Hier, la prestation de Premier
ministre Manuel Adorni devant les députés aura donné sept heures d’un
spectacle criard, grotesque et indigne d’un gouvernement. De
surcroît, elle aura été fort peu convaincante à en croire la
presse de ce matin.
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| "La République circassienne", dit le gros titre sur cette photo de Adorni hilare (En plus, il y avait des clowns ? Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Il aura fallu le président, sa
sœur et toute une brochette de ministres dans les tribunes pour
soutenir ce Premier ministre déconsidéré et fragilisé par les
affaires diverses et variées qui s’accumulent sur lui depuis
plusieurs semaines !
Comme on pouvait s’y attendre,
Manuel Adorni s’est déclaré innocent de tout ce qui lui est
imputé en matière d’atteinte à la probité, de corruption et
d’enrichissement personnel et il a décrit la situation du pays à
la Trump, c’est-à-dire en fonction de son imagination ou de ses
désirs plus qu’en fonction des faits réels.
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| Adorni a évité les précisions sur son patrimoine et nié le délit : Je ne vais pas démissionner, dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Fait rarissime, Página/12 et La Prensa sont d’accord sur un mot : cette comparution du Premier ministre devant la Chambre, c’était du « cirque ».
Pour aller plus loin :
lire l’éditorial de Página/12 qui rapporte les insultes, hélas habituelles, que le président a adressées aux journalistes présents dans l’enceinte et les manœuvres politicardes peu ragoûtantes auxquelles ces différents élus se livrent les uns contre les autres, les uns avec les autres
lire l’article de La Prensa sur le discours de Adorni
lire l’article de La Prensa sur le comportement du président
lire l’article de Clarín sur la prestation de Adorni
lire l’article de Clarín sur celle d’un président déchaîné, qui avait laissé sa dignité au vestiaire comme il le fait si souvent
lire l’article de La Nación sur le déroulé de la séance
lire l’article de La Nación où Carlos Pagni, son éditorialiste politique, analyse la dérive de plus en plus « populiste » (sic) de Javier Milei



