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vendredi 5 juillet 2013

Un Pape, une Reine et maintenant des JO : voilà qui commence à compter ! [Actu]

Jacques Rogge, hier soir, au siège du CIO à Lausanne

Hier, à Lausanne, le Comité Olympique International a attribué à la ville de Buenos Aires l'organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (15-18 ans) pour juillet 2018.

Le projet prévoit de loger les athlètes dans les quartiers sud de la capitale (quelles nouvelles opérations de promotion immobilière peuvent bien cacher ces propositions ?) et d'organiser les épreuves essentiellement dans le nord ainsi qu'au port de La Boca pour les épreuves nautiques (1).

La presse se réjouit de manière unanime de cette réussite, Clarín allant même jusqu'à conclure son article en proclamant qu'au-delà du choix de Buenos Aires, cette décision du CIO est une victoire pour l'Argentine.

Les Argentins se tombant dans les bras les uns les autres.
A l'arrière plan, à gauche, Macri stupéfait et visiblement soulagé

Et à cette occasion, Mauricio Macri s'est laissé aller à un geste très spontané que les photographes ont saisi : de joie, il a porté ses mains à son visage lorsque Jacques Rogge a prononcé le nom de la capitale argentine. Cela fait du bien de percevoir de temps à autre qu'il y a un homme sensible sous ce politicien madré. Et cette fois-ci, majorité gouvernementale et opposition ont su déposer les armes et se présenter comme une équipe solidaire devant les instances de Lausanne, avec Mauricio Macri et les deux Secrétaires chargés du Sport, celui du Gouvernement national et celui du Gouvernement portègne, qui était qui plus est le chef de projet de la candidature. Le sport adoucit donc les mœurs politiques !

Les cinq atouts de la candidature portègne (en espagnol, schéma tiré de La Nación)

Buenos Aires avait déjà présenté cinq fois sa candidature à l'organisation des Olympiades, bien avant que n'existe la version junior : pour les jeux de 1936, qui eurent lieu à Berlin, ceux de 1940 (dont la guerre empêcha la tenue), ceux de 1956 perdus par l'Argentine pour une voix au profit de Melbourne, ceux de 1968 et finalement ceux de 2004 qui allèrent à Athènes pour le centenaire de l'initiative du Baron Pierre de Coubertin. Cette fois-ci, dans l'avant-dernier tour, Buenos Aires était aux prises avec Medellín en Colombie et Glasgow en Grande-Bretagne, qui resta loin derrière, avec les scores respectifs de 40, 32 et 13. Au dernier scrutin, la Reina del Plata a obtenu 49 voix contre 39 à la cité andine colombienne.

Les olympiades de la jeunesse de 2018 seront la troisième édition de cette grande rencontre internationale réservée aux jeunes athlètes. La deuxième édition s'ouvrira dans quelques semaines, en août, à Nanjing, en Chine. En 2009, Buenos Aires avait obtenu l'inscription du Tango au patrimoine culturel de l'UNESCO (voir mon article du 30 septembre 2009) et  elle avait été retenue comme Capitale mondiale du Livre pour l'année 2011 (voir mon article du 16 juin 2009). A plusieurs reprises, elle a été la ville-départ du Dakar. Cette année, l'équipe de candidature olympique a fait valoir qu'elle était la cité de Borges et du Pape et il faut croire que ça a marché !

L'implantation des manifestations dans la ville
(cliquez sur l'image pour lire les icônes et les légendes)

Pour aller plus loin :
lire le communiqué du CIO (en anglais)


(1) Il est même question d'organiser certaines épreuves dans des quartiers bidonvilles (villas miserias) particulièrement oubliés par le gouvernement actuel de la Ville. A première vue, cela paraît peu crédible, voire suspect. On a cinq ans pour voir à quoi cela peut bien correspondre.

mercredi 31 octobre 2012

Mais où est passée la ponctualité suisse ? [ici]



Voilà que nos amis lausannois du Café Dominguez, milonga des bords de Léman, vont fêter Halloween avec deux jours de retard, le vendredi 2 novembre 2012 à 21h. Et ils vous y invitent avec des vers (cliquez sur l'image pour pouvoir les lire confortablement), ce qui méritait bien un coup de chapeau.

Que les Portègnes fêtent Halloween à la Toussaint à la Viruta, sur les rives des lacs de Palermo, passe encore, la ponctualité n'est pas leur fort... Mais les Vaudois !

Et pendant ce temps-là, les Français font le pont pendant les vacances scolaires...

