mercredi 16 avril 2014

Tensión Tango ce soir au CCC [à l'affiche]


Ce soir, mercredi 16 avril 2014, à 20h30, le nouveau groupe Tensión Tango, qui s'est formée en 2012, se produira sur la scène de la petite salle Osvaldo Pugliese, au CCC Floreal Gorini, dans le cadre du Tango de Miércoles, Corrientes 1543.

Au programme, des œuvres du répertoire dans les arrangements du groupe et de la musique originale mêlant le rock progressif des années 70 et la longue tradition du tango argentin.

Le groupe se compose de Mauro Turone, violoncelle, Esteban Rajmilchuk, piano, Joaquín Isla, bandonéon, Valeria Velázquez, violon, Cristián Cor, contrebasse et Ramiro de Marino, guitare.

Entrée : 50 $ (ARG)

Une exposition sur l'histoire de l'art signée Miguel Rep au MNBA [à l'affiche]

L'affiche de l'exposition.
Dans la bulle : "j'ai été contaminé par un Lichtenstein"
Le peintre et humoriste Miguel Rep, que mes lecteurs connaissent pour les vignettes très drôles dont il gratifie tous les jours les lecteurs de Página/12, a composé une exposition livrant sa vision de l'histoire de l'art aux visiteurs du très beau Museo Nacional de Bellas Artes, à Recoleta.



Bien entendu, à l'image de la photo choisie pour faire la couverture des pages culturelles de Página/12 (ci-dessus), le regard adopté est délibérément sarcastique, moqueur et iconoclaste. Faces de carême, s'abstenir et tenants du didactisme pédant et ampoulé aussi.... Parfois, Rep y va si peu avec le dos de la cuillère qu'on pourrait le taxer de mauvais goût comme c'est le cas pour cette explication abracadabrante au Cri de Munch (la réaction du quidam de la rue devant un exhibitionniste en plein action)...

L'exposition, inaugurée hier et qui se tient jusqu'au 15 juin, se double d'un livre, que Rep avait déjà présenté à Tecnopolis et qu'il présentera à nouveau ce soir, au musée des beaux-arts, avenida del Libertador 1473.

La vignette choisie par la Secretaría de Cultura

L'événement donne ce matin à Página/12 l'occasion de publier une longue interview de son artiste fétiche, où celui-ci s'explique sur sa démarche artistique. Verbatim succinct :

–Y quien aún no leyó su libro, ¿qué encontrará en él?
–Básicamente es la historia del arte con humor. Cuando comencé, quería hacer los momentos de la historia del arte que más me interesaban, que cuando lo empecé a hacer era anárquico. Hacía una de Velázquez y después una de Picasso, otra de las cavernas, algo de Giotto...
–Seguía el camino de sus reflexiones.
–Sí, exactamente. O lo que mi ojo me dictaba: “Quiero dibujar esto”. Y cuando tuve que hacer el libro, hace diez años, decidimos ordenarlo en línea de tiempo. Ahora se meten los dibujos nuevos. A mí en estos diez años me pasó de todo en el mundo del arte.
–¿Qué cambió en este tiempo?
Cuando hice eso era para meterme en ese mundo, que siempre a los de este género nos fue adverso. Siempre íbamos como acomplejados. Sin embargo, inmediatamente presenté el libro con los originales en el Malba y empecé a meterme en el mundillo y a desmitificarlo y dessolemnizarlo. Yo creo que hay que dessolemnizar una historia que está muy solemnizada, que es la del arte, las artes mayores, y toda esa pelotudez.
Miguel Rep, in Página/12

- Celui qui n'a pas encore lu votre livre, qu'y trouverait-il ?
- Essentiellement, l'histoire de l'art avec de l'humour. Quand j'ai commencé, je voulais marquer les moments de l'histoire de l'art qui m'intéressaient le plus et au début, c'était anarchique. Il y avait une œuvre de Velázquez et puis une de Picasso, une autre de l'âge des cavernes et quelque chose de Giotto...
- Vous suiviez le cheminement de vos réflexions.
- Oui, tout à fait. Ou ce que mon œil me disait : Je veux dessine ça. Et quand il a fallu faire le livre, il y a dix ans, nous avons décidé d'organiser tout ça par ordre chronologique. Maintenant les dessins nouveaux viennent s'y ajouter. Au cours de ces dix ans, il m'est arrivé toute sorte de choses dans le monde de l'art.
- Qu'est-ce qui a changé pendant ce temps ?
- Quand j'ai travaillé sur ce projet, c'était pour entrer dans cet univers [académique], qui nous a toujours été hostile, à nous, les artistes du genre [les dessinateurs d'humour, les dessinateurs de bd, etc]. Nous étions toujours un peu complexés. Pourtant, j'ai tout de suite présenté le livre et ses planches originales au MALBA (1) et j'ai commencé à faire mes premiers pas dans ce cercle fermé (2) et à le démythifier et à la "désolenniser". Je crois qu'il faut désolenniser une histoire qui est très solennisée, celle de l'art, des arts majeurs et toutes ces couillonnades... (3)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Une des vignettes de l'exposition.
A comparer avec l'œuvre originale, intitulée Sin pan y sin trabajo,
le chef d'œuvre du peintre argentin Ernesto de la Cárcova
(voir à ce propos mon article du 7 mai 2013 sur l'exposition de la Casa del Bicentenario)

