San Martín en Amérique, depuis son arrivée à Buenos Aires en 1812 jusqu'à son retrait de la vie publique et son retour éphémère en Argentine dans l'année 1823, une année noire pour lui, celle du décès de sa femme et de la haine des unitaires contre lui pour son refus de participer à la guerre civile, celle qui le convainquit de partir en exil en Europe, un exil volontaire qu'il ne savait pas alors définitif...

Les deux projections auront lieu ce week-end, les 1er et 2 août 2015, à 16 h, au siège de l'Insitut, Plaza Grand Bourg, dans le quartier des ambassades à Palermo (face à la Plaza Chile).

Entrée libre et gratuite.


Par ailleurs, dans le cadre du Bicentenaire de l'Argentine, 25 mai 2010-9 juillet 2016, l'INS propose à tous les établissements scolaires du pays et ce jusqu'au 15 octobre un concours de dialogue dramatique autour de San Martín. Toutes les idées sont les bienvenues du moment qu'elles mettent le général en lien avec ses partenaires politiques, ses êtres chers (sa femme Remedios de Escalada, sa fille Mercedes, ses petites-filles Merceditas et Josefina Balcarce, ses parents, son frère Justo Rufino...) ou ses objets emblématiques (son sabre, ses livres, ses jouets pendant l'enfance, son lit de campagnes...). Tous les modes d'expression sont légitimes, y compris les travaux audiovisuels. Les œuvres devront être originales et n'avoir encore remporté aucun autre concours.
Un bel hommage à un homme qui a voulu que l'éducation et la culture participent à l'aventure émancipatrice de ces pays décolonisés, en grande partie par sa main...

Pour aller plus loin :
consulter le site Web de l'INS (où vous trouverez le règlement du concours)
consulter la fiche de El Santo de la Espada sur Cinenacional.

Raquel Buela ce samedi au Hot Club de Boedo [à l'affiche]


La chanteuse Raquel Buela, entourée de ses deux guitaristes, Osvaldo Burucuá et Pancho Rodríguez, se produira au Hot Club de Boedo, dans l'auditorium de la Bibliothèque ouvrière Juan B. Justo, avenida La Plata 85, à 20h15, dans le cadre du cycle BA Tango & Jazz.

Entrée : 70 $ ARG.

Nouvelle présentation de Valores humanos de San Martín [à l'affiche]


Le mois d'août est marqué en Argentine par le Día de San Martín qui se célèbre le lundi le plus proche du 17 août mais cette année, il sera fêté à la date exacte puisque le 17 tombe un lundi. Le 17 août est en effet l'anniversaire de la mort du héros national, en 1850, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais.

De nombreuses manifestations auront lieu le jour même et tout au long du mois.

Parmi l'une des premières manifestations, cette nouvelle présentation par Fabiana Mastrangelo de son livre sur les valeurs humaines du général au Centro Cultural y Biblioteca Popular Carlos Sánchez Viamonte,Austria 2154, le lundi 3 août 2015 à 17h, dans le quartier de Recoleta. Ce libre effectue une lecture de la vie de San Martín d'un point de vue pédagogique, une façon de lui redonner chair qui se différencie des manières ordinaires de le tirer du bronze des statues. Alors que d'habitude les historiens cherchent à lui rendre vie en insistant sur les aspects anecdotiques, voire pittoresques d'une lecture psychologique, ou tombent dans le piège d'une lecture idéologique qui enferment l'homme dans les dilemmes d'aujourd'hui, à grand renfort d'anachronismes intellectuels, elle met ici en valeur un héritage moral qui doit pouvoir servir à dégager une Argentine moderne, respectueuse de ses propres institutions, de ses lois, de ses valeurs fondatrices, celles de la Révolution de 1810, à travers des formations à tout niveau, depuis l'école jusqu'à la réflexion de tous les cercles adultes, syndicaux, politiques, culturels, en passant par l'Université.

Le 25 août prochain, Fabiana Mastrangelo prendra officiellement possession de sa chaire à la Universidad de Congreso, une chaire consacrée à José de San Martín (1778-1850), une date qu'elle a choisie pour me permettre de contribuer à l'opération publique...

mercredi 29 juillet 2015

Buenos Aires cet hiver, de livres en conférences... [à l'affiche]

Nota bilingüe francés-castellano

C'est un programme de conférences et de présentations plus chargé que les années précédentes qui m'attend cet hiver à Buenos Aires. Avec six livres maintenant publiés, rien d'étonnant à ce que l'agenda se remplisse ! Conséquence logique : cette année, je profiterai moins de la vie artistique dans la capitale argentine. Je n'aurai que fort peu l'occasion de voir le festival de tango ou les concerts que j'apprécie tant dans les cafés et restaurants de tous les quartiers de cette ville bouillonnante. On ne peut pas tout faire dans la vie !

