lundi 21 juillet 2014

Et comme tous les lundis, Mis tardes con Gardel à l'Abasto [à l'affiche]

C'est une vieille tradition qui est maintenue sous la nouvelle direction du musée : concert gratuit à 18h30, le lundi, mêlant en général chant et guitare.



Jean Jaurès 735, derrière le bâtiment du centre commercial installé dans les anciennes halles aux fruits et légumes, el Abasto.

Première rencontre internationale de tango pour les musiciens au CC para la Memoria Haroldo Conti [à l'affiche]



Grosse et belle semaine à partir de demain, mardi 22 juillet 2014, au Centro Cultural para la Memoria Haroldo Conti, l'un des espaces culturels consacrés à la démocratie et aux droits de l'homme, installés dans l'enceinte de ce qui fut sous la dictature un centre de détention et de torture, l'ex-ESMA (école supérieure de mécanique de la marine), tout au nord de Buenos Aires, dans le quartier de Palermo.

Page de garde de l'agenda
à télécharger en pdf sur le site Internet du Haroldo Conti
(Cliquez sur l'image pour une haute résolution)

C'est la première rencontre internationale de tango destinée aux musiciens, avec master classes et ateliers (pour musiciens professionnels déjà inscrits), concerts, conférences, répétitions en public, projections cinématographiques (avec un excellent choix de documentaires).

Entrée libre et gratuite.

Pour en savoir plus :
vous pouvez aussi vous connecter à sa page Facebook
lire l'article de Página/12 sur le sujet (édition de ce matin)

Programme complet
Cliquez sur l'image pour une résolution de lecture

Plenario Pichuco ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Ce soir, lundi 21 juillet 2014, à 18h30, la Academia Nacional del Tango inaugurera une exposition intitulée Troilo Imágenes de su vida, constituée par Gabriel Soria à partir des documents familiaux et des photos inédites appartenant aux archives personnelles du Maestro Horacio Ferrer.

Troilo chez lui lisant un journal sportif

Une heure plus tard, commencera la séance académique habituelle de tous les premiers et troisièmes lundis du mois, avec un hommage à Pichuco.

Tango rituel : Aníbal Troilo, de Julio De Caro, par le compositeur et son orchestre.
On passera un extrait d'un film, Esta es mi Argentina, où Aníbal Troilo joue Quejas de Bandoneón de Juan de Dios Filiberto.

La partie centrale de la soirée sera occupée par une causerie de Francisco et Juan Carlos Torné, petits-fils de Zita de Troilo, qui parleront des souvenirs qu'ils ont gardé de cet extraordinaire grand-père.

Dans l'espace artistique, on fera résonner l'instrument de Pichuco. Il sera sorti de sa vitrine et confié aux mains expertes de l'Argentin Daniel Ruggiero et du Japonais Yuki Okumura.

A cette occasion, seront faits académiciens d'honneur le chanteur Héctor de Rosas, créateur du rôle masculin de María de Buenos Aires, de Astor Piazzolla et Horacio Ferrer, et le Maestro Alfredo Cordisco, compositeur et bandonéoniste, qui fêtera bientôt ses 98 ans.

Le trio Pane Rivas Cucuza continue ses jeudis au Centro Cultural Torquato Tasso [à l'affiche]


Comme pendant la première quinzaine du mois, le chanteur Cucuza Castiello, le guitariste Hugo Rivas et le bandonéoniste Julio Pane se produisent le jeudi soir à 22h, avec des invités, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575.

Entrée 100 $ (ARG) à la caisse le jour même, 80 $ en cas de réservation à l'avance.

Guillermo Fernández et César Angeleri sont de la partie ce jeudi (ils étaient déjà là la semaine dernière).

vendredi 18 juillet 2014

Lucrecia Merico présente son nouveau disque demain [à l'affiche]


Demain, samedi 19 juillet 2014, la chanteuse canyengue Lucrecia Merico présentera son nouveau disque, Por eso (Parce que), à la Botica del Angel, Luis Sáenz Peña 541, à 21h.