Pour lire la suite, reportez-vous à l'article de Página/12
Lire aussi la dépêche de Telam sur l'exposition
ainsi que le communiqué de la Secretaria de Cultura, ministère de tutelle du MNBA.


(1) Prestigieux musée d'art moderne à Buenos Aires, dans le quartier de Palermo.
(2) Miguel Rep enseigne maintenant et travaille beaucoup dans ce domaine, notamment grâce à la télévision publique.
(3) En Argentine, les classes dominantes se sont approprié depuis très longtemps des arts dits majeurs, tout ce qu'on peut classer sous les étiquettes grande littérature, grande peinture, arts contemporains, musique classique, opéra, etc. Et il y a très peu de tentatives pour mettre ces œuvres à la porté de l'homme de la rue. C'est vrai aussi en Europe mais en Amérique du Sud, c'est encore plus prononcé. Il n'y a qu'à se rendre au Malba pour se rendre compte que cette ségrégation sociale est inscrite dans l'architecture même du bâtiment. Alors bien entendu, un militant de gauche comme Rep ne peut être que vent debout devant cette réalité politico-culturelle de son pays. Ces positions sont à comparer avec celles de l'historien Felipe Pigna, qui appartient au même courant idéologique et politique (voir mon article du 22 juillet 2012 à cet effet).

Jacqueline Sigaut et José Ogivieki rendent leur hommage à Pichuco [à l'affiche]


Jeudi 17 avril 2014, à 21h, la chanteuse Jacqueline Sigaut s'associe une nouvelle fois au pianiste José Ogivieki dans le cadre des festivités du Centenario Troilo, à Dain Usina Cultural, esquina Nicaragua y Thames, à Palermo, un récital chant et piano intitulé Romance de Barrio.

Entrée : 100 $

Jacqueline a consacré son dernier disque au répertoire de Aníbal Troilo, Desde el recuerdo te vuelvo a ver.

Pour suivre cette année d'hommage au compositeur et bandonéoniste, cliquez sur le mot-clé Cent Troilo dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus pour faire remonter tous les articles qui s'y rapportent dans Barrio de Tango. Vous pouvez faire de même pour suivre les artistes.

Jorge Retamoza Cuarteto à Notorious [à l'affiche]

Le saxophoniste et compositeur argentin Jorge Retamoza rend hommage demain soir, jeudi 17 avril 2014, à 21h30 à Astor Piazzolla, qui en son temps avait enregistré un album, intitulé Reunión Cumbre (réunion au sommet), avec le saxophoniste nord-américain Gerry Mulligan, il y a quarante ans, un des très rares disques où Piazzolla ait joué avec un autre compositeur.

Jorge Retamoza et ses musiciens, Matías Rubino (bandonéon), Gastón Harisquiry (piano), Roberto Seitz (contrebasse) marqueront donc l'anniversaire de cette rencontre artistique, dans cette salle de l'avenue Callao, avec pour invités le guitariste Pablo Martínez et le batteur Daniel Míguez, pour une soirée baptisée Reunión Cumbre – 40 años después.

Entrée : 100 $ (ARG)

Pour en savoir plus sur l'artiste, visitez son site Internet (on peut écouter plusieurs plages de ses différents disques mais l'agenda n'est pas à jour).



Et tous les vendredis, la même salle accueille Amelita Baltar, l'égérie de Piazzolla entre toutes les artistes de tango que la terre ait portées.

mardi 15 avril 2014

Les éditeurs universitaires regroupent leurs forces à Buenos Aires [Disques & Livres]

La délégation universitaire pendant l'inauguration en décembre 2013
Source : REUN
Les quarante-cinq maisons d'édition universitaires argentines ont ouvert en décembre dernier une vaste librairie à Buenos Aires, esquina Lavalle y Montevideo, avec salle d'exposition et auditorium, afin d'accéder directement au grand public. Il est prévu que cet établissement se dote aussi d'un bar, comme c'est déjà le cas dans plusieurs établissement de la même famille, comme El Gran Splendid ou El Ateneo de la rue Florida.