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Le 17 août 2015, à 19h30, avec le président Gabriel Soria, José María Kokubu et Vanina Steiner, directrice de la revue Tinta Roja, que j'ai déjà rencontrée cette année à Toulouse, dans le cadre de Tangopostale (1), je participerai au Plenario du 3ème lundi du mois. Cette rencontre aura comme thème principal Francia y el Tango. Ce sera pour moi l'occasion de présenter une nouvelle fois mes deux anthologies bilingues et le livre de Juan Carlos Cáceres, dont j'ai assuré la version pour le public francophone.

17 de Agosto del 2015, a las 19:30 : plenario público de la Academia Nacional del Tango, avda de Mayo 833, 1° piso.
Tema: Francia y el Tango, con Gabriel Soria, José María Kokubu y Vanina Steiner, de la revista Tinta Roja.
Entrada libre y gratuita.

Gabriel Soria ne m'a pas encore révélé le secret du tango ritual qu'il va choisir... On parie qu'il faut aller regarder du côté de Anclao en París, chanté par Carlos Gardel, puisque nous parlerons nécessairement de la Ville Rose dont il était natif ? Je prends le risque (il faut savoir vivre dangereusement) et j'attends la décision du président. Je ne parie pas sur le Horacio Ferrer Eterno.
Gabriel Soria devrait animer au moins en partie l'espace artistique avec des documents cinématographiques, issus de sa collection, en lien avec notre sujet.
Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, premier étage.
Entrée libre et gratuite, comme toujours.


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Le lendemain, le 18 août 2015, à 17h, ensemble avec Fabiana Mastrangelo, nous présenterons nos livres sur San Martín. Soit l'équation : deux historiennes = 3 bouquins. Toutes les deux, nous avons axé nos recherches sur les valeurs éthiques du Padre de la Patria et c'est ce dont nous aurons le plaisir et l'honneur de parler au Museo Histórico Sarmiento, qui accueille du 14 au 22 août, tous les après-midi, une Feria Regional de Cuyo.
Entrée libre et gratuite.

18 de Agosto del 2015, a las 17 : Presentación de nuestros libros sobre el General San Martín, por Fabiana Mastrangelo e yo, en el Museo Histórico Sarmiento, en el cuadro de la Feria Regional de Cuyo (del 14 al 22 de agosto).
Entrada libre y gratuita.

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Le 20 août 2015, à 19h, après le jour de repos traditionnel sur le Tour de France : en compagnie de l'illustratrice Jimena Tello, causerie-débat au sujet de Contes animaliers d'Argentine, paru en juin dernier aux Editions du Jasmin. Ce sera salle Garibaldi, au CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, 2ème étage.
Entrée libre et gratuite.

20 de Agosto del 2015, a las 19 : Presentación de Contes animaliers d'Argentine, con la ilustradora argentina, radicada en Francia, Jimena Tello, en el CCC Floreal Gorini, Corrientes 1543, Aula Garidaldi (2° piso).
Entrada libre y gratuita
Contes animaliers d'Argentine es una recopilación de cuentos de animales tomados de la tradición oral del Interior, adaptados para la lectura para chicos y grandes todos francohablantes. Elegí los 18 cuentos, provenientes de 17 provincias, por sus vínculos con la historia del país y su geografía.
En este libro, encontramos la Guerra Gaucha, la lucha de los pueblos originarios en contra de la Conquista española, la represión de los gauchos como en el Martín Fierro, la vida en las Misiones jesuiticas del Litoral, etc.
Una forma de viajar y descubrir el país auténtico para los lectores en Europa.

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Le lendemain sera une journée consacrée aux lycéens et aux professeurs du Colegio Don José de San Martín, à Florencio Varela, une petite cité de la banlieue sud de Buenos Aires. Les élèves ont préparé entre eux un concours d'audiovisuel autour du thème San Martín, El Libertador y el Hombre. Ma visite coïncidera avec la réunion du jury et la distribution des prix à la rentrée après les vacances d'hiver qui se tiennent actuellement.

El jueves 21 de Agosto : jornada dedicada al Colegio Don José de San Martín, en Florencio Varela, en la Provincia.

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Le lundi suivant, 25 août 2015 à 18h30, la Universidad de Congreso lance une nouvelle chaire, la chaire José de San Martín. Dans ce cadre, Fabiana Mastrangelo et moi-même présenterons nos travaux dans l'Espacio Diálogo Abierto para el Reencuentro, Callao 150
A l'issue de cette première conférence, Miguel Angel De Marco, de la Academia Nacional de Historia, prendra la parole pour un exposé sur les officiers supérieurs de la Grande Armée recrutés par San Martín après leur mise en demi-solde sous la Restauration.
Entrée libre et gratuite.
Cette université récemment fondée a des échanges institutionnels avec l'Université Paris-Dauphine (pour ne citer que son partenaire en France, il y en a d'autres un peu partout dans le monde industrialisé – voir le site Internet parmi les liens proposés en bas de page).

