vendredi 16 juin 2017

Le prochain Plenario saluera le centenaire de naissance de Titi Rossi [à l'affiche]


Lundi 19 juin 2017, à 19h30, la Academia Naiconal del Tango propose un hommage au compositeur, bandonéoniste et chef d'orchestre Titi Rossi, celui de la tanguería Bien Bohemio, qui aurait eu cent ans cette année. L'hommage sera conduit par sa fille Marta Rossi et ouvert par le tango rituel qui lui est attaché : Bien Bohemio.

Rendez-vous comme d'habitude au premier étage du Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833.

Entrée libre et gratuite.

Une nouvelle candidature au Patrimoine culturel de l'Humanité : le chamamé [Actu]

L'affiche du festival de l'année dernière sur fond de vieille carte des missions jésuites

Après le succès de la candidature du tango, portée en 2009 à la fois par Buenos Aires et Montevideo, voici le lancement celle du chamamé, un genre musical rural (folklore) qui se déploie dans le nord de l'Argentine et de l'Uruguay, dans le sud du Brésil et dans tout le Paraguay. Musique, danse, patrimoine poétique de plus en plus large, le chamamé a fait l'objet de plusieurs ouvrages dont un à la fois complet et accessible, écrit par Rubén Pérez Bugalio (et publié par Ediciones del Sol, dans sa collection Biblioteca de Cultura Popular).

Le Chamamé a son festival international qui se tient tous les ans à Corrientes, l'un des plus dynamiques des festivals d'été en Argentine (cliquez sur le mot-clé folklore ou festival pour accéder à quelques uns des articles que j'ai consacrés dans ces colonnes au chamamé).

C'est hier à Paris, entre UNESCO et Ambassade de la rue Cimarosa, que le dossier a été présenté par les diplomates argentins en charge de défense la cause.

La Nación a rapporté la célébration de cette première étape à ses lecteurs argentins, dans son édition de ce matin.

jeudi 15 juin 2017

Clarín pleure sa patronne [Actu]

La rédaction a respecté le sens de la vie professionnelle de sa patronne :
l'info politique, sportive et culturelle reste présente sur la une du jour.

Ernestina Herrera de Noble, veuve de Roberto Noble depuis janvier 1969, vient de mourir à l'âge respectable de 92 ans. C'est toujours son nom qui apparaît comme directrice du quotidien dans l'ours de Clarín, dont elle avait pris les rênes au décès de son mari.

Ernestina Herrera rayonnante, en tenue de cocktail, flanquée de ses deux enfants

Depuis, elle avait fait de ce journal argentin criblé de dettes un puissant groupe médiatique, qui comprend plusieurs quotidiens, de nombreux magazines, des chaînes de télévision et des fournisseurs Internet et téléphonie mobile. En Amérique du Sud, elle fut la première femme à prendre ainsi la direction d'un organe de presse. Elle s'est toujours présentée comme une championne de la liberté de la presse et elle a été reconnue et parfois décorée pour ce combat, notamment lorsque François Mitterrand, bien connu pour ses sympathies politiques envers les réfugiés politiques sud-américains, lui a remis la Légion d'Honneur.

En 1984, Ernestina Herrera reçoit la Légion d'Honneur des mains de François Mitterrand
On est tout juste quelques mois après le retour à la démocratie en Argentine

Depuis 1990 toutefois, sous le mandat de Carlos Menem (1), elle faisait l'objet de nombreuses attaques personnelles, tout d'abord sous l'accusation d'avoir créé un groupe hégémonique qui ne laissait au reste de la presse aucune place pour prospérer (ce qui n'était pas faux mais il est vraisemblable que cela ait plus à voir avec la structure libérale du marché qu'avec sa volonté et sa stratégie personnelle) et ensuite à travers sa vie privée, où se confondent les enjeux affectifs et patrimoniaux.

L'adoption de ses enfants, pendant la Dictature militaire (1976-1953), est en effet entachée de graves irrégularités, aujourd'hui prescrites, mais sur lesquelles la justice argentine n'a jamais été très pointilleuse. Abuelas de Plaza de Mayo a longtemps pensé que Marcela et Felipe pouvaient être deux des petits-enfants qu'elles recherchent mais le frère et la sœur ont accepté, il y a quelques années, de faire le test ADN qui s'est révélé négatif pour l'un et l'autre. Ils héritent aujourd'hui la totalité des parts de leur mère et vont sans doute prendre les commandes du groupe, qui a si longtemps excité la haine des kirchneristes et reste particulièrement suspect aux yeux des militants de cette gauche, aujourd'hui dans l'opposition.

En Espagne, le roi Juan Carlos lui-même accorde un baise-main à Ernestina Herrera

On ne s'étonnera donc pas du ton peu aimable de la nécrologie dressée ce matin par Página/12 (2) tandis que le reste de la presse salue la grande dame du journalisme, qui a su élevé son titre phare au meilleur tirage mondial de la presse de langue espagnole.

