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mardi 23 avril 2013

La Academia Porteña del Lunfardo fête son cinquantenaire au Cervantes [à l'affiche]


La Academia Porteña del Lunfardo, association privée qui ne dépend que des cotisations de ses membres, fête cette année les cinquante ans de sa fondation à Buenos Aires. Pour célébrer cet anniversaire, l'institution organise une grande soirée musicale au Teatro Nacional Cervantes, Libertad 815, dans le quartier de San Nicolás, le mercredi 24 avril 2013, à 20h30.

Entrée libre et gratuite.

Au programme, une première partie confiée à la Orquesta Nacional de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, placée sous la direction des Maestros Atilio Stampone et Oscar De Elía, avec le chanteur Raúl Cardá et en seconde partie la cantate profane Los 7 Pecados Capitales (les sept péchés capitaux), de Luis Alposta (texte) (1) et Pascual Cholo Mamone (musique), une œuvre composée pour deux voix et un accompagnement de bandonéons...

La distribution est brillante :
La cantante sera présentée par Luis Alposta et Marcela Ciruzzi. Au bandonéon, Sebastián Zasali (que vous connaissez passablement) et au chant, Lulú et Roberto Messina (la première vous est connue elle aussi).

Les entrées (gratuites) peuvent être retirées à la Academia Porteña del Lunfardo, Estados Unidos 1379 (dans le quartier de Constitución), ou au théâtre (une heure avant la représentation).

Si vous vous trouvez à Buenos Aires, allez vous régaler... sans vous damner. Attention, le lunfardo a longtemps senti le soufre...


(1) Qui a signé la postface de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, que j'ai publié en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

mardi 4 octobre 2011

Su Majestad el Fueye dans les Seminarios de Cultura Tanguera de la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]

Que d'espagnol pour un titre dans un blog francophone, non ?

Au mois d'octobre 2011, à partir de ce soir et tous les mardis, de 19h30 à 21h30, les Seminarios de Cultura Tanguera, qui sont des séries mensuelles de rencontres thématiques ouvertes à tout public, auront pour sujet le bandonéon, affectueusement surnommé fueye (soufflet) en lunfardo (parler populaire de Buenos Aires et du Río de la Plata).

Quatre petits jeunes, avec d'assez brillants états de service en matière de musique, de tango et de bandonéon, se succéderont au fil des semaines : Pascual Cholo Mamone (90 ans), Osvaldo Montes (77 ans), Juan Carlos Caviello (88 ans) et Leopoldo Federico (qui, à 85 ans, vient de reprendre sa série de concerts partagés avec Susana Rinaldi, de 10 ans sa cadette, à Clásica y Moderna, voir mon article du 30 septembre 2011 à ce sujet).

Les soirées sont coordonnées et animées tantôt par Horacio Ferrer, tantôt par Gabriel Soria, respectivement Président et 1er Vice Président de la Academia Nacional del Tango.

Les soirées ont lieu à la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, 1er étage. Et elles prennent la forme d'un dialogue informel entre le coordinateur et l'invité d'honneur. Le public peut prendre la parole et intervenir avec des questions ou des réactions. A condition d'attendre qu'on lui donne la parole (sinon, c'est vraiment pénible pour les autres participants).

Prix du Seminario mensuel : 250 $.
Les adhérents du Club Boca Juniors bénéficient d'une réduction de 20% mais il y a peu de chances que ça vous concerne, si ?

lundi 7 mars 2011

L'orchestre de San Martín se rebelle et ne se tient pas pour vaincu [Actu]

L'orchestre municipal de tango de San Martín, dans la banlieue de Buenos Aires, se rebelle devant sa dissolution décidée de manière unilatérale par le maire de la ville, Ricardo Ivoskus, et au lendemain de la manifestation de soutien à laquelle les douze musiciens de cette formation avaient appelé, pour le vendredi 4 mars (voir mon article du 17 février 2011 à ce sujet), le quotidien Página/12 soutenait hier les musiciens, en leur consacrant un article avec une interview du chef de l'orchestre, le bandonéoniste et compositeur Cholo Mamone (1), qui fêtera dans quelques jours ses 90 ans et ne s'attendait pas à un cadeau aussi déplaisant pour cette occasion (photo ci-contre, signée Bernardino Avila, pour  Página/12).

