lundi 21 avril 2014

Hommage à Troilo au CETBA demain soir [à l'affiche]

Le CETBA, anciennement connu sous le nom de Universidad del Tango, rendra demain, mardi 22 avril 2014, un bel hommage à Aníbal Troilo, dont on fête cette année le centenaire, avec la projection d'un documentaire intitulé Los guardianes del Angel (les gardiens de l'Ange), en présence du petit-fils adoptif du grand compositeur, Francisco Torné, dont la grand-mère avait épousé Pichuco.
Le réalisateur Adrián Lorenzo participera lui aussi à la soirée.


Le film, qui dure 84 minutes, date de 2004. Sous forme de patchwork, il rassemble des témoignages et des scènes de fiction pour restituer la personnalité du grand maître du bandonéon que fut Aníbal Troilo. Pas mal de foot aussi : Pichuco était sociétaire du Club de River Plate depuis l'âge de onze ans !

Bande-annonce du film, primé en 2005

La soirée prend place dans la série de cours et conférences sur l'histoire du tango.

Pour en savoir plus :
consulter la fiche du film sur le portail de Cine Nacional

Claudia Alfano et Lali Martínez ce soir au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]

Retour aux habitudes au 735 de la rue Jean Jaurès ce soir, au cœur du quartier de l'Abasto : Mis tardes con Gardel propose un double concert de chant accompagné à la guitare, en l'occurrence celle de Nazareno Altamirano, avec les voix de Claudia Alfano et Lali Martínez.


Mes lecteurs fidèles connaissent le principe de ces soirées musicales du lundi au Museo Casa Carlos Gardel. On s'installe sur les chaises disposées dans le patio et on écoute sans débourser un centime.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Pour en savoir plus et suivre l'actualité du musée, installé dans la maison occupée par Carlos Gardel de 1927 à 1933, c'est-à-dire jusqu'à son départ dans une longue tournée mondiale où il devait trouver la mort, vous pouvez vous connecter à la page Facebook de l'établissement.

Conférence et hommage à Aníbal Troilo au programme de la Academia Nacional del Tango ce soir [à l'affiche]


Affiche originale du film (en 1948) 
Comme tous les troisièmes lundis du mois d'avril à décembre, la Academia Nacional del Tango propose ce soir, 21 avril 2014, à 19h30, une séance où prendra la parole Otilia Da Veiga pour une conférence intitulée Un camino y dos amores (Un chemin et deux amours).

Du côté musical, le tango rituel de la soirée sera Anoné, de et par Hugo Baralis pour les cent ans de la naissance du grand violoniste, né le 2 avril 1914 et on prolongera les célébrations centenales avec la projection d'un extrait du film de Manuel Romero, El tango vuelve a París, un long métrage de 1948, dont on visionnera la scène où Alberto Castillo chante Ninguna accompagné par la Orquesta de Aníbal Troilo, en hommage à ce dernier, né le 11 juillet 1914.

Et voilà ! Comme si vous étiez au Plenario de ce soir !

Ensuite, le pianiste Adrián Placenti et la violoniste Mariana Cañardo occuperont ce qu'on appelle l'espace artistique pour un mini-concert.

Comme d'habitude, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles, au salon des angelots Horacio Ferrer, au premier étage du Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833.

Le film dans sa version intégrale (en VO non sous-titrée bien sûr)

Sur le film de Romero, vous pouvez aller consulter la note que le jounaliste de Radio Nacional, Leonardo Liberman, lui a consacré l'année dernière sur son blog, El Mirador nocturno.

Marisa Vázquez et le Courage d'aimer au CCC [à l'affiche]


Mercredi prochain, le 23 avril 2014, à 20h30, la chanteuse Marisa Vázquez présentera son nouveau récital, intitulé El Coraje de Querer où elle mêle musique et poésie. Elle sera accompagnée par quelques grands artistes dont le saxophoniste et compositeur de jazz Bernardo Baraj, le chanteur Osvaldo Peredo (très âgé mais toute sa voix) et le pianiste-clavieriste Mariano Agustoni.