Pour en savoir plus :
lire la nécrologie de Ernestina Herrera de Noble dans Clarín, qui consacre à la disparue de nombreux articles et analyses



(1) alors qu'elle avait soutenu l'arrivée au pouvoir de Raúl Alfonsín, le président radical qui avait relevé la démocratie et le régime constitutionnel en décembre 1983.
(2) Entre temps, il s'est créé un autre groupe médiatique, idéologiquement opposé, le Grupo Octubre, dont Página/12 est le quotidien.

mercredi 14 juin 2017

Un tout nouveau Museo Casa Carlos Gardel [Actu]

Le patio de la maison, où il était habituel d'organiser des concerts
Il était débordant de couleurs comme le sont les patios des maisons vivantes
Il semble que les couleurs crème et beige dominent désormais,
un décor qui n'existe nulle part chez les vrais gens à Buenos Aires

Demain, jeudi 15 juin 2017, à 18h30, le gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires préside à la réouverture du Museo Casa Carlos Gardel, qui s'est passé chez le chirurgien esthétique. Il était fermé depuis dix-huit derniers mois pour travaux.

Le musée, installé dans la maison personnelle de l'artiste, dans le quartier de l'Abasto, rue Jean Jaurés, a été doté de nouveaux moyens interactifs, parmi lesquels des écouteurs en usage libre pour entendre plus de huit enregistrements effectués par Carlos Gardel tout au long de sa courte vie (il est décédé à 45 ans, dans un accident d'aviation, le 24 juin 1935). Les nouvelles technologies font leur entrée au musée.

Ce que les médias montrent aujourd'hui de la nouvelle muséographie indique la disparition du décor domestique qui caractérisait ce lieu, à juste titre, puisque Gardel et sa mère y avaient vécu dans l'intimité et avec les allées et venues des amis. C'est même dans cette maison que la vieille dame, déchirée par la mort précoce de ce fils unique adoré, a rendu le dernier soupir... Dans l'ancienne disposition, on sentait vivre les personnalités qui étaient venus là en visite amicale ou pour des séances de travail intense : les poètes Enrique Cadícamo et Celedonio Flores, le comédien Tito Lusiardo, le jockey uruguayen Irineo Leguisamo, qui conduisit à la victoire Lunático, le cheval de Gardel, et enfin, le partenaire des deux dernières années, l'auteur de Volver, Alfredo Le Pera, qui mourut avec lui dans le même avion.

Il faudra aller voir ce qu'il en est quand je serai à Buenos Aires en août. Toutefois la première impression est triste : le lieu semble avoir été aseptisé, il est tiré à quatre épingles et comme embourgeoisé, à mille lieues du caractère populaire et spontané qui est celui du tango net de la maîtresse des lieux, l'âme du Zorzal Criollo...

Vous trouvez ça gai ? Ecouter de la musique debout face à un mur saumon ?

Pour cette occasion très festive, une soirée musicale est organisée avec les chanteurs Sandra Luna et Oscar Lajad, accompagnés par Federico Mizrahi au piano, et le Quinteto Julián Hermida.

Entrée libre et gratuite, Jean Jaurés 735.

Deux autres musées municipaux vont maintenant passer sous le scalpel du chirurgien. Pourvu que ce soit plus inspiré !

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Nación

Ajout du 15 juin 2017 :
le petit reportage photo de Clarín, endeuillé ce matin par la disparition de sa PDG, semblerait confirmer mon impression. Un musée qui a perdu son caractère domestique et intimiste. Un lieu dont l'âme du Gardel faubourien a été chassée au profit d'une muséographie à l'européenne, qui ne convient pas et qui, de ce fait, devient pédante.

Le Festival international de poésie ouvre ses portes à Buenos Aires [à l'affiche]


Pour la douzième année consécutive, Buenos Aires fête la poésie. Le festival, qui accueille poètes, diseurs et amateurs, se répartit dans plusieurs points de la ville.

Ce soir, jeudi 14 juin 2017, à 19h, se tiendra au CCK la soirée de lancement de la manifestation qui s'étendra jusqu'à dimanche 18 juin. Comme tous les festivals municipaux, toutes les activités sont libres et gratuites.

La France et le Canada sont représentés dans la programmation du festival.

Pour aller plus loin :

Liliana Herrero fait son bilan en chansons à Caras y Caretas [à l'affiche]

L'auteur-compositeur interprète Liliana Herrero, une représentante reconnue de la musique populaire du Litoral, dont elle est native (1), s'apprête à monter sur la scène du Centro Cultural Caras y Caretas, Sarmiento 2037 (2) pour y présenter un nouveau tour de chant, intitulé Todos estos años (toutes ces années). Elle y repasse ses trente ans de carrière et les nombreux albums qu'elle a publiés, avec ses propres chansons et des reprises de morceaux d'autres auteurs.


En juin 1987, l'artiste sortait son tout premier disque. Nostalgie...

Elle se produira les vendredi 16 et 23 juin 2017, à 21h.

Página/12 a donc consacré sa une culturelle à la chanteuse et publie ce matin une longue interview, à lire en espagnol sous le lien.