25 de Agosto delo 2015, a las 18:30 : presentación de nuestros libros, compartida con Fabiana Mastrangelo, en la inauguración de la Cátedra José de San Martín en la Universidad de Congreso, Espacio Diálogo Abierto para el Reencuentro, Callao 150. Después de la charla compartida, disertará el Dr Miguel Angel De Marco, de la Academia Nacional de Historia, sobre Las Aguilas en el Ejercito de los Andes (los oficiales franceses de Napoleón que San Matín integró a sus ejercitos libertadores).
Entrada libre y gratuita.


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Et le surlendemain, le mercredi 27 août, nous serons ensemble à Godoy Cruz, petite ville de la proche banlieue de Mendoza, pour une nouvelle conférence à deux voix, Valores humanos de José de San Martín, Una mirada desde Francia y Argentina. Cette autre partie de mon programme en Argentine donnera lieu à un article ultérieur, déclinant toutes mes activités dans la Province de Mendoza.

27 de Agosto del 2015 : Fabiana y yo nos encontramos otra vez en la Provincia de Mendoza, en Godoy Cruz, para una charla compartida acerca de los valores éticos del General. Esta parte de mi gira por la Argentina, la expondré en otra nota con mi agenda cuyana completa...

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Pour aller plus loin / Más info en:
Découvrir mes livres sur mon site Internet :
Tango Negro, de Juan Carlos Cáceres et Denise Anne Clavilier (pour la version française)

Pour écouter la conférence donnée l'année dernière au CCC avec Fabiana Mastrangelo (en espagnol), cliquez ici.

Para escuchar la charla compartida en el CCC, el 2.09.14, con Fabiana Mastrangelo, hacer clic en el link.

Pour écouter mes interviews en espagnol Para escuchar las notas en español, hacer clic en este link

Pour écouter mes interviews données en français à RAE (Radio Nacional), France Culture, RCF, TSF98, etc., cliquez sur le lien.

Web de la Academia Nacional del Tango (vous trouverez le lien permanent dans la Colonne de droite, à la rubrique Les Institutions)
Web du Colegio Don José de San Martín à Florencio Varela (Buenos Aires) et Facebook


(1) Il y a quelques jours j'ai mis en ligne sur mon site Internet des extraits audio de cette rencontre, à la librairie Ombres Blanches, le 4 juillet dernier.

lundi 27 juillet 2015

L'Ouest de Buenos Aires en fête ce samedi avec Cucuza [à l'affiche]


Le chanteur Cucuza Castiello animera de sa voix de velours la fête qui se prépare dans un club de quartier emblématique, le Newells Old Boy du quartier de Agronomia (Avalos 1036), à 21h, ce samedi 1er août 2015.

Il s'agit d'une fête typique de la culture urbaine de Buenos Aires : musique à gogo (et de qualité, ce n'est pas incompatible là-bas), collation toute simple et à la fin, de la cumbia tous azimuts.

Entrée : 80 $ ARG

Cucuza sera accompagné de son habituel trio : son fils Mateo Castiello à la guitare, Noelia Sinkunas au piano et Sebastián Zasali au bandonéon.

Et pour l'occasion, Cucuza joue les DJ de la milonga !

Nouvelle campagne d'inscriptions à la Academia Nacional del Tango [Actu]


Bientôt s'ouvre le second quadrimestre de l'année scolaire et donc une nouvelle campagne d'inscriptions pour les deux séminaires ouverts proposés tous les ans par la Academia Nacional del Tango, dans ses locaux de Avenida de Mayo : le Seminario de Letrista Homero Expósito pour les futurs paroliers de tango et le Seminario Fundamentos musicales de Tango, niveau 2, pour tout savoir de la musique de tango, pour écouter en appréciant toutes les richesses de cette vaste et longue tradition qui remonte à 1880.

Début des cours respectivement le 14 et le 13 août prochains.

Inscriptions sur place du lundi au vendredi de 16h à 20h.
Ceux qui s'inscriront jusqu'au 31 juillet inclus bénéficieront d'un mois gratuit sur le montant à régler.

Pour s'inscrire au Fundamentos, il faut justifier d'avoir suivi le niveau 1.

jeudi 23 juillet 2015

Patricia Barone et Javier González à Villa Urquiza [à l'affiche]

Nouvelle présentation de leur nouveau disque, Complicidad, par la chanteuse Patricia Barone et le guitariste et compositeur Javier González, au Teatro 25 de Mayo, avenida Triunvirato 4444, le théâtre public de la Ville Autonome de Buenos Aires situé dans le quartier de Villa Urquiza.

