lundi 14 août 2017

Premier tour des législatives : tout le monde crie victoire [Actu]

Gros titre du haut (avec la photo de Mauricio Macri) : Un pas jaune
(jeu de mot entre paso, pas, et PASO élection primaire, ouvertes et obligatoires ;
le jaune est la couleur du PRO, parti de Macri)
Gros titre du bas : "Nous avons gagné" (ce qui est faux en nombre de voix)

Hier dimanche, se tenaient les PASO, élections primaires qui permettent d'éliminer des candidats, soit parce qu'il s'agit d'une présentation multiple au sein d'une même formation, soit parce que les candidats n'ont pas atteint un seuil jugé raisonnable par la loi pour se présenter au véritable premier tour légal du scrutin (en octobre). Il s'agit des législatives de mi-mandat et c'est peu dire que la majorité craignait les urnes avec un chômage et une pauvreté en hausse tandis que l'inflation ne s'était jamais porté aussi bien depuis de nombreuses années (notamment à cause de l'enchérissement du dollar US et du coup de l'Euro en même temps).

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Le scrutin est passé et il donne du tonus à tout le monde. Cristina Kirchner a fait un très bon score pour l'opposition et peut caresser l'idée d'être élue même si seuls quelques décimales la séparent pour le moment du candidat de la majorité présidentielle (l'ancien ministre de l'Education) au siège de sénatrice pour la Province de Buenos Aires. Elisa Carrió, qui se présentait dans la Ville Autonome de Buenos Aires, au nom de Cambiemos, l'alliance électorale présidentielle, arrive très en tête du scrutin. L'ancien ambassadeur aux Etats-Unis, le socialiste ou social-démocrate Martín Lousteau, rallié un temps à la majorité présidentielle, arrive en troisième place à un niveau qui lui permet de se maintenir mais il a déjà déclaré qu'il croyait que les jeux étaient faits.

Dans plusieurs provinces, on voit des traditions très anciennes être renversées, des dynasties politiques qui enregistrent un très mauvais résultats (comme dans la province de San Luis) et de solides implantations qu'on aurait pu croire inamovibles se prennent une raclée comme le péronisme dans la Province de La Pampa).

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Bref les jeux restent ouverts mais il y a peu de chances pour que les élections de mi-mandat renversent la majorité actuelle et que les nouvelles chambres empêchent le gouvernement de continuer sur la ligne qu'il a lancée en décembre 2015.

A partir de cette semaine, Barrio de Tango se met en mode Chroniques d'Argentine. Moins d'articles ici, un peu plus de nouvelles (brèves) sur ma page Facebook.

vendredi 11 août 2017

Superbes affiches de l'Alliance Française de Martínez – Lindos afiches de la Alianza Francesa de Martínez [à l'affiche]

Francés arriba - Castellano abajo


L'Alliance Française de Martínez prépare déjà sa communication pour mes conférences du 1er septembre sur San Martín, l'une en français, l'autre en espagnol, entrée libre et gratuite.
La conférence en espagnol nous conduira, en train, sur les pas de San Martín, guidés par Juan Bautista Alberdi, le futur auteur de la Constitution fédérale de la République Argentine (1853), dix ans après cette rencontre mémorable à Paris, qui est rapportée dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publié aux Editions du Jasmin, en 2014 et dont un exemplaire est à la bibliothèque de l'Alliance Française de Martínez, où je suis intervenue l'année dernière à la même époque.

Tomado de San Martín par lui-même et par ses contemporains
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La Alianza Francesa de Martínez me mandó esos dos afiches sobre mis charlas del 1 de septiembre con entrada libre y gratuita. ¿Que les parece? ¡Qué lindos que son!
En la charla en castellano, nos tomará de la mano el propio Juan Bautista Alberdi en este París que descubrió en el otoño (septentrional) del 1843, tomando el tren hacia Grand-Bourg, unos 30 kilometros al sur de la capital francesa.