(1) Liliana Herrero est née dans la province de Entre-Ríos, pays de chamamé et de mate.
(2) Caras y Caretas appartient au Grupo Octubre, qui possède aussi Página/12 et la plupart des médias kirchneristes. Liliana Herrero appartient elle-même à cette partie de la gauche argentine, brutalement rejetée dans l'opposition depuis l'élection inattendue de Mauricio Macri, en novembre 2015, au second tour de la présidentielle.

mardi 13 juin 2017

Cucuza à Almagro vendredi soir [à l'affiche]


Le chanteur Cucuza Castiello se produira au club de musique Mamerta, situé dans la rue Lavalle au numéro 4080, dans le quartier de Almagro, ce vendredi 16 juin 2017, à 20h30.

L'artiste sera accompagné de ses musiciens préférés : la pianiste Noelia Sinkunas, le bandonéoniste Sebastián Zasali et le guitariste Mateo Castiello. Ils seront entourés de nombreux invités, dont le chanteur El Negro Falótico et le pianiste Matías Alvarez (pour le reste, la liste reste encore une surprise : ce sont les joies de l'organisation au dernier moment dont les Argentins sont champions du monde).

La réservation est vivement conseillée.

Viviana Scarlassa au Gato Negro vendredi [à l'affiche]


La chanteuse-comédienne Viviana Scarlassa se produira vendredi 16 juin 2017 à 21h au café El Gato Negro, Avenida Corrientes 1669, dans le cadre de la programmation culturelle implantée par le ministère de la culture de la Ville de Buenos Aires à travers le réseau des bars classés (bares notables).

La soirée est donc gratuite (consommation obligatoire toutefois).

Après No solo murga, Ariel Prat présente un autre tour de chant [à l'affiche]


Ce vendredi 16 juin 2017, au Café Cultural La Forja, Bacacay 2414, dans le quartier de Flores, l'auteur-compositeur interprète Ariel Prat, grand artiste de la murga, musique de carnaval, présentera un nouveau spectacle avec son partenaire, le guitariste Hernán Kallis.
Ce nouveau programme s'intitule Cantos y toques de fogón (chants et accents du feu de camp).
L'entrée est à 180 $ ARG, le soir même, réduite à 150 en cas de réservation à l'avance par téléphone (4637 3955).

Les deux artistes reprendront le même programme au restaurant La Paila, Costa Rica 4848, à Palermo, le vendredi 30 juin, à la même heure et aux mêmes prix (réservation par téléphone au 4833 3599)

Retour du duo Jacqueline Sigaut et Juan Martínez au Circe Fábrica de Arte [à l'affiche]


La chanteuse et le guitariste se produiront ce dimanche 18 juin 2017 à 21h au Circe Fábrica de Arte, Córdoba 4335. Ils sont invité d'autres artistes : le chanteur Cucuza Castiello, la chanteuse Sandra Marquez et le poète Matías Mauricio.

Dans son annonce, Jacqueline Sigaut promet du bon tango, des duos, quelques créations nouvelles et des surprises...

Ambiance fête des pères assurée. Ce sera le jour en Argentine.

Horacio Avilano à Paris [à l'affiche]


L'ambassade d'Argentine à Paris, en attente du nouvel Ambassadeur (1), propose ce vendredi 16 juin 2017 à 19h un concert du guitariste Horacio Avilano et son groupe en hommage à Tito Cava.



(1) Jorge Faurie a prêté serment hier après-midi et pris ses fonctions de ministre des affaires étrangères à Buenos Aires.

mercredi 7 juin 2017

Conférence tango au cinéma avec Gabriel Soria au CETBA [à l'affiche]


Le CETBA propose une série de conférences de Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango et grand collectionneur, autour du tango-danse au cinéma et à la télévision.

La prochaine conférence se tiendra vendredi 9 juin 2017, à 20h30, au siège du CETBA, Agrelo 3231.

Gabriel avait déjà fait une première intervention sur ce thème la semaine dernière en préambule de la milonga de la Uni, offerte par ce même centre pédagogique du tango dans la capitale argentine.

Le CETBA dépend du ministère de l'Education de la Ville Autonome de Buenos Aires.

Eleonora Barletta et Horacio Romo chez Jacqueline Sigaut samedi [à l'affiche]


La chanteuse et parolière Eleonora Barletta et le bandonéoniste Horacio Romo se produiront en duo ce samedi 10 juin 2017 à 21h30 chez Jacqueline Sigaut, qui reçoit dans son quartier de Palermo. Ils ont eux-mêmes invité le pianiste Nicolás Ledesma.

Pour participer, il faut respecter les consignes contenus dans le trac numérique ci-dessus.

Pour découvrir un peu plus Eleonora Barletta, consulter sa fiche sur le site encyclopédique argentin Todo Tango. L'artiste dispose également de son propre site Internet.

Marcelo Boccanera présente son nouveau disque [Disques & Livres]


Vendredi 9 juin 2017, à 19h30, le chanteur Marcelo Boccanera, accompagné par ses musiciens, présentera son nouveau disque à la Academia Nacional del Tango, Avenida de Mayo 833, dans le salon du 1er étage.

