jeudi 19 janvier 2017

Dédicace au Salon du livre d'histoire de Bourges en février [ici]


Comme tous les premiers week-ends de février depuis treize ans, l'association Agora Défense, qui défend et promeut le lien entre défense et culture, organise à Bourges, dans le Berry, son salon du livre d'histoire, au siège du Conseil départemental du Cher, dans la Salle du Duc Jean, superbe salle historique qui reste le seul témoin de la splendeur du palais ducal médiéval.


Dans cette très belle ville de garnison et d'écoles militaires (logistique de l'armée de Terre), qui porte l'histoire de France dans chacun de ses murs, avec sa splendide cathédrale gothique Saint-Etienne, son musée, son palais Jacques Cœur et ainsi de suite, j'aurai l'honneur de présenter mes livres sur l'histoire de l'Argentine, en mettant l'accent sur le recueil Contes animaliers d'Argentine et les deux ouvrages consacrés au général José de San Martín, San Martín à rebours des conquistadors et San Martín par lui-même et par ses contemporains, aux Editions du Jasmin, en ce mois de février qui est aussi celui du bicentenaire de la Traversée des Andes, qui s'est conclue par la victoire indépendantiste de Chacabuco, au Chili, le 12 février 1817.

Palais Jacques Cœur à Bourges (détail)
Ne quittez pas la ville sans visiter cette merveille

Entrée libre et gratuite, les 4 et 5 février 2017, de 15h à 18h30 le samedi et de 10h à 17h le dimanche.

Dégustation gratuite de mate argentin à ma table de dédicace.


Pour en savoir plus sur l'organisateur : consulter le site de Agora Défense.

Le palais Jacques Cœur,
un témoignage précieux de l'architecture française entre Moyen-Age et Renaissance
Préparez votre visite en consultant le site Internet de ce musée national

mardi 17 janvier 2017

Le bicentenaire, à San Rafael, c'est demain ! [Bicentenaire]


A San Rafael, dans le sud de la province de Mendoza, l'association culturelle sanmartinienne locale célébrera le bicentenaire de la traversée des Andes sur Plaza del General San Martín, au cœur de la ville, demain, mercredi 18 janvier 2017, à 19h (on est en plein été, il faut attendre la fraîche). sous la présidence des autorités municipales.

lundi 16 janvier 2017

Les années de Mendoza sur Canal Encuentro [Bicentenaire]

Tino Neglia dans le rôle de San Martín, dans Reconstrucción
Sous le titre Reconstrucción, Canal Encuentro propose actuellement le visionnage en ligne d'un documentaire récent portant sur les deux années que le général José de San Martín (1778-1850) a passées à Mendoza en qualité de gouverneur-intendant de la Province de Cuyo, aujourd'hui répartie en trois états fédérés plus petits, Mendoza, San Juan et San Luis. Ces deux années dans la vie de San Martín ont été consacrées à monter l'armée des Andes et à préparer l'expédition libératrice du Chili dont cette année 2017 constitue le bicentenaire.


C'est Martín "Tino" Neglia, un acteur mendocin, qui tient le rôle du Libertador dans cette co-production entre Nation et Province. C'est lui, Neglia, qui incarne depuis plusieurs années don José dans les actes officiels mendocins d'hommage au légendaire gouverneur si présent aujourd'hui encore dans le cœur de Cuyains. Je l'ai moi-même vu à l'œuvre en septembre 2014 lors de l'ouverture du congrès international d'histoire qui se tenait à Guaymallén, dans la toute proche banlieue de Mendoza. Il a harangué les congressistes avec une flamme typiquement sanmartinienne ! (voir mon Retour sur Images du 14 octobre 2014).

Tino Neglia dans sa récente tournée promotionnelle à travers le Gran Mendoza

Il y a quelques jours, l'acteur a fait le tour du Gran Mendoza, en grande tenue ! (il ne devait pas avoir froid !), pour annoncer le programme des festivités qui commencent à la fin de la semaine. L'acteur n'a plus l'âge du rôle depuis longtemps mais il l'incarne toujours avec autant de sincérité. San Martín n'avait pas encore quarante ans lorsqu'il a lancé son armée des Andes à travers les montagnes... L'acteur est quelque peu spécialiste des compositions historiques : outre San Martín, il a déjà aussi prêté son visage, sa voix et son corps à Juan Domingo Perón et, plus près de nous encore, à Salvador Allende. L'un de ses films, Patagonia de los Sueños (Patagonie de rêve), avait été sélectionné à Cannes en 2013.