Tomado de San Martín par lui-même et par ses contemporains
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En la charla en francés, expondré lo interesante que nos cuentan las fuentes francohablantes tan poco transcurridas en la Argentina con respecto al General San Martín.
Estos documentos están recopilados en versión bilingüe castellano-francés (con traducción propia) en mi libro, San Martín par lui-même et par ses contemporains, que salió a la venta en Francia en el 2014 en una editorial independiente del Gran París, Editions du Jasmin. Está tambien en la misma biblioteca la biografía que dediqué a San Martín en la misma editorial, San Martín à rebours des conquistadors.



Para saber más de mis actividades 2017 en la Argentina, hacer clic en la palabra-clave ART Arg 2017 en el bloque Pour chercher, para buscar, to search, arriba.
A vsitar también :

El texto de Alberdi se encuentra publicado en sus obras completas y reproducido en linea en Wikisource.

Alberto Manguel entre à l'Académie Argentine des Belles Lettres [Actu]

Hier, au siège de l'AAL

Le directeur de la Bibliothèque Nationale Mariano Moreno, grand promoteur du livre sous toutes ses formes, a été reçu hier à l'Académie des Belles Lettres (Academia Argentina de Letras), lors d'une cérémonie qui implique que l'impétrant délivre un discours.

Alberto Manguel a choisi de faire l'éloge du dictionnaire ! Un beau thème.

Pour en savoir plus :
visiter sa page Facebook

Les Académies nationales argentines changent de tutelle [Actu]

Faire et défaire, c'est toujours travailler, comme dit l'expression populaire. C'est ce qui arrive aux académies nationales argentines qui dépendaient depuis plusieurs années du ministère de la Recherche et de la Technologie, placé lui-même sous l'autorité du physicien Lino Barañao, après qu'elles avaient longtemps dépendu, jusqu'à cette décision maintenant lointaine de Cristina Kirchner, du ministère de l'Education.

Retour au statu quo ante avec l'une des dernières décisions prises par l'ancien ministre de l'Education, un politique du PRO (libéral macriste), Esteban Bullrich, juste avant qu'il ne démissionne, il y a quelques semaines à peine, pour mieux se consacrer à sa campagne électorale pour les législatives de mi-mandat, dont la première phase aura lieu dimanche : le ministre a de nouveau rattaché les académies à son périmètre, en les piquant à son collègue, qui lui n'est pas un politique mais ce qu'on a baptisé, en France, d'un terme imbécile, un représentant de la société civile, un professionnel du secteur jouissant d'une reconnaissance internationale dans sa spécialité.

Et voilà toutes les académies obligées de reconstruire des contacts opérationnels dans leur nouveau ministère de tutelle, alors que ça marchait très bien dans l'ancien, et avec un ministre qui se barre aussitôt après, qui plus est. Cela augure mal des budgets de fonctionnement pour l'année 2018. Avec les élections par-dessus tout ça et le fort tangage qu'elles provoquent dans le cours du peso argentin.

Je pense bien fort à mes amis qui administrent la Academia Nacional del Tango et qui avaient enfin trouvé un espace de confort dans leurs relations de travail avec les fonctionnaires du ministère de la Recherche !

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación, qui au passage se prend les pieds dans le tapis iconographique, en choisissant la façade de l'Académie argentine des Belles Lettres qui n'est pas nationale mais argentine, comme son nom l'indique.

Cucuza présente son disque ce soir à El Faro [à l'affiche]


Le chanteur Cucuza Castiello présente ce soir son nouveau disque, Tango Bardo, dans son QG de Villa Urquiza, son quartier natal, à l'ouest de Buenos Airs, le café-bar-pizzeria El Faro, qu'il a fait inscrire sur la liste des Bares Notables de la Ville de Buenos Aires.

A cette occasion, il a accordé une interview qui fait ce matin la une (enfin!) du supplément culturel de Página/12.



Voilà plus de dix ans maintenant que je le vois se faire une place au soleil dans l'univers très concurrentiel du tango dans la capitale argentine. Cette reconnaissance médiatique est on ne peut plus méritée !

Pour aller plus loin :
lire la critique du disque par Gabriel Plaza, fameux DJ de tango et critique musical à La Nación.

jeudi 10 août 2017

Mi programa 2017 en la Argentina [à l'affiche]

Mon programme en français sous ce lien

En este año del Bicentenario del Cruce de los Andes, mis actividades en la Argentina enfatizan mis investigaciones históricas, que sea sobre el propio General San Martín o el General Manuel Belgrano, en CABA, el 30 de agosto.