Cet album reprend le récital que l'artiste a donné au CCK en décembre 2015. Un enregistrement public, par conséquent.

Ce récital de présentation est une activité payante.

Entrée : 150 $ ARG par personne.

L'artiste est sur Facebook.

lundi 5 juin 2017

Une chanteuse uruguayenne à l'honneur ce soir à la Academia [à l'affiche]


A bientôt quatre-vingt cinq ans (le 12 juillet prochain), Olga Delgrossi est une des plus belles voix uruguayennes du tango, une vraie diva. Elle porte le surnom de Dama del Tango. C'est tout dire !

Ce soir, lundi 5 juin 2017, à 19h30, le Plenario de la Academia Nacional del Tango lui sera consacré. Elle recevra un Gobbi de Oro des mains du peintre Leo Vinci, pour ses soixante-dix ans de carrière !

Le tango rituel de la soirée a été choisi parmi sa vaste discographie. Olga Delgrossi donnera ensuite un mini-récital en direct.


Petite anecdote qui vaut son pesant d'or : Olga Delgrossi est née en 1932, trois ans avant la mort de Carlos Gardel, dans la ville de Tacuarembó, qui fut le théâtre de la dernière bataille de José Gervasio Artigas, le père fondateur de l'Uruguay (1), et le lieu de naissance de Carlos Gardel, selon sa légende uruguayenne (2).

La soirée est comme d'habitude libre et gratuite, au Palacio Carlos Gardel, avenida de Mayo 833, au premier étage.

Pour en savoir plus :
consulter les pages qui lui sont consacrées sur le site encyclopédique (en espagnol) Todo Tango.



(1) Ce fut hélas une cruelle défaite devant les Brésiliens qui avançaient vers le Río de la Plata.
(2) Officiellement, l'Uruguay ne vient rien savoir de la naissance du grand artiste argentin à Toulouse le 11 décembre 1890. La Academia Nacional del Tango défend résolument la vérité historique, puisque l'état-civil toulousain atteste de manière incontestable cette naissance à l'hôpital de La Grave où il a été baptisé comme tous les enfants de filles mères qui ne pouvaient pas les présenter à monsieur le curé comme les "dames honnêtes".

La crise économique s'aggrave encore [Actu]

Alors que l'Argentine attend une visite officielle prochaine d'Angela Merkel, qui arrivera entourée d'une forte délégation d'hommes d'affaires, comme l'avaient déjà fait la présidente suisse et le président italien il y a quelques semaines, les magasins de détail enregistrent une baisse notable de leur chiffre d'affaires : - 3,2% en mai dernier par rapport à mai 2016, avec des chiffres inquiétants pour l'habillement, la bijouterie et la maroquinerie.

Seule consolation : la vente en ligne fait des progrès. Il est à craindre que le paysage urbain change rapidement dans toute l'Argentine avec une disparition progressive des petites boutiques de proximité.

Et en attendant, les consommateurs argentins se serrent la ceinture dans l'attente d'une reprise qui est toujours annoncée par le gouvernement mais tarde à se manifester concrètement.

Pour aller plus loin :
La Nación complète le tableau avec la présentation de la nouvelle étude de l'Université catholique sur la pauvreté dans le pays : les économistes de l'UCA ne voient pas la pauvreté structurelle évoluer malgré les efforts annoncés par les pouvoirs publics pour lutter contre elle.

Enregistrement au CAFF pour Alfredo Piro [à l'affiche]


Le chanteur Alfredo Piro prépare un nouveau disque. Il l'enregistra ce samedi 10 janvier 2017 au CAFF, en plein Abasto, et en public, à 21h.

Pour l'occasion, il sera entouré de plusieurs invités surprise et accompagné à la guitare par Carlos Filipo, qui assure la direction musical de l'album, ainsi que par Juan C. Marioni à la guitare électrique, Pablo Leone à la contrebasse et Agustín Barbieri à la batterie.

Les places peuvent être réservées en ligne, au prix de 150 $ ARG

Alfredo Piro dispose d'un site Internet officiel où vous pouvez découvrir ses vingt ans de carrière.

vendredi 2 juin 2017

Le bras d'honneur de Trump au monde vu par la presse du Río de la Plata [Actu]

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Dans deux pays peu industrialisés comme l'Argentine et l'Uruguay, qui, malgré cette faible industrialisation, sont très affectés par les changements climatiques, notamment dans les zones humides et viticoles, les glaciers andins et antarctiques et à travers leurs activités minières et pétrolières très polluantes, la décision stupide, agressive et arrogante du président des Etats-Unis hier soir fait aussi du bruit. Un peu moins cependant que chez nous. La révocation de l'Accord de Paris par les Etats-Unis est en effet souvent reléguée dans les pages intérieures des éditions de ce jour et n'est parfois pas même présente sur la une, à l'inverse des journaux européens qui la mettent en vedette à peu près partout.

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La Nación consacre à ce rejet de l'Accord de Paris de la part des Etats-Unis pas moins de huit articles dans ces pages Monde.
A Montevideo, El País a traité la question en synthétisant des dépêches des agences ARP, Reuters et l'espagnole EFE.