Entrée 50 $ (ARG) au guichet du Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini (CCC), Corrientes 1543.

samedi 19 avril 2014

Prochaine dédicace au Salon du Livre d'Arras pour la fête du Travail [ici]


Le jeudi 1er mai 2014, je serai à Arras, au salon du livre d'expression populaire et de critique sociale, organisé par l'association Colères du Présent, sur la place du théâtre, dans le quartier des Arts, de 10h à 19h.

Le salon se tient sur la place en plein air et sous un chapiteau à quelques mètres de là.

Les éditeurs sont sous la tente. C'est là que je me tiendrai sur le stand des Editions du Jasmin, avec mes deux livres sur le tango, Barrio de Tango et Tango Negro, et la biographie de San Martín, héros de l'émancipation sud-américaine, San Martín à rebours des conquistadors, lui qui est mort à quelques kilomètres, sur la Côte d'Opale, le 17 juin 1850, à Boulogne-sur-Mer.
Or il se trouve qu'Arras était aussi la ville natale d'un officier supérieur avec lequel il noua une amitié toute hiérarchique dès le début de la guerre d'indépendance de l'Espagne, lorsque la Péninsule se défendait contre l'invasion de l'Empire français : le marquis de Coupigny, un royaliste contre-révolutionnaire et pourtant une figure très attachante de ces événements tragiques et chaotiques...

San Martín par lui-même et par ses contemporains n'aura probablement pas encore été livré par l'imprimerie. On sera à quelques jours près...

Nous serons trois à partager le stand, dont deux auteurs.

Et comme d'habitude, il y aura du mate pour ceux qui voudront tenter l'aventure gustative, au milieu des tentations de cette vaste kermesse populaire, avec spécialités régionales, merguez et hot-dogs de tradition...

Pour en savoir plus sur mes livres, cliquez sur leurs couvertures dans la Colonne de droite.
Consulter le site Internet de la manifestation et se connecter sur sa page Facebook.

Le CCC présent à la Feria del Libro [à l'affiche]

La Feria del Libro de Buenos Aires s'ouvre ce 24 mai 2014 pour une période de trois semaines, avec entrée libre et gratuite (ça change des salons du livres européens, non?).

Ce sera comme tous les ans au Predio de la Rural, près de Plaza Italia, à Palermo.

Le CCC Floreal Gorini, que vous connaissez bien pour ses soirées musicales, y occupera un stand (n° 331) au Pavillon Bleu. Toutefois les conférences, présentations et tables-rondes se tiendront quant à elles au Pavillon Blanc au sein du même centre des expositions.

Beau programme, très politique, mais il n'y a là rien d'étonnant avec ce centre, dont le but est de promouvoir l'économie redistributive et coopérative.

Cliquez sur l'image pour lire l'affiche

jeudi 17 avril 2014

Festival La Plata Baila Tango [à l'affiche]

Pour les fous des pistes de danse, à La Plata, une Semana Santa (1) faite pour user les parquets et les dalles...


Pour en savoir plus, connectez-vous au site Internet de la manifestation qui dure jusqu'à dimanche.

(1) En Argentine comme dans tout le reste de la zone hispanophone, la fin de la Semaine Sainte est fériée et donne lieu à un très long week-end qui va du jeudi au dimanche. En revanche, le lundi de Pâques n'est pas férié... On ne peut pas tout avoir !

mercredi 16 avril 2014

Tensión Tango ce soir au CCC [à l'affiche]


Ce soir, mercredi 16 avril 2014, à 20h30, le nouveau groupe Tensión Tango, qui s'est formée en 2012, se produira sur la scène de la petite salle Osvaldo Pugliese, au CCC Floreal Gorini, dans le cadre du Tango de Miércoles, Corrientes 1543.

Au programme, des œuvres du répertoire dans les arrangements du groupe et de la musique originale mêlant le rock progressif des années 70 et la longue tradition du tango argentin.

Le groupe se compose de Mauro Turone, violoncelle, Esteban Rajmilchuk, piano, Joaquín Isla, bandonéon, Valeria Velázquez, violon, Cristián Cor, contrebasse et Ramiro de Marino, guitare.