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Abajo las fechas y direcciones.

San Juan
Ministerio de Cultura y Turismo, Provincia de San Juan, y la Junta de Estudios Históricos de San Juan
Congreso Internacional de Historia "Caminos de Integración y Libertad", 17-18 de agosto – Entrada libre y gratuita.
17 de agosto, a las 10 y las 16:45: conferencias magistrales en el Centro de Convenciones, una sobre la imagen de San Martín en la prensa europea (Gran-Bretaña, Francia y Suiza), la otra sobre las fuentes de idioma francés sobre la vida y obra de San Martín
19 de agosto: charla sobre San Martín en París según Alberdi (1843), en los colegios afiliados a la Alianza Francesa de San Juan.

Villa Mercedes (San Luis)
Alianza Francesa
22 de agosto a las 10: Centro Educativo n° 9, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes
22 de agosto: Cena en el Rotary Club
23 de agosto a las 10: Colegio n° 2 ex-Nacional, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes - en el cuadro del centenario del Colegio
23 de agosto, a las 19:30: Rencontre avec les élèves de l'Alliance Française - Actividad en francés y castellano
24 de agosto a las 18: Colegio de Arquitectos, Nuevos aportes de idioma francés documentando la vida de San Martín, charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Universidad Nacional de Villa Mercedes – Actividad en castellano
24 de agosto a las 21: Nota radial en Radio Cultura de Villa Mercedes

Palermo – CABA
Regimiento de Infantería n° 1 "Patricios" y Instituto Nacional Belgraniano
30 de agosto, a las 14: François Casimir Carbonnier, el retratista francés de Belgrano, charla abierta a la comunidad.
Cuartel de Patricios, avda Bullrich 1425, Palermo. Entrada libre y gratuita (presentar DNI)
Actividad en castellano

Martínez (Buenos Aires)
Alianza Francesa, Pedro Goyena 1926
1er de septiembre, a las 17: Ce que nous disent les sources francophones sur San Martín ("Lo que nos cuentan las fuentes francohablantes sobre San Martín"), charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Actividad en francés
1er de septiembre, a las 19:30: San Martín en París con Alberdi, septiembre del 1843, charla abierta a la comunidad – Entrada libre y gratuita - Actividad en castellano

Florencio Varela (Buenos Aires)
7 de septiembre: Colegio del Centenario, San Martín en Francia y lo que nos dice Alberdi en el 1843, exposición a los estudiantes y docentes

Este programa puede tener cambios. Intentaré publicarlo en esta nota cada vez que tendré el tiempo para hacerlo.

Para más info, visitar las páginas Web de las entidades organizadoras :
Alianza Francesa de Martínez – sitio Web y Facebook
Instituto Nacional Belgraniano – sitio Web y Facebook

mercredi 9 août 2017

Une information délicate à traiter : la mort du père de la reine Máxima [Actu]

Le chagrin de la reine est traité en photo mais dans la colonne de droite
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Jorge Zorreguieta vient de mourir, après une vingtaine d'années de lutte contre une leucémie. Il avait 89 ans et un passé qui passe peu. Il avait été ministre de l'Agriculture du gouvernement putschiste issu du coup d'Etat du 24 mars 1976 (Videla et compagnie). Puissant propriétaire agricole, il avait présidé plusieurs fédérations agraires, dont celle des producteurs sucriers et la plus influente de toutes les instances patronales argentines, la Sociedad Rural, au titre de laquelle il avait été nommé au ministère de l'Agriculture.