Entrée : 50 $ (ARG)

Ce nouveau disque rassemble un répertoire de Eladia Blásquez, Chico Novaro, Carlos Gardel, Atahualpa Yupanqui (ça, ce n'est pas du tango), les frères Homero et Virgilio Expósito, José Canet, etc... Soledad est interprété en duo avec María de los Angeles Ledesma. Un choix classique et pourtant ces morceaux ne sont pas parmi les plus courus dans les albums des artistes d'aujourd'hui.

A découvrir demain soir au cœur du quartier historique de Monserrat, à quelques cuadras de Plaza de Mayo.

Vingt ans après l'attentat de l'AMIA [Actu]


Cet attentat, qui s'est produit il y a vingt ans dans le quartier de l'Abasto à Buenos Aires, dans la rue Pasteur, avait fait 85 morts et 300 blessés, en majorité parmi les sociétaires de la grande mutuelle juive qui tient en Argentine un rôle entre le Consistoire et l'association des institutions juives en France. L'AMIA exerce un rôle décisif dans l'organisation confessionnelle de la communauté juive en Argentine.

Les enquêtes n'ont jamais pu aboutir à la tenue du moindre procès. Pour le moment, deux pistes se dégagent qui impliquent des commanditaires en Syrie et d'autres en Iran, à moins qu'elles ne se rejoignent. Tous les ans depuis l'attentat, l'Argentine fait une minute de silence pour se souvenir des victimes.

Le Pape François a envoyé un message vidéo aux familles des victimes et aux survivants pour leur témoigner sa solidarité.



Página/12 et La Nación consacrent tout un dossier à cet anniversaire, que l'attentat ukrainien contre l'avion civil néerlando-malaisien a tout à fait écrasé dans La Prensa. J'ignore ce qu'il en est de Clarín, son site n'était pas accessible au moment où j'ai rédigé cette entrée.

La Prensa choisit de commenter du rififi supposé à l'Elysée !
Est-ce vraiment le jour pour cela ?

A Tokyo aussi, bien sûr ! [Troesmas]


Les festivités du Centenario Aníbal Troilo se poursuivent un peu partout en Argentine et dans le monde ce soir et demain.



Ce soir, ce sera à Tokyo, avec l'association Tango Real (concert et milonga) (1), et à Manizales, en Colombie, où la fête se poursuivra demain.
Le Japon est depuis près de cent ans un pays où le tango remporte un succès fou et inspire de nombreux artistes, notamment des musiciens. Le genre est arrivé sur l'archipel à la fin des Années Folles lorsqu'un aristocrate richissime, le baron Megata (2), est rentré de Paris avec des disques à foison dans ses malles et une grande envie de faire partager sa découverte à la bonne société impériale. Depuis, la vogue du tango ne s'est jamais démentie. Mais c'est un tango qui copie ce qui se passe en Argentine, en aucun cas un tango original comme c'est le cas en Finlande par exemple.




En Argentine, les choses se passent dans la Province de Buenos Aires à Mar del Plata ce soir et à Almirante Brown, demain, avec l'orchestre municipal de tango. Primauté à la musique dans les deux cas, avec ici et là des démonstrations de danse, sans plus.




(1) Lien vers la traduction automatique en français.
(2) Luis Alposta et Edmundo Rivero lui ont consacré un tango, présenté dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié il y a quatre ans aux Editions du Jasmin. Ils l'ont d'ailleurs connu.

mercredi 16 juillet 2014

Barrio de Tango part "en vacances" [ici]

Vous le savez désormais, en tout cas si vous êtes un lecteur assidu depuis plus de douze mois : deux fois par an, pendant les deux étés, l'austral et le septentrional, je ralentis le rythme de ce blog sur l'actualité culturelle à Buenos Aires et un peu au-delà en Argentine (avec quelques excursions de temps à autre en Uruguay).

