jeudi 23 avril 2026

Une autre marque emblématique disparaît [Actu]

Une toute petite sélection des produits de la marque


SanCor avait été fondée en 1938 lorsque seize coopératives des provinces de Santa Fe et de Córdoba (d’où son nom) ont fusionné pour donner ce grand de l’industrie laitière argentine qui produisait de tout : des fromages variés (la notion de terroir n’est pas encore très développée en Argentine, ni pour les vins, ni pour les fromages, la production est donc industrielle), des préparations à tartiner, des yaourts, des laits nature ou parfumés, avec ou sans lactose, pour les bébés et pour les autres, des crèmes-dessert, des crèmes renversées et bien sûr du dulce de leche, dans les deux versions, le tartinable et le pastelero, qu’on emploie pour fourrer les gâteaux, notamment les alfarores (pour lesquels la notion de terroir commence à exister).

En haut, au-dessus du titre : "La fin d'une marque traditionnelle"
Gros titre : "Un autre lapin sorti du chapeau"
allusion à un autre prêt octroyé au Premier ministre
par un particulier aux revenus modestes
pour dissimuler ses opérations patrimoniales
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Depuis une dizaine d’années, l’entreprise traversait des difficultés mais jamais comme c’est le cas depuis deux ans. SanCor a été mis en redressement judiciaire en 2025 mais le cumul des dettes, qui s’élève maintenant à 120 millions de dollars contractés auprès de près de 3000 créanciers à quoi s’ajoutent les 8 mois de salaire non versés, a convaincu les administrateurs de retourner auprès du tribunal de commerce pour déclarer la maison en faillite.

L'entrepôt qui dessert la province de Buenos Aires
dans les années 1970 sans doute

Cette marque disparaît donc des rayons des magasins, elle faisait pourtant partie du paysage et du patrimoine industriel du pays. Elle était fiable et les produits étaient bons.

Le même de nos jours

SanCor s’ajoute donc à la longue liste des marques et des entreprises qui n’auront pas survécu au traitement de cheval imposé par le gouvernement à un pays qui se relevait difficilement du blocage de son économie pendant la pandémie.


Encore un désastre ! Mais à part ça, tout va bien en Argentine et nos journalistes économiques peuvent se réjouir et nous donner en exemple ces méthodes funeste qui détruisent le marché argentin.

© Denise Anne Clavilier


Pour aller plus loin :

lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
Cette nuit, j’ai pu lire en lecture ouverte l’article de Página/12 mais j’ai découvert ce matin qu’il était passé en accès payant (réservé aux abonnés).