Lors que le prince héritier des Pays-Bas avait porté son choix sur Máxima Zorreguieta, jeune Argentine d'excellente famille (du point de vue mondain), il avait soulevé une vague de désapprobation dans l'opinion publique et le personnel politique du royaume (et d'une bonne partie de la Communauté Européenne). Zorreguieta avait été prié de rester chez lui, pour assister à la cérémonie à la télévision et depuis, Máxima, y compris et surtout depuis que son mari est devenu chef d'Etat, se montre d'une grande discrétion dans ses relations avec sa famille. Hier, les journaux se faisaient l'écho de sa visite à la clinique de Recoleta, où son père avait été admis, pour dire qu'elle avait ensuite repris l'avion pour l'Europe tandis que l'équipe médicale émettait un communiqué lénifiant rendant vraisemblable ce retour vers les Pays-Bas. Aujourd'hui, les médias nous apprennent qu'elle était en fait arrivée samedi en urgence et qu'elle est restée confidentiellement auprès de son père, qu'elle a veillé jusqu'à son dernier souffle. A quelques jours d'un scrutin national et provincial, les PASO de dimanche, la primaire argentine, en fait le premier tour d'un système qui en compte maintenant trois (PASO, 1er et 2nd tours, en octobre), l'information est difficile à traiter... D'autant que le Président Mauricio Macri n'a jamais caché qu'il appréciait la reine et a veillé à se montrer à ses côtés à chaque fois que cela a été possible, tant en Europe qu'en Amérique.

La Nación, qui ne recule pas devant un titre très provocateur,
traite l'information en manchette (en haut, à gauche)
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La reine assistera sans doute aux obsèques aujourd'hui ou demain, peut-être avec ses enfants, encore que cela n'ait rien de bien certain, sans doute aussi sans son mari et il y a fort à parier qu'elle devra regagner rapidement Amsterdam ou La Haye.

Clarín a sorti de ses archives cette photo très polémique où l'on voit côte à côte
Zorreguieta, la Reine Beatrix (ou la princesse Beatrix, si ce cliché date d'après son abdication) et Máxima (en gris)

Página/12 se contente d'un simple entrefilet où la rédaction ne résiste pas à la tentative de faire référence à la plainte portée contre l'ancien ministre pour la disparition d'une seule personne (ce qui est peu pour les dictateurs de cette période) (1). La plainte n'a pas donné lieu à une inculpation, encore moins à un procès ou à une condamnation. Par conséquent, l'homme est présumé innocent et il est important, en démocratie, de le relever.
Très proche des milieux patronaux et notamment des décideurs agraires, La Nación parle d'un dirigeant qui ne ménagea pas ses efforts pour développer l'économie argentine dans le secteur primaire. Les deux autres quotidiens nationaux privilégient l'aspect monarchique, ce qui est bigrement exotique pour les Argentins.

Pour en savoir plus :
lire l'entrefilet de Página/12

Ajout du 11 août 2017 :
Les choses se sont bien apaisées aux Pays-Bas. En effet, le roi Willem-Alexander et les trois princesses ont fait le voyage pour assister aux obsèques de leur beau-père et grand-père, à Buenos Aires. L'ambassadeur néerlandais accompagnait lui aussi la famille royale, ce que La Nación ne manque pas de souligner en image. Lire à ce sujet l'article de La Nación écrit à partir de la dépêche de l'agence Télam et accompagné de photos incroyables, où l'on voit un membre de la famille marcher dans le cortège tout en devisant gaiement au portable ! Le palais royal a émis un court communiqué à ce sujet (en néerlandais).



(1) Il se trouve que depuis une semaine, on parle beaucoup de la disparition mystérieuse, visiblement violente, d'un militant de gauche. Cela fait remonter à la surface de sinistres souvenirs à un moment où l'opposition n'hésite pas à assimiler l'actuel gouvernement à celui de la Junte militaire. L'enquête montrerait qu'un certain nombre d'indices désigneraient la gendarmerie, un corps militaire de forces de l'ordre et de garde-frontières qui jouit pourtant d'une image de marque meilleure que la police et l'armée par rapport aux crimes de la dictature dans lesquels elle est fort peu impliquée. Le tout dans le contexte régional où le Brésil est en train de sombrer dans un régime illégitime, ultra-corrompu et peu démocratique de droite et le Venezuela s'enfonce dans un régime de gauche tout aussi peu recommandable.

mardi 8 août 2017

A la San Cayetano, l'opposition monte au créneau [Actu]

Image d'une Plaza de Mayo pleine à craquer hier après-midi à la une de Página/12
"Ils réclament du pain, on ne le leur donne pas", dit le gros titre

Hier, 7 août, l'Argentine fêtait la San Cayetano, ce saint évêque italien qui est devenu aux antipodes le saint patron du pain et du travail. C'est lui que viennent prier tous les catholiques argentins qui recherchent du travail, qui sont au chômage ou dont le travail est menacé ou se détériore... C'est dire que l'affluence dans les sanctuaires dédiés à ce saint est ce jour-là un assez fiable thermomètre pour la santé socio-économique du pays.