Cette année, la Coupe du Monde de football et le Centenaire Aníbal Troilo ont retardé l'entrée en hibernation inversée de ces pages mais mon prochain livre ne perd rien pour attendre : il est déjà rédigé presque à moitié (en ce qui concerne le premier jet, en tout cas). Ce qui reste de juillet et une partie d'août seront consacrés à la suite du travail pour une parution courant 2015 aux Editions du Jasmin.

Cet article ne sera complet qu'avec un petit clin d'œil de Miguel Rep qui, après une longue pause footeuse, a repris ce matin ses vignettes sur les livres, plus que jamais habités de préoccupations existentielles. Cela tombe bien, c'est la saison où nous lisons beaucoup à la plage !

Cliquez sur l'image pour en lire les textes

Questions de livres :
- Pourquoi les briques, on les couche
alors que nous, nous devons rester debout ?
-v Nous les livres, on mourra aussi debout ?
- Pourquoi n'y a-t-il jamais de chaises pour les livres ?
- Nous les livres, n'avons-nous pas le droit de nous asseoir pour lire ?
-v Nous les livres, est-ce que nous soutenons les uns les autres ?
- Installer un Borges à côté d'un Coelho,
ça ne mériterait d'aller en taule, croyez pas ?
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Hommage à Pichuco au Teatro Cervantes [à l'affiche]

C'est la seconde partie de l'hommage organisé par le Ministère de la Culture au niveau national pour le centenaire de la naissance de Aníbal Troilo (11 juillet 1914-18 mai 1975) : ce soir, mercredi 16 juillet 2014, la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, sous la direction de Atilio Stampone et Oscar de Elía, se produira sur la scène du Teatro Nacional Cervantes dans le quartier de Retiro. Le concert est gratuit.



Parmi les artistes invités, les chanteurs Omar Mollo (qu'on retrouvera ce week-end à La Falda), et Julia Zenko, les bandonéonistes Raúl Garello, Ernesto Baffa et Walter Ríos, le pianiste José Colángelo et les danseurs Eduardo et Gloria Arquimbau, deux grands représentants du tango salón, celui dansé par tout le monde au bal (milonga).

Le poète Horacio Ferrer participera lui aussi à la soirée avec la récitation de l'un ou l'autre des poèmes qu'il a consacrés à Pichuco (1) et parlera de ce qu'il a apporté dans la musique populaire argentine.

La soirée sera présentée par Gabriel Soria, son second à la tête de la Academia Nacional del Tango.

Les entrées, s'il en reste, sont à retirer au guichet du théâtre.

Pour en savoir plus sur les manifestations organisées dans le cadre de ce centenaire par le Ministère, à Buenos Aires et à Córdoba, visitez le site Internet (en espagnol).



(1) Vous trouverez des versions bilingues, avec traduction en français, des deux textes majeurs dans ce domaine, El Gordo Triste et La Jaula Mágica, dans mes ouvrages, Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et Deux cents ans après (Tarabuste Editions). Pour en savoir plus, cliquez sur l'image des couvertures dans la Colonne de droite.

Festival de La Falda ce week-end [à l'affiche]


Ce week-end, du 18 au 20 juillet 2014, comme tous les ans à la même époque, la ville de La Falda déploie son festival à l'ombre des sierras pampaneas de la Province de Córdoba.

A l'affiche de ces trois jours de gala nocturne, des artistes de dimension nationale et même internationale pour certains comme les chanteurs Amelita Baltar, Ariel Ardit, Raúl Lavié, María José Demare, José Angel Trelles, Adriana Valera et même Omar Mollo (un récent transfuge du rock), les musiciens Julián Hermida, Osvaldo Piro, Lito Vitale, Esteban Morgado et Juan Carlos Baglieto (tous deux à la fois guitaristes et chanteurs).

Cliquez sur les images pour lire les textes

Plusieurs compagnies de danse sont également invités, ainsi que l'orchestre corbobais de musique urbaine (traduisez tango, jazz et rock, par opposition au folclore qui appartient en propre aux zones rurales du pays).