Entrée : 50 $ (ARG)

Une exposition sur l'histoire de l'art signée Miguel Rep au MNBA [à l'affiche]

L'affiche de l'exposition.
Dans la bulle : "j'ai été contaminé par un Lichtenstein"
Le peintre et humoriste Miguel Rep, que mes lecteurs connaissent pour les vignettes très drôles dont il gratifie tous les jours les lecteurs de Página/12, a composé une exposition livrant sa vision de l'histoire de l'art aux visiteurs du très beau Museo Nacional de Bellas Artes, à Recoleta.



Bien entendu, à l'image de la photo choisie pour faire la couverture des pages culturelles de Página/12 (ci-dessus), le regard adopté est délibérément sarcastique, moqueur et iconoclaste. Faces de carême, s'abstenir et tenants du didactisme pédant et ampoulé aussi.... Parfois, Rep y va si peu avec le dos de la cuillère qu'on pourrait le taxer de mauvais goût comme c'est le cas pour cette explication abracadabrante au Cri de Munch (la réaction du quidam de la rue devant un exhibitionniste en plein action)...

L'exposition, inaugurée hier et qui se tient jusqu'au 15 juin, se double d'un livre, que Rep avait déjà présenté à Tecnopolis et qu'il présentera à nouveau ce soir, au musée des beaux-arts, avenida del Libertador 1473.

La vignette choisie par la Secretaría de Cultura

L'événement donne ce matin à Página/12 l'occasion de publier une longue interview de son artiste fétiche, où celui-ci s'explique sur sa démarche artistique. Verbatim succinct :

–Y quien aún no leyó su libro, ¿qué encontrará en él?
–Básicamente es la historia del arte con humor. Cuando comencé, quería hacer los momentos de la historia del arte que más me interesaban, que cuando lo empecé a hacer era anárquico. Hacía una de Velázquez y después una de Picasso, otra de las cavernas, algo de Giotto...
–Seguía el camino de sus reflexiones.
–Sí, exactamente. O lo que mi ojo me dictaba: “Quiero dibujar esto”. Y cuando tuve que hacer el libro, hace diez años, decidimos ordenarlo en línea de tiempo. Ahora se meten los dibujos nuevos. A mí en estos diez años me pasó de todo en el mundo del arte.
–¿Qué cambió en este tiempo?
Cuando hice eso era para meterme en ese mundo, que siempre a los de este género nos fue adverso. Siempre íbamos como acomplejados. Sin embargo, inmediatamente presenté el libro con los originales en el Malba y empecé a meterme en el mundillo y a desmitificarlo y dessolemnizarlo. Yo creo que hay que dessolemnizar una historia que está muy solemnizada, que es la del arte, las artes mayores, y toda esa pelotudez.
Miguel Rep, in Página/12

- Celui qui n'a pas encore lu votre livre, qu'y trouverait-il ?
- Essentiellement, l'histoire de l'art avec de l'humour. Quand j'ai commencé, je voulais marquer les moments de l'histoire de l'art qui m'intéressaient le plus et au début, c'était anarchique. Il y avait une œuvre de Velázquez et puis une de Picasso, une autre de l'âge des cavernes et quelque chose de Giotto...
- Vous suiviez le cheminement de vos réflexions.
- Oui, tout à fait. Ou ce que mon œil me disait : Je veux dessine ça. Et quand il a fallu faire le livre, il y a dix ans, nous avons décidé d'organiser tout ça par ordre chronologique. Maintenant les dessins nouveaux viennent s'y ajouter. Au cours de ces dix ans, il m'est arrivé toute sorte de choses dans le monde de l'art.
- Qu'est-ce qui a changé pendant ce temps ?
- Quand j'ai travaillé sur ce projet, c'était pour entrer dans cet univers [académique], qui nous a toujours été hostile, à nous, les artistes du genre [les dessinateurs d'humour, les dessinateurs de bd, etc]. Nous étions toujours un peu complexés. Pourtant, j'ai tout de suite présenté le livre et ses planches originales au MALBA (1) et j'ai commencé à faire mes premiers pas dans ce cercle fermé (2) et à le démythifier et à la "désolenniser". Je crois qu'il faut désolenniser une histoire qui est très solennisée, celle de l'art, des arts majeurs et toutes ces couillonnades... (3)
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Une des vignettes de l'exposition.
A comparer avec l'œuvre originale, intitulée Sin pan y sin trabajo,
le chef d'œuvre du peintre argentin Ernesto de la Cárcova
(voir à ce propos mon article du 7 mai 2013 sur l'exposition de la Casa del Bicentenario)

Pour lire la suite, reportez-vous à l'article de Página/12
Lire aussi la dépêche de Telam sur l'exposition
ainsi que le communiqué de la Secretaria de Cultura, ministère de tutelle du MNBA.