La Prensa a partagé le bas de sa une en deux :
à gauche, le cardinal Poli donnant la communion à la foule, à la messe,
hors du sanctuaire de Liniers
à droite, la manifestation péro-kirchneriste
Le gros titre emprunte au poète-compositeur Enrique Santos Discépolo :
La Biblia junto al calefón est un vers du tango Cambalache (1)

Dans la semaine qui précèdent les PASO, les primaires à l'argentine, qui se tiendront dimanche prochain, il était à peu près inévitable que les organisations militantes politisent la tradition. Cela n'a pas manqué avec une très grosse manifestation sur Plaza de Mayo, à Buenos Aires, où toute la gauche péroniste et kirchneriste s'était donné rendez-vous, avec les calicots d'usage et l'organisation collective qui caractérise cette tradition politique en Argentine.

Clarín a choisi une photo où les manifestants envahissent l'avenida 9 de Julio,
l'avenue la plus large au monde avec ses 140 mètres
On voit qu'il y avait du monde !

Côté religieux, la fête a rassemblé beaucoup de fidèles. Le petit sanctuaire du quartier de Liniers, à Buenos Aires, débordait de monde comme tous les 7 août. La traditionnelle homélie du primat d'Argentine, l'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Poli, était très attendue par les observateurs politiques et les journaux la reprennent ce matin.

La Nación ne consacre à la manifestation qu'un petit titre (dans la colonne de droite)

C'est aussi en ce jour très symbolique que le ministre de la Production a avoué que le gouvernement ne parviendrait pas à juguler l'inflation, une des promesses électorales clé du président Mauricio Macri il y a deux ans. A quelques jours d'un scrutin de mi-mandat, cette franchise ne manque pas de cran, même si la nouvelle n'est pas bonne (et pas surprenante non plus).

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Prensa sur les déclarations gouvernementales qui s'offusquent de la politisation de la fête religieuse (qui a imaginé qu'il est serait autrement ?)
lire l'article de La Prensa sur la dimension religieuse de la journée et celui sur l'homélie du cardinal Poli
lire l'article de La Nación sur les propos du cardinal
sur la situation économique
lire l'article de La Nación



(1) Cambalache fait partie de ce corpus de chansons historiques que j'ai publié avec ma traduction en français dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, aux Editions du Jasmin.

samedi 5 août 2017

Tango joyeux ce soir chez Jacqueline Sigaut [à l'affiche]


Jacqueline Sigaut ouvre ce soir, samedi 5 août 2017, à 21h30, sa porte à un trio de musiciens qui fait du tango à l'opposé des idées courantes, que ce soit une musique triste !!! Pas du tout ! Rigolade assurée ce soir, à Palermo.

Comme d'habitude, les conditions sont fixées sur le visuel publicitaire.

Beaucoup de bruit pour rien [Actu]

Clarín a partagé sa une : un gros titre pour le Venezuela et la prise de position du Saint-Siège
et une photo pour Amado Boudou dont le chauffeur fait le V de la victoire !
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L'ancien vice-président de Cristina Kirchner, Amado Boudou, l'un ces caciques de la mouvance kirchneriste, qui aurait pu tenir un rôle de premier plan dans l'opposition actuelle, avait été le premier membre du gouvernement à comparaître devant la justice, quelques mois après la prise de fonction du nouveau président, l'année dernière. Pour une sombre histoire d'irrégularités sur la carte grise d'un petit véhicule automobile. Bref, pas de quoi fouetter un pauvre matou même s'il y avait bel et bien un manque de respect pour la loi.

Amado Boudou, qui semble avoir pris un sacré coup de vieux dans l'opération, vient d'être relaxé par le tribunal en première instance. Pour une raison inouïe : les faits sont prescrits !