Pour en savoir plus sur le plus ancien de ces festivals d'hiver, visitez son site Internet.

Nouvelle exposition ce soir au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Le Museo Casa Carlos Gardel inaugure en fin de journée, ce 16 juillet 2014, une nouvelle exposition à base de disques, de coupures de journaux, de partitions et de photos sur le thème des liens entre tango, politique et question sociale, une thématique que j'ai approfondie dans mes deux anthologies bilingues, parues en France (1). D'après le musée lui-même, l'exposition s'est appuyée sur le travail du critique et militant argentin Ricardo Horvath, qui a publié sur le sujet une recension des tangos censurés intitulée Esos malditos tangos (Editorial Biblos) (2).

L'exposition durera jusqu'au 15 septembre prochain (chouette ! Je pourrai la voir!), tous les jours, sauf le mardi (jour de fermeture).

Entrée libre et gratuite à l'inauguration ce soir.



(1) Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, Editions du Jasmin, mai 2010, 384 pages (24,90 €, avec un disque cadeau) et Deux cents ans après, le Bicentenaire de l'Argentine à travers le répertoire littéraire du tango, Tarabuste Editions, décembre 2010, 140 pages (20 €). A commander chez les éditeurs (voir lien en Colonne de droite) ou chez n'importe quel libraire connaissant et aimant son métier.
(2) La couverture reproduit un tableau de mon ami Chilo Tulissi qui représente Carlos Gardel, en jean, comme un jeune des années 1990, posant devant une plaque fileteada en l'honneur du rockeur argentin Charly García.

Pichuco en Galice [ici]

Cliquez sur l'affiche pour lire le texte

A l'occasion du centenaire de la naissance du grand musicien argentin, la ville galicienne de Lugo fêtera Pichuco pendant quatre jours de festival avec musique et surtout danse, du jeudi 17 au dimanche 20 juillet 2014.

La haute saison pour cette belle et savoureuse région d'Espagne qui fêtera le 25 juillet son saint patron, l'apôtre saint Jacques, dont les reliques reposeraient dans la cathédrale de la capitale régionale, Compostelle.

Beau concert en perspective au Almagro Tango Club [à l'affiche]


D'un côté le duo Enrich (bandonéon) et Reinaudo (guitare), de l'autre le quintette La Grela, ce samedi soir, 19 juillet 2014, à 21h30, Medrano 688 dans le quartier Almagro...

Un prix très raisonnable pour tant d'artistes : 70 $ (ARG) de droit au spectacle.

Prévoir les consommations en plus.

Pour en savoir plus sur les artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus pour accéder à l'ensemble des articles déjà parus à leur sujet dans ce blog.

mardi 15 juillet 2014

Pour conjuguer foot et cuisine : Cocineros Argentinos ou le Mundial dans l'assiette [Jactance & Pinta]


L'émission culinaire de la TV Pública, Cocineros Argentinos, s'est mise pendant un mois à l'heure du Mundial et les cuisiniers ont profité des différentes rencontres pour faire connaître aux téléspectateurs argentins quelques plats d'Amérique latine : Brésil, Uruguay, Chili et Mexique. Ils ont ajouté une petite pointe d'Espagne, avec la paella, mais il faut avouer que la piètre prestation de la Roja péninsulaire ne permettait pas d'attendre plus...

Pour le reste de l'Europe, les cuisines bosniaque et anglaise ont trouvé grâce aux yeux de notre brigade télévisuelle (réduite à deux envoyés spéciaux) qui avait, pour l'occasion, troqué le tablier et la toque pour le maillot albiceleste traditionnel (le maillot rayé ciel et blanc à la verticale, que les joueurs argentins ont remplacé dimanche soir par un maillot bleu azur qui les faisaient ressembler à des footballeurs français, on se demande pourquoi d'ailleurs vu qu'il n'y avait guère de risque de les confondre avec le maillot tricolore des Allemands). Nous autres francophones, les Suisses, les Français et les Belges, aucune de nos spécialités n'a retenu l'intérêt de Juan et Juanito (1) (consolons-nous : ils ne suivaient pas la coupe du monde de la gastronomie!)