Cette nouvelle librairie, la LUA, tiendra son propre stand d'ici quelques jours à la 40ème Feria del Libro. Ce stand n° 1506 occupera 96 m² dans le pavillon jaune du vaste domaine de la Rural, qui se situe en bordure de Plaza Italia, à Palermo, du 24 décembre au 6 mai prochain. Le stand comprendra un espace pour les conférences, tables-rondes et autres présentations.

La LUA est le fruit des efforts conjugués du Conseil Inter-universitaire National (CIN) et du Réseau National d'Editeurs Universitaires (REUN).

Feria del Libro

Selon la chambre argentine du Livre, l'édition universitaire fournit 6% du marché du livre national avec quelque 1200 titres par an. En revanche, le fossé entre la recherche dans son ensemble et le grand public est abyssal dans le pays et ce dans toutes les disciplines, que ce soit en sciences humaines ou en sciences exactes, d'où cet effort pour diffuser et vulgariser le savoir de qualité. Ces éditeurs souffrent en effet du manque d'intérêt ou d'audace de trop nombreux libraires qui se détournent de leurs publications et d'ailleurs, l'offre de très nombreuses librairies s'en ressent. Rares sont les établissements qui proposent un véritable choix de qualité en ouvrages argentins, mis à part tout ce qui relève de la littérature ou des arts. Parmi ces établissements exigeants, il faut citer la Librería Avila, dans la rue Bolívar, face à l'église San Ignacio, les librairies de la chaîne El Ateneo et les marchands de livres anciens, comme El Rufían Meláncolico, là encore dans la rue Bolívar mais cinq cuadras plus au sud, ou El Túnel, à quelques pas du Gran Café Tortoni, sur Avenida de Mayo.

Pour en savoir plus :
lire l'annonce du CIN sur la LUA à la Feria del Libro
lire l'article sur l'inauguration de la LUA sur le site d'EDUVIM, l'une des maisons d'éditions partie prenante

lire l'article sur cette même inauguration, avec reportage audio, sur le blog du REUN.

lundi 14 avril 2014

Un Mis tardes con Gardel un peu spécial ce soir [à l'affiche]


Ce soir, lundi 14 avril 2014, le concert traditionnel du lundi au Museo Casa Carlos Gardel prend une forme inhabituelle avec une allégorie musicale dramatisée mais le principe reste le même : le spectacle commence à 18h30, dans le patio du musée, Jean Jaurés 735, et l'entrée est libre et gratuite.

Mundial de Tango de Buenos Aires : un concours sans sélection préalable [Danse]

Le prestige du Mundial de Tango commence à faire des ravages jusque par chez nous. Attention : il s'agit d'un championnat où les inscriptions sont entièrement libres jusqu'au début des épreuves.

Malgré ce que laisseraient entendre certaines formulations marketing de type "préliminaire officiel", il s'agit d'une compétition sans aucune sélection préalable, en tout cas pour le moment. En revanche, il existe un peu partout en Argentine et dans les pays voisins et maintenant jusqu'en Europe des concours locaux, organisés par des instances diverses, officielles ou non (collectivité locale, association, écoles...), qui proposent aux vainqueurs et à eux seulement de prendre en charge tout ou partie de leur séjour sur place et, si les instances en question ont pu le négocier avec le ministère de la culture portègne, producteur de la manifestation mondiale, d'entrer en compétition à une étape privilégiée des épreuves finales, ce qui ne valide en aucun cas le niveau des participants puisque l'ensemble de la manifestation reste dépourvue de standards obligatoires - et j'espère que cela le restera longtemps et que le tango argentin ne finira pas par se scléroser dans la standardisation comme le patinage artistique ou les autres danses de couples.

Ainsi donc, indépendamment de toutes ces compétitions locales, tous les danseurs, quel que soit leur niveau et leur pays d'origine, restent libres de s'inscrire aux épreuves et dans les catégories qui leur chantent. Encore faut-il pour le faire être à temps sur place et s'être par conséquent déjà procuré son billet d'avion (à moins d'avoir les moyens de le payer à un tarif très élevé) et se préoccuper de son hébergement à Buenos Aires ou en proche banlieue pendant la durée des épreuves.


Le Mundial de Tango a lieu traditionnellement pendant la dernière semaine du mois d'août.

dimanche 13 avril 2014

Fête médiévale à Barracas [à l'affiche]

La Ville Autonome de Buenos Aires propose ce week-end une fête médiévale gratuite au centre d'exposition de Mataderos, samedi et dimanche, de midi à 20h. J'avais compté vous présenter l'information hier mais le décès de Alfredo Alcón et ma règle de ne pas parler d'autre chose que du disparu quand survient une telle perte m'ont fait reporter à aujourd'hui cet article.

La manifestation doit avoir un sacré cachet parce que, pour les Américains, qu'ils habitent le nord ou le sud et quelle que soit leur langue, anglais, français, espagnol ou portugais, rien n'est plus exotique que cette époque improbable qu'est le Moyen-Age...