(1) Prestigieux musée d'art moderne à Buenos Aires, dans le quartier de Palermo.
(2) Miguel Rep enseigne maintenant et travaille beaucoup dans ce domaine, notamment grâce à la télévision publique.
(3) En Argentine, les classes dominantes se sont approprié depuis très longtemps des arts dits majeurs, tout ce qu'on peut classer sous les étiquettes grande littérature, grande peinture, arts contemporains, musique classique, opéra, etc. Et il y a très peu de tentatives pour mettre ces œuvres à la porté de l'homme de la rue. C'est vrai aussi en Europe mais en Amérique du Sud, c'est encore plus prononcé. Il n'y a qu'à se rendre au Malba pour se rendre compte que cette ségrégation sociale est inscrite dans l'architecture même du bâtiment. Alors bien entendu, un militant de gauche comme Rep ne peut être que vent debout devant cette réalité politico-culturelle de son pays. Ces positions sont à comparer avec celles de l'historien Felipe Pigna, qui appartient au même courant idéologique et politique (voir mon article du 22 juillet 2012 à cet effet).

Jacqueline Sigaut et José Ogivieki rendent leur hommage à Pichuco [à l'affiche]


Jeudi 17 avril 2014, à 21h, la chanteuse Jacqueline Sigaut s'associe une nouvelle fois au pianiste José Ogivieki dans le cadre des festivités du Centenario Troilo, à Dain Usina Cultural, esquina Nicaragua y Thames, à Palermo, un récital chant et piano intitulé Romance de Barrio.

Entrée : 100 $

Jacqueline a consacré son dernier disque au répertoire de Aníbal Troilo, Desde el recuerdo te vuelvo a ver.

Pour suivre cette année d'hommage au compositeur et bandonéoniste, cliquez sur le mot-clé Cent Troilo dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus pour faire remonter tous les articles qui s'y rapportent dans Barrio de Tango. Vous pouvez faire de même pour suivre les artistes.

Jorge Retamoza Cuarteto à Notorious [à l'affiche]

Le saxophoniste et compositeur argentin Jorge Retamoza rend hommage demain soir, jeudi 17 avril 2014, à 21h30 à Astor Piazzolla, qui en son temps avait enregistré un album, intitulé Reunión Cumbre (réunion au sommet), avec le saxophoniste nord-américain Gerry Mulligan, il y a quarante ans, un des très rares disques où Piazzolla ait joué avec un autre compositeur.

Jorge Retamoza et ses musiciens, Matías Rubino (bandonéon), Gastón Harisquiry (piano), Roberto Seitz (contrebasse) marqueront donc l'anniversaire de cette rencontre artistique, dans cette salle de l'avenue Callao, avec pour invités le guitariste Pablo Martínez et le batteur Daniel Míguez, pour une soirée baptisée Reunión Cumbre – 40 años después.

Entrée : 100 $ (ARG)

Pour en savoir plus sur l'artiste, visitez son site Internet (on peut écouter plusieurs plages de ses différents disques mais l'agenda n'est pas à jour).



Et tous les vendredis, la même salle accueille Amelita Baltar, l'égérie de Piazzolla entre toutes les artistes de tango que la terre ait portées.

mardi 15 avril 2014

Les éditeurs universitaires regroupent leurs forces à Buenos Aires [Disques & Livres]

La délégation universitaire pendant l'inauguration en décembre 2013
Source : REUN
Les quarante-cinq maisons d'édition universitaires argentines ont ouvert en décembre dernier une vaste librairie à Buenos Aires, esquina Lavalle y Montevideo, avec salle d'exposition et auditorium, afin d'accéder directement au grand public. Il est prévu que cet établissement se dote aussi d'un bar, comme c'est déjà le cas dans plusieurs établissement de la même famille, comme El Gran Splendid ou El Ateneo de la rue Florida.