Posant avec mon ami Juan Marcelo Calabria,
qui anime avec dévouement l'une des associations cultuelles sanmartiniennes de Mendoza

Allez donc retrouver Tino Neglia sur Canal Encuentro, la chaîne culturelle du service public national argentin, pour vivre un petit bout de ce bicentenaire con sabor a Argentina (qui fleure bon l'Argentine). Le film documentaire, produit conjointement par Canal Encuentro et la maison de production mendocine Acequia TV (rigole télévision) (1), a été présenté officiellement par le gouvernement provinciale il y a deux ans, le 25 février 2015, pour marquer l'anniversaire de naissance de San Martín (cf. l'article de Tres lineas).

La présentation solennelle de Reconstrucción, le 25 février 2015,
sur les marches de la Casa de Gobierno provinciale
C'est la musique du 11ème Régiment d'infanterie de Montagne qui anime la soirée
Ce régiment trouve son origine dans la batallon n° 11 de l'Armée des Andes
C'est lui qui a la garde du Drapeau des Andes, dans son sanctuaire à quelques mètres de là.

Le comédien dispose d'un site Internet, où vous pouvez voir un certain nombre de clips promotionnels sur les fêtes qui approchent, et d'une page Facebook, que j'ai glissée dans les pages aimées par la mienne.



(1) Les rigoles sont partout à Mendoza car il ne faut pas perdre une goutte de pluie dans ce pays semi-désertique de Cuyo. On les trouve dans les rues, entre trottoir et chaussée. On les trouve dans les champs où elles servent à l'irrigation...

La Fiesta del Sol prépare le bicentenaire [à l'affiche]


En février, du 21 au 25, se tiendra dans la province de San Juan avec la capitale pour épicentre la grande Fiesta Nacional del Sol, la fête du soleil, consacrée cette année à célébrer le bicentenaire de la Traversée des Andes, l'une des grandes prouesses militaires de la guerre d'indépendance, presque entièrement conçue et menée par l'ancienne province de Cuyo, divisée aujourd'hui entre Mendoza, San Juan et San Luis.

L'équipe artistique de la Fiesta Nacional del Sol présente le programme
sur l'esplanade entre le Ministère de la Culture et la maison natale de Sarmiento (en arrière-plan)
Je reconnais quelques visages, notamment le monsieur au micro !

Jour après jour, le site Web de la Fiesta Nacional del Sol et sa page Facebook rappellent les différentes étapes de cette grande épopée, avec des visuels qui reproduisent les routes sanmartiniennes, les six pistes suivies par les divisions de l'armée des Andes à travers la cordillère pour libérer le Chili retombé deux ans plus tôt entre les mains des partisans de l'Ancien Régime.

Le chemin emprunté par la colonne de la division nord sous commandement de Juan Manuel Cabot
Elle a quitté El Plumerillo à Mendoza le 12 janvier

La province de San Juan s'enorgueillit tout particulièrement de deux routes, l'une est celle empruntée par le détachement aux ordres du lieutenant colonel Juan Manuel Cabot, l'autre est celle qu'a suivie le gros des troupes, soit 3500 hommes environ, à travers le Paso de los Patos (le passage des canards), sous les ordres du général San Martín lui-même.

La division Sud de Mendoza est partie le 14 janvier, sous les ordre du Chilien Ramón Freire

Aujourd'hui commencent la vente des billets pour les spectacles et manifestations payantes du festival lui-même.

Les candidates à la couronne de Reina provincial del Sol attendent maintenant le verdict du jury : ce sont dix-neuf jeunes filles, entre 17 et 29 ans, qui représentent chacune l'un des départements de la province. Le site les présente dans leur robe de soirée dorée avec l'écharpe de leur ville d'origine.

Affiche de la Fiesta Nacional del Sol 2017
avec le programme à entrée payante

En août dernier, j'avais planché, à l'Alliance Française, devant quelques membres de l'équipe d'organisation sur les questions de valorisation du patrimoine dans le domaine du tourisme international (voir mon article du 15 août 2016).

samedi 14 janvier 2017

La presse provinciale salue Horacio Guarany [Actu]

El Litoral (Edition de Santa Fe)
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El Día (quotidien de La Plata)
Comme beaucoup de journaux, la une titre en faisant référence
à la chanson Si el cantor se calla (si le chanteur se tait)

De très nombreux quotidiens locaux salue en ce samedi matin le grand chanteur disparu. El Litoral de Santa Fe, sa province natale, avait même sorti une édition dès hier, alors que le reste de la presse dans le pays avait déjà bouclé toutes les éditions.

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El Tribuno, édition de Salta

La Voz del Interior titre : "Cher Horacio"

Horacio Guarany était né en 1925, le 15 mai, dans un village de la province de Santa Fe. Il était le fils d'un bûcheron. El Litoral, le nord-est du pays, en fait un ambassadeur de la musique santafesine mais toutes les provinces, à part celles de la Patagonie, le reconnaissent comme porteur de leur propre répertoire...



Horacio Guarany est mort chez lui, à Luján, dans la Province de Buenos Aires. Alors El Día de La Plata le récupère lui aussi. En toute justice.