Les journaux argentins sont plus intéressés par les derniers développements de plusieurs scandales politico-judiciaires qui alimentent l'actualité depuis plusieurs semaines et par la mort d'un champion de golf de très haut niveau.

Pour en savoir plus :
En Argentine
lire l'article de La Nación sur les réactions désolées du gouvernement argentin, plutôt engagé dans la cause écologique, même si celle-ci se heurte à des intérêts économiques à court terme
lire l'entrefilet de Clarín,  qui l'illustre avec d'intéressantes infographies
En Uruguay

jeudi 1 juin 2017

Le Sexteto Mayor invite au Torquato Tasso [à l'affiche]


Chaque vendredi du mois de juin, le Sexteto Mayor se produira à 22h au Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo. L'ensemble jouera avec un chanteur invité.

Demain 2 juin 2017, c'est Cucuza Castiello qui inaugure cette série dominée par Amelita Baltar, qui partagera les autres soirées du mois.

Entrée : 300 $ ARG (avec réservation à l'avance).
La place sera portée à 350 $ ARG si vous l'achetez le soir même au guichet de la salle.


Le centre ouvre ses portes à 20h30, pour le repas ou une simple consommation. En cas d'affluence, les tables sont partagées entre inconnus.

Pour en savoir plus :

mercredi 31 mai 2017

Le Sénat enquête sur l'INCAA [Actu]


L'affaire de l'INCAA remonte à quelques mois lorsque le ministre de la Culture a limogé, du jour au lendemain, le directeur de cet institut du cinéma et des arts audiovisuels, en invoquant le refus du dirigeant de participer à la lutte anti-corruption dans la maison (voir mon article du 18 avril 2017).

Cette révocation avait scandalisé le secteur qui s'était mobilisé contre la mesure ministérielle, qui avait aussitôt été interprétée comme le signe avant-coureur d'une diminution draconienne des budgets d'aide à la création cinématographique et télévisuelle.

Hier, le ministre, Pablo Avelluto, a été auditionné par la commission culturelle du Sénat. Deux journaux rapportent le fait ce matin, Página/12 qui met l'accent sur les mensonges et autres travestissements de la vérité dont les déclarations du ministre seraient constitutives et La Nación, qui relate les accusations portées par les sénateurs de l'opposition dans un entrefilet beaucoup plus succincts. Ces accusations portaient surtout sur les retards de versement des subventions aux projets retenus, ce qui met certains de ces projets en danger.

Le nouveau directeur de l'INCAA a reconnu que l'organisme rencontre en effet des retards, dus non pas à une intention politique ou à des agissements frauduleux mais à une bureaucratie hypertrophiée qu'il s'attache à moderniser et à rendre plus efficace. Ce qui ne doit pas être facile, eu égard aux traditions très anciennes (l'Etat argentin, à tous les niveaux de décision, est très bureaucratique) et aux résistances de toute sorte, y compris syndicales.

Pour aller plus loin :
Pour connaître l'INCAA
consulter sa page Facebook

Ajout du 3 juin 2017 :
lire cet article de Página/12 sur un regroupement professionnel du secteur qui ne lâche rien dans sa lutte contre le ministre...

mardi 30 mai 2017

L'Ambassadeur argentin en France devient ministre des Affaires Etrangères [Actu]

Avec une toute petite photo du nouveau ministre !
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Grosse surprise dans la journée d'hier lorsque le Président Mauricio Macri a annoncé le départ de Susana Malcorra du Ministère des Affaires Etrangères argentin ! On se serait attendu à une démission après l'échec de sa candidature au Secrétariat-Général de l'ONU, il y a plusieurs mois, mais nullement en ce début d'hiver, quelques jours à peine après la fête nationale du 25 mai et avant les élections de mi-mandat, qui auront lieu en octobre prochain.

Un gros titre jeu de mot comme d'habitude ("Courtmal, qu'elle s'en aille en courant")
et très vachard, ce qui n'est pas aussi fréquent

Susana Malcorra avance des motifs familiaux, que son prochain départ pour Madrid, où les siens sont installés depuis des années, rend plus que vraisemblables. A La Nación hier soir, elle a expliqué que son mari venait de traverser une sérieuse épreuve de santé sans qu'elle puisse être près de lui et qu'à Pâques, elle avait décidé qu'à soixante-deux ans, elle se devait de retourner vivre sous le même toit que lui.

