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lundi 18 novembre 2013

Hommage cinématographique à Ernesto Sábato au Ciné Club Argentin à Paris [ici]


La Maison de l'Argentine propose le documentaire Ernesto Sábato, mi padre, film de Mario Sábato, en VOST, le mardi 19 novembre 2013 à 20h, à la Cité Internationale Universitaire de Paris (27 A bld Jourdan ou entrée par le portique central et tourner à droite).

La projection sera précédée de la lecture d'extraits de l'œuvre du grand écrivain argentin mort récemment décédé peu avant son centenaire.

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

vendredi 24 juin 2011

Ernesto Sabato aurait eu 100 ans aujourd'hui [Troesma]

En ce jour où les Argentins (et les Uruguayens) ont coutume de célébrer le souvenir de Carlos Gardel, décédé il y a 76 ans à Medellín, c'est surtout au grand écrivain Ernesto Sabato, disparu le 30 avril dernier, que les quotidiens rendent hommage. En effet, il aurait eu 100 ans aujourd'hui même.

Hier, un hommage académique lui a été rendu, par la Fondation qui porte son nom, à Palermo, sur une décision de sa veuve, Elvira González Fraga, qui a succédé à son mari à la tête de l'institution qu'il avait fondée après la grande catastrophe économique de décembre 2001, comme un geste de soutien à son pays.

C'est cet hommage auquel ont participé intellectuels, artistes et amis que relatent Silvina Friera, dans un long article de Página/12, qui consacre à l'écrivain la une de ses pages culturelles, et dans un article beaucoup plus bref, Susana Reinoso, dans Clarín.

Pour accéder aux autres articles que j'ai consacrés, dans ce blog, à Ernesto Sabato, au moment de sa disparition, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

dimanche 1 mai 2011

Luis Alposta rend hommage à Ernesto Sábato dans son tout jeune blog [Troesma]

Le poète Luis Alposta, que les lecteurs de Barrio de Tango connaissent bien, tant ceux de mon anthologie (1) que ceux de ce blog, rendait hommage dès hier au poète, romancier et essayiste Ernesto Sábato, décédé hier dans sa centième année, comme je vous l'annonçais hier soir (voir mon article du 30 avril 2011).

L'hommage se fait à travers la publication d'un des mosaïques portègnes (Mosaicos Porteños) que Luis diffuse désormais à travers son propre blog, lancé quelques jours après le décès d'un autre ami, le journaliste Marcelo Villegas, qui les égrenait quinzaine après quinzaine sur son site Noticia Buena (voir mon article du 8 avril 2011).

Dans l'entrée de Mosaicos Porteños datée d'hier, Luis Alposta nous fait le récit de la remise par le chanteur et compositeur Edmundo Rivero du prix Pedro de Mendoza, créé à leur initiative à tous deux, et organisée au Viejo Almacen le 26 septembre 1983 en l'honneur de Sábato, Rivero qui aurait lui aussi cette année fêté ses 100 ans, Rivero dont Luis honorera la mémoire tout au long de cette année 2011 et dont il a écrit une biographie passionnante.

Une occasion pour vous de découvrir cette nouvelle page Web consacrée à la culture de Buenos Aires. En espagnol (2). Avec déjà 19 mosaïques déposées au cours du mois d'avril.

Le blog de Luis Alposta est d'ores et déjà installé en lien permanent dans la partie basse de la Colonne de droite, dans la rubrique Troesmas.

Hier, Luis diffusait aussi à ses amis le message de Mario Sábato en souvenir de son père. Je vous le cite et le traduis ci-dessous :

Queridos amigos
Hace pocas horas murió mi padre.
Se que todos ustedes comparten la tristeza que sentimos en la familia.
Porque mi padre no nos pertenecía solo a nosotros.
Con orgullo, con alegría, sabemos que lo compartimos con mucha gente, que lo quiso y lo necesitó tanto como nosotros.
Desde las cinco de la tarde, lo vamos a despedir como él lo deseó. En el club de su barrio, Defensores de Santos Lugares.
"Cuando me muera, quiero que me velen acá, para que la gente del barrio pueda acompañarme en este viaje final... Y quiero que me recuerden como un vecino, a veces cascarrabias, pero en el fondo un buen tipo... Es a todo lo que aspiro".
Mario Sábato

Chers amis,
Il y a quelques heures, mon père est mort.
Je sais que vous partagez tous la tristesse ressentie par la famille.
Parce que mon père ne nous appartenait pas qu'à nous.
Avec fierté, avec joie, nous savons que nous le tenons en partage avec beaucoup de gens, qui l'ont aimé et qui ont eu besoin de lui tout autant que nous.
A partir de 5h, cette après-midi, nous lui dirons adieu comme il l'a souhaité. Dans le club de son quartier, Defensores de Santos Lugares.
"Quand je mourrai, je veux que ce soit là que vous fassiez ma veillée, pour que les gens du quartier puissent m'accompagner dans ce dernier voyage... Et je veux que vous vous souveniez de moi comme d'un habitant du coin, soupe au lait parfois mais dans le fond un type bien... C'est tout ce à quoi j'aspire."
(Traduction Denise Anne Clavilier)