Sélection de unes dans tout le nord du pays. Comme je vous l'ai dit, la Patagonie, si l'on en croit la presse, se sent moins concernée, mais plusieurs quotidiens n'y paraissent pas le samedi ni le dimanche.

Pour aller plus loin :
lire l'article principal de El día de la Plata (province de Buenos Aires)
lire l'article de Uno (édition de Santa Fe)
lire l'article de La Capital (Rosario, Sante Fe)
lire l'article de El Litoral (édition de Corrientes)
lire l'article de La Gaceta (Tucumán)
lire l'article de El Tribuno (édition de Salta)
lire l'article de El Tribuno (édition de Jujuy)

La musique argentine en deuil : Horacio Guarany est décédé [Actu]

"Le folklore pur sucre", titre le supplément culturel de Página/12

Il était né à Las Garzas, petite agglomération rurale de la province de Santa Fe, le 15 mai 1925. A l'automne, il aurait eu 92 ans. Depuis plusieurs années, même s'il continuait à se produire, il avait accumulé les alertes de santé et hier matin, à l'aube, son cœur a lâché, dans sa maison de Luján, dans la province de Buenos Aires. On l'avait surnommé el Potro, le poulain, sans doute pour son caractère rebelle, bien trempé et ses origines authentiquement rurales.

Une grande émotion s'est répandue dans tout le pays dès que son agent a communiqué la nouvelle.

Le gros titre est consacré à Donald Trump
qui privilégierait l'Argentine en Amérique du Sud
Horacio Guarany a doit à la manchette de gauche

Horacio Guarany était un chanteur à la voix chaude et grave, il était aussi un compositeur et un auteur. Il a formidablement enrichi le patrimoine de la chanson nationale. Il avait commencé sa carrière en 1957 et avait enregistré 57 albums dans lesquels il avait exploré presque tous les genres et les rythmes du folklore argentin. Sur scène, il ne dédaignait pas non plus le tango, qu'il interprétait d'une manière très différente des chanteurs urbains et citadins que sont les tangueros traditionnels mais ça n'en était pas moins excellent... L'artiste n'avait pas de site Internet propre (il en existe un, animé par des fans). Pour le cinéma, il avait composé mais il avait aussi joué. C'est ainsi qu'il incarna en 1974 le gaucho Martín Fierro dans La Vuelta de Martín Fierro, l'adaptation à l'écran du second volet de l'épopée, qui sortit pour le centenaire de l'œuvre de José Hernández. Mais cette même année, il dut quitter le pays pour un exil de quatre ans.

Au début de la guerre froide, doté d'une sensibilité sociale forte, Horacio Guarany avait pris sa carte au parti communiste argentin, ce qui devait lui valoir de nombreux déboires dans les terribles années 1970, avant même le coup d'Etat de Videla, en mars 1976. La Triple A, la milice anti-communiste fondée par Isabel Perón, voulait sa tête et le manqua de peu. Il fut contraint à l'exil. Lorsqu'il osa rentrer en 1978, deux ans après l'arrivée au pouvoir des affreux galonnés, il subit la censure de ses chansons (il n'était pas le seul). Encore une fois, il survécut à un attentat contre sa vie mais il resta au pays, en dépit du danger. Depuis le retour de la démocratie, son talent était reconnu par tous. Il était invité de toutes parts, il était de tous les festivals. En mai dernier, il avait présenté son autobiographie à La Feria del Libro de Buenos Aires. Il avait reçu quinze disques d'or, le prix Gardel et le Konex de platine comme meilleur interprète masculin de folklore.

La Nación aussi consacre une manchette gauche à Horacio Guarany
A droite, c'est un titre sur les soldes d'été qui commencent
Le quotidien est plus méfiant que Clarín quant à Donald Trump
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Les réseaux sociaux se sont remplis dès l'annonce de la nouvelle d'hommages de la part de tous les musiciens du pays et au festival de Jesús María, dans la province de Córdoba, une fête de la musique et du rodéo (doma), a fait hier une minute de silence et posté un communiqué sur sa page Facebook. Guarany avait été longtemps l'une de ses figures de proue.

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación, qui a aussi réédité la dernière interview du musicien
lire l'article de Radio Nacional, dont les animateurs ressortent les archives aujourd'hui et les mettent en ligne.

La presse uruguayenne salue la mémoire de Guarany [Actu]

Horacio Guarany est représenté avec son poncho saltègne à l'épaule
Caricature tirée de El País

Les quotidiens d'Uruguay relaient eux aussi la triste nouvelle de la disparition du grand chanteur  et compositeur argentin Horacio Guarany, qui avait si souvent fait des tournées à travers tout le continent.

