lundi 20 avril 2026

Entre teuf et rave : l’hommage à François devant « sa » cathédrale [à l’affiche]

"François vit dans la rencontre", telle est le nom de la fête


Samedi 18 avril 2026, on a fait la fête sur Plaza de Mayo au bord de laquelle se dresse la cathédrale de Buenos Aires : il s’agissait de rendre hommage au pape François, qui fut aussi l’archevêque de la ville, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, le 21 avril 2025, un Lundi de Pâques au petit matin.

Vue de drone de Plaza de Mayo
En bleu profond : la scène de DJ Padre Guilherme
En bleu clair, le Cabildo, l'hôtel de ville colonial,
aujourd'hui musée de la Révolution
Le fronton de temps grec à gauche, c'est la façade de la cathédrale
(la façade est inspirée de la Madeleine à Paris)

La fête, énorme et très populaire, faisait partie d’une tournée mondiale d’un prêtre DJ, un Portugais dont la vie et la mission religieuse ont été transformées, dit-il, par l’enseignement du pape argentin. Avec ses platines et ses montages de pensées spirituelles, au milieu des jeux de lumière et des projections aux couleurs éclatantes, DJ Padre Guilherme a fait danser jusqu’à pas d’heure une foule dense (100 000 personnes estimées), en préambule de quatre jours pendant lesquels les catholiques argentins se recueillent dans le souvenir du pontife défunt.

Une des projections géantes de la soirée :
"Merci, pape François. Intercède pour nous"
On est ici dans une formule de prière qui tend à introduire
une future démarche pour faire reconnaître le Saint Père défunt
comme Serviteur de Dieu, la première étape du procès de canonisation

Les célébrations culmineront demain, le 21 avril 2026, à la basilique de Luján, où l’on vénère la sainte patronne du pays, une Vierge miraculeuse qui a choisi de faire sa demeure dans ce coin perdu d’Argentine au 17e siècle. Tous les évêques du pays se retrouveront sur place pour une messe solennelle. Ils y tiennent déjà l’assemblée générale de la Conférence épiscopale argentine. Luján se trouve à 70 km environ à l’ouest de Buenos Aires. C’est une sorte de Lourdes argentine.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de Clarín sur la fête de samedi dernier
lire l’article de Infovaticana sur le même sujet
lire l’article de Página/12 sur les différentes célébrations du premier anniversaire de la mort de François