Pour aller plus loin :

mardi 23 mars 2010

Ciudad Baigon demain au CCC et bientôt en Europe [à l’affiche]

Le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini est un centre culturel dont l’objectif est de promouvoir l’économie sous la forme coopérative, un type de société commerciale porteur d’un grand dynamisme économique en Argentine. Le CCC s’est installé en plein quartier des théâtres et des librairies, sur l’avenue Corrientes, au numéro 1543. Tous les mercredis, à partir de 21h30, son département consacré au tango, la Ciudad del Tango, y organise, dans la salle Osvaldo Pugliese, au fond, au niveau du rez-de-chaussée, un concert avec des artistes qui ont peu accès aux médias et que le conseil de la Ciudad del Tango considère comme novateurs. Le 31 mars, la Ciudad del Tango accueillera le chanteur Caracol, qui lui a, pour le moins, ses entrées dans la programmation de la 2 x 4, la radio 100% tango de la Ville de Buenos Aires, installée sur le trottoir d’en face, dans le Complexe culturel San Martín (pour écouter la 2 x4, cliquez sur le lien dans la rubrique Ecouter, dans la partie inférieure de la Colonne de droite).

Ciudad Baigon rue Defensa un dimanche d'août 2008

Demain, dans le cadre de cette série Tango de Miércoles, c’est donc la Orquesta Típica Ciudad Baigon, qui joue tous les dimanches après-midi dans la rue Defensa, à la Feria de San Telmo, qui s’installera sur la petite scène de la Sala Osvaldo Puglisese.
Entrée des spectateurs dans la salle à 21h30.
Prix de la place : 20 $ (peso argentin).

La Orquesta Típica Ciudad Baigon partira ensuite à la mi-avril en tournée en Europe : l’orchestre sera le 30 avril à Nîmes à la Milonga de l’association El Rebote, 292 route de Rouquairol, et le 1er mai à Tarbes. Ils seront le 6 mai à Bruxelles et le 8 mai à Lausanne, où ils animeront une grande milonga de l’association Tangofolie.

Les informations concernant Tarbes et Bruxelles ne sont pas disponibles.

L'orchestre passera aussi dans plusieurs villes non francophones, comme Rivoli (Italie), Ludwigburg et Weimar (Allemagne) et Prague (République Tchèque).

Conseils que l’on peut donner à tous ceux qui auront la change d’aller les écouter, que vous soyez danseurs ou non : demandez-leur avant tout de jouer leur propre musique. Cela leur fera plaisir et bien plus que cela : ils se sentiront tout à fait reconnus et compris pour ce qu’ils sont, des créateurs du tango d’aujourd’hui, un art vivant et non pas une musique embastillée dans les sillons de disques 78 tours remasterisés en disques compacts. Vous verrez : leur musique est bonne, originale, forte, les instrumentistes ont du talent et le chanteur aussi. Ils ont auto-produit un disque, qui porte leur nom : Ciudad Baigon, dont il est à peu près sûr que vous pourrez l’acheter à l’issue des concerts (ou avant). Et c’est parce qu’ils créent cette musique là, ce tango du 21ème siècle qu’il est si frustrant pour eux de faire le long et coûteux voyage vers l’Europe pour s’entendre réclamer par les responsables de milonga encore et toujours et uniquement les mêmes morceaux archi-connus du répertoire de D’Arienzo, Troilo, Pugliese, Di Sarli et Canaro comme si rien d’autre n’existait que ce club des Cinq.

Voici un extrait du texte de présentation qu’ils ont mis en ligne sur leur page Myspace et sur leur site. Cela devrait vous donner une idée de la perspective dans laquelle ils travaillent :

Una nueva generación. Una necesidad filtrándose. La mirada a la tradición empieza a funcionar ya no como espejo, más bien como puente hacia lo inexplorado. Fórmula donde se desarrolló el verdadero trabajo grupal, donde se forjó la formación que llevo el Tango a su Época de Oro: la Orquesta Típica. A partir de ahí, percibir la nueva sociedad; producir en consecuencia. Explorar el folklore urbano para arribar a dos instancias obligadas: crear lo que no existe, alcanzar la excelencia de lo existente. Descubrir ese lenguaje social en constante distorsión; ese lenguaje que disloca su discurso a cada momento generando lo nuevo.
Ciudad Baigon