Pour en savoir plus :

Horacio Guarany : hommages de Radio Folklórica [Actu]


Comme on pouvait s'y attendre, l'antenne de Radio Folklórica, la station de l'Argentine rurale du groupe public Radio Nacional, rend hommage en ce samedi au géant disparu hier : Horacio Guarany (1925-2017).

Une occasion triste mais à ne pas perdre de découvrir cette radio, qui s'écoute en ligne, et la grande variété de la musique rurale argentine, que Guarany aura parcouru aux quatre coins du pays et dans tant et tant de festivals...

La station dispose d'un site Internet et d'une page Facebook.

jeudi 12 janvier 2017

Le programme du bicentenaire à Mendoza [Bicentenaire]


La province de Mendoza, capitale de la province homonyme, qui est issue de la division de l'ancienne province de Cuyo, s'apprête à fêter le bicentenaire de la Traversée des Andes, l'un des plus prestigieux épisodes de la guerre d'indépendance auquel la population de la province cuyaine a amplement participé, sous la direction du charismatique José de San Martín (1778-1850).

Les colonnes de l'armée des Andes se sont ébranlées le 15 janvier 1817, en quittant le camp d'instruction de Plumerillo, aujourd'hui situé dans la ville de Las Heras, du nom du colonel Gregorio de Las Heras (futur général) dont la colonne a pris le chemin d'Uspallata, celui de Mendoza (1), à 7 kilomètres de la capitale provinciale.

Un souvenir de ma visite au Campo Histórico en août 2015
A la guitare, à gauche, Omar Hernández, artiste de Las Heras
Photo de la page Facebook du musée
Voir mon article du 19 octobre 2015 sur cet ensemble de visites en Argentine

Cette année, les festivités seront centrés à Las Heras. Elles dureront trois jours, du 22 au 24. Le 24, on attend le Président Mauricio Macri pour l'hommage officiel dans le musée du Campo Histórico del Plumerillo, qui a été réaménagé pour l'occasion. Une bonne chose car le camp était vraiment en mauvais état et très mal mis en valeur du point de vue muséographique.

Chaque jour, un grand concert rassemblera, le soir, un public qu'on attend nombreux. Le 22, se produiront Jorge et Patricia Sosa. Le 23, c'est la chanteuse de tonada, mendocine pur sucre (de raisin), Juanita Vera, accompagnée par l'ensemble de guitares Tito Francia (la cuyanía musicale dans toute sa splendeur) – j'ai eu la chance de l'entendre au musée historique Sarmiento de Buenos Aires il y a un an et demi et je vous assure que l'artiste, qui n'est plus toute jeune, veut le déplacement ! Le 24, ce sera le tour des vedettes nationales, LitoVitale et Soledad Pastorutti.

Sur la grande scène montée au fond du parc qui constitue la plus grande partie du Campo Histórico, on attend plus de 700 danseurs pour ces trois soirées festives en plein air, en plein été.

Entrée libre et gratuite, Campo Histórico del Plumerillo, Lisandro Moyano e Independencia, Las Heras, province de Mendoza.

Le Camp dispose d'une page Facebook.



(1) San Martín a emprunté quant à lui, à la tête du gros des troupes, le chemin des canards, situé dans le sud de l'actuelle Province de San Juan, au nord de celle de Mendoza.

mardi 10 janvier 2017

Deuxième salon de 2017 : 8e salon Livre à part à Saint-Mandé [ici]


Les 28 et 29 janvier 2017, je serai comme presque tous les ans au salon Livre à Part à la mairie de Saint-Mandé, ouvert de 11h à 19h, au stand des Editions du Jasmin. J'y dédicacerai tous mes ouvrages sur la culture argentine : tango, histoire et contes traditionnels...

Entrée libre et gratuite, 10 place Charles Digeon, M° Saint-Mandé (anciennement Saint-Mandé les Tourelles).

Comme sur chaque salon où cela est possible, j'apporterai le mate et la yerba choisie parmi les différentes marques artisanales que je rapporte tous les ans d'Argentine. Dégustation gratuite sur le stand.

On vous attend nombreux dans la très belle salle des fêtes de la mairie.

Pour en savoir plus : voir la communication municipale sur le site Internet de la Ville.

La semaine suivante, le salon sera berrichon et sanmartinien (à Bourges, à l'ancien palais ducal, devenu régional). Et ensuite, on attendra le Salon du Livre de Paris pour se revoir !

vendredi 6 janvier 2017

Le Bicentenaire de la Traversée des Andes : à Mendoza, c'est parti [Actu]

En haut, la grosse photo montre une plage de l'Atlantique
aux montagnards mendocins
En bas, l'hommage au drapeau des Andes

Hier à Mendoza, au pied des Andes, dans le grand ouest argentin, un hommage a été rendu au drapeau des Andes pour le bicentenaire de sa bénédiction solennelle sur la grand-place de l'ancienne ville, celle d'avant le tremblement de terre d'avril 1861 (1).