Avec la hargne qui caractérise désormais ce quotidien, Página/12 campe sur d'autres positions et ne veut voir dans cette démission que la signature d'un échec général de l'action de Malcorra à la tête du ministère. La rédaction fait à nouveau preuve de la hargne qu'elle déploie contre le gouvernement en place. C'est clairement l'inverse qui s'est produit : même si elle a un fort caractère qui lui a valu plusieurs inimitiés parmi ses collègues ministres et qu'elle a connu à côté de grandes réussites quelques échecs indéniables, Susana Malcorra a rendu, on pourrait même dire qu'elle a donné, à la diplomatie argentine une crédibilité qu'elle avait très largement perdue, tant dans l'opinion publique argentine que dans les chancelleries du monde démocratique, une crédibilité dont elle avait pourtant joui partout dans le monde jusqu'au premier coup d'Etat militaire en 1930. Et c'est bien ce que le Président aura voulu dire hier, lorsqu'il a fait l'annonce officielle : dans ses paroles et ses gestes, il a laissé transparaître une empathie et des regrets qui semblent sincères envers la ministre démissionnaire, dont il a annoncé que depuis Madrid elle continuerait à servir le pays. Elle devrait en effet monter et diriger une commission d'experts qui aura pour rôle de conseiller le Président sur la manière de faire entrer le pays dans le 21e siècle. A la fin des prises de paroles des uns et des autres, puisque le Premier ministre était présent, Macri a étreint Susana Malcorra, à la mode argentine, avec une émotion et un élan dont les journalistes étrangers ne doutent pas (même si leurs homologues argentins sont plus circonspects).

Clarín a préféré une photo
où la bonne entente entre le président et la ministre est évidente
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C'est l'Ambassadeur argentin en France, Jorge Faurie, qui la remplace. Le diplomate, qui a affirmé à Luisa Corradini, correspondante permanente à Paris de La Nación qu'il n'a appris sa prochaine nomination que dimanche dans la matinée (1) et qui a pris hier soir l'avion pour Buenos Aires, prêtera serment le 12 juin prochain (2). D'ici là, Malcorra continuera à diriger le ministère. Elle fera même un voyage aux Etats-Unis, la semaine prochaine, pour aller représenter l'Argentine dans une réunion de l'OCDE, où Faurie a fait entrer l'Argentine (comme il l'a fait entrer dans l'organisation internationale de la Francophonie).

En Uruguay, El País met l'info à la une, dans la manchette de droite
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Jorge Faurie est ainsi le quatrième ambassadeur argentin à devenir chef de la diplomatie nationale et le premier depuis le retour à la démocratie en décembre 1983. Entre temps, il aura représenté son pays dans de nombreux postes, dont celui de premier secrétaire d'Ambassade à Santiago du Chili (3), ambassadeur du Portugal pendant onze ans de 2002 à 2013 (soit presque toute l'époque des Kirchner) et en France, où il ne sera resté qu'un an environ (4). Il y a trente ans, entre 1989 et 1999, il a été chef du protocole de la Chancellerie argentine. En 2002, il a exercé les fonctions de vice-chancelier, ce qui en a fait le second du ministère, juste derrière le ministre lui-même, d'où il est parti au Portugal, à peu près au moment où Néstor Kirchner arrivait à la Casa Rosada. Avant sa nomination à Paris (considérée comme l'une des plus prestigieuses ambassades, un poste-clé au ministère des Affaires Etrangères), c'est lui qui tint à l'arrachée le rôle de chef de protocole pour l'équipe Macri en décembre 2015, lorsque l'ex-présidente faisait tous ses efforts pour saboter la prise de fonction de son successeur, au terme d'un conflit judiciarisé entre les deux élus. C'est Jorge Faurie qui dut organiser les cérémonies, alors que le président du Sénat exercerait temporairement les fonctions de chef de l'Etat pendant les douze heures qui séparaient la fin officielle du mandat de Cristina Kirchner, fixée par la justice à minuit le 9 décembre, de la prestation de serment de Macri, le lendemain en début d'après-midi.

A Santiago, Jorge Faurie a droit à sa photo, en haut de la colonne de droite
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L'homme, qui a aujourd'hui soixante-cinq ans, a donc suivi toutes les étapes du cursus diplomatique argentin, depuis ses études supérieures faites à l'école des relations internationales, dont sortent la plupart des diplomates argentins. Auparavant, il avait fait sa scolarité dans un collège jésuite où il avait été l'élève d'un certain père Jorge Bergoglio, aujourd'hui plus connu sous son prénom pontifical de François. Hier, au cours de sa prise de parole, Mauricio Macri a laissé tomber qu'il espérait que cette nomination, dont les journaux pensent qu'elle a été suggérée par la ministre sortante, allait donner aux diplomates des perspectives et des ambitions dès lors que l'un des leurs pouvait arriver aux responsabilités gouvernementales (5).
Jorge Faurie, qui ne semble guère avoir d'atome crochu avec le kirchnerisme bien qu'il passe pour idéologiquement proche du péronisme, se sent visiblement en harmonie avec la politique d'ouverture libérale et de dialogue pacifié (ou au moins de tentative de pacification) portée par Cambiemos. Dans ses discours, il ne manque pas non plus de déclarer son attachement à la démocratie et aux droits de l'homme. Le Gouvernement attendrait de lui qu'il poursuive dans la voie ouverte par Susana Malcorra, pour laquelle il aurait respect et amitié (elle a été adjointe de Ban Ki-Moon à l'ONU mais ils ne se seraient connus qu'en décembre 2015 au cours de cette passation de pouvoir bousculée) (6). Quoi qu'il en soit, c'est ce qu'il a su réaliser à l'ambassade parisienne, dont il a ouvert grand les portes, avec un sens de l'écoute, de la disponibilité, de l'humour (mais, dit-on aussi, un caractère impossible pour ses subordonnés) à quoi il faut ajouter un excellent français, ce qui n'était pas un luxe après plusieurs chefs de délégation qui ne parlaient pas notre langue. Son passage éphémère aura fait du bien à la communauté argentine et aux Français qui fréquentent la maison. Espérons qu'il nommera un ou une remplaçante (7) qui saura tenir le cap à Paris. Le défi est de taille : on dit de lui qu'il est un bourreau de travail et c'est sans doute ce qu'il faut dans cette ville. Il lui reviendra aussi de choisir le successeur de Martín Lousteau (8) à Washington. En quittant ses fonctions hier, Malcorra a répété qu'elle estimait indispensable d'envoyer aux Etats-Unis un diplomate de carrière. Face à Donald Trump, c'est peut-être plus prudent, en effet !