On trouvera de tout l'Espacio Cultural del Sur : le musicien ambulant, le débarquement des Vikings, des tournois (avec une version initiatique pour les minots), du cirque, du tir à l'arc et de l'escrime, de la cuisine et du travail à la forge, des costumes, de la musique grégorienne, j'en passe et des meilleures, dont de la photographie médiévale (faut le faire, non ?). Il y aura une foire artisanale médiévale et une taberne, des jongleurs et des conteurs, bref tout pour vous refaire les Visiteurs version Buenos Aires...

Le tout dans le joli décor de Espacio Cultural del Sur, avenida Caseros 1750... Allez y faire un tour !


Pour savourer la tentative de médiévaliser l'argentin dans le texte, rendez-vous sur la présentation de l'événement sur l'agenda culturel de la Ville.

samedi 12 avril 2014

Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu]

C'est une immense figure de l'art dramatique argentin qui vient de disparaître à l'âge de quatre-vingt quatre ans. Alfredo Alcón aura brillé dans toutes les disciplines de son art, sur la scène, au grand écran et à la télévision. Ce matin, l'Argentine ressemble un peu à la France quand elle fit ses adieux à Jean-Louis Barrault...

Au cours de sa longue carrière, il aura travaillé avec la crème des artistes argentins. Il aura incarné tous les grands personnages du répertoire classique depuis Shakespeare jusqu'à Samuel Beckett en passant par Eugène O'Neil, Federico García Lorca et Alfred de Musset.

El Santo de la Espada, film complet (1970)

Au cinéma, il a incarné certains des plus grands héros nationaux, comme José de San Martín en 1970 dans un film devenu un classique d'entre les classiques, El Santo de la Espada, tiré de la biographie romancée publiée en 1930 par Ricardo Rojas. Il a aussi été le caudillo fédéral de Salta, Martín Güemes, le seul héros de l'indépendance à être mort les armes à la main, et le gaucho épique Martín Fierro, sorte d'Ulysse de l'Argentine.



L'année dernière, il était à nouveau sur la scène, au Teatro San Martín, pour interpréter Fin de partie de Beckett, avec le rôle de Hamm. Ce qui a inspiré à Página/12 sa une ce matin.

Il était né dans la Province de Buenos Aires, à Ciudadela, le 3 mars 1930. Il avait passé son enfance dans le quartier de Liniers à Buenos Aires, ce qui en faisait un Portègne d'adoption. Au sortir du conservatoire d'art dramatique, il a travaillé à la radio, comme acteur de pièces radiophoniques, avant de monter sur scène puis d'accéder aussi au cinéma, dont il sut éviter les pièges. Artiste exigeant pour lui-même, sa carrière suivit une ligne de crête exceptionnelle. Il sut aussi protéger sa vie privée et son intimité, dans un monde pourtant fort impudique. Sa personnalité réelle est donc aussi mystérieuse que sa carrière est brillante.


Il est décédé hier matin, chez lui, dans le quartier de San Nicolás, où il était revenu après plusieurs mois d'hospitalisation dans une clinique du nord de la ville. Il est veillé dans la Salle des Pas Perdus du Congrès de la Nation à Buenos Aires. La levée du corps aura lieu vers 10h30 aujourd'hui, heure de Buenos Aires, et il sera conduit au cimetière de la Characita par Avenida Corrientes. A 10h45, il est prévu que le cortège fasse halte devant la façade du Teatro San Martín. Une très belle façon de lui rendre un ultime hommage.

Toute la presse l'a mis à la une ce matin.

La tenue du Festival ABM où je donne cet après-midi une causerie ne me laisse pas le loisir d'en dire plus mais je vous laisse regarder l'acteur dans deux de ses films en costumes les plus universellement connus dans son pays, El Santo de la Espada (1970) et La Maffia (1972), ci dessous.

La Maffia (1972)

Pour aller plus loin :
accéder au dossier du supplément people de La Nación, Personajes
Je vous invite à lire aussi l'article que Leonardo Liberman, journaliste de Radio Nacional, lui a consacré hier dans son blog culturel.

vendredi 11 avril 2014

Quatrième Festival de Tango à ECuNHi [à l'affiche]


A partir de cet après-midi, vendredi 11 avril 2014, à 17h, et pour tout le week-end, le Centre Culturel de l'ONG Madres de Plaza de Mayo, EcuNHi (Espacio Cultural Nuestros Hijos), dans le campus de l'ex-ESMA, à Palermo, propose la quatrième édition d'un festival de tango d'un week-end qui rassemble des concerts, des cours de danse, une scène ouverte, etc... Nacho Iruzubieta accompagnera les chanteurs qui voudront s'emparer du micro, les danseuses Soledad Nani et Yuyú Herrera, les chanteuses Lidia Borda et Rita Cortese sont au programme de cette longue soirée festive, ainsi que l'orchestre de tango du Colegio Nacional de Buenos Aires, le lycée d'élite de la capitale argentine...