Il y a deux cents ans, l'armée des Andes défilait sous son drapeau dans les rues de la capitale de la vaste province de Cuyo où le général José de San Martín la constituait depuis deux ans, depuis que de l'autre côté des montagnes, le Chili était retombé aux mains des contre-révolutionnaires.

C'est une année de célébrations qui s'ouvre dans l'ouest du pays. Dans dix jours, on fêtera à Las Heras, sur ce qu'il reste du camp d'instruction du Plumerillo, l'anniversaire du départ de l'armée qui partait vers le Chili pour ce qui allait ressembler à D-Day de la guerre d'indépendance.

Mendoza conserve avec un soin religieux, dans un temple civique situé au pied du palais provincial, l'authentique drapeau cousu et brodé par les patriciennes de la ville à la demande de San Martín le jour de Noël 1816 : l'immense bannière est très émouvante, avec ses taches de sang encore visibles et le pompon du bonnet phrygien qu'un coup de sabre a fait sauter sur le champ de bataille de Chacabuco, dans les environs de Santiago, le 12 février 1817. Il y a deux ans, j'ai eu l'honneur de visiter ce sanctuaire national où les photographies sont interdites (les selfies aussi) par respect et pour ne pas soumettre le vénérable tissu à l'agression des flashes... Ce drapeau, qui est aussi celui de la Province de Mendoza (plus petite que l'ancienne Cuyo), a été remis à Mendoza par San Martín lui-même.

Hier, Los Andes faisaient leur une avec cette image d'Epinal
en forme de triptyque sur le départ de l'armée des Andes
pour gagner le camp d'instruction d'où la campagne allait être lancée le 15 janvier
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

L'histoire est à lire dans San Martín à rebours des conquistadors que j'ai publié aux Editions du Jasmin en décembre 2012. Il s'agit, et j'en ai quelque fierté, de la seule biographie historique de San Martín dans la langue de Molière.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Los Andes sur l'anniversaire du défilé militaire d'il y a deux siècles
lire l'article de Los Andes sur la cérémonie d'hommage au drapeau de l'armée des Andes, la Bandera de los Andes.



(1) Cette ancienne Plaza Mayor a été réaménagée. Sur les plans de la ville, vous la retrouverez sous le nom de Area Fundacional. C'est très bien fait et il y a un très beau musée sur le passé de la ville qui s'est reconstruite, un peu plus loin que son berceau, et avec des normes antisismiques.

Maintien de Precios Cuidados tandis que se creuse l'écart entre les revenus [Actu]

La Nación titre sur les trois mauvaises nouvelles de ce jour des Rois
Le montant médian de revenus
l'incendie gigantesque qui ravagent trois provinces centrales depuis plusieurs jours
et les déclarations du fils du futur président des Etats-Unis
qui n'envisage guère d'investissements nord-américains en Argentine pendant le mandat de Papa

L'opération de maintien des prix des produits de première nécessité Precios Cuidados (prix soignés, prix surveillés), montée par Cristina Kirchner et que le gouvernement Macri voulait faire disparaître dès les premiers mois de l'année dernière (mesure anti-libérale), s'est révélée, en quelques mois, un outil indispensable pour contenir, autant que faire se peut, l'inflation galopante qui continue à détruire, mois après mois, le pouvoir d'achat des Argentins pauvres et de la classe moyenne, de plus en plus nombreux dans le pays, alors que l'interventionnisme d'état des Kirchner, si critiqué par ailleurs, avait réussi à installer un peu de calme dans l'économie nationale.

Le gouvernement vient donc de reconduire Precios Cuidados jusqu'à la fin mai en y ajoutant 15 produits nouveaux, parmi lesquels les fournitures scolaires pour la rentrée de mars mais aussi des couches pour bébé tous âges, des crèmes solaires, des répulsifs anti-moustique -une nécessité de santé publique dans le nord du pays- et de la farine de blé, qui n'y figurait pas encore dans un pays si influencé par l'Italie que de très nombreuses familles font encore leurs pâtes fraîches à la maison.

La hausse des prix des articles portés sur la liste sera limité à un taux moyen de 3%.

C'est La Nación qui propose ce schéma très pédagogique sur la répartition sociale des revenus.
Notez le choix des couleurs : la richesse est en noir (ce n'est pas la bonne couleur)
et pourtant le quotidien s'inscrit nettement dans une droite libérale

Le même jour où le gouvernement annonce cette décision, l'INDEC, l'institut national de statistiques, publie une nouvelle étude du revenu des Argentins et les résultats font dresser les cheveux sur la tête : la moitié des ménages percevant des revenus touchent moins que 8 000 $ ARG par mois en moyenne. Une misère ! A l'autre bout du spectre social, 31,5% de la population touche entre 22 500 et 274 000 $ ARG, soit un facteur multiplicateur supérieur à 34 entre cette médiane de 8 000 et le plafond de revenus 274 000...