Cette nouvelle librairie, la LUA, tiendra son propre stand d'ici quelques jours à la 40ème Feria del Libro. Ce stand n° 1506 occupera 96 m² dans le pavillon jaune du vaste domaine de la Rural, qui se situe en bordure de Plaza Italia, à Palermo, du 24 décembre au 6 mai prochain. Le stand comprendra un espace pour les conférences, tables-rondes et autres présentations.

La LUA est le fruit des efforts conjugués du Conseil Inter-universitaire National (CIN) et du Réseau National d'Editeurs Universitaires (REUN).

Feria del Libro

Selon la chambre argentine du Livre, l'édition universitaire fournit 6% du marché du livre national avec quelque 1200 titres par an. En revanche, le fossé entre la recherche dans son ensemble et le grand public est abyssal dans le pays et ce dans toutes les disciplines, que ce soit en sciences humaines ou en sciences exactes, d'où cet effort pour diffuser et vulgariser le savoir de qualité. Ces éditeurs souffrent en effet du manque d'intérêt ou d'audace de trop nombreux libraires qui se détournent de leurs publications et d'ailleurs, l'offre de très nombreuses librairies s'en ressent. Rares sont les établissements qui proposent un véritable choix de qualité en ouvrages argentins, mis à part tout ce qui relève de la littérature ou des arts. Parmi ces établissements exigeants, il faut citer la Librería Avila, dans la rue Bolívar, face à l'église San Ignacio, les librairies de la chaîne El Ateneo et les marchands de livres anciens, comme El Rufían Meláncolico, là encore dans la rue Bolívar mais cinq cuadras plus au sud, ou El Túnel, à quelques pas du Gran Café Tortoni, sur Avenida de Mayo.

Pour en savoir plus :
lire l'annonce du CIN sur la LUA à la Feria del Libro
lire l'article sur l'inauguration de la LUA sur le site d'EDUVIM, l'une des maisons d'éditions partie prenante

lire l'article sur cette même inauguration, avec reportage audio, sur le blog du REUN.

lundi 14 avril 2014

Un Mis tardes con Gardel un peu spécial ce soir [à l'affiche]


Ce soir, lundi 14 avril 2014, le concert traditionnel du lundi au Museo Casa Carlos Gardel prend une forme inhabituelle avec une allégorie musicale dramatisée mais le principe reste le même : le spectacle commence à 18h30, dans le patio du musée, Jean Jaurés 735, et l'entrée est libre et gratuite.

Mundial de Tango de Buenos Aires : un concours sans sélection préalable [Danse]

Le prestige du Mundial de Tango commence à faire des ravages jusque par chez nous. Attention : il s'agit d'un championnat où les inscriptions sont entièrement libres jusqu'au début des épreuves.

Malgré ce que laisseraient entendre certaines formulations marketing de type "préliminaire officiel", il s'agit d'une compétition sans aucune sélection préalable, en tout cas pour le moment. En revanche, il existe un peu partout en Argentine et dans les pays voisins et maintenant jusqu'en Europe des concours locaux, organisés par des instances diverses, officielles ou non (collectivité locale, association, écoles...), qui proposent aux vainqueurs et à eux seulement de prendre en charge tout ou partie de leur séjour sur place et, si les instances en question ont pu le négocier avec le ministère de la culture portègne, producteur de la manifestation mondiale, d'entrer en compétition à une étape privilégiée des épreuves finales, ce qui ne valide en aucun cas le niveau des participants puisque l'ensemble de la manifestation reste dépourvue de standards obligatoires - et j'espère que cela le restera longtemps et que le tango argentin ne finira pas par se scléroser dans la standardisation comme le patinage artistique ou les autres danses de couples.

Ainsi donc, indépendamment de toutes ces compétitions locales, tous les danseurs, quel que soit leur niveau et leur pays d'origine, restent libres de s'inscrire aux épreuves et dans les catégories qui leur chantent. Encore faut-il pour le faire être à temps sur place et s'être par conséquent déjà procuré son billet d'avion (à moins d'avoir les moyens de le payer à un tarif très élevé) et se préoccuper de son hébergement à Buenos Aires ou en proche banlieue pendant la durée des épreuves.