A l'extérieur, notamment en Uruguay, on regrette le départ de Susana Malcorra, au point d'être presque désobligeant pour son successeur déjà connu. Mais c'est aussi la preuve qu'elle laisse l'image d'une personnalité compétente et appréciée.

Pour en savoir plus :
dans la presse argentine
lire l'article de Página/12 sur Malcorra et celui sur Faurie (les deux sont aussi aigres l'un que l'autre)
lire l'article de La Prensa sur la démission et la nomination
lire dans La Prensa les premières déclaration de Jorge Faurie à son retour précipité à Buenos Aires (il venait tout juste de terminer d'emménager à Paris)
lire l'article de La Nación sur l'interview que lui a accordée la ministre sortante (mise en ligne en intégralité dans cet autre article)
lire l'article de La Nación où Luisa Corradini fait le portrait du futur ministre et déjà ex-ambassadeur
lire l'article de Clarín sur Jorge Faurie
lire l'article de Clarín sur le bilan qu'il trouve contrasté de la ministre sortante
dans la presse urugayenne
lire l'article de El País (qui travaille en synthétisant des dépêches de l'agence espagnole EFE et les articles de La Nación)
dans la presse chilienne (que je mentionne à titre exceptionnel, eu égard au sujet qui le mérite)

L'article de El Mercurio, principal quotidien national chilien
dont les articles ne sont en ligne que sous la forme de facsimilé

Ajouts du 31 mai 2017 :
lire cet éditorial paru ce matin dans La Nación sur ce changement de tête au Ministère des Affaires Etrangères
lire cette nouvelle interview de la ministre sortante, toujours dans La Nación
lire cette interview de Susana Malcorra à Clarín, où elle reconnaît avoir eu plusieurs désaccords politiques avec le Premier ministre. Le calendrier du Gouvernement pour informer Jorge Faurie de sa nomination y est différent de ce que disait la presse hier, en rapportant les confidences de l'heureux élu (on varie entre dimanche matin et lundi matin).

Ajout du 4 juin 2017 :
la députée Elisa Carrió, difficile alliée de Mauricio Macri venue de l'UCR et présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Députés, élève l'une de ces contestations habituelles, cette fois-ci contre Jorge Faurie, parce qu'elle n'a pas été consultée sur cette nomination. Et pourquoi aurait-elle été consultée si elle croit à la séparation des pouvoirs ? Lire à ce propos l'article de La Nación, dont la journaliste marque son exaspération à l'égard de cette députée franc-tireuse.



(1) C'est probablement la vérité. Jeudi 25 mai, de toute évidence, il n'en avait aucune idée. Je l'ai vu au premier chef projeter des rendez-vous de travail sur Paris dans les semaines qui suivaient. En revanche, il a reconnu qu'il savait, comme sans doute tous les ambassadeurs en poste dans le monde, que Malcorra était sur le départ ou envisageait de démissionner. La question était dans l'air depuis deux mois environ.
(2) Voir mon article du 22 décembre 2016 sur sa nomination à Paris (mais il n'a pris ses fonctions qu'au printemps, à la rentrée australe)
(3) A ce poste, il a eu à faire face à un scandale dans lequel l'Ambassadeur lui-même a été compromis au premier chef. Il se servait de ses fonctions pour des activités fort peu compatibles avec sa mission. Le Gouvernement de Carlos Menem l'a révoqué mais en 2006, sous Néstor Kirchner, qui cherchait alors à se démarquer de Menem, la Cour Suprême l'a rétabli dans ses grades et dignités, au grand scandale des Chiliens qui semblent n'avoir toujours pas digéré l'incident.
(4) Décidément, la France n'a pas beaucoup de chances ces dernières années avec les Ambassadeurs argentins. Le défunt Aldo Ferrer n'est resté qu'un peu plus d'un an et il était meilleur économiste que diplomate. Il a été remplacé par une femme qui a brillé par sa capacité à fermer la représentation argentine à double ou triple tour et à aiguiser les clivages politiques dans la communauté argentine en France. Et quand les choses semblent repartir du bon pied, voilà qu'on nous rappelle une nouvelle fois le chef de délégation !
Et n'oublions pas qu'il y avait eu un autre brillant antécédent : le retour à Buenos Aires de l'ambassadeur à Paris Marcelo de Alvear en 1922 : il venait d'être élu à la présidence de la Nation, pour succéder à Yrigoyen !
(5) Les diplomates argentins manqueraient-ils de motivation ?
(6) Tous deux sont originaires de la province de Santa Fe, au nord de Buenos Aires.
(7) Clarín croit savoir que ce pourrait être Susana Malcorra elle-même. A condition que la famille vienne s'installer à Paris ?
(8) Ce socialiste, opposant politique à Mauricio Macri, avait été nommé à Washington pour avoir montré sa bonne volonté dans la phase de transition de cette difficile alternance. Il a démissionné très brutalement quelques jours après la prise de fonction de Trump, en abandonnant même l'Ambassade avant la visite officielle récente au cours de laquelle Mauricio Macri a pu rencontré Donald Trump et obtenir que celui-ci rouvre les frontières des Etats-Unis aux agrumes argentins auxquels il les avait fermées aussitôt installé à la Maison Blanche. Aujourd'hui, Lousteau, qui n'a jamais caché qu'il souhaitait se porter candidat au poste de Chef de Gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires devance le calendrier électoral et se présente aux élections législatives de mi-mandat, en octobre, pour un siège à la Legislatura porteña.