"En direct de Rio de Janeiro :
Fêtons le triomphe de l'Argentine avec quelques tapiocas de derrière les fagots !"
Comme quoi, La Fontaine avait raison :
"il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué." (2)

Blagues à part, les douze vidéos sont à voir et à écouter en argentin dans le texte.
Attention : les émissions sont raisonnablement longues (d'un quart d'heure à trente-cinq minutes, sauf le reportage n° 3 bis, qui ne dure que 3 minutes) et, contrairement à la coutume sur le site Web, elles ne sont accompagnées d'aucun complément écrit.


(1) Peut-être parce qu'ils n'ont rencontré aucun francophone sachant cuisiner sur place à Rio de Janeiro, où ils avaient installé leur bivouac.
(2) A ce propos-là, vous pouvez aller visiter le blog de Miguel Rep (www.miguelrep.blogspot.com.ar) : sa vignette finale sur le dernier match est fair-play.

lundi 14 juillet 2014

Ce soir, concert pour Pichuco au Teatro Colón [à l'affiche]


Ce soir, les fêtes du Centenaire Aníbal Troilo se prolongent de façon fastueuse : la Fondación Banco Ciudad organise ce 14 juillet 2014, à 20h30, un concert au Teatro Colón, l'Opéra de Buenos Aires, avec l'Orchestre de Tango de la Ville de Buenos Aires dirigé par Raúl Garello, Néstor Marconi et Juan Carlos Cuacci, le bandonéoniste Ernesto Baffa et le pianiste José Colangelo, qui ont tous deux travaillé avec Pichuco, tout comme Raúl Garello. Sont également invités les chanteurs María Graña et Raúl Lavié.

Les billets étaient distribués gratuitement à la Casa de Cultura de la Ville autonome de Buenos Aires vendredi dernier, à raison de deux entrées par personne.

Fête au goût amer, comme d'habitude dans ces circonstances [Actu]


La défaite hier de l'équipe argentine n'a pas empêché que les joueurs et tout le personnel technique soient reçus ce matin avec tous les honneurs à l'aéroport, ce qui sera suivi d'une réception officielle par la Présidente, à la Casa Rosada ou à Los Olivos, sa résidence au nord-ouest de Buenos Aires.


Et pourtant, le match a été suivi dans la nuit par toutes sortes de rixes et de vandalismes dans le secteur de l'Obélisque, comme toujours dans ce genre d'événement où il faut systématiquement que la police emploie les grands moyens contre de petits groupes d'excités qui ne savent pas s'exprimer autrement que par la violence. On a relevé soixante-dix blessés qui ont été répartis dans différents hôpitaux. Les mêmes désordres se sont produits dans d'autres villes du pays, à une échelle moindre toutefois.


On a appris aujourd'hui que le Pape François n'avait pas regardé la rencontre et n'a suivi aucun des matchs de cette coupe, pour se tenir à la stricte neutralité promise à Dilma Roussef.

Les Amis de la Academia Nacional del Tango ont rendez-vous ce soir avec Pichuco [à l'affiche]


Dans le cadre du mois consacré à Aníbal Troilo, ce soir, lundi 14 juillet 2014, à 19h30, la Academia Nacional del Tango offre au cercle de ses Amis une soirée spéciale autour de Pichuco, avec Gabriel Soria et ses montages cinématographiques, Francisco Torné, les pianistes José Colangelo et Pepe Motta, et d'autres artistes pour une soirée conférence et musique, selon le programme ci-dessus.