La décision de dissoudre l'orchestre a été prise par le Maire, pour ne pas avoir à accepter les exigences des musiciens qui demandaient, légitimement, que leurs salaires soient régularisés, alors qu'à 12, ils n'avaient que 5 contrats de travail, en tout et pour tout, et se partageaient les salaires versés au titre de ses 5 contrats. tout ça après vingt ans de bons et loyaux services.

Outre le Maestro Mamone, qui a derrière lui une belle carrière, notamment dans les orchestres historiques de Osvaldo Pugliese, Alfredo Gobbi et Pedro Laurenz, la formation comptait aussi parmi ses membres le pianiste Nicolás Ledesma, un des plus brillants inteprétes actuels de cet instrument capital dans un orchestre de tango.

Chaque samedi désormais, l'orchestre, malgré sa dissolution, jouera en plein air, dans la rue piétonne de San Martín, devant la Mairie, avec l'appui du public. N'hésitez pas à aller leur apporter leur soutien si vous êtes de passage ou si vous vivez dans la région.

Pour en savoir plus :

jeudi 17 février 2011

L'Orchestre Municipal de San Martín dissous sans préavis [à l'affiche]

L'orchestre municipal de San Martín, dans la banlieue nord-ouest de Buenos Aires, vient d'être mis en cessation de paiement sans préavis, ce qui est vécu par les musiciens comme une faute grave de la part du Maire de San Martín vis-à-vis de la culture et du droit du travail.

L'orchestre organise un grand concert à ciel ouvert le samedi 5 mars à 20h, à San Martín, sur la place principale, à l'angle des rues Belgrano et Intendente Campos, face à l'agence du Banco Provincial et appelle les artistes et le public à venir leur apporter leur soutien dans le conflit qui les oppose désormais à la Mairie de ce chef lieu de département de la grande ceinture de Buenos Aires.

Les chanteurs María Viviana et Reynaldo Martín participeront à la manifestation, ainsi que le chef de l'orchestre qui n'est autre que Pascual Cholo Mamone, bandonéoniste et compositeur d'un certain renom, pour ne pas dire d'un renom certain...

Cet orchestre, je vous en avais parlé pour la première fois il y a un an parce qu'il avait été programmé au Festival des Orchestres municipaux au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, à Buenos Aires (voir mon article du 10 février 2010), mais finalement, le concert n'avait pas eu lieu, parce que Cholo Mamone était malade.

jeudi 15 juillet 2010

Plenario du 19 juillet : Cholo Mamone [à l’affiche]

Tous les 1ers et 3èmes lundis du mois, sauf en janvier, février et mars qui sont les mois des vacances d’été, la Academia Nacional del Tango organise une soirée gratuite et ouverte à tout public, dite Plenario, dans ses locaux du 833 avenue de Mai (avenida de Mayo), au 1er étage, à 19h30.

Lundi prochain, le plenario sera consacré à la présentation d’un livre de souvenirs du bandonéoniste et compositeur Pascual Mamone, dit Cholo, qui vient de paraître aux Editions (Editorial) Altavoz, une maison spécialisée dans la publication de partitions de tango et d’ouvrages musicaux sur le tango et le bandonéon : Pascual Mamone - Historia de otros tiempos y otros hombres - Conversaciones con Raúl Pannunzio (Pascual Mamone, histoire d’autres temps et d’autres hommes, conversations avec Raúl Pannunzio).

Le tango rituel de la soirée sera Negroide, un tango de Pascual Mamone, dans une interprétation du Primer Cuarteto de Cámara de Tango (premier quatuor de chambre de tango) que formaient les violonistes Hugo Baralis et Leo Lipesker, le violoncelliste José Bragato et l’altiste Mario Lalli, dans un arrangement du compositeur lui-même. Quatre grands musiciens qui ont bien mérité de laisser leur nom dans l’histoire du tango par les hauts-faits artistiques inscrits à leur actif.