Ce sera demain, vendredi 24 juillet 2015, à 20h30.


Et c'est gratuit !

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

Matinée enfantine à la Academia Nacional del Tango lundi – Article n° 4400 [à l'affiche]

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C'est en ce moment les vacances scolaires d'hiver à Buenos Aires, quinze jours sans école pour les petites têtes blondes.

La Academia Nacional del Tango invite donc les enfants à un septacle de Graciela Pesce, une artiste qui travaille le tango avec les bambins en créant un répertoire originale à la hauteur de leur entendement et de leurs préoccupations et c'est vraiment formidable. Graciela Pesce est d'ailleurs une habituée des lieux, elle y a été régulièrement invitée, je l'y ai vue l'année dernière (d'où mon enthousiasme) mais c'est la première fois que je vois organiser une matinée réservée au jeune public dans ces lieux.

Lundi 27 juillet, à 16h30, le Salón de los Angelitos Horacio Ferrer accueillera donc un public familial pour une session exceptionnelle de Quiero al Tango, la série d'activité en faveur de l'intégration du genre à la télévision et à l'école, primaire et secondaire. L'entrée est libre et gratuite. Gabriel Soria, le président, sera là ainsi que les académiciens Oscar Fresedo et Walter Piazza.

Le tout au premier étage du Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833.

Ajout du 27.07.2015 :
lire l'article de Página/12 de ce jour sur ce spectacle

Nouvelle projection de Fermín chez Jacqueline Sigaut ce samedi [à l'affiche]


Une fois par mois, le week-end, la chanteuse Jacqueline Sigaut organise chez elle la projection d'un film sur le tango. En l'occurrence, il s'agit de Fermín, un film sur un homme qui ne s'exprime qu'avec des citations de tango et qui se trouve interné dans un hôpital psychiatrique.

Le film a dû beaucoup plaire en juin. Rediffusion dimanche 26 juillet 2015 à 16h30. Et cette fois-ci, la chanteuse n'a pas oublié d'indiquer le prix de cette séance : 60 $ ARG.

Pour participer, il faut s'inscrire d'avance auprès de l'hôtesse.

Après la projection, débat avec le réalisateur et buffet bon marché tout en fabrication maison.

Pour en savoir plus sur le film, voir mon article du 18 juin 2015 où je vous le présentais.

Bandonéon et guitare au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

Comme je le disais la semaine dernière, les concerts du Museo Casa Carlos Gardel sont maintenant payants. Il est peu probable que cela change puisque la politique culturelle de la Ville Autonome de Buenos Aires risque de rester en l'état avec la nouvelle équipe animée par Horacio Rodríguez Larreta.


Ainsi donc, samedi 25 juillet 2015, à 18h, il faudra débourser 10 $ ARG (c'est très bon marché) pour écouter le guitariste César Angeleri et le bandonéoniste Pablo Mainetti dans le patio qui fut celui de Gardel, Jean Jaurès 735.

mercredi 22 juillet 2015

Le SMVM monte encore [Actu]

Jeu de mots en une pour ne pas changer
et un impressionnant graphique en arrière-fond

Hier, la Présidente, flanquée du ministre du Travail, Carlos Tomada, du ministre de l'Economie, Axel Kiciloff, d'un représentant de la COPAL, principale fédération patronale hors secteur rural (le seul à avoir pris la parole au nom de tous les délégués présents) et des deux représentants des syndicats ouvriers, CTA et CGT, et pour la première fois en présence du délégué de l'OIT, a annoncé l'augmentation du salaire minimum argentin qui passera en deux fois, au 1er août puis au 1er janvier 2016, à 6.060 $/mois (soit 600 € environ), soit 28,5% en tout, réparti en 18,5 le mois prochain et 10 au début de l'année prochaine. L'indexation (movilidad) en deux tranches est la pratique ordinaire en la matière. A ce jour, ce salaire minimum (Salario Mínimo, Vital y Móvil) était de 4.716 $ ARG.

Il s'agit du plus haut plancher salarial d'Amérique du Sud. Il est vrai aussi que cette première place est à relativiser au vu de l'ample partie du marché du travail qui échappe encore et toujours et sur tout le continent, aux dispositions sociales que la loi et parfois les constitutions prévoient. Environ 30% de l'activité dans les secteurs secondaire et tertiaire (1) appartient encore à l'économie clandestine en Argentine aujourd'hui, malgré les progrès indéniables obtenus par l'Etat depuis huit à neuf ans dans les contrôles sociaux et fiscaux sur tout le territoire.