La deuxième année du mandat ne tient donc guère les promesses du Président Macri qui envisage toutefois de se présenter à sa propre succession.

Tous les journaux commentent aujourd'hui les deux informations.

Pour en savoir plus :
Sur Precios Cuidados
Sur l'échelle des revenus et sa répartition sur la population
lire l'article de Página/12, scandalisé (on le serait à moins)

C'est l'été : vive la Petite Reine en el Día de los Reyes ! [Coutumes]

La photo de une est pour le joli peloton dans un paysage typiquement sanjuanino.
En revanche, le gros titre nous renvoie au débat national actuel :
l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale de 16 à 14 ans

Pendant que Mendoza se lance dans le bicentenaire de la Traversée des Andes, la Province de San Juan, écrasée sous le soleil d'été (et il tape, le soleil, là-bas ! Même en hiver, comme j'ai pu l'expérimenter !), célèbre sa course de vélo, el Giro del Sol (le tour du soleil – rien que ça !).

En ce jour d'épiphanie en Argentine, el Día de los Reyes, e vous invite à ouvrir le journal local, El Diario de Cuyo, pour découvrir cette deuxième étape Sarmiento-Los Berros-Sarmiento, avec une boucle à deux tours dans la ville de Sarmiento (le héros local) (1), soit un circuit de 116,77 km, avec un passage de montagne et des tronçons à bonifications. Le départ était fixé à 16h30, en plein cagnard. Ils sont fous, ces Argentins !

Cliquez sur l'image pour une meilleure résolution

Cela vous réchauffera un peu et vous aidera à tenir le coup dans le froid qui recouvre l'Europe en ce moment ! Vivement l'été qu'on voie arriver nos tours de France et autres giro ou vuelta, en Italie ou en Espagne, où le soleil cogne aussi.



(1) Domingo Sarmiento, qui a donné son nom à cette ville, fut l'un des plus grands intellectuels argentins. Il est né à San Juan en 1811, trois ans avant que San Martín devienne le gouverneur de la province de Cuyo. Il est mort à Asunción, dans un voyage au Paraguay, en 1888, le 11 septembre, date qui a été choisie pour la fête des instituteurs, un métier qu'il avait exercé avec un talent légendaire. Cf. mon Retour sur images du 1ernovembre 2016 – article n° 5100, sur ma visite en août dernier dans cette belle province andine au nord de Mendoza.

mercredi 4 janvier 2017

Prochaine dédicace à Péronne les 21 et 22 janvier [ici]


Les 21 et 22 janvier 2017, je serai à Péronne, dans la Somme, pour dédicacer l'ensemble de mes ouvrages sur la culture de l'Argentine, pour les grands et les petits, sur le stand des Editions du Jasmin.

Le salon, qui met en vedette l'Inde, se tiendra à l'Espace Mac Orlan, 4 avenue de la République. Entrée libre et gratuite, de 10h à 18h.

Le stand des Editions du Jasmin se trouvera dans la partie jeunesse du salon.

Comme d'habitude, je compte bien apporter le mate et tout ce qu'il faut pour le savourer (dégustation gratuite sur le stand).

Plus d'information sur le dépliant pdf mis en ligne par la Mairie de Péronne.

lundi 2 janvier 2017

Verre à moitié plein ou verre à moitié vide [Actu]

Página/12 titre : Le chômage fait mal

En ce début d'année, les journaux argentin s commentent de manière diamétralement opposée l'entrée dans l'année 2017 : Página/12 (opposition) titre sur une enquête scientifique relative aux effets du chômage sur la santé des Argentins et La Nación (majorité libérale), qui ne nie pas les problèmes existants, met en avant ce matin la plage, l'été et la bonne santé des stations balnéaires.

Le plan pour fusionner les services est en une
mais la photo renvoie à la station balnéaire de Pinamar
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Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12 sur l'enquête conjointe du CONICET (centre national de la recherche scientifique et technologique), de la FLACSO (la Faculté latino-américaine de Sciences Sociales) et des Universités publiques sur les problèmes de santé liés aux problèmes sociaux apparus cette année
lire l'article de La Nación sur les déclarations du gouvernement concernant la baisse du salaire réel en 2016 compte-tenu de l'inflation
lire l'article de La Nación sur la remontée des postes dans le domaine de l'éducation (un des domaines où il y a eu des suppressions à la rentrée de mars 2016)
lire l'article de La Nación sur les projets de fusion des directions dans l'appareil d'Etat pour réduire les dépenses publiques
lire l'article de Clarín sur les vœux filmés du Président Mauricio Macri, qui demande encore des efforts à ses concitoyens.