(1) Luis Alposta a signé la postface de Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins que j'ai sorti aux Editions du Jasmin il y aura un an dans deux jours.
(2) Pour traduire des textes originaux en espagnol que je n'ai pas la disponibilité de vous traduire, vous pouvez utiliser le traducteur en ligne Reverso, dont vous trouverez le lien dans la rubrique Cambalache (casi ordenado), en bas de la Colonne de droite de ce blog, avec d'autres sites linguistiques, notamment ceux de dictionnaires en ligne.

samedi 30 avril 2011

Ernesto Sábato est mort, à la veille d'un hommage qui était programmé à la Feria del Libro [Troesma]

Photo La Nación

A quelques jours de ses 100 ans, l'écrivain argentin Ernesto Sábato vient de décéder chez lui, à Santos Lugares, dans la Province de Buenos Aires.

Il souffrait d'une bronchite depuis 15 jours et y a finalement succombé.

Ses restes seront veillés à partir de 17h aujourd'hui, heure locale, au Club Defensores de Santos Lugares.

Il était né le 24 juin 1911 dans la Province de Buenos Aires dont l'Institut Culturel avait prévu de lui rendre hommage demain à la Feria del Libro, le salon du livre qui se tient en ce moment même à Buenos Aires, à l'occasion de son prochain centième anniversaire.

Ce romancier, poète, essayiste et physicien avait aussi accepté de présider la commission d'enquête sur la disparition des personnes durant la Dictature dans les deux premières années du retour à la démocratie. C'est sur le travail de cette commission que se sont fondés les procès contre les membres de la Junte militaire, qui commencèrent en 1985 et furent très vite arrêtés, avant de reprendre, sous l'impulsion du président Néstor Kirchner, depuis 2003.

En 1984, il avait été le second Argentin à recevoir le Prix Miguel de Cervantes qui récompense tous les ans un auteur de langue espagnole. Le premier de cette nationalité avait été Jorge Luis Borges en 1979.

En France, Ernesto Sábato était commandeur de la Légion d'Honneur.

La presse lui rend hommage aujourd'hui...

Pour aller plus loin :
lire l'article principal de Telam (l'agence de presse argentine présente aujourd'hui un dossier complet sur le grand disparu)
lire l'article de El País (le quotidien uruguayen), qui résume les articles de la presse argentine mais présente le sien aussi sous un format audio, en MP3 en libre téléchargement
lire l'article de El País (le quotidien espagnol), qui offre un petit dossier très bien organisé

Au moment où je publie cet article, Le Monde n'a pas encore relayé la nouvelle et il n'est même pas sûr qu'il le fasse, puisqu'on est demain le 1er mai, fête du travail... A nouveau, comme lors de la disparition de la chanteuse folkloriste Mercedes Sosa il y a deux ans, on ne peut que déplorer ce silence sur la vie culturelle de tout un continent dans les colonnes du quotidien le plus prestigieux de France et qui fait référence en Argentine (comme ailleurs) pour la presse française et francophone.

jeudi 24 juin 2010

Hommage à Ernesto Sabato pour son 99ème anniversaire [Actu]

Le grand poète et romancier argentin Ernesto Sabato souffle aujourd'hui ses 99 bougies. A cette occasion, il a reçu à midi le Prix José Hernández (1), qui est attribué par l'Institut Culturel de la Province de Buenos Aires. La cérémonie devait se tenir dans l'Auditorium de la Maison de la Province de Buenos Aires, rue Callao 237.

Ernesto Sabato est lui-même bonaerense, puisqu'il est né dans la Province de Buenos Aires, dans la ville de Rojas, le 24 juin 1911. Il a fait ses études (physique et philosophie) à l'Université de La Plata.

L'écrivain a commencé sa vie professionnelle comme physicien à Paris, où il rencontre André Breton et le groupe des poètes surréalistes. Il est revenu vivre en Argentine en 1945 et a tenu un temps un poste de chercheur-enseignant à l'Université de La Plata mais quelques articles hostiles à Perón l'en ont fait exclure. Il abandonna alors sa carrière scientifique pour se donner entièrement à la littérature, une vocation découverte en France.

Etant donné son grand âge, le maître ne devait pas être présent à la cérémonie mais être représenté par son fils et ses petits-enfants.

Pour en savoir un peu plus, lire l'article que La Nación lui consacre aujourd'hui.

(1) l'auteur de la grande épopée gaucha fondatrice de l'identité argentine qu'est Martín Fierro et La Vuelta de Martín Fierro (le retour de Martin Fierro).