Cliquez sur l'image pour obtenir une résolution de lecture
A droite, face au gros titre, l'ouverture du Salon de l'Agriculture
(les dirigeants ruraux ont exigé que les candidats révèlent leur programme pour leur secteur)

Dans son communiqué officiel, la Casa Rosada rappelle qu'avant l'élection de Néstor Kirchner, le salaire minimum n'était que de 200 $ (à évaluer à partir d'une inflation de 25% l'an environ et en tenant compte que Néstor Kirchner a été élu au pire moment de la crise économique déclenchée par la faillite du pays à Noël 2001). Cela correspond à une augmentation de 2.258 % en douze ans, ce qui, rapporté au taux d'inflation annuelle, correspond tout de même à une hausse très sensible pour le pouvoir d'achat des bénéficiaires, et ceux-ci existent bel et bien, même s'ils ne sont pas aussi nombreux qu'ils le seraient dans un Etat structuré de plus vieille tradition.

A l'issue de cette dernière négociation tripartite annuelle (gouvernement, syndicats, patronat), le premier à prendre la parole après le Ministre du Travail est le représentant patronal et dans son discours, celui-ci reconnaît ouvertement la difficulté que son organisation a rencontrée pour accepter la mesure du fait de la crise qui touche certains secteurs de l'économie. Mais satisfait du fonctionnement de l'instance, il soutient le projet de fondation d'un Conseil économique et social qui manque encore, affirme-t-il, à l'outillage économique de l'Etat. Il faut avoir entendu cela dans la bouche d'un grand patron argentin ! Quelle évolution... Le patronat argentin, en tant que tel, n'a en effet jamais participé aux débats du catholicisme social qui a marqué, face au socialisme montant, une bonne partie de son équivalent européen, du moins dans les pays catholiques, à la fin de la révolution industrielle, et qui, au XIXème siècle, s'est traduit par des politiques paternalistes, dans des entreprises comme Michelin, pour prendre l'exemple d'une compagnie industrielle qui perdure (2), dispositions totalement dépassées de nos jours mais qui n'en ont pas moins fourni un modèle pour l'Etat-Providence. Sans doute dans cette louange de l'esprit de dialogue qui règne depuis 12 ans dans cette institution paritaire, est-il permis de reconnaître un nouvel indice de la démocratisation progressive de la société en Argentine...

L'ensemble de cette dernière réunion est marqué par la fin de la période kirchneriste, puisque Cristina quitte nécessairement ses fonctions en décembre (3). C'est d'autant plus frappant que les discours ne sont pas lus mais prononcés librement sur le moment (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été préparés à l'avance mais que ces hommes sont suffisamment sûrs de leurs positions pour ne pas ressentir le besoin de s'en tenir à des propos convenus d'avance avec leurs mandants).

Fin de la réunion.
Photo Présidence de la Nation argentine

Prenant la parole la dernière, elle aussi sans notes, sauf à la toute fin, improvisant son discours comme d'habitude, la Présidente Cristina Fernández de Kirchner a souligné que pas une seule fois en douze ans d'existence de cette instance tripartite constitutionnelle, le Gouvernement n'a eu besoin de recourir à son droit discrétionnaire de fixer unilatéralement le taux d'indexation puisque les participants paritaires, syndicats et fédération patronale, sont toujours parvenus à trouver un terrain d'entente quelles que soient les difficultés qui se dressaient entre eux et le retard que prenait leur décision (comme c'est le cas cette fois-ci, l'indexation étant annoncée en juin, pour une entrée en vigueur au 1er juillet, parfois avec valeur rétroactive si la date du 30 juin est dépassée, et non pas en août).
Dans un pays où la politique sociale est traditionnellement conflictuelle (on est loin de la cogestion à l'allemande ou du consensus à la belge), ce n'est pas une petite victoire et il faut la mettre au compte non pas du Gouvernement en tant que tel mais à celui de tout le pays au cours de cette période que les kirchneristes appellent la Década Ganada (la décennie des acquis) (4).

Dressant un bilan économique de sa présidence, Cristina a rappelé combien elle avait toujours voulu soutenir l'économie et la protéger des fluctuations de la conjoncture internationale en développant prioritairement le marché intérieur et la demande, en faisant progresser le pouvoir d'achat de tous les Argentins. Bref, exactement l'inverse de ce qu'a exigé le FMI dans tous les pays d'Amérique du Sud où il est intervenu (et de ce que vient d'exiger l'Europe de la Grèce... contre l'avis du FMI). Cristina attribue les difficultés actuelles que traverse l'économie argentine à la crise qui touche l'Europe et, à un moindre degré, la Chine (grand partenaire des pays d'Amérique du Sud et de l'Europe) (5). Enfin, entre autres déclarations faites au cours de cette réunion, elle a souligné avec insistance le lien entre la répartition de la richesse et la démocratie pour justifier sa politique de demande et son rejet de la politique de l'offre. Ce que tant et tant d'économistes dits orthodoxes à l'extérieur des frontières, du côté de la pensée dominante mondialisée, lui reprochent en flétrissant son action comme populiste, repris en cela à l'unisson par les opposants et surtout par la presse et les médias d'opposition (6).