Susana Rinaldi, la marraine de l'événement depuis sa fondation, présentera la soirée musicale.

Pour en savoir plus, lire la présentation de la manifestation sur le site Internet du centre culturel et se connecter au profil Facebook du centre.
Voir également la dépêche de Télam.

jeudi 10 avril 2014

Un hommage à Troilo demain à Bien Bohemio [à l'affiche]


Le pianiste et compositeur Pepe Motta, le chanteur Jesús Hidalgo et le tangologue Fabio Zerpa seront réunis demain, vendredi 11 avril 2014, à la Casa de Titi Rossi, dans la tanguería Bien Bohemio de Boedo, dans le cadre des manifestations du Centenaire Troilo.

Tous à 22h à Bien Bohemio !

mardi 8 avril 2014

Lucio Arce et les musiciens de la Guardia Hereje rendent hommage à Alorsa [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Lucio Arce s'en va à La Plata rendre hommage à notre ami Alorsa, qui nous a quittés en août 2009 à moins de quarante ans. Pour l'occasion, les musiciens de La Guardia Hereje, qui accompagnaient toujours Alorsa (1), reformeront leur trio pour ce récital émouvant, qui aura lieu vendredi en huit, le 18 avril 2014, à 21h30, à l'angle des rues 17 et 71 dans la capitale provinciale au sud de Buenos Aires...


(1) Alorsa fait partie des auteurs présentés dans mes deux anthologies bilingues de tangos argentins, dans Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et dans Deux cents ans après (Tarabuste Editions) où j'ai traduit une dizaine de ses textes, avec son accord et son appui. Mais il est mort avant la parution de l'ouvrage.

Le Quinteto Negro La Boca en sandwich au CAFF [à l'affiche]


Entre deux soirées de la Orquesta Típica Fernández Fierro, mercredi 9 avril à 22h et samedi 12 avril, à 23h, le Quinteto Negro La Boca, qui perpétue la tradition du tango anarchiste propre à ce quartier de la capitale argentine, se produira vendredi 11 avril 2014 à 22h, au CAFF,  Club Atlético Fernández Fierro (qui n'a de sportif que le nom!), Sánchez de Bustamante 764, une adresse que mes lecteurs connaissent désormais par cœur.

Les concerts de la OTFF sont à 80 $ l'entrée (à la caisse de la salle, ouverte une heure avant le spectacle.
Celui du QNLB est à 60 $ l'entrée.

Le concert du QNLB sera accompagné par le grand historien anarchiste Osvaldo Bayer, l'aimable sourire à la barbe fleurie de l'affiche, pour la présentation de leur premier DVD. Le spectacle, avec une très belle brochette d'invités, qui mêlera le tango, la murga et le hip-hop, donnera lieu à un enregistrement vidéo. La murga sera représentée par Malena D'Alessio de Actitud María Marta et par Andrés Vázquez de Falta y Resto (une troupe parmi les plus grandes du genre).

Pour en savoir plus sur le groupe, visitez son site Internet
Pour suivre la programmation du CAFF, visitez le site Internet du local.

Changement de professeur au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Il y a une semaine, pour des raisons de force majeure, les cours de tango gratuits et ouverts qui sont donnés toutes les semaines dans le patio de Carlos Gardel ont été interrompus.

Ils reprennent demain, aux mêmes horaires, avec un nouveau professeur, qui enseigne déjà dans une école de la Ville Autonome de Buenos Aires.

Hernán Reinaudo Trío au Tasso demain [à l'affiche]

Le guitariste Hernán Reinaudo, le bandonéoniste Nicolás Enrich et le contrebassiste Patricio Cotella présenteront demain un avant-goût de leur futur disque, qui mêle, dans des compositions originales, des influences de jazz, de musique contemporaine et de flamenco à leur vocabulaire tanguero d'origine.

Ce sera mercredi 9 avril 2014, à 22h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Entrée : 60 $ (ARG)


La chanteuse Patricia Fernández partagera cette soirée avec eux : elle aussi présentera son nouveau CD, intitulé Gota de Lluvia. Elle sera accompagnée à la guitare par Hernán Reinaudo.

lundi 7 avril 2014

Festival de chanteurs ce soir au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Deux groupes d'artistes se partageront cette soirée de la série Mis tardes con Gardel au Museo Casa Carlos Gardel, rue Jean Jaurès 735 dans le quartier de El Abasto.

D'un côté, Tango a Tres Bandas du trio de voix masculines, composé de Hernán Genovese, Jesús Hidalgo et Esteban Riera, de l'autre, la chanteuse Vanina Tagini accompagnée selon son habitude par le bandonéoniste Gabriel Merlino.

