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| Une toute petite sélection des produits de la marque |
SanCor avait été fondée en
1938 lorsque seize coopératives des provinces de Santa Fe et de
Córdoba (d’où son nom) ont fusionné pour donner ce grand de
l’industrie laitière argentine qui produisait de tout : des
fromages variés (la notion de terroir n’est pas encore très
développée en Argentine, ni pour les vins, ni pour les fromages, la
production est donc industrielle), des préparations à tartiner, des
yaourts, des laits nature ou parfumés, avec ou sans lactose, pour
les bébés et pour les autres, des crèmes-dessert, des crèmes
renversées et bien sûr du dulce de leche, dans les deux versions,
le tartinable et le pastelero,
qu’on emploie pour fourrer les gâteaux, notamment les alfarores
(pour lesquels la notion de terroir commence à exister).
Depuis une dizaine d’années,
l’entreprise traversait des difficultés mais jamais comme c’est
le cas depuis deux ans. SanCor a été mis en redressement judiciaire
en 2025 mais le cumul des dettes, qui s’élève maintenant à 120
millions de dollars contractés auprès de près de 3000 créanciers
à quoi s’ajoutent les 8 mois de salaire non versés, a convaincu
les administrateurs de retourner auprès du tribunal de commerce pour
déclarer la maison en faillite.
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| L'entrepôt qui dessert la province de Buenos Aires dans les années 1970 sans doute |
Cette marque disparaît donc des
rayons des magasins, elle faisait pourtant partie du paysage et du
patrimoine industriel du pays. Elle était fiable et les produits
étaient bons.
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| Le même de nos jours |
SanCor s’ajoute donc à la
longue liste des marques et des entreprises qui n’auront pas
survécu au traitement de cheval imposé par le gouvernement à un
pays qui se relevait difficilement du blocage de son économie
pendant la pandémie.
Encore un désastre ! Mais à part ça, tout va bien en Argentine et nos journalistes économiques peuvent se réjouir et nous donner en exemple ces méthodes funeste qui détruisent le marché argentin.
Pour aller plus loin :
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
Cette nuit, j’ai pu lire en lecture ouverte l’article de Página/12 mais j’ai découvert ce matin qu’il était passé en accès payant (réservé aux abonnés).