La chef d'Etat a achevé son intervention sur un double hommage, d'abord à l'œuvre fondatrice en la matière, celle du couple Perón ("un señor y una señora", dit-elle sans avoir besoin de préciser davantage). En effet, c'est Perón, soutenu par la militance de sa femme, qui a créé les congés payés, le 13ème mois, le droit syndical, la représentation institutionnelle et légale des salariés, l'arrêt-maladie indemnisé, le système de retraite par répartition, etc. (7). Ensuite à la société argentine qui démontre en ce moment, pour la première fois de son histoire, sa capacité à surmonter, constitutionnellement, démocratiquement et pacifiquement, la plus grave crise économico-politique qu'elle ait jamais affrontée, celle de 2001 qui avait mis le pays à genoux, à la manière de la Grèce aujourd'hui (exception faite, et elle reste importante, de l'intégration de la République hellénique dans une zone monétaire qui la dépasse).

Dernière remarque de ma part : tout le monde l'écoute. On ne voit pas autour de la table les participants regarder les mouches, bailler aux corneilles, consulter leur smartphone ou soupirer d'ennui comme l'a fait si ostensiblement le journaliste du New Yorker lorsque Cristina l'a reçu à la résidence de Olivos !

Pour accéder aux autres articles concernant ce domaine, cliquez sur le mot-clé Economie dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, situé sous le titre de chaque entrée de ce blog.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 qui en fait sa une
Clarín se contente d'un entrefilet minimaliste.
(Les trente-huit minutes de cette réunion du CSMVM est disponible, en visionnage en ligne et en téléchargement gratuit en basse résolution, en format flv, sur la partie droite de la page).


(1) Dans le secteur agricole et dans l'emploi domestique, la situation est bien pire.
(2) Vaste mouvement de réflexion qui en France commence dès la Monarchie de Juillet et qui a participé à fonder la doctrine sociale de l'Eglise. En revanche, le patronat protestant, dominé par le modèle anglo-saxon, n'a été que très rarement atteint par ce courant de réflexion. Le patronat argentin, descendant des conquistadors esclavagistes, ne s'est que fort peu senti interpellé par la doctrine sociale de l'Eglise et le paternalisme européen.
(3) Pour l'heure, il semble que son successeur devrait poursuivre dans la même voie, si les sondeurs ne se trompent pas et si c'est bien Daniel Scioli qui est élu en octobre.
(4) La Década ganada devient ainsi le pendant honorable d'une bien sinistre période de l'histoire argentine, la Década Infame (la décennie ignoble), quand régnait sur le pays un despotiste anticonstitutionnel, militariste et para-faciste, inauguré par le premier coup d'Etat (6 septembre 1930) perpétré contre un gouvernement social (UCR), démocratiquement élu et réélu depuis 1916. Inutile de dire que l'opposition, elle, y voit une Decada perdida. Mais ça, c'est le jeu de la démocratie. Tant que le jeu de mots occupe la place du pustch...
(5) Au nombre des échanges importants : investissements européens, surtout espagnols, dans l'industrie, la grande distribution et de plus en plus dans l'agriculture (l'italien Benetton gère des concessions territoriales où il fait élever des moutons et autres animaux à laine, pour citer l'exemple le plus connu) et débouchés en Europe pour de nombreuses matières premières agricoles et pour les hydrocarbures, et pour une grande variété de services externalisés, invisibles aux yeux du citoyen lambda. On peut y trouver de la gestion comptable ou informatique, des plateformes d'assistance téléphonique, de la création pour le multimedia et le film d'animation, la location des sites naturels pour des tournages cinématographiques et télévisuels, etc.
(6) Il faut bien remarquer que, quoi qu'en dise la diva du petit écran, Mirtha Legrand, qui n'a rien d'une politologue distinguée (c'est une sorte de Michel Drucker féminin, sur-maquillé et hargneux), la plupart des grandes décisions économiques prises par Cristina, à l'exception notable de l'indexation des taxes à l'exportation du soja et du blé qui inaugura ce blog le 19 juillet 2008, ont été votées dans un consensus remarquable dans les deux Chambres tout au long des huit ans qu'ont duré ses deux mandats successifs (ou au pire, grâce à l'absentéisme des plus sectaires des parlementaires, lorsqu'ils ne voulaient pas voter pour sans pouvoir voter contre, pour ne pas se faire écharper par leurs électeurs) : renationalisation d'Aerolineas Argentinas, de YPF, des chemins de fer, indexations successives des minimums sociaux, rétablissement du système de retraite par répartition comme système de base, universalisation des allocations familiales sous plafond de ressources indépendamment de la situation professionnelle des parents, sans parler du succès des programmes négociés par le Gouvernement, les différents Planes Canje (prime à la casse et au renouvellement d'équipements, de l'électroménager aux véhicules privés) ou de l'accord Precios Ciudados dans les grandes surfaces. Même les nouveaux indices nationaux, pour la définition desquels l'institut de statistiques, l'INDEC, a été aidé par l'expertise du FMI, ne semblent pas pris en défaut par l'opposition qui ne les critique plus alors que l'on est en pleine campagne électorale.
(7) L'action de Perón, ministre puis président, de 1943 à 1955, a été un condensé de ce qui s'est fait en France d'une part sous le Second Empire, d'autre part la première année du Front Populaire.