Entrée libre et gratuite ce soir, lundi 7 avril 2014, à 18h30, dans la limite des places disponibles.

Hommage de la guitare à Pichucho [à l'affiche]


Jeudi 10 avril 2014, à 21h, au Teatro Orlando Goñi, les chanteurs Sandra Luna, Viviana Scarlassa et Cucuza Castiello s'unissent aux guitaristes Javier Díaz González et Mateo Castiello (le fils de Cucuza) pour rendre hommage à Pichuco en cette année de son centenaire.

Vous pouvez suivre l'actualité du théâtre, situé Cochabamba 2563, à San Cristóbal, sur son profil Facebook.

Hommage au bandonéon pour lancer les Plenarios 2014 ce soir [à l'affiche]

Ce soir, à la Academia Nacional del Tango, au 1er étage du Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, ce lundi 7 avril 2014 à 19h30, le bandonéoniste Alfredo Cordisco, à 97 ans, racontera sa longue carrière dans les orchestres historiques de Julio De Caro, Roberto Firpo, Francisco Lomuto et dans son propre quatuor, en compagnie de Gabriel Soria, le premier vice-président de l'institution.

Alfredo Cordisco fera résonner le bandonéon de Aníbal Troilo, qui fait partie du précieux patrimoine du Museo Mundial del Tango. Cette participation du vénérable musicien prend place dans le cycle des soirées Las Estrellas del Tango cuentan su historia.

Le tango rituel de la soirée sera De pura cepa, milonga de José Ceglie enregistrée par Aníbal Troilo et son orchestre, le 22 novembre 1942.

Autre moment de la soirée, on visionnera en hommage à Troilo une scène du film Los Tres Berretines où il apparaît à l'âge de dix-huit ans, en train de jouer le tango Araca la cana de Enrique Delfino et Mario Rada.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.


Un Festival Pichuco à Chascomus [à l'affiche]


La petite ville de Chascomus, dans la Province de Buenos Aires, prépare pour les 10 et 11 avril 2014 un festival d'hommage à Aníbal Pichuco pour marquer les cent ans de sa naissance, dans le cadre de sa seizième semaine du Tango, qui se prolongera tout le week-end.

Pour connaître le programme, voir la page de la manifestation sur le portail du tourisme de la Province de Buenos Aires.

samedi 5 avril 2014

Quand le destin de l'Amérique du Sud basculait, la France légitimiste regardait, incrédule et perplexe [Disques & Livres]

La bataille de Maipú
lithographie de Géricault,
datée de l'année de l'exposition du Radeau de la Méduse au Salon du Louvre
le peintre français n'a jamais mis les pieds sur place
ni rencontré les protagonistes
Le paysage sort comme l'ensemble de la scène de son imagination enflammée
par la lecture des journaux où il cherchait souvent ses sujets

Le 5 avril 1818, après la douloureuse surprise de Cancha Rayada, le 19 mars précédent où ses troupes avaient été surprises de nuit pendant une manœuvre et dispersées aux quatre coins de la province de Santiago (voir le préambule de mon article précédent sur la question), le général José de San Martín reprenait définitivement l'avantage contre les troupes coloniales pro-espagnoles, dans la plaine de Maipú, qu'on appelle aussi Maypo ou Maipo, à travers l'une des plus formidables batailles de toute la guerre d'indépendance, l'homérique bataille de Maipú, celle qui a donné son nom à une célèbre rue du centre de Buenos Aires, à des villes et des départements argentins, sans parler du champ de bataille lui-même qui se trouve au Chili et qui est à présent marqué par différents monuments commémoratifs auxquels on accède grâce à de larges avenues dans une vraie ville qui a pris la place de l'ancien domaine viticole ravagé par le combat en pleine époque de vendanges.

Le Journal des Débats du 7 juillet 1818
Le quotidien parisien raconte la surprise de Cancha Rayada qui date du 19 mars 1818

* * *

San Martín par lui-même et par ses contemporains,
Denise Anne Clavilier,
sortie prévue en mai 2014, à 24,90 € en librairie,
en souscription jusqu'au 30 avril au prix de lancement de 20 €.
384 pages, 150 documents historiques d'origine hispanophone, anglophone et francophone, avec traduction en français en vis-à-vis pour les textes en espagnol et en anglais, soit une trentaine d'auteurs divers, reflétant l'éventail des amis, partenaires, supérieurs et subordonnés, adversaires et ennemis que San Martín croisa au cours des soixante-douze ans d'une vie qu'il acheva en France, à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850.

Episode n° 8

Pour lire la totalité des articles de présentation de ce nouvel ouvrage, cliquez sur le mot-clé SnM ant Jasmin dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

* * *

La nouvelle de la bataille de Maipú parvint en Europe en juillet 1818, par Londres.