Le 18 juillet, à 18h, la Academia proposera à l'ensemble du public le documentaire Los Guardianes del Angel de Adrián Lorenzo et Juan Pablo Martínez (2003), qui a déjà été présenté jeudi dernier au Museo Casa Carlos Gardel. Entrée libre et gratuite, comme pour toutes les projections des jeudis de ce mois de juillet festif.

Avenida de Mayo 833, 1er étage.

samedi 12 juillet 2014

Commentaires spéculatifs de Rep pour demain soir [Actu]


L'Allemagne a sorti, entre autres,
le Portugal, la France et le Brésil.
A deux reprises, elle a écrasé l'adversaire
mais elle a fait match nul contre le Ghana.

L'Argentine a sorti, entre autres,
la Belgique et la Hollande.
Elle n'a jamais écrasé l'adversaire
mais contre la Hollande,
elle n'est parvenue qu'à faire match nul.

L'Allemagne a marqué deux fois plus de buts que l'Argentine.
L'Argentine est [le pays] qui a encaissé le moins de buts
Les supporters du Brésil -c'est incroyable- soutiennent l'Allemagne (syndrome de Stockholm).
L'Allemagne est une puissance mondiale qui conduit les finances de l'Occident.
L'Argentine se débat contre les Hedge Funds.

Mais l'Argentine a Messi !

(Traduction Denise Anne Clavilier)


Les deux images sont tirées du blog du caricaturiste et peintre

Séance finale de la demi-finale
En haut, le "Topo" à ailes d'ange est un jeune journaliste argentin, envoyé spécial au Brésil pour suivre la Coupe,
et qui a trouvé la mort aux petites heures de l'aube, le 10 juillet, à la suite d'un accident de voiture.
Des suporters brésiliens déçus, et probablement éméchés, dont la voiture folle a croisé la sienne alors qu'il rentrait se reposer, le travail fait, à son hôtel.

A cent ans et un jour [Troesmas]


C'était donc hier le centième anniversaire de la naissance de Aníbal Troilo et une belle surprise attendait les banlieusards qui fréquentent la gare de Constitución, dans le centre de Buenos Aires : la somptueuse et grande salle des Pas Perdus s'était animée au souvenir du grand musicien, avec des artistes de talent, en particulier le chanteur et compositeur Guillermo Fernández et une compagnie de danse contemporaine, dont les danseurs s'étaient mêlés à la foule des usagers, jusqu'à l'heure de révéler leur art...

D'un autre côté, le nouveau Directeur de l'Art au Ministère national de la Culture animait une table ronde, dans le cadre du congrès de l'IUNA, qui se tenait toute cette semaine et dont j'ai déjà parlé à l'occasion de ce centenaire.

Dans ce célèbre grand hall de la gare
Photo Leandro Teyssiere pour Página/12

Página/12, surtout, et Clarín, dans une moindre mesure, se font l'écho ce matin de cette journée particulière.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur la table-ronde à laquelle participaient Raúl Garello, José Colangelo et Atilio Stampone
lire l'article de Página/12, qui rapporte quelques déclarations (de circonstance) de différents artistes et ça commence mal : un vers de Horacio Ferrer (extrait de El Gorde triste) (1) mis, sans autre forme de procès, dans la bouche de Franco Luciani
lire l'article de Página/12 sur l'événement de la ligne Roca, à Constitución
lire l'article de Clarín sur le même sujet.



(1) Ce genre d'erreur d'attribution ou plus exactement d'oubli de la source (toujours lorsqu'il s'agit de Horacio Ferrer) a le don de m'agacer prodigieusement, parce que ces mêmes personnes, qui s'attribuent ainsi sans vergogne ses plus belles trouvailles poétiques, se répandent par ailleurs en sarcasmes et en propos malveillants sur lui, sa personnalité, sa façon de vivre (comme si cela regardait quelqu'un d'autre que lui !) et même sur le travail considérable qu'il abat à la tête de la Academia Nacional del Tango. Cela me fait sortir de mes gonds. El Gordo triste figure à la page 302 de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.