Página/12 fait presque toute sa une sur la justice
avec une manchette (en haut au centre) consacrée à Boudou
et la photo centrale avec le gros titre, pour soutenir la Procureure générale
dont le Gouvernement veut se débarrasser depuis son arrivée aux affaires, en décembre 2015

C'était bien la peine d'en faire tout un plat !

Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín sur la relaxe
lire l'article de Clarín sur la colère exprimée contre cette décision de justice par la leader social-démocrate Margarita Stolbizer.

Un beau programme hivernal à Martínez [à l'affiche]

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Dans la jolie petite cité résidentielle de Martínez, au nord-ouest de Buenos Aires, le Teatro Media Legua propose en ce mois de petite rentrée d'août un joli programme diversifié et très musical, avec tous les genres : tango, jazz, folklore...

Cette année encore, l'Alliance Française de la ville m'invite. J'y donnerai deux conférences, l'une en français, l'autre en espagnol, le 1er septembre 2017, à l'occasion de la célébration du bicentenaire de la Traversée des Andes, sous les ordres du général José de San Martín (voir mon programme en Argentine).

Pour découvrir le théâtre :
visiter son site Internet et sa page Facebook
Pour l'Alliance Française :
visiter son site Internet et sa page Facebook

mercredi 2 août 2017

Une reprise théâtrale à San Juan [à l'affiche]


Le Teatro del Bicentenario, à San Juan, propose ce week-end une reprise de la pièce qui avait clôturé cet été la Fiesta del Sol, en hommage à San Martín et à la Traversée des Andes (janvier-février 1817) : Sueños de Libertad (rêves de liberté) (1). Le spectacle a été redimensionné pour le théâtre (à l'origine, c'était une très grosse machine conçue pour le plein air. C'est la première fois que le théâtre reprend le spectacle de la Fiesta del Sol. Intelligente initiative pour amortir les investissements de la fête estivale et permettre aux sanjuaninos qui étaient partis en vacances à la plage, du côté chilien ou à Mar del Plata, d'en profiter eux aussi...

C'est le père et le fils, Benjamín et Guillermo Kuchen, qui jouent San Martín jeune, en Argentine, à Mendoza, San Juan et San Luis, les trois principales villes de sa province de Cuyo (répartie aujourd'hui en trois états fédérés distincts), et âgé, à Boulogne-sur-Mer, dans son exil volontaire en Europe.

Places : 50, 80 et 100 $ ARG, en fonction du placement dans la salle.
Et le disque de la musique originale du spectacle est offert !

Le shako à plumet est un symbole limpide pour tous les Argentins du Régiment des Grenadiers à cheval
qui forma la colonne vertébrale de l'Armée des Andes et avait été crée en mars 1812 par San Martín

San Juan renforcera son accent sanmartinien sur ce mois d'août du bicentenaire, puisque les 17 et 18, le Cercle de Recherche Historique de la ville, en partenariat avec le ministère de la Culture et du Tourisme de la Province, propose un congrès international d'histoire auquel ils m'ont fait l'honneur de m'inviter à faire deux interventions, l'une sur l'image de San Martín dans la presse européenne à l'époque de la Campagne d'émancipation continentale, l'autre sur mes apports originaux à la documentation sanmartinienne avec différentes sources francophones, françaises et suisses. Sur le programme du théâtre, comme vous le voyez, il était en début d'année prévu une seule reprise, le 16 août, pour démarrer en beauté le week-end du Día de San Martín (2), et puis le succès a dû être tel cet été qu'on a mis des dates supplémentaires.

Pour en savoir plus :
lire mon article du 22 février dernier sur le spectacle original
consulter mes articles sur le bicentenaire de la Traversée des Andes en cliquant sur le mot-clé Cruce (traversée, en espagnol), dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.



(1) Une allusion à un tableau célèbre intitulé El sueño del Libertador, qui montre San Martín âgé, à Boulogne-sur-Mer, en train de repasser toute sa campagne américaine pendant qu'il dort à la manière d'un patriarche de l'Ancien Testament.
(2) Le 17 août, date anniversaire de la mort de San Martín, est une fête nationale fériée mais il y a quelques années, pour favoriser la croissance du tourisme intérieur de se développer, la présidente Cristina Kirchner lui a donné un caractère mobile. Cette année, le jour férié à niveau national sera le lundi 21 août.