Première mention de Maipú dans le Journal des Débats
Nous sommes le 15 juillet 1818 et le rédacteur est dubitatif.
Pour sa défense, il y avait de quoi eu égard
aux cris de victoires poussés par Osorio trois semaines plus tôt.
La Cité dont il est question ci-dessus est ce qu'on appelle aujourd'hui La City à Londres.

Pour un autre regard sur ce moment-clé de l'histoire américaine, je vous renvoie à un précédent article que j'avais publié dans ce blog sur le sujet lorsque je vous présentais San Martín à rebours des conquistadors, la biographie française du héros argentin.
Londres devait cette primeur des événements du Nouveau Monde à la maîtrise des mers que la Royal Navy avait conquise à Trafalgar, contre l'Espagne et la France, en 1805 et aux déjà nombreux officiers et commerçants britanniques qui travaillaient aux côtés des indépendantistes, comme j'en compte plusieurs parmi les auteurs rassemblés dans ce nouveau livre (Samuel Haigh, William Miller, Basil Hall... - voir l'article que je leur ai consacré le 21 février dernier)

En France, régnait alors Louis XVIII qui venait de faire rétablir à Paris, en grande pompe et devant le ban et l'arrière-ban du royaume, la statue de son ancêtre Henri IV, à l'emplacement que nous lui connaissons aujourd'hui, sur le Pont-Neuf.

La France comptait déjà quelques quotidiens, beaucoup moins nombreux qu'en Grande-Bretagne. Le plus célèbre et le plus lu était sans doute le Journal des Débats, qui affichait alors des convictions légitimistes.
Comme vous pouvez l'imaginer, la nouvelle de la défaite du général espagnol Osorio défrisait cette France contre-révolutionnaire dont les messieurs qui se respectaient portaient à nouveau la perruque poudrée (1).
A Londres, le ton des journaux était tout autre : les victoires indépendantistes réjouissaient les députés des Communes comme les membres de la Chambre des Lords ainsi que les corporations, qui y voyaient la promesse de nouveaux marchés pour l'exportation de marchandises bon marché dont la révolution industrielle avait permis sur l'île la production à grande échelle.

En France, les gazetiers se plongeaient donc dans la lecture des quotidiens britanniques et en tiraient des articles qu'ils assaisonnaient de commentaires tendancieux. Le résultat ne manque pas de nous renvoyer à l'information souvent contestable ou approximative et parfois péremptoire dont nous bombardent nos médias modernes, malgré Internet et le temps réel à l'échelle de l'univers, sur les événements d'Ukraine, de Crimée, de Syrie ou du Venezuela.

Dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, j'ai choisi de vous faire suivre ces événements à travers un journal francophone démocrate suisse, au ton très différent du réactionnaire Journal des Débats. Toute l'épopée est retracée en fin de volume, dans les annexes, à travers une trentaines d'articles qui s'étendent de juin 1817 à avril 1824.
Dans Barrio de Tango, je refuse que les campagnes de présentation que je développe autour de mes livres répètent les documents que j'ai traités dans les livres, car la masse du matériel disponible et inconnu chez nous ferait de cette stratégie un véritable gâchis (ou un chef-d'œuvre de paresse : moins j'en fais, mieux je me porte, délayons...).

Aujourd'hui, je préfère donc vous inviter à un voyage dans le temps : transportons-nous dans le Paris d'il y a deux siècles en lisant ce qui constitua l'information de nos lointains ancêtres dans un royaume de France encore occupé par les troupes coalisées, qui avaient définitivement battu Napoléon à Waterloo.

Le 18 juillet, le Journal des Débats se fait une raison et rend compte
de "la défaite de Maypo à 20 milles au sud de San-Jago"
Admirez la différence de taille entre cet article et celui du 7 juillet !

Dans le recueil à paraître en mai, vous pourrez constater à quel point les gazetiers européens de l'époque s'écartaient de la réalité des événements de ces lointaines contrées, les uns à cause de leur volonté de peindre en noir les faits (c'est le cas de notre Journal des Débats), les autres (c'est le cas du journal roman) à cause des maigres sources auxquelles le rédacteur avait accès et partant sa faible capacité de dresser une analyse critique valide des faits rapportés. Et pourtant, cette presse fut une des armes très efficaces que San Martín, de loin, sut utiliser pour mettre l'opinion publique européenne du côté des indépendantistes contre l'Espagne suffisante de la Restauration.

Le Journal des Débats reprend un article du Times le 19 juillet

Toutes les informations sur la souscription sont sur ce blog (mot-clé SnM ant Jasmin), sur mon site Internet et sur celui de mon éditeur, les Editions du Jasmin.
Nous serons d'ailleurs, l'éditeur et moi, présents demain à la Fête des Enfants organisée par le Lions Club d'Antony en faveur des enfants de cette ville des Hauts-de-Seine.