Demain, ce sera l'Argentine – c'est, en tout cas, le vœu de Neymar [Actu]

La une du 10 juillet dernier

Le joueur le plus méchamment blessé contre la Colombie la semaine dernière et néanmoins impérialement clément, véritable Titus du XXIème siècle, vous aviez reconnu le Brésilien Neymar, l'a annoncé avant-hier : à l'inverse de tant de ses compatriotes à Rio, il soutient l'équipe argentine dans la finale de la Coupe du monde. Ce soir, il apporte son soutien à ses camarades dans la petite finale contre les Pays-Bas (Clarín).

La une du 10 juillet 2014
Le titre paraphrase une partie de l'hymne national

Entre les deux finalistes, le Pape François restera neutre, comme il l'avait promis il y a plusieurs mois à Dilma Roussef, et il réfléchit actuellement à organiser un match pour la Paix à Rome, à l'initiative d'un joueur argentin devenu entraîneur d'un club italien (Radio Vatican, en français). Et pendant ce temps, Clarín rêverait d'une finale regardée en commun par les deux papes ensemble, l'un argentin l'autre allemand. On sait ce qu'il en sera demain soir : Benoît se contrefiche comme d'une guigne du ballon rond, Manschaft ou pas Manschaft, et François a fait savoir qu'il n'était même pas sûr de regarder le match jusqu'au bout, décalage horaire et agenda de travail obligent, même pendant l'été.


Le une du 10 juillet
Il faut oser l'expression après un match aussi terne !

Et depuis Buenos Aires, la musique du prestigieux Régiment des Grenadiers à Cheval (cette fois à pied) soutient en fanfare, la célèbre Fanfarria Alto Perú, les Albicelestes, tout là-bas, dans le pays voisin, du côté de Rio... (Clarín avec vidéo intégrée de la fanfare interprétant en marchant une rengaine de stade moquant la supposée arrogance brésilienne).

La une du 10 juillet.
C'est encore La Prensa qui choisit le titre le plus adapté à la réalité du match

vendredi 11 juillet 2014

Pichuco para siempre [Troesmas]


Pichuco interprétant Mi noche triste, dans le film homonyme

L'Argentine célèbre aujourd'hui les cent ans de Aníbal Troilo, dit El Gordo, dit Pichuco, né dans le quartier de l'Abasto, le 11 juillet 1914,
dans une Argentine très loin des bruits de botte qui montaient par chez nous.

Carlos Gardel avait 23 ans, il était Français et il était mobilisable, bien que vivant en Argentine, il ne s'était encore jamais présenté sous les drapeaux.


Le règne des payadores était sur sa fin. Le suffrage universel masculin venait d'être instauré pour les citoyens nés argentins. La Generación del Ochenta allait bientôt laisser la place au premier gouvernement de gauche démocratiquement élu.

Pichuco, encore et toujours au cinéma...
Muñeca brava, chanté par Alberto Castillo, dont certains disent qu'il fut son chanteur préféré.

Ci-dessus, une caricature de Pichuco, avec l'un de ses plus grands chanteurs, El Polaco Goyeneche, œuvre du peintre Hermenildo Sábat, qui exerce ses talents dans la rédaction de Clarín et voit son travail sur Troilo exposé actuellement à la Usina del Arte, dans le quartier de la Boca,  jusqu'à la fin de cette semaine.

Au Museo Casa Carlos Gardel : Pichuco bis [à l'affiche]


Après Tango, pasión de celuloide, hier soir, jeudi, voici, lundi prochain, 14 juillet 2014, un Mis tardes con Gardel consacré à Troilo, l'un des grands du tango-canción, bien qu'aucun de ses tangos ait jamais été interprété par l'auguste figure tutélaire des lieux... Mais il est impossible pour une institution du tango de passer à côté d'un tel événement...

Ce sera un concert gratuit, comme tous les lundis en début de soirée, au Museo Casa Carlos Gardel, Jean Jaures 735, quartier dit de l'Abasto.