La partie centrale de la soirée sera consacrée à la présentation du livre lui-même, ce dont se chargeront le président de la Academia, Horacio Ferrer, et l’éditeur, Julián Hasse.

Dans le moment musical qui suivra (et qui conclue traditionnellement tout plenario) se produiront des élèves du Conservatorio Argentina Galván qui est l’école de musique intégrée à la Academia (voir mon dernier article, celui du 27 février 2010, sur la rentrée de ce conservatoire).

mercredi 10 février 2010

1ère Rencontre d’orchestres municipaux au CCC [à l’affiche]

Affiche ajoutée le 16 février

La semaine prochaine et la semaine suivante, le Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, avenida Corrientes 1543, à Buenos Aires, accueillera une Rencontre d’Orchestres de tango Municipaux les mercredis et jeudis, à 21h30, dans la salle Osvaldo Pugliese (rez-de-chaussée au fond). Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Au programme :

Le mercredi 17 février :
Orquesta Municipal de Tango de San Martín, dirigée par le bandonéoniste et commpositeur Pascual "Cholo" Mamone. Cet orchestre rassemble Gabriel Rivas violon solo, Leonardo Williman, violon, Washington Williman, alto, Pablo González, violoncelle, Aldo Saralegui, piano, Edgardo Acuña, guitare, Pablo Araujo, contrebasse, María Viviana et Reynaldo Martín, chant et le couple de danseurs Luciana et José.
La ville de San Martín, fondée en 1856, appartient à la ceinture de Buenos Aires dont elle n’est distante que d’une poignée de kilomètres en direction du nord-ouest.
Ajout du 16 février : ce premier concert est annulé pour un incident de santé (sans gravité) de Cholo Mamone, qui n'a pas 20 ans. Donc repos...

Le jeudi 18 février :
Orquesta Municipal de tango de Berazategui, composée de Carlos Inglese et Fernando Ruiz au bandonéon, Marcelo Urban à la contrebasse, Edgardo Ibáñez au violon, Diego Inglese au piano et le chanteur Alberto Limer. Berazatregui, fondée en 1856, appartient au Gran Buenos Aires et se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale.

Le mercredi 24 février :
Orquesta Municipal de Tango Ciudad de Quilmes, que dirige le bandonéoniste Carlos Corrales, que vous connaissez déjà (je l’ai cité plusieurs fois et j’ai même fait écho au vol de son instrument, qu’il a pu recouvrer quelques jours après). Outre Carlos Corrales, cet orchestre compte un second bandonéon, celui de Sebastián Agüero, deux violons, Santiago Gainzo et Diego Albertón, un alto, Juan Lapola, un violoncelle, Laura Corrales, une contrebasse, Mariano Benedé, une guitare, Gustavo Pometi, un piano, Leonardo Fernández et un chanteur, Emiliano Castignola.
Quilmes, fondée en 1949, est une ville du Gran Buenos Aires, à une dizaine de kilomètres au sud de la capitale (1).

Le jeudi 25 février :
Orquesta Municipal deTango Ciudad de La Plata, la capitale de la Province de Buenos Aires. La Plata, fondée en 1882, lorsque Buenos Aires et la Province ont été séparées administrativement, est située à 80 km au sud de Buenos Aires.
Cet orchestre compte 10 musiciens : Carlos Rulsi, qui assure le bandonéon, les arrangements et la direction du groupe, Jorge Vignales à la basse (il co-dirige le groupe), Daniel Viacava, au piano, Pablo Muñoz et Ernestina Inveninato au violon, Pablo Manccini à l’alto, Orlando Viacava au 2nd bandonéon, Pablo Torino à la guitare électrique, Mario Acosta au clavier électronique et Marcelo Costa pour le chant.



(1) La cité partage son nom avec la marque nationale de bière, qui est tombée il y a quelque années au pouvoir de la multinationale belge Inbev, qui résulte elle-même de la fusion entre Interbrew et un géant brassicole des Etats-Unis, Anheuser-Busch, qu’Interbrew a avalé tout cru en juillet 2008.