Le 15 août 1818, le Journal des Débats rend compte d'une lettre datée de Rio de Janeiro
plutôt acide à l'égard de San Martín, que l'on taxe de démagogie.
Je vous laisse découvrir les faits exacts
dans San Martín par lui-même et par ses contemporains.
Ici, on a peut-être affaire à une entreprise d'enfumage
de la part de Carlos de Alvear ou de l'un de ses sbires.

Avant ces faits inouïs, personne n'imaginait que
San Martín tenterait d'éviter les vivats de la foule.
D'où vient à ce curieux informateur une pareille analyse ?
San Martín est arrivé à Buenos Aires dans la nuit du 10 au 11 mai.
Inutile de vous dire que le 2 juin à Rio,
l'affaire était sans doute déjà connue dans ses moindres détails.
L'anecdote n'a d'ailleurs pas tardé à faire le tour du continent américain
comme un trait de caractère du général.

Pour lire d'autres documents historiques concernant ce grand personnage de l'histoire argentine, sud-américaine et occidentale dans ce blog :

Sur sa famille (les documents sont rares à nous être parvenus) :
San Martín en grand-père avec ses petites-filles, dans son exil à Evry – vous savez, la ville dont le nouveau Premier ministre français a été le flamboyant maire (bonus du blog en complément du livre)
Portrait par petites touches de son épouse, Remedios de Escalada (1797-1823), un autre bonus pour les lecteurs de mon blog
Mon article consacré au bicentenaire de leur mariage à Buenos Aires les 12 et 19 septembre 1812

Sur son action militaire :
Le code d'honneur qu'il imposa aux officiers de son régiment d'élite, les Grenadiers à cheval, aujourd'hui Escorte présidentielle (bonus en complément du livre)
Le combat de San Lorenzo (3 février 1813) raconté par San Martín dans son rapport au Gouvernement provisoire des Provinces Unies du Río de la Plata (figurera parmi les documents de San Martín par lui-même et par ses contemporains)
La bataille de Chacabuco (12 février 1817) en espagnol triomphant dans la Gazette de Buenos Aires (dont les textes figureront dans San Martín par lui-même et par ses contemporains) et en français grimaçant dans le Journal des Débats (bonus en complément du livre)

Sur la campagne libératrice du Pérou (1820-1821) :
Le général en chef au quotidien, tel que l'a observé l'officier écossais Basil Hall au large de Lima (1820-1821), un nouveau bonus en complément du livre
La stratégie de la campagne expliquée par San Martín lui-même à notre observateur britannique (le dernier bonus du blog en complément du livre sur ce point)

Sur son action politique :
Le jugement enthousiaste du cabildo de Mendoza (le conseil municipal d'Ancien Régime encore en vigueur) sur l'action du Gouverneur San Martín (bonus)
La campagne du Pérou vue de l'Espagne pendant la révolution libérale qui mit à l'écart le roi Fernando VII (Diario Constitucional de Barcelona), un autre bonus
Le gouvernement du Pérou analysé vingt ans après par un témoin français, Gabriel Lafond (un troisième bonus sur la question)

sur le mythe de San Martín :
Mon article sur le bicentenaire de son arrivée à Buenos Aires, le 9 mars 1812 (un entrefilet de la Gazette de Buenos Aires qui figurera dans San Martín par lui-même et par ses contemporains)
L'hymne au Général Libérateur José de San Martín (Himno al General Libertador José de San Martín)
La Marche de San Lorenzo (Marcha de San Lorenzo, avec en prime un dessin animé jubilatoire destinés aux écoliers argentins, pour les aider à mémoriser ce monument du répertoire patriotique)
L'inauguration d'une salle San Martín au Museo Histórico Nacional de Buenos Aires dans les séries Chroniques de Buenos Aires et Retours sur Images
Le programme de la journée consacrée à San Martín dans le voyage culturel que je vous propose à Buenos Aires avec l'agence de tourisme solidaire Human Trip (bientôt de nouvelles dates, pour un départ en novembre 2014)

San Martín par lui-même et par ses contemporains
la 4ème de couverture


(1) Ces mêmes perruques d'un autre temps que des galapiats de poètes romantiques, mené par cet agité de Théophile Gautier, allaient pêcher à la canne et à l'hameçon au parterre de la Comédie Française pendant les représentations d'Hernani, le drame de leur ami Victor Hugo, douze ans plus tard. Mais en 1818, ils étaient encore tous légitimistes et fiers de l'être. Un groupe de légitimistes dont Géricault faisait alors encore partie malgré certaines prises de distance dont Le Radeau de la Méduse est un des symptômes.