Le Mundial de Tango a lieu traditionnellement pendant la dernière semaine du mois d'août.

dimanche 13 avril 2014

Fête médiévale à Barracas [à l'affiche]

La Ville Autonome de Buenos Aires propose ce week-end une fête médiévale gratuite au centre d'exposition de Mataderos, samedi et dimanche, de midi à 20h. J'avais compté vous présenter l'information hier mais le décès de Alfredo Alcón et ma règle de ne pas parler d'autre chose que du disparu quand survient une telle perte m'ont fait reporter à aujourd'hui cet article.

La manifestation doit avoir un sacré cachet parce que, pour les Américains, qu'ils habitent le nord ou le sud et quelle que soit leur langue, anglais, français, espagnol ou portugais, rien n'est plus exotique que cette époque improbable qu'est le Moyen-Age...



On trouvera de tout l'Espacio Cultural del Sur : le musicien ambulant, le débarquement des Vikings, des tournois (avec une version initiatique pour les minots), du cirque, du tir à l'arc et de l'escrime, de la cuisine et du travail à la forge, des costumes, de la musique grégorienne, j'en passe et des meilleures, dont de la photographie médiévale (faut le faire, non ?). Il y aura une foire artisanale médiévale et une taberne, des jongleurs et des conteurs, bref tout pour vous refaire les Visiteurs version Buenos Aires...

Le tout dans le joli décor de Espacio Cultural del Sur, avenida Caseros 1750... Allez y faire un tour !


Pour savourer la tentative de médiévaliser l'argentin dans le texte, rendez-vous sur la présentation de l'événement sur l'agenda culturel de la Ville.

samedi 12 avril 2014

Alfredo Alcón a rejoint San Martín et Güemes, Tita Merello, Mercedes Sosa et Roberto Arlt... [Actu]

C'est une immense figure de l'art dramatique argentin qui vient de disparaître à l'âge de quatre-vingt quatre ans. Alfredo Alcón aura brillé dans toutes les disciplines de son art, sur la scène, au grand écran et à la télévision. Ce matin, l'Argentine ressemble un peu à la France quand elle fit ses adieux à Jean-Louis Barrault...

Au cours de sa longue carrière, il aura travaillé avec la crème des artistes argentins. Il aura incarné tous les grands personnages du répertoire classique depuis Shakespeare jusqu'à Samuel Beckett en passant par Eugène O'Neil, Federico García Lorca et Alfred de Musset.

El Santo de la Espada, film complet (1970)

Au cinéma, il a incarné certains des plus grands héros nationaux, comme José de San Martín en 1970 dans un film devenu un classique d'entre les classiques, El Santo de la Espada, tiré de la biographie romancée publiée en 1930 par Ricardo Rojas. Il a aussi été le caudillo fédéral de Salta, Martín Güemes, le seul héros de l'indépendance à être mort les armes à la main, et le gaucho épique Martín Fierro, sorte d'Ulysse de l'Argentine.



L'année dernière, il était à nouveau sur la scène, au Teatro San Martín, pour interpréter Fin de partie de Beckett, avec le rôle de Hamm. Ce qui a inspiré à Página/12 sa une ce matin.

Il était né dans la Province de Buenos Aires, à Ciudadela, le 3 mars 1930. Il avait passé son enfance dans le quartier de Liniers à Buenos Aires, ce qui en faisait un Portègne d'adoption. Au sortir du conservatoire d'art dramatique, il a travaillé à la radio, comme acteur de pièces radiophoniques, avant de monter sur scène puis d'accéder aussi au cinéma, dont il sut éviter les pièges. Artiste exigeant pour lui-même, sa carrière suivit une ligne de crête exceptionnelle. Il sut aussi protéger sa vie privée et son intimité, dans un monde pourtant fort impudique. Sa personnalité réelle est donc aussi mystérieuse que sa carrière est brillante.


Il est décédé hier matin, chez lui, dans le quartier de San Nicolás, où il était revenu après plusieurs mois d'hospitalisation dans une clinique du nord de la ville. Il est veillé dans la Salle des Pas Perdus du Congrès de la Nation à Buenos Aires. La levée du corps aura lieu vers 10h30 aujourd'hui, heure de Buenos Aires, et il sera conduit au cimetière de la Characita par Avenida Corrientes. A 10h45, il est prévu que le cortège fasse halte devant la façade du Teatro San Martín. Une très belle façon de lui rendre un ultime hommage.