Le programme du Festival et du Mundial de Tango est avancé [à l'affiche]

La Ville de Buenos Aires a révélé le programme du Festival de Tango qui commencera plus tôt que d'habitude. Il se déroulera du 10 au 23 août, alors qu'il était fixé depuis une dizaine d'années à la seconde quinzaine d'août. Comment voulez-vous qu'avec une annonce aussi proche de l'événement les agences de voyage internationales prennent en considération cette manifestation ? C'est impossible puisqu'il faut qu'elles posent leurs dates près d'une année à l'avance pour obtenir des prix acceptables pour leurs clients européens ou nord-américains. Sans parler des Japonnais !

Un hommage particulier à Astor Pïazzolla est prévu à l'occasion des vingt-cinq ans de sa disparition. Un autre hommage sera rendu à Raúl Garello, disparu à la fin de l'année dernière. Le chanteur Raúl Lavié fêtera son quatre-vingtième anniversaire et Amelita Baltar ses cinquante-cinq ans de carrière.

Autre héros de cette édition : Aníbal Troilo dont on célèbre en ce moment-ci les 80 ans de la fondation du premier orchestre. C'est Osvaldo Piro et son orchestre qui en seront chargés pendant le concert d'ouverture.

Plus de deux cents activités gratuites de toutes sortes, cours, ateliers, concerts, démonstrations, conférences, etc. sont proposées. Le festival rayonnera à partir de son foyer désormais traditionnel, la Usina del Arte, à La Boca. Les Bares Notables participent cette année à la programmation.

Parmi les artistes invités, Cucuza Castiello, Patricia Barone et Javier González, Guillermo Fernández, El Quinteto Negro La Boca, Nicolás Ledesma, Daniel Melingo, Sandra Luna, Noelia Moncada et Daniel Binelli, pour n'en citer que quelques uns.

Côté danse, le Mundial de Tango a déjà lancé ses épreuves éliminatoires. La compétition définitive commencera le 14 août et le différentes finales auront lieu les 22 et 23 au Luna Park (comme d'habitude).

Pour en savoir plus :
consulter les pages Internet sur le site Festivales Buenos Aires et la page Facebook, où il n'y a même pas d'affiche pour le festival. Il n'y en a que pour le Mundial. Une communication pour gogos de touristes qui ne connaîtront jamais autre chose que la danse puisqu'on ne le propose que cela ! Lamentable.

Août : le mois sanmartinien [Coutumes]


En Argentine, août est le mois sanmartinien puisque José de San Martín, el Padre de la Patria, est décédé, en France, à Boulogne-sur-Mer, le 17 août 1850. Il avait un peu plus de soixante-douze ans.

Pour l'occasion, le Groupe Octubre, propriétaire du quotidien Página/12, a choisi de consacrer un dossier à San Martín dans son mensuel, qui reprend le titre d'un grand hebdomadaire historique qui a durablement marqué de son empreinte le monde du magazine dans le pays, Caras y Caretas. Le numéro d'août joue le pluralisme avec un édito du directeur de la publication, l'historien très médiatique et revisionista (1) Felipe Pigna, un article de Rodolfo Terragno (2) et une interview de Norberto Galasso (3).

Pour aller plus loin :
le site Internet ne publie qu'une page et renvoie à l'achat du numéro pour lire la suite.
Pas bête, la technique marketing !



(1) Revisionismo : en Argentine, ce terme désigne un courant historiographique qui conteste le récit imposé à la fin du XIXème siècle par Bartolome Mitre (1821-1906) et ses suiveurs et imitateurs. Aujourd'hui, le revisionismo est presque exclusivement péroniste. En l'occurrence, Felipe Pigna est un sympathisant kirchneriste et Norberto Galasso est un péroniste historique totalement engagé. Pigna est aussi historien au CONICET (le centre national de recherche et de technologie) et à l'UNSAM, l'Université National de San Martín dans la banlieue ouest de Buenos Aires.
(2) Rodolfo Terragno est lui un radical (le radicalisme est en opposition historique au péronisme, depuis l'irruption de Perón dans la vie politique argentine en 1943). Rodolfo Terragno est aussi depuis un peu plus d'un an l'ambassadeur argentin auprès de l'UNESCO. Rodolfo Terragno est également académicien à l'Instituto Nacional Sanmartiniano et à l'Academia Argentina de Historia.
(3) Norberto Galasso avait jeté un pavé dans la mare il y a quelques années en publiant une biographie du général, aussi documentée que partisane : Seamos libres y lo demás no importa nada (une phrase de San Martín longtemps peu exploitée mais dont les péronistes ont fait grand usage pendant la dernière dictature militaire, qui les persécutait violemment).

