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| La cour du TOF n° 5 à San Martín |
A San Martín, dans la banlieue nord-ouest de Buenos Aires, un tribunal fédéral (Tribunal Oral Federal ou TOF) vient de condamner à de lourdes peines de prison ferme quatre anciens militaires de l’armée de l’Air, reconnus coupables d’avoir séquestré et torturé une centaine de personnes à Mansión Seré, à Castellar, ainsi que dans d’autres prisons et centres de torture clandestins installés sur des sites militaires (écoles, casernes, centres d’entraînement, etc.).
A l’époque des faits, trois des condamnés étaient sous-officiers, le quatrième était capitaine. Un cinquième criminel était poursuivi dans cette affaire mais il est décédé et l’action publique est donc éteinte contre lui. Cet ancien policier était accusé d’avoir pris des bébés à leurs familles pour couper tout lien entre eux. Il avait réussi à fuir la justice de son pays pendant vingt ans.
Cette quadruple condamnation est
une bonne nouvelle pour les partisans des droits de l’Homme et de
l’État de droit en Argentine, puisque, sous l’impulsion d’une
partie de l’électorat d’extrême-droite représentée par la
vice-présidente, l’actuel gouvernement libertarien verrait d’un
bon œil qu’on passe toutes ces histoires par pertes et profits et
qu’on arrête une bonne fois pour toutes d’en parler, voire qu’un
récit négationniste s’impose sur cette sinistre période.
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| Dans le boxe des accusés |
Comme d’habitude, seul Página/12 parle de ce sujet dans la presse imprimée à l’échelle nationale.
Pour aller plus loin :