Toute la presse l'a mis à la une ce matin.

La tenue du Festival ABM où je donne cet après-midi une causerie ne me laisse pas le loisir d'en dire plus mais je vous laisse regarder l'acteur dans deux de ses films en costumes les plus universellement connus dans son pays, El Santo de la Espada (1970) et La Maffia (1972), ci dessous.

La Maffia (1972)

Pour aller plus loin :
accéder au dossier du supplément people de La Nación, Personajes
Je vous invite à lire aussi l'article que Leonardo Liberman, journaliste de Radio Nacional, lui a consacré hier dans son blog culturel.

vendredi 11 avril 2014

Quatrième Festival de Tango à ECuNHi [à l'affiche]


A partir de cet après-midi, vendredi 11 avril 2014, à 17h, et pour tout le week-end, le Centre Culturel de l'ONG Madres de Plaza de Mayo, EcuNHi (Espacio Cultural Nuestros Hijos), dans le campus de l'ex-ESMA, à Palermo, propose la quatrième édition d'un festival de tango d'un week-end qui rassemble des concerts, des cours de danse, une scène ouverte, etc... Nacho Iruzubieta accompagnera les chanteurs qui voudront s'emparer du micro, les danseuses Soledad Nani et Yuyú Herrera, les chanteuses Lidia Borda et Rita Cortese sont au programme de cette longue soirée festive, ainsi que l'orchestre de tango du Colegio Nacional de Buenos Aires, le lycée d'élite de la capitale argentine...

Susana Rinaldi, la marraine de l'événement depuis sa fondation, présentera la soirée musicale.

Pour en savoir plus, lire la présentation de la manifestation sur le site Internet du centre culturel et se connecter au profil Facebook du centre.
Voir également la dépêche de Télam.

jeudi 10 avril 2014

Un hommage à Troilo demain à Bien Bohemio [à l'affiche]


Le pianiste et compositeur Pepe Motta, le chanteur Jesús Hidalgo et le tangologue Fabio Zerpa seront réunis demain, vendredi 11 avril 2014, à la Casa de Titi Rossi, dans la tanguería Bien Bohemio de Boedo, dans le cadre des manifestations du Centenaire Troilo.

Tous à 22h à Bien Bohemio !

mardi 8 avril 2014

Lucio Arce et les musiciens de la Guardia Hereje rendent hommage à Alorsa [à l'affiche]


L'auteur-compositeur interprète Lucio Arce s'en va à La Plata rendre hommage à notre ami Alorsa, qui nous a quittés en août 2009 à moins de quarante ans. Pour l'occasion, les musiciens de La Guardia Hereje, qui accompagnaient toujours Alorsa (1), reformeront leur trio pour ce récital émouvant, qui aura lieu vendredi en huit, le 18 avril 2014, à 21h30, à l'angle des rues 17 et 71 dans la capitale provinciale au sud de Buenos Aires...


(1) Alorsa fait partie des auteurs présentés dans mes deux anthologies bilingues de tangos argentins, dans Barrio de Tango (Editions du Jasmin) et dans Deux cents ans après (Tarabuste Editions) où j'ai traduit une dizaine de ses textes, avec son accord et son appui. Mais il est mort avant la parution de l'ouvrage.

Le Quinteto Negro La Boca en sandwich au CAFF [à l'affiche]


Entre deux soirées de la Orquesta Típica Fernández Fierro, mercredi 9 avril à 22h et samedi 12 avril, à 23h, le Quinteto Negro La Boca, qui perpétue la tradition du tango anarchiste propre à ce quartier de la capitale argentine, se produira vendredi 11 avril 2014 à 22h, au CAFF,  Club Atlético Fernández Fierro (qui n'a de sportif que le nom!), Sánchez de Bustamante 764, une adresse que mes lecteurs connaissent désormais par cœur.

Les concerts de la OTFF sont à 80 $ l'entrée (à la caisse de la salle, ouverte une heure avant le spectacle.
Celui du QNLB est à 60 $ l'entrée.