vendredi 30 décembre 2016

La justice argentine revient sur la chose jugée [Actu]

Página/12 titre : de l'attentat contre la AMIA à l'attentat contre la Justice
au-dessus du portrait des trois juges formant la première Chambre pénale de la Cour de Cassation
En manchette, en haut, un titre secondaire concernant Milagro Sala (en photo)

Hier, la première chambre pénale de la Cour de Cassation fédérale a choisi de faire droit à la demande de la DAIA (association parapluie de toutes les associations représentatives de la communauté juive nationale) de rouvrir un dossier pourtant définitivement clos, puisque la cause avait déjà passé toutes les étapes de la procédure en étant à chaque fois rejetée pour défaut de fait répréhensible : l'imputation de Cristina Kirchner par feu le procureur Alberto Nisman pour entrave à la justice constituée par sa tentative de conclure un accord d'échanges de procédures judiciaires avec l'Iran, suspecté d'abriter les commanditaires de l'attentat à la voiture piégée contre la AMIA, le 18 juillet 1994 (85 morts et plus de 300 blessés).
Or cette négociation avec l'Iran, qui n'a jamais fait retiré les ordres de capture internationale transmis à Interpol contre les commanditaires potentiels, est restée sans effet puisque l'Iran n'a jamais ratifié aucun accord. En revanche, du côté argentin, le Congrès a examiné le projet d'accord et l'a ratifié, ce qui rend encore plus ubuesque une inculpation pénale de la chef d'Etat. Depuis l'accord ratifié a été déclaré inconstitutionnel par la Cour Suprême fédérale, ce qui en aucun cas ne peut constituer un motif d'inculpation contre qui que ce soit.

C'est un gros coup de tonnerre car il y a deux principes intangibles dans l'Etat de droit :
  • On ne juge pas deux fois les mêmes faits dès lors que tous les recours et délais légaux sont épuisés. ; on ne revient pas sur la chose jugée.
  • La loi n'est pas rétroactive. Les actes doivent être jugés à la lumière de la loi qui était en vigueur au moment où ils ont été commis. Or au moment de la négociation, il n'existait en droit argentin aucune possibilité de jugement par contumace en Argentine et pour juger les commanditaires, il fallait donc pouvoir aller les auditionner en Iran si l'Iran ne voulait pas les livrer (et l'Iran ne les a jamais extradés). La possibilité de juger par contumace a été proposée récemment au Congrès, au cours de cette première année du mandat de Mauricio Macri, sans doute pour remédier à cette difficulté...


La Nación réserve la photo de une à la nouvelle équipe des ministres de l'Economie
voir mon article sur le départ du ministre Prat-Gay
(le physique de Macron, mais les idées nettement plus à droite)
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Il y a fort à parier qu'il va y avoir du sport dans le monde judiciaire argentin dans les jours ou les semaines qui viennent, une fois passée le réveillon de la Saint Sylvestre, et peut-être quelques démissions de juges qui voudront protester (les juges qui démissionnent se reconvertissent ipso facto en avocat, donc leur démission n'a pas le poids qu'elle aurait dans un pays comme la France où la reconversion d'un magistrat prend beaucoup plus de temps).

Le tribunal a fait savoir tôt dans l'après-midi que les juges travaillaient à la rédaction de l'arrêt. On a donc compris à ce moment-là que la Cour de Cassation fédérale rouvrait l'affaire. Dans le cas contraire, elle n'aurait pas eu besoin de longues heures entre ce premier communiqué et la publication (tard hier heure de Paris) du jugement, qui fait 249 pages intégralement publiées sur le site Internet du Centre d'Information Judiciaire (CIJ). La Cour a logiquement décidé d'écarter du dossier les juges qui l'ont déjà eu à en connaître mais la presse prend cette décision comme une sanction, notamment contre le juge Daniel Rafecas, que la droite soupçonne d'être favorable à Cristina (ce qui ne saute pourtant pas aux yeux). En tout cas, dès l'annonce de la réactivation du dossier, le gouvernement n'a pas caché sa joie, ce qui vient au regard de la gauche renforcer le soupçon d'une justice aux ordres, qui changerait d'avis en fonction du gouvernement en place.

Même politique sur Clarín
La photo de une est réservée à un problème social à Buenos Aires
avec des rues à nouveau immondes dans la chaleur de l'été
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Dans la même semaine, Cristina Kirchner a été inculpée de corruption et ses biens ont été mis sous embargo à hauteur de 10.000 millions de pesos (1) (pour éviter leur aliénation et sa fuite), dans l'affaire Lázaro Báez, un promoteur auquel la famille Kirchner a été liée sur le plan économique et sa partisane, Milagro Sala, la dirigeante du mouvement social et révolutionnaire Tupac Amaru, a elle aussi été condamnée à trois ans de prison avec surpris et une forte amende de près de 4.000 $ ARG pour une première série de chefs d'inculpation par la justice provinciale de Jujuy (une condamnation qui couvre l'intégralité de ce qu'il reste à courir du mandat de l'actuel gouverneur).