Une nouvelle génération. Un besoin qui s’infiltre. Le regard vers la tradition commence à fonctionner non plus comme un miroir mais bien plutôt comme un pont vers l’inexploré. Formule dans laquelle s’est développé l’authentique travail d’équipe, dans laquelle s’est forgée la formation qui a porté le tango à son siècle d’or : la Orquesta Típica (1). A partir de là, percevoir la nouvelle société, produire en conséquence. Explorer le folklore citadin pour monter jusqu’à deux instances obligatoires : créer ce qui n’existe pas, atteindre l’excellence de l’existant. Découvrir ce langage social en constante distorsion, ce langage qui disloque son discours à chaque moment pour générer du nouveau.
(Traduction Denise Anne Clavilier)

Pour en savoir plus sur les artistes, consultez leur site ou leur page Myspace :
Site de Ciudad Baigon
Page Myspace de Ciudad Baigon
Page Myspace de Caracol
Pour en savoir plus sur El Rebote, l’association de tango nîmoise, cliquez sur le lien vers son site.
Pour en savoir plus sur Tangofolie, l’une des nombreuses associations de tango lausannoises, cliquez sur le lien vers son site.

(1) La orquesta típica, c’est une formation dont la composition s’est stabilisée à la fin des années 1910, au tournant des années 20. Elle compte 4 instruments obligatoires : le violon, le piano, le bandonéon et la contrebasse. A la grande époque des cabarets, dans les années 30 et 40, les Grands orchestres, ceux de Canaro (Francisco, Juan ou Rafaél), Pugliese (Osvaldo ou Alberto, l’un de ses frères aînés), Troilo, Di Sarli, Caló, Fresedo, Biaggi, D’Arienzo etc. comptait 4 ou 5 violons, un nombre similaire de bandonéons, une contrebasse et un piano. Il fallait du volume instrumental pour produire le volume sonore de nature à remplir les salles de bal, puisque la sonorisation n’existait pas encore. Elle est apparue dans les années 60 et a tué ce qui restait de grands orchestre. Une Orquesta Típica peut s’adjoindre d’autres instruments : la voix humaine en premier lieu, la guitare, l’alto et le violoncelle sont les plus fréquents. Raúl Garello n’hésite pas à ajouter des percussions, notamment une batterie, et de réintroduire certains instruments à vent, supplantés dans les années 20 par le bandonéon (flûte traversière, hautbois, clarinette, voire cuivres). L’apparition de la Orquesta Típica correspond à l’arrivée dans l’univers du tango de musiciens professionnels formés, passés par des écoles classiques, la plupart du temps des conservatoires : les pianistes. Elle correspond aussi à la fin de la phase d’apprivoisement du bandonéon, un instrument très difficile à maîtriser et pour lequel il n’existait pas d’école jusqu’alors. Il fallut donc que des pionniers comme Eduardo Arolas et Paquita Bernardo essuient les plâtres, se fassent la main sur la complexité de ce clavier et de ce soufflet pour qu’apparaissent les premiers virtuoses que furent Pedro Maffia et Pedro Laurenz dont le talent permit au tango d’être identifié assez vite au timbre du bandonéon. Aujourd’hui, les orquestas típicas sont la plupart du temps des quatuors ou des quintettes et les grands orchestres de ce type aujourd’hui compte une douzaine de musiciens, rarement plus. Il faut être la Orquesta Escuela de Tango Emilio Balcarce pour se produire sur scène en formation de 17 musiciens et la Orquesta de Tango de la Ciudad de Buenos Aires pour rassembler 32 instrumentistes. Les deux sont des formations subventionnés par les finances publiques, en l’occurrence celles de la Ville de Buenos Aires. Ciudad Baigon est une coopérative privée. Comme Astillero. Comme la Fernández Fierro. Comme beaucoup de formations de musiciens jeunes, très nombreuses à Buenos Aires et dans les environs.

jeudi 11 décembre 2008

Milongas des fêtes en Suisse [ici]

Réveillon de la Saint Sylvestre, le 31 décembre, à Lausanne organisé par Tango Folie (salle Saint Marc). Il y aura un repas de gala et un concert du quatuor Tango Tinto.

Vous êtes invité à réserver dès à présent auprès de l’organisateur, Jean-Marc (mail).

Le mercredi 7 janvier, il y aura un Petit Nouvel An, à la Practica de Almatango avec un buffet canadien à la cafétéria de l’UIT à Genève. Tous les renseignements sur le site de Almatango.

Toutes les informations sur le tango baile en Suisse Romande sur le blog tango-sr.