Affichage des articles dont le libellé est Leopoldo Marechal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Leopoldo Marechal. Afficher tous les articles

mercredi 12 juin 2019

La Semaine Tragique revit dans le tango d’aujourd’hui [à l’affiche]


1919 Armonía Inconclusa (1919 Harmonie inachevée) est une comédie musicale militante qui évoque la Semaine Tragique, cette révolte ouvrière du sud de Buenos Aires, autour des Ateliers Varsena (détruits depuis), férocement réprimée par la majorité de droite dure qui gouvernait l’Argentine au lendemain de la Révolution bolchévique en Russie. C'était il y a cent ans.

Le spectacle a été créé le 5 juin dans une salle de spectacle du quartier de Almagro, Hasta Trilce, où il se donne à nouveau ce soir, mercredi 12 juin 2019, à 21h.
Prix : 250 ou 300 $ ARG.

Les auteurs ont voulu évoquer l’événement historique à travers une rencontre imaginaire entre trois artistes de l’époque, Paquita Bernardo, la première bandonéoniste de l’histoire du tango, le pianiste de son orchestre, Osvaldo Pugliese, qui allait devenir une figure majeure du genre, comme pianiste, comme chef d’orchestre, comme compositeur et comme militant communiste champion du modèle coopératif dans le secteur du tango, et Leopoldo Marechal, un grand écrivain qui sut capter l’esprit de Buenos Aires. Les trois artistes avaient pris part chacun à sa manière aux événements. Paquita Bernardo et Leopoldo Marechal avaient alors 19 ans. Pugliese n’en avait que 14.

Sur scène, l’œuvre croise histoire et présent et, en cette année électorale, elle dénonce la violence qui hante encore l’actualité argentine.

Lire la présentation du spectacle sur le site de Hasta Trilce.
L’œuvre dispose d’une page Facebook.

lundi 15 juin 2015

Hommage à Leopoldo Marechal pour les 45 ans de sa mort [à l'affiche]

Une des pages culturelle de Página/12
Leopoldo Marechal y est étiqueté "L'Alchimiste".

La Casa Nacional del Bicentenario, Riobamba 985, à Recoleta, propose à partir d'aujourd'hui une belle exposition sur l'auteur Leopoldo Marechal (1900-1970) qui contribua à fixer la mythologie urbaine de Buenos Aires, à l'égal de Jorge Luis Borges et d'auteurs de tangos comme Homero Manzi, Enrique Santos Discépolo et Cátulo Castillo. L'inauguration de l'exposition aura lieu ce soir à 20h.

Et l'exposition s'accompagne pendant trois jours d'un colloque universitaire sur l'œuvre de cet écrivain polymorphe, qui serait dit-on le préféré du Pape François. Voilà qui justifie amplement cette manifestation, semble-on penser à Télam.
Página/12 est, après l'agence de presse nationale, le seul média qui s'intéresse à cet hommage, en interviewant en une de ses pages culturelles l'organisatrice du colloque.

L'exposition fermera ses portes le 2 août.

Entrée libre et gratuite à l'exposition comme au colloque.

Pour en savoir plus :
se connecter à sa page Facebook.

Ajout du 18 juin 2015 :
lire le communiqué officiel de la Salle de Presse du gouvernement argentin

jeudi 23 avril 2015

Une nouvelle journée Adan Buenosayres au Cornelio de Saavedra [à l'affiche]


Le Museo Histórico de Buenos Aires Cornelio de Saavedra, vous invite ce samedi 25 avril 2015, à 9h45 à une promenade guidée à travers les itinéraires urbains du roman Adán Buenosayres, de Leopoldo Marechal, dans les quartiers de Saavedra et Villa Crespo.

Point de rendez-vous matinal : Biblioteca Popular Alberdi, Acevedo 666.
Point de rendez-vous postprandial (à 15h) : Jardins du musée, Crisólogo Larralde 6309, dans le Parque General Paz.

Dans Villa Crepo, le parcours prévu est pédestre. Dans Saavedra, la voiture, la moto ou la bicyclette sont prévues, avec possibilité pour les visiteurs qui n'en disposent pas de s'inscrire auprès du musée, par téléphone, pour partager un moyen de locomotion avec quelqu'un d'autre.

Adán Buenosayres (1848) est considéré en Argentine comme un roman fondateur de la littérature nationale. Leopoldo Marechal (1900-1970), qui appartient à la même génération que Jorge Luis Borges, Homero Manzi et Enrique Discépolo, y voyait un succédané dans un genre très moderne de l'épopée antique en vers... L'ouvrage forme donc une sorte de diptyque avec Martín Fierro de José Hernández (1872), l'un dans l'univers urbain, l'autre dans l'univers rural... Le roman a inspiré un autre romancier, Julio Cortázar, qui développe lui aussi des géographies poétiques et urbaines dans ses œuvres. De tendance radicale, comme Borges et Manzi, Marechal a ensuite penché vers le péronisme, lorsque celui-ci a fait son apparition en 1943 sur la scène politique argentine. On doit aussi à Leopoldo Marechal une Histoire de la rue Corrientes et une cantate profane, très peu connue et pourtant magnifique, qu'il écrivit pour le compositeur Julio Perceval en l'honneur de José de San Martín (il m'a été donné d'en écouter une exécution au Teatro Independencia de Mendoza l'année dernière pour l'ouverture du Bicentenaire là-bas : somptueux !)



Pour aller plus loin :
lire l'article sur Adán Buenosayres dans le blog littéraire La Hoja Cruda