mardi 1 août 2017

Hommage rioplatense à Jeanne Moreau [Actu]

Página/12 consacre à Jeanne Moreau la une de ses pages culturelles

Comme souvent lorsque disparaît un monstre de la culture française, ce matin, la presse argentine et partiellement aussi l'uruguayenne saluent l'artiste disparue à l'âge de 89 ans, hier matin, à Paris.

El País a mis l'information en manchette.
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Et pourtant, avec le décès de Sam Shepard le même jour de leur côté de l'Atlantique, la concurrence était rude. En Uruguay, c'est le Nord-Américain qui occupe davantage les journaux.

La Nación mêle les deux artistes disparus sur une même manchette.
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Pour aller plus loin :
en Uruguay

lundi 31 juillet 2017

La banque centrale argentine intervient contre la montée du dollar [Actu]

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A la fin de la semaine dernière, le dollar US a passé pour la première fois du mandat la barre symbolique des 18 pesos argentins, non pas parce que le dollar monte en soi mais parce que le peso est en chute assez grave, dû à la reprise économique qui était espérée lors du changement de gouvernement et dont le pays n'a toujours pas vu la couleur. Or on est en pleine campagne électorale, le président lui-même sortant faire du porte-à-porte pour convaincre les électeurs de se rendre aux urnes et de lui redonner une majorité au Congrès.

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La banque centrale est donc intervenue jeudi pour calmer le taux de change de la monnaie qui sert à toutes les évaluations quelque peu importantes sur le marché national (emprunts, achat immobilier ou automobile, etc.).

Pour en savoir plus :
lire l'article de Clarín

Ajout du 1er août 2017 :
lire l'article de Página/12

Les organisations internationales réclament la libération de Milagro Sala [Actu]

La hausse du dollar mange une grosse partie de la une
avec la blagounette qu'apprécient tant les titreurs de ce quotidien
"Voilà ! Le dollar est maintenant majeur"
La majorité est fixée à 18 ans en Argentine

Vendredi dernier, la Commission interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH) a rendu son rapport et exigé de l'Argentine la libération de Milagro Sala, la leader du mouvement révolutionnaire (ou protestataire) amérindien Tupac Amaru, écrouée et inculpée par la justice de la Province de Jujuy, alors qu'elle était députée au Parlasur (parlement à l'échelle continentale), sans que soit prise en compte une éventuelle immunité parlementaire internationale. Le motif de la demande est le risque que la prisonnière court d'y laisser sa santé ou sa vie, ce qui laisse pantois quand on voit dans quelles conditions elle est détenus, largement au-dessus des conditions de vie ordinaire dans une prison argentine (ou même française).

Le Gouvernement argentin a fait passer le bébé à la justice provinciale de Jujuy, pour respecter la structure fédérale du pays et la séparation des pouvoirs et ce week-end, des dispositions ont été prises qui semblent annoncer la sortie imminente de la parlementaire qui serait renvoyée chez elle sous le régime de la prison domiciliaire.

Ceci une fois posé, la CIDH ne s'est prononcé que sur les conditions de détention et n'a pas réclamé la libération inconditionnelle. Elle a même suggéré que la prison préventive soit effectuée à domicile, alors que les partisans de gauche exigent que les chefs d'inculpation soient abandonnés.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12, qui soutient sans hésiter la cause de Milagro Sala
lire l'éditorial de Página/12, qui interprète la réaction du gouvernement argentin
lire l'article de Clarín sur le rapport de la CIDH
lire l'article de Clarín sur le gouvernement provincial de Jujuy.

Ajout du 1er août 2017 :
lire l'article de Página/12