Alfredo Piro ce vendredi à El Faro [à l'affiche]


Le chanteur Alfredo Piro se produira vendredi 24 juillet 2015, à 21h, au Bar El Faro, esquina La Pampa y Constituyentes, assis sur la frontière de trois quartiers de l'ouest portègne, Villa Urquiza, Villa Pueyrredón et Parque Chas.

El Faro a décroché il y a quelques années son inscription sur la liste de Bares Notables, les cafés distingués pour leur rôle culturel dans la vie de la capitale argentine.

Pour en savoir plus sur cet artiste, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

Ariel Prat ce soir à Caras y Caretas [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Ariel Prat, surtout connu comme artiste de murga, se produit ce soir, au Centre culturel Caras y Caretas, du nom d'un célèbre magazine culturel, Sarmiento 2037, dans le quartier de Balvanera, à 21h.

Places à 120 et 140 $ ARG.

Le spectacle s'appelle No solo murga (pas seulement de la murga) et reprend tous les genres de la musique urbaine dans un assemblage original, propre à cet artiste très apprécié et d'une grande puissance scénique et musicale.

Le soudain virage à gauche de Macri fait couler beaucoup d'encre [Actu]

Dès les résultats de l'élection à Buenos Aires acquis, dimanche soir, Mauricio Macri a modifié son discours, en applaudissant soudain différentes mesures sociales prises par le Gouvernement national, qu'il n'a pas cessé de critiquer vertement depuis huit ans. Lui-même affirme qu'il n'a pas changé de position. Mais le fait est que les résultats de son dauphin, Horacio Rodríguez Larreta, et de son challenger, Martín Lousteau, qui a bien failli passer en tête, montrent un revirement net de l'électorat portègne et une gauche devenue capable de faire enfin taire ses divisions et de se rassembler lorsque l'exécutif est en jeu.

Le sujet est abordé dans l'article qui surmonte la photo footeuse

C'est là une surprise car jusqu'à présent, ce vote utile n'existait pas (ou si peu) à Buenos Aires et même un peu plus largement en Argentine. Or Buenos Aires et la Province homonyme rassemblent un quart de la population du pays et la Province est nettement à gauche (elle reste fidèle à Daniel Scioli, le gouverneur kirchneriste pré-candidat à la présidence de la Nation). Quant aux autres Provinces, elles sont dans leur majorité à gauche elles aussi et kirchneriste pour la plupart d'entre elles. Son élection à la Présidence s'annonce donc compromise quand les sondages continuent à montrer Daniel Scioli en tête de tous les candidats.

Macri, assis, dicte son prochain discours.
"Aerolineas doit être géré par l'Etat... Les retraites et YPF, gérés par l'Etat aussi...
Ah oui ! L'Etat devrait être géré par le privé."
(traduction Denise Anne Clavilier)

Outre ce dessin de une, signé Daniel Paz pour l'image et Rudy pour le texte, Página/12 consacre trois articles à l'analyse de ce changement de discours, aussi inattendu que le vote uni de gauche dans la capitale fédérale. Il est possible que cette nouvelle stratégie fasse un peu peur aux kirchneristes qui connaissent les capacités de séduction du toujours fringant chef du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires (je l'ai vu personnellement et il a une vraie présence, un charisme indéniable).