C'est donc une cataracte d'affaires judiciaires qui tombe sur le camp kirchneriste, qui garde un rôle central dans l'opposition nationale.

Pour en savoir plus sur la réouverture de l'affaire Nisman-Kirchner
Je vous donne ici les liens vers les articles d'hier mais vous pouvez accéder aux journaux et voir sur leurs sites les éditions d'aujourd'hui. Elles sont tout aussi édifiantes.
lire l'article de Página/12 (la rédaction était scandalisée, comme on peut l'imaginer, elle l'est toujours aujourd'hui comme en témoigne la une du journal)
consulter le schéma synthétique que La Nación a publié hier pour représenter l'embrouillamini des allers et retours du dossier entre les différents niveaux de juridiction depuis près de trois ans
lire le communiqué du CIJ qui propose l'intégralité de l'arrêt en format pdf téléchargeable

Pour en savoir plus sur l'inculpation de Cristina Kirchner, qui tombe entre les deux fêtes de fin d'année (2) :
lire l'article de Clarín sur la cascade judiciaire qui tombe sur l'ancienne chef d'Etat (la rédaction se frotte les mains)
lire le communiqué du CIJ de mercredi dernier (avec l'intégralité de l'acte d'inculpation contre Cristina et quelques autres co-inculpés, dont plusieurs ministres)

Pour en savoir plus sur la condamnation de Milagro Sala, qui reste en prison préventive dans le cadre d'autres affaires :
lire l'article de Página/12 (qui la soutient sans l'ombre d'une hésitation)
lire l'article de Clarín aujourd'hui sur l'amende qui a été infligée en plus de la peine de prison avec sursis.



(1) Cela fait beaucoup d'argent pour quelqu'un qui ne se serait pas enrichi pendant ses mandats et ceux de son défunt mari...
(2) Il est tout à fait possible que ce soit volontaire, pour éviter l'organisation de trop grosses manifestations, notamment à Buenos Aires, vidée d'une partie de ses habitants de la classe moyenne partis en vacances, à la mer, à la montagne ou à la campagne)

mardi 27 décembre 2016

Prat-Gay s'en va, Barañao reste [Actu]

Une une à jeu de mot, comme d'habitude :
le titre initial dit : "Pour que rien ne change"
le titre modifié en rouge dit : "Pour que tout continue à empirer"
La photo représente Prat Gay à gauche et Macri à droite
prenant le soleil sur une terrasse de Villa La Angostura,
une agréable station de montagne en Patagonie
où le Président passe ses vacances de fin d'année et où il avait convoqué le ministre
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Coup de tonnerre hier dans le monde politique argentin : alors qu'on savait depuis le 24 décembre que Lino Barañao, le ministre de la Recherche et de la Technologie et ancien physicien de renom international (UBA), restait en poste, après avoir menacé de démissionner si son budget était réduit au-delà du raisonnable, on apprenait au lendemain de Noël que le président Mauricio Macri avait exigé et obtenu la démission du ministre de l'Economie, le peu populaire Alfonso Prat-Gay, dont le ministère est désormais divisé en deux (comme il y a déjà six ministres pour s'occuper des affaires économiques... Plus on est de fous, plus on rit mais tout de même !)

La même photo mais sans jeu de mot
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Il faut d'ailleurs saluer la dignité du jeune ex-ministre, qui a refusé le chapeau à plume que le président lui offrait en guise de prix de consolation : en avançant des raisons personnelles, peut-être bien réelles d'ailleurs, il n'accepte pas le poste diplomatique auquel on avait pensé pour lui.

La Prensa a choisi une photo où les deux hommes marchent dans le jardin
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Les affaires gouvernementales viennent donc donner du grain à moudre aux rédactions qui s'endormaient gentiment pendant que le pays prenait son rythme estival entre les deux fêtes, au milieu des feux d'artifice privés et des bouchons de cidre qui sautent dans tous les foyers.

Comme d'habitude, Clarín préfère le fait divers qui a les honneurs de la photo
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Página/12 profite de l'occasion pour dresser un bilan épouvantable de cette première année de mandat et Cristina Kirchner, qui vient de se voir inculpée dans le dossier crapuleux du promoteur immobilier Lázaro Báez, critique Lino Barañao de trahir ses idéaux – ce à quoi le ministre a répondu en bonne et due forme !

Pour aller plus loin :
sur le départ de Prat-Gay
sur Lino Barañao
lire l'article de Página/12 du 24 décembre
lire l'article de La Nación sur la réponse du ministre aux attaques de l'ex-présidente
lire l'article de Clarín sur le même sujet.