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| "La loi des glaciers, on n'y touche pas" dit ce panneau au premier plan et la grande banderole bleue - Manifestation à Buenos Aires |
Très tôt ce matin, dans la
nuit, à temps toutefois pour le bouclage des quotidiens, la Chambre,
par une très confortable majorité et seulement 3 abstentions (sur
251 députés présents), a approuvé une réforme qui, si le Sénat
l’approuve à son tour, permettra sous peu aux industries minières
d’exploiter les sous-sols des glaciers de Patagonie et, qui sait,
peut-être aussi ceux de l’Antarctique, que, depuis plusieurs
années, la loi argentine avait érigés en réserve naturelle,
notamment pour préserver leur immense richesse en eau potable, une
initiative due en son temps à la sénatrice Cristina Kirchner, qui
devait devenir plus tard présidente de la Nation et aujourd’hui
bête noire du couple présidentiel (Mileí et sa frangine, dite
« Madame 3% »)
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| "Glaciers : les députés ont voté cette nuit la loi qui ouvre la porte aux investissements millionnaires", dit le gros titre Cliquez sur l'image pour une haute résolution |
Or ces glaciers, épais parfois
de plusieurs kilomètres, fondent à vue d’œil été après été
et leur rétractation, qui fait la une des médias à chaque
effondrement ou chaque recul constaté in situ ou sur des
images satellitaires, inquiète de nombreux secteurs, au premier rang
desquels on trouve bien entendu les glaciologues et les climatologues
du monde entier mais aussi, d’une manière plus immédiatement
intéressée, l’industrie locale du tourisme dont ces gigantesques
et spectaculaires masses de glace terrestre sont un des atouts
régionaux. Sans parler naturellement des écologistes et autres
citoyens informés qui savent que les glaciers et les pré-glaciers
patagoniens constituent l’une des plus importantes ressources d’eau
douce du pays et de la planète.
Voilà plusieurs jours que des
manifestants se relaient autour du Congrès à Buenos Aires mais
aussi dans toutes les grandes villes du pays pour tenter de faire
pression sur les élus et de sensibiliser l’opinion publique à la
gravité de ce vote et du débat qui le précède. Et ce matin, comme
à chaque fois, dans la capitale argentine, la répression policière
s’est abattue sur eux.
De jour en jour, le pays semble irrémédiablement sombrer dans une tragédie qui en englobe d’autres puisque ce qui se passe en Argentine aura des conséquences sur la planète entière, que cela concerne, comme ce matin, le saccage de l’environnement ou, comme presque tous les jours depuis le 10 décembre 2023 et l’arrivée aux affaires de Javier Mileí, de sa sœur (Karina) et de leur clique (dont Adorni), la brutalité exercée contre des êtres humains et la violation de leurs droits fondamentaux (liberté d’expression et d’information, droit du travail, droit à l’identité et à la famille, droit à la santé, à une alimentation saine, à l’éducation, à la culture, etc.).
Pour aller plus loin :
lire l’article de Clarín qui affiche cyniquement le caractère affairiste et, pour tout dire, obscène de ce vote (on va gagner des sous ! Et c’est là le plus important, non ? L’avenir de l’humanité n’arrêtera pas la quête du profit…)


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