Ce vendredi, le CETBA propose sa milonga de la Uni [à l'affiche]


Comme tous les premiers vendredis du mois, vous pouvez aller danser dans une vraie milonga très authentique, avec cette fois-ci deux pistes, dont l'une sera réservée aux danseurs traditionnels.

A 20h30, Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango, y fera une causerie sur les grands danseurs de tango au cinéma et à la télévision.

Deux cours ouverts se tiendront de 21h à 23h pour débutants et intermédiaires (le niveau avancé n'existe pas).

L'entrée est libre et gratuite mais les organisateurs proposent que les danseurs participent librement. Ils suggèrent un montant de 30 $ ARG. Ce n'est pas bien cher !

Milena Plebs vient donner des cours à Paris [ici]


La danseuse portègne Milena Plebs, dont le visuel, qui ne doute de rien, dit qu'elle est "mythique" (n'importe quoi !), vient animer des cours à Paris à la mi-juin, chez Luis Bruni, à la Tanguedia, à Paris, près de la Place de la Nation.

C'est une expérience qui vaut le coup car il s'agit d'une des danseuses les plus en vue à cette heure à Buenos Aires.

Mais attention : l'amour du tango ne doit pas nous éloigner de nos devoirs civiques. Le dimanche 18 juin est aussi le second tour des élections législatives. Aux urnes, citoyens !

samedi 27 mai 2017

Le San Martín rouvre ses portes sur Corrientes [à l'affiche]


Ce soir, en ce long week-end de fête nationale (25 de Mayo, Día de la Patria), Buenos Aires va retrouver l'un de ses plus emblématiques théâtres municipaux, le Teatro San Martín, situé sur Avenida Corrientes, dans la section la plus théâtreuse de cette belle et longue avenue, traditionnellement dédiée à la culture. Ce théâtre fonctionne, sous ce nom, depuis 1961, ce qui correspond déjà à un bel âge en Argentine, même si des établissements beaucoup plus anciens existent tout le long de cette grande artère ultra-urbaine.

Intérieur rénové du théâtre
avec encore quelques bâches en plastique et deux photographes du service Communication de la Ville au travail
Photo Santiago Filipuzzi (La Nación)

Cela faisait un an et demi que la salle était complètement fermée (1) pour des travaux qui semblaient ne jamais devoir finir et qui étaient pourtant tout à fait nécessaires. Même les toilettes ne fonctionnaient plus ! Bien entendu, Página/12 conteste ce point et critique le budget considérable qui a été mobilisé pour cette remise en état : 400 millions de pesos, une somme considérable mais compréhensible au regard du délabrement des installations dont tous les artistes se plaignaient.
Les travaux ont permis aussi de mettre le théâtre à jour sur le plan technique, de réaménager la scène, la machinerie et les éclairages. On a rajeuni les loges, plus agréables et luxueuses qu'auparavant.

La grande salle vue de la scène
Photo Santiago Filipuzzi (La Nación)

Malgré le froid de l'hiver qui vient, cette réouverture tant attendue va donc être fêtée ce soir par un spectacle de rue, devant la façade tout en verre, avec environ trois cents artistes pour raconter l'histoire de cette belle et prestigieuse institution.

Pour aller plus loin :



(1) Le théâtre fonctionnait par intermittence et uniquement dans les salles secondaires, celles auxquelles on accède par la rue Sarmiento, avec des effectifs réduits (ballet, compagnie de marionnettes et orchestre résidents, comédiens et techniciens). Au dernier étage de ce vaste complexe culturel, se trouve les studios et les bureaux des deux stations de radio municipales, la 2x4, consacrée au tango, et la 11.10, la radio généraliste de la Ville Autonome de Buenos Aires.