Le concert du QNLB sera accompagné par le grand historien anarchiste Osvaldo Bayer, l'aimable sourire à la barbe fleurie de l'affiche, pour la présentation de leur premier DVD. Le spectacle, avec une très belle brochette d'invités, qui mêlera le tango, la murga et le hip-hop, donnera lieu à un enregistrement vidéo. La murga sera représentée par Malena D'Alessio de Actitud María Marta et par Andrés Vázquez de Falta y Resto (une troupe parmi les plus grandes du genre).

Pour en savoir plus sur le groupe, visitez son site Internet
Pour suivre la programmation du CAFF, visitez le site Internet du local.

Changement de professeur au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Il y a une semaine, pour des raisons de force majeure, les cours de tango gratuits et ouverts qui sont donnés toutes les semaines dans le patio de Carlos Gardel ont été interrompus.

Ils reprennent demain, aux mêmes horaires, avec un nouveau professeur, qui enseigne déjà dans une école de la Ville Autonome de Buenos Aires.

Hernán Reinaudo Trío au Tasso demain [à l'affiche]

Le guitariste Hernán Reinaudo, le bandonéoniste Nicolás Enrich et le contrebassiste Patricio Cotella présenteront demain un avant-goût de leur futur disque, qui mêle, dans des compositions originales, des influences de jazz, de musique contemporaine et de flamenco à leur vocabulaire tanguero d'origine.

Ce sera mercredi 9 avril 2014, à 22h, au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Entrée : 60 $ (ARG)


La chanteuse Patricia Fernández partagera cette soirée avec eux : elle aussi présentera son nouveau CD, intitulé Gota de Lluvia. Elle sera accompagnée à la guitare par Hernán Reinaudo.

lundi 7 avril 2014

Festival de chanteurs ce soir au Museo Casa Carlos Gardel [à l'affiche]


Deux groupes d'artistes se partageront cette soirée de la série Mis tardes con Gardel au Museo Casa Carlos Gardel, rue Jean Jaurès 735 dans le quartier de El Abasto.

D'un côté, Tango a Tres Bandas du trio de voix masculines, composé de Hernán Genovese, Jesús Hidalgo et Esteban Riera, de l'autre, la chanteuse Vanina Tagini accompagnée selon son habitude par le bandonéoniste Gabriel Merlino.

Entrée libre et gratuite ce soir, lundi 7 avril 2014, à 18h30, dans la limite des places disponibles.

Hommage de la guitare à Pichucho [à l'affiche]


Jeudi 10 avril 2014, à 21h, au Teatro Orlando Goñi, les chanteurs Sandra Luna, Viviana Scarlassa et Cucuza Castiello s'unissent aux guitaristes Javier Díaz González et Mateo Castiello (le fils de Cucuza) pour rendre hommage à Pichuco en cette année de son centenaire.

Vous pouvez suivre l'actualité du théâtre, situé Cochabamba 2563, à San Cristóbal, sur son profil Facebook.

Hommage au bandonéon pour lancer les Plenarios 2014 ce soir [à l'affiche]

Ce soir, à la Academia Nacional del Tango, au 1er étage du Palacio Carlos Gardel, Avenida de Mayo 833, ce lundi 7 avril 2014 à 19h30, le bandonéoniste Alfredo Cordisco, à 97 ans, racontera sa longue carrière dans les orchestres historiques de Julio De Caro, Roberto Firpo, Francisco Lomuto et dans son propre quatuor, en compagnie de Gabriel Soria, le premier vice-président de l'institution.

Alfredo Cordisco fera résonner le bandonéon de Aníbal Troilo, qui fait partie du précieux patrimoine du Museo Mundial del Tango. Cette participation du vénérable musicien prend place dans le cycle des soirées Las Estrellas del Tango cuentan su historia.

Le tango rituel de la soirée sera De pura cepa, milonga de José Ceglie enregistrée par Aníbal Troilo et son orchestre, le 22 novembre 1942.

Autre moment de la soirée, on visionnera en hommage à Troilo une scène du film Los Tres Berretines où il apparaît à l'âge de dix-huit ans, en train de jouer le tango Araca la cana de Enrique Delfino et Mario Rada.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.