mardi 28 avril 2026

C’est une épidémie : un autre haut responsable « oublie » de déclarer ses propriétés à Miami [Actu]


Depuis quelques semaines, on découvre l’existence de très hauts responsables du gouvernement qui ont malencontreusement oublié de déclarer aux autorités publiques leurs propriétés immobilières à Miami et ailleurs. Comme on peut s’en douter, il s’agit pourtant là de « signes extérieurs de richesse ». Miami, ce n’est pas donné !

Le premier démasqué travaillait au Ministère de l’Économie et l’ampleur du scandale ainsi que l’absence d’un soutien politique aussi ferme que celui dont bénéficie Manuel Adorni l’a obligé à présenter sa démission. Il vient d’être remplacé à son poste de coordinateur des infrastructures au sein du ministère. Avant de démissionner, Carlos Frugoni a reconnu posséder la bagatelle de sept propriétés immobilières et deux sociétés commerciales aux États-Unis.

Et voici que, l’encre du décret de nomination de son remplaçant encore humide, on découvre un deuxième pot-aux-roses de même nature. Cette fois-ci, c’est à la ARCA que travaille l’intéressé, ce qui ne manque pas de sel. La ARCA est l’une des deux grandes administrations fédérales qui doit recevoir les déclarations des responsables politiques et administratives lorsqu’ils prennent possession de leur poste. C’est l’équivalent du Trésor public en France. Avant Javier Milei, cela s’appelait l’AFIP. Ce brave contribuable marron est à la tête de l’organisme, dont la mission première est tout de même de percevoir les impôts et de diriger le travail des douanes.

La justice administrative s’est emparée de l’affaire et va enquêter sur toutes les propriétés et participations dudit sieur à l’étranger, ce qui s’annonce juteux.

Le concernant, on a repéré déjà des mouvements de fonds au noir entre l’Argentine, Miami et les Émirats. A Miami, ses trois appartements cumuleraient une valeur de 2,1 millions de dollars

Incroyable, ces pertes de mémoire !

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12, qui prend le parti d’en rire pour ne pas en pleurer
lire l’article de Clarín sur le cas Frugoni
lire l’article de La Nación sur l’enquête financière qui débute contre le deuxième personnage, Andrés Vázquez