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur le débat politique déclenché par le repositionnement de Mauricio Macri
lire l'analyse que fait le journaliste de Página/12, Washington Uranga, de ce discours inusité dans la bouche du leader néolibéral argentin
lire l'analyse, toujours dans Página/12, d'une philosophe, Verónica Torras, doctorante en Droits de l'Homme à l'Université de Lanús (située dans la banlieue sud, en plein fief de Scioli)

Pour un point de vue qui prend de la hauteur, écouter l'interview de José Octavio Bordón, ex-Gouverneur de Mendoza et Ambassadeur honoraire d'Argentine aux Etats-Unis (sous Néstor Kirchner), dans La Nación (en vidéo intégrée). Il y fait le tour des questions politiques et géostratégiques qui font la campagne électorale en cours.
Bordón est un sociologue formé à l'université jésuite de Buenos Aires, il dirige aujourd'hui l'un des instituts de recherche et d'enseignement de la Universidad Nacional de Cuyo, à Mendoza. De 1987 à 1991, il a été Gouverneur de cette Province (1), le second après le retour à la démocratie.
De sensibilité socialiste au sein de la Coalición Cívica fondée par Elisa Carrió en 2007 et qui a cessé d'exister en 2011 (2), c'est un opposant à l'actuelle présidente mais il tient un discours mesuré et équilibré, avec des arguments en faveur d'une autre politique et non pas des insultes ou des accusations stériles, et qui sait reconnaître, c'est rare !, la valeur personnelle de ses adversaires et les réussites qu'ils ont obtenues (3). Bref, c'est un démocrate, un vrai. Et puis, un atout qui le fera aimer de mes lecteurs : il apprécie notoirement la musique de tango, un genre qui s'est bien implanté à Mendoza, à côté de la tonada locale..
En 2008, il avait accordé une interview à Página/12.
En 2013, il en a accordé une autre, audio, à Unidiversidad (la radio de l'Université de Cuyo).


(1) Il a été élu sous les couleurs du Partido Justicialista, celui-là même dont sont issus Néstor Kirchner et son épouse, Cristina.
(2) Voir mes différents articles à ce sujet en cherchant les noms dans le moteur de recherche interne située en haut à droite (en tout cas, dans la configuration Windows).
(3) En général, ces trois interviews journalières, enregistrées dans le mini-studio de télévision installée dans la rédaction de La Nación sont très intéressantes. Je n'ai pas le temps de les écouter toutes mais elles rappellent le grand journal qu'est traditionnellement La Nación, même quand les questions de l'intervieweur sont, comme c'est le cas ici, assez tendancieuses. En fait, c'est l'invité qui remet les pendules à l'heure, dans cette interview-ci.

lundi 20 juillet 2015

Hommage à Osvaldo Pugliese ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

L'affiche du concert légendaire donné au Teatro Colón, l'Opéra de Buenos Aires
le 18 décembre 1985
Il en existe un enregistrement qui est disponible sur le marché.

Ce soir, 20 juillet 2015, pour le second plenario de juillet, la Academia Nacional del Tango rendra hommage au Maestro Osvaldo Pugliese (1905-1995), grand pianiste, grand compositeur, référence culturelle et politique d'une grande majorité de la nouvelle génération du tango, ceux qui ont surgi à partir des années 1990, lorsque la démocratie a fini de s'implanter avec la première alternance paisible de l'ère constitutionnelle en 1990.

Osvaldo Pugliese est aussi l'un des tout premiers compositeurs à avoir introduit avec Julio de Caro, d'une dizaine d'années son aîné, la polyphonie dans l'univers du tango, faisant passer cette musique de l'amateurisme à la professionnalisation. Il secoua aussi l'univers de la musique populaire en fondant son orchestre en 1939 sous la forme d'une coopérative et ce fut là l'orchestre à la plus grande longévité jamais enregistrée pour une telle formation puisqu'il ne fut dissous qu'à la mort du Maestro, le 25 juillet 1995.

C'est à l'occasion de ces vingt ans de sa disparition que Beba Pugliese (Bébé Pugliese en français), la fille du maître, elle-même pianiste et compositrice, et Oscar del Priore, grand collectionneur devant l'Eternel, évoqueront cette belle figure artistique et humaine dans l'espace principal de la soirée, qui sera illustrée d'archives vidéos.

L'autre aspect du souvenir de Pugliese
sa canonisation populaire
Cliquez sur l'image pour lire le texte de l'oraison, ici en espagnol et en anglais.
Il ne s'agit pas d'une plaisanterie mais d'une véritable vénération,
non reconnue par l'Eglise cela va sans dire

Pour l'occasion, le Tango Ritual et le Tango Ferrer Eterno seront fusionnés en un seul morceau :
Chicharrita (petite cigale), texte de Horacio Ferrer, musique de Beba Pugliese (1), récité par Horacio Ferrer sur le piano de Beba Pugliese. Un portrait en musique et en vers du musicien après son décès.

En clôture de la soirée, trois des artistes plastiques qui ont participé à l'exposition de juin en hommage à Horacio Ferrer feront don de leur tableau respectif au Museo Mundial del Tango.


(1) Chicharrita fait partie des letras que j'ai traduites en 2010